Perfectly Wrong 

3 minutes de lecture

Coucou tout le monde ^^ Je connais pas très bien ce site et c'est la première fois que je publie ici. Je remercie celles et ceux qui passent par là et laisseront un avis. Je précise que mon texte aborde un sujet difficile. Sachez que si jamais vous avez besoin de parler je suis là.

Enjoy :)

« On ne pense pas au suicide. On le ressent. Dans nos tripes, il danse la java et dans nos coeurs, il sème le chaos. Je n’en ai jamais parlé tu sais. Parce qu’il ne se dit pas non plus. C’est quelque chose de dégueulasse que tu craches à la gueule des gens. Pour eux, tu n’es plus qu’un être torturé bon à finir interné entre les quatre murs d’une chambre vide. Il ne faut point tenter le diable. Si je te disais qu’il est au fond d’une boîte éternelle. Qu’on n'éteint pas le suicide. Qu’on ne brûle pas une idée. Non ce n’est pas facile de mettre fin à ses jours. Non ce n’est pas masochiste de se taillader les veines. Non ce n’est pas lâche de prendre des cachets. Non ce n’est pas barbare de faire un noeud coulant. Bientôt, il n’y a plus de conseils envers les fous. Ceux qui trébuchent et s’égratignent l’âme à côté d’une humanité défaite. Pourquoi ne ramasses-tu pas ton prochain hurlant à la mort ?

Observer n’a jamais été un acte de bienveillance. J’ai marché la tête baissée pour ne pas te faire honte. Car j’avais écrit toutes ces cchoses. Et tu n’en voulais pas dans ton quotidien totalement bien accepté par la société. N’affligeons point ce beau monde aux pensées gracieuses. Les suicidaires c’est interdit aux moins de 16 ans, déconseillé aux âmes sensibles. T’en veux pas dans ta vie. Je veux pas de la mienne non plus figure-toi. Tu m’as laissé me lasser de l’existence. Elle était si criarde quand je suis née, si affaiblie quand j’ai tenté de la nourrir, si éteinte quand je lui ai dit dadieu. Nous avons divorcé calmement. Loin du déchirement et de la peur, le calme remplaçant le mélodrame. Rouage inséré au creux d’une machine cabossée, il devient bientôt une réflexion nécessaire. Vois-tu la différence entre le besoin et le parasite ? Bizarrement, ça ne te gêne plus, tu ne culpabilises plus. J’ai eu la sensation de résoudre l’équation de la vie. Une petite tête de mort traînait au bout de la feuille. Les suicidaires ne sont-ils pas trop terre-à-terre crevant pour l’amour de nos pairs ?

J’ai arrêté d’utiliser ce mot car il n’est d’usage que pour vous. Dans nos discussions, tu me traitais souvent de dépressive, de barge, de suicidaire. J’aurais presque pu te voir notant tes impressions sur mon état et le traitement à suivre. Les gens s’improvisent toujours psychiatre quand il s’agit de ce genre de situation tu ne trouves pas ? Je les ai surnommés les mots tendres parce qu’ils ne tranquillisent que vous. Heureusement que le mal n’est pas contagieux ! Et s’il n’y avait pas de barrières ? Ni suicidaires, ni dépressifs ? Seulement des humains qui souffrent. Pourrais-tu l’endurer ? D’être comme eux, comme nous, d’être dans notre norme ? Je n’ai pas enduré la tienne. J’espère que tu parviendras à me conjuguer au passé.

I’m perfectly wrong for me. »

- C’est votre soeur qui a écrit ça ?

- Oui.

- Et bah elle avait pris un sacré coup à la cervelle je vous le dis !

- Hmm

- Faites pas attention à cette lettre, ça va vous pourrir la vie. Et vous l’avez retrouvée où ?

- Là, juste là dans la baignoire.

- Elle aimait l’eau la petite !

Il l’attrapa par le collet et le retint contre la chambranle de la porte. Des larmes coulaient sur ses joues rougies, tandis qu’une main de fer empêchait tout mouvement de son adversaire.

- Je vous déconseille de parler ainsi de ma soeur.

- Eh, calmez-vous m’sieur ! Si vous voulez bien me laisser faire mon travail.

- En silence.

L’homme se dégagea et retourna bientôt à sa sale besogne. Il se saisit du corps ensanglanté de sa soeur et la recouvrit d’une housse noire. Probablement plus claire que ses idées. Il ne put oublier les quelques mots que l’homme murmura avant de s’en aller : « ils peuvent pas se suicider autrement. C’est crade pour nous ».

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 7 versions.

Recommandations

The_Terrible_Twins
Un œuf de tortue dans une bouteille...
Morann, jeune flibustière, née du mauvais côté du lit...
Jia, pirate venue de l'Est, armée d'une main morte ...
10
12
47
72
Défi
Petite louve
Au cœur du 41e siècle tout est Possible. Le désir Ardent d'aimer peut parfois conduire au pire...
1
0
0
8
SuzelH
Poésie, première!
1
0
1
1

Vous aimez lire Amelie Poulin ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0