SECONDE CHANCE partie 3

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Lorsqu’elle se réveilla, il faisait nuit. Elle avait un horrible mal de tête. Sa montre indiquait 3h du matin. Elle se leva pour allumer la lumière. Un énorme sandwich, ainsi qu’un verre de lait étaient posés sur la table basse, accompagnés d’un mot : « mange-moi et bois-moi ». Elle avala le tout en un temps record, tellement elle avait faim. Son mal de tête persistant, elle alla dans la cuisine prendre un comprimé d’aspirine.

Avant de rentrer chez elle, Catleen fit un petit détour par la chambre de Thomas. Il dormait nu, sur le dos, le drap remonté juste au-dessus des fesses. Elle grimpa doucement sur le lit, puis s’assit en tailleur à côté du jeune homme. Du bout de son index, elle suivit sa colonne vertébrale, du cou jusqu’à la cambrure des reins. Elle repoussa le drap, avant de continuer son chemin sur le galbe de la fesse. Thomas bougea ; il se mit sur le côté, puis attrapa Catleen par la taille pour la plaquer contre lui.

─ Tu ne devrais pas jouer comme ça avec le feu Princesse.

Ils s’endormirent, enlacés. Au matin, la jeune femme avait disparu.

Dans les semaines qui suivirent, Thomas et Catleen se rapprochèrent, mais leur relation n’était pas ce qu’elle avait été. Ils étaient plus que des amis et moins que des amants. Malgré ce statu quo, Thomas considérait la jeune femme comme sienne.

Un matin, il débarqua chez la jeune femme qui prenait son petit déjeuner sur la terrasse.

─ Il faut que je te parle, se contenta-t-il de dire.

─ Je t’en prie, assieds-toi.

─ Je dois m’absenter quinze jours et tu viens avec moi.

« Pardon ! »

─ Non, répondit la jeune femme.

─ Non. Et c’est tout !

─ Je n’ai rien d’autre à ajouter.

─ Pourquoi tu ne veux pas m’accompagner ?

─ Car je n’en ai pas envie, tout simplement.

─ Ok, j’ai compris le message. Je laisse tomber, fais ce que tu veux.

Thomas fit quelques mètres avant de rebrousser chemin.

─ En fait non, je ne laisse pas tomber. Je ne comprends pas ce que tu veux Catleen. Qu’attends-tu de moi ?

─ Qu’est-ce qui te fait dire que j’attends quoi que ce soit de toi ?

Elle ne pouvait pas être plus blessante.

─ Tu as vraiment cru que tout redeviendrait comme avant, comme s’il ne s’était rien passé ?

─ Non. J’ai pensé qu’après avoir reconnu chacun nos erreurs, nous pourrions repartir sur d’autres bases. Avancer ensemble. Je me rends compte avoir été le dernier des idiots de croire que cela était possible. Je t’aime comme un fou. Je n’ai rien d’autre à ajouter, la balle est dans ton camp.

A son retour, Thomas apprit que sa sœur avait déménagé dans son nouvel appartement. Il ne reprit pas contact avec Catleen, en ayant assez de ce petit jeu du chat et da la souris. Il eut des nouvelles de la jeune femme par le biais de Liz, qui l’appela complètement affolée. Les deux jeunes femmes étaient parties se faire un petit week-end entre filles. Allez savoir comment elle avait fait son compte, mais Catleen avait fait une mauvaise chute dans les escaliers de l’hôtel. A présent, elles étaient rentrées, mais Elizabeth devait partir en déplacement professionnel pour une semaine, alors elle se demandait si son frère ne pouvait pas garder un œil sur Catleen.

Après avoir raccroché, Thomas grimpa dans son 4x4 pour se rendre au domicile de la jeune femme par la route. Sans sonner ni frapper, il entra dans la maison. Catleen était dans la cuisine, une carafe de thé glacé à la main. Elle était dans un piteux état. Elle portait des attèles au genou et à la cheville de sa jambe droite. Elle avait un énorme hématome violacé sur le front au-dessus de son œil gauche. Sans rien dire, Thomas se dirigea dans la chambre de Catleen pour prendre un grand sac de voyage dans l’armoire.

Lorsque la jeune femme l’avait vu entrer chez elle, elle avait compris que cette traîtresse d’Elizabeth avait vendu la mèche. Tant bien que mal, à l’aide de ses béquilles, elle rejoignit Thomas dans sa chambre.

─ Que fais-tu ?

─ Je te ramène chez moi.

─ Ce n’est pas nécessaire, je peux me débrouiller toute seule, dit-elle fièrement.

Thomas lui lança un regard menaçant qui ne souffrait aucune objection. Il prit tout ce dont Catleen avait besoin et assez de vêtements pour ne pas avoir à faire des allers-retours. Il l’installa dans la chambre d’amis, à côté de la sienne.

Il fut aux petits soins pour elle, répondant à ses moindres besoins ou désirs. Catleen ne l’aurait jamais avoué à voix haute, mais elle était aux anges que Thomas s’occupe ainsi d'elle. Elle profita de cette immobilisation forcée pour se mettre sérieusement à la correction de son manuscrit.

Après cinq semaines de convalescence, Catleen put ôter les attèles avec l’accord du médecin orthopédiste. Elle aurait besoin de quelques séances de kiné, mais à part cela, tout était rentré dans l’ordre. Elizabeth l’avait redéposée chez Thomas pour qu’elle puisse prendre ses affaires. Ne voulant pas partir comme une voleuse, elle attendit le retour du jeune homme.

─ Alors, prête à rentrer chez toi ? demanda ce dernier en passant la porte d’entrée.

─ Et toi, content que je débarrasse le plancher ? répondit-elle en souriant.

Thomas s’assit à côté d’elle.

─ Qui te dit que je désire que tu débarrasses le plancher ?

─ Qui te dit que je suis prête à rentrer chez moi ?

─ Alors, reste.

Avant que Catleen ait eu le temps de dire quoi que ce soit, Thomas la bascula en arrière sur le canapé. Il se décala légèrement sur le côté pour ne pas l’écraser, tout en la maintenant contre lui. Il l’embrassa sur le front, les paupières, les joues. Catleen tourna la tête pour lui donner accès à son cou. Il remonta vers ses lèvres pour l’embrasser avec avidité. Il la sentit se cambrer sous lui, ce qui attisa son désir. Elle attrapa le bas du tee-shirt de Thomas pour le remonter, puis le faire passer par-dessus sa tête. D’un geste, il s’en débarrassa. Elle avait maintenant accès à son corps. D’une main, elle agrippa son épaule, puis de l’autre, elle descendit le long de sa colonne vertébrale, jusqu’à la cambrure de ses reins. Elle caressa le bas de son dos du bout des doigts avant de glisser sa main sous l’élastique du caleçon pour agripper sa fesse, en y enfonçant ses ongles. N’y tenant plus, Thomas se leva pour prendre Catleen par le poignet avant de l’entraîner dans la chambre.

Allongée sur le côté, Catleen regardait Thomas dormir. Il était sur le dos, le visage tourné vers elle. Rien ne masquait sa nudité. Elle put se repaître à loisir de sa musculature parfaite. Physiquement, Thomas incarnait le rêve de beaucoup de femmes, mais ce rêve n’appartenait qu’à elle. Après ce qu’il venait de se passer entre eux, il était temps qu’elle se comporte comme une adulte en revenant vivre auprès de lui.

Forte de cette décision, Catleen se leva, direction la cuisine, car elle ne vivait pas d’amour et d’eau fraiche.

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JustineC
Une phrase par jour, pendant toute la durée du confinement. En espérant qu'il se passe des choses intéressantes pour les retranscrire !
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~CV~

2393, les Hommes ont déserté la Terre gelée, installés dans des stations spatiales. Au cœur d’un Système multiculturel en expansion, quelques illuminés à la quête de découvertes et de vérités.

« Je suis tout à la fois, je suis le Soleil énorme dans l'azur, la mer que je n'ai jamais vue, les océans sous la glace, le gel et le dégel, la Terre et les étoiles. Je suis tout, nulle part, mais avec toi. Avec mille autres. »
— Extrait tiré d'Illuminés.

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NB : Ouverte aux annotations et commentaires, je vous avertis malgré tout : je ne prendrai pas tout en compte. Ce texte a ses défauts, j'en suis bien consciente :) Mais tous les supprimer serait trahir l'écrivaillon qui les imaginés à l'époque.

Je tiens beaucoup à cette histoire, j'espère qu'elle saura vous satisfaire, peut-être même vous transporter, qui sait ? Bienvenue aux peinturlureurs/commentateurs compulsifs comme aux lecteurs silencieux !

Illuminés est un récit de science-fantasy, mêlant aventure, amitiés, violence, magie et drames. Mes personnages sont à l'image de ce que j'ai pu ressentir pendant un temps...

Aussi, s'il est classé en "contenu sensible", c'est à cause de quelques scènes relativement brutales, bien qu'elles ne soient pas gores non plus. Il n'y a pas de scène de sexe ou érotique, ou même d'usage de drogues, soyez tranquilles. :)

Bon, trêve de blabla, bonne lecture !

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Références de l'illustration : "The Magician" de rrrhart.
Lien de son tumblr pour les intéressés : https://rrrhart.tumblr.com/post/168134399836/tarot-i-the-magician
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