A LA POURSUITE DU BONHEUR partie4

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Catleen se réveilla dans une totale confusion, ne reconnaissant pas la pièce où elle se trouvait, puis se souvint s'être endormie dans le hamac, entre les bras de Thomas. Elle se trouvait chez lui, dans l'une des chambres de la maison. Elle s'étira. Un petit mot accompagné d'une clef étaient posés sur la table de chevet.

" Fais comme chez toi. Je serai de retour jeudi soir. Je te laisse la clef. Thomas."

Trousseau en poche, elle sortit de la chambre à le recherche de la cuisine pour se préparer du café. Après avoir déposé le mug dans le lave vaisselle, la jeune femme profita d'être seule dans la maison pour en faire le tour. L'entrée s'ouvrait sur un immense salon. A droite se trouvaient la cuisine et plus loin la bibliothèque. Elle y entra. Les trois murs de la pièce étaient entièrement occupés par des étagères où étaient rangés des centaines de livres. Thomas avait des goûts très éclectiques. Des auteurs classiques, en grande partie, mais aussi contemporains. Des polars, de la science-fiction, un grand nombre de romans dystopiques, quelques biographies. Des livres sur l'art, l'archéologie et bien entendu, la plus grande place était réservée aux livres sur la photographie. A gauche, un couloir donnait accès à deux chambres. Celle où elle avait dormi communiquait avec celle de Thomas par un dressing démesuré, rêve de toute femme. A l'étage se trouvaient le bureau du jeune homme, une chambre noire, une salle de sport ainsi qu'une troisième chambre. Le salon s'ouvrait sur une terrasse longeant tout l'arrière de la maison. Pour finir, un immense jardin tout en longueur, sans oublier l'incontournable piscine. Dommage que Thomas ne passât pas beaucoup de temps chez lui, cette maison était vraiment chaleureuse.

Pendant l'absence de ce dernier, Catleen se consacra entièrement à l'écriture sans se laisser distraire par quoi que ce soit. Elle reçut un appel de Michaëla qui avait décidé de déménager pour s'installer à Londres. De ce fait, la question de la maison se posait. Michaëla voulait la vendre et Catleen devait réfléchir à la possibilité de l'acquérir. Evidemment, elle adorait cette maison mais elle n'avait jamais imaginé y passer le restant de ses jours. De plus, acheter une maison quelle qu'elle soit ne faisait pas partie de ses projets imminents. Cependant, il était clair qu'elle devait considérer la question ou trouver un autre logement dans un avenir proche.

Le soir du retour de Thomas, Catleen partit se promener sur la plage. Elle ne tenait plus en place, tournant en rond chez elle en attendant son coup de fil.

Dès que Thomas franchit le pas de sa porte, il s'empressa d'appeler la jeune femme qui ne répondit pas. Il réessaya. Toujours pas de réponse. Il espérait qu'elle n'avait pas, à nouveau, décidé de l'ignorer. Le meilleur moyen de le savoir était de la rejoindre. Quelques mètres avant d'arriver au ponton, il la vit debout, les pieds dans l'eau, le regard tourné vers l'horizon. Il s'arrêta quelques instants pour l'observer. La brise fit s'envoler quelques unes de ses mèches, qu'elle remit derrière son oreille. Elle était vraiment magnifique : pour lui, la plus belle femme au monde. Comme si elle avait senti sa présence, Catleen se retourna. Un grand sourire s'épanouit sur les lèvres de Thomas.

Lorsque la jeune femme le vit, un bonheur immense l'envahit. Sans réfléchir, elle le rejoignit pour l'embrasser sur les lèvres en entourant de ses bras le cou du jeune homme qui resta sans réaction, ne s'attendant pas à cet assaut. Alors que Catleen relâchait son étreinte, Thomas la serra contre lui pour lui rendre son baiser. Un baiser profond et intense, exprimant tout l'amour qu'il ressentait pour elle. Il ne pouvait plus vivre sans elle, entièrement en son pouvoir.

- Tu m'as manqué, dit-il avant d'enfouir son visage dans les cheuveux de la jeune femme.

- Toi aussi, tu m'as manqué, murmura Catleen, la tête posée sur la poitrine de Thomas

Ils restèrent un long moment, ainsi enlacés, puis main dans la main allèrent s'asseoir au bout du ponton. Catleen s'installa entre les jambes de Thomas et s'adossa contre lui.

- Comment s'est passé ta rencontre avec l'éditeur.

- Parfaitement bien. D'ailleurs, il va falloir que nous en discutions car je vais avoir besoin de tes talents d'écrivain. Mais nous verrons cela plus tard. Pour l'instant, je veux te garder contre moi.

Ils contemplèrent le coucher de soleil avant de retourner chez Thomas. Une fois dans la maison, Il prit la main de la jeune femme. Sans rien dire il l'emmena jusqu'à sa chambre puis s'arrêta devant la porte fermée, attendant son consentement. Sans rien dire non plus, Catleen l'embrassa tout en ouvrant la porte de la chambre. Thomas la suivit avant de refermer derrière eux. Debouts au pied du lit, dans l'obscurité, ils se devêtirent l'un l'autre, le coeur battant, le souffle court. Leurs gestes étaient impatients et maladroits mais qu'importe. Nus, ils explorèrent le corps de l'autre avec leurs lèvres par des baisers légers comme une plume, avec leurs mains dont les effleurements du bout des doigts attisaient un désir longtemps réprimé. Chacun posséda le corps de l'autre dans ses moindres lignes et courbes, avant de s'endormir enlacés.

Allongé sur le ventre, Thomas posa la main sur la place à côté de lui. Vide. Il ouvrit les yeux et s'assit dans le lit. Il faisait jour. Le solei éclairait la chambre à travers les interstices des stores. En jetant un coup d'oeil autour de lui, il vit les vêtements de Catleen sur le sol ce qui lui assura qu'elle ne s'était pas éclipsée. Rassuré, il se leva pour enfiler un pantalon de pyjama avant de partir à la recherche de la jeune femme, qu'il trouva dans la cuisine occupée à préparer le petit déjeuner. Thomas sourit. Elle lui avait emprunté son tee-shirt, vraiment trop grand pour elle : il lui arrivait aux genoux et l'une de ses épaules était dénudée. Il s'approcha tout doucement, sans faire de bruit pour la mordiller. Catleen hurla en brandissant vers lui la spatule qu'elle tenait en main. Thomas recula en levant les mains.

- La fourchette à viande et maintenant la spatule. Tu as des moyens de défense très particuliers.

- Tu m'as fait une de ces peurs !

Thomas prit le visage de Catleen entre ses mains pour l'embrasser.

- Désolé mon amour mais je n'ai pas pu résister. Tu es si mignonne dans ce tee-shirt.

La jeune femme regarda le torse nu de Thomas.

- Tu veux le récupérer peut-être ?

- Non garde-le, il est à toi. Si nous emportions tout cela sur un plateau pour déjeuner au lit.

- Très bonne idée.

Le petit déjeuner terminé, Thomas posa le plateau sur le sol à côté du lit. Il attrapa le poignet de Catleen pour l'attirer contre lui, mais elle se déroba pour sortir du lit afin de ramasser ses vêtements. Elle ôta le tee-shirt pour s'habiller.

- Que fais-tu ?

- Je fais un saut chez moi pour prendre une douche et me changer. Je pensais prendre ce qu'il me faut pour travailler ici, si cela ne te dérange pas.

- Pas du tout, au contraire.

Elle se pencha pour l'embrasser avant de filer. Thomas se jeta en arrière sur les oreillers et soupira. Il avait pensé passer la matinée au lit, Catleen blottie dans ses bras pour partager un moment de tendresse. Inutile de rester dans la chambre plus longtemps. Il enfila le tee-shirt que la jeune femme avait laissé au bout du lit. Douché et habillé, il monta dans son bureau passer quelques coups de fil puis redescendit voir si Catleen était revenue. Il la trouva sur la terrasse, déjà en plein travail.

- Je peux te faire une place dans mon bureau si tu le souhaites.

- Merci mais je préfère travailler dehors.

- Comme tu veux. Je dois m'absenter, je serai de retour vers midi.

- Ok. Je préparerai quelque chose pour le déjeuner.

Catleen se leva pour embraser Thomas qui l'attrapa par la taille tout en lui rendant son baiser. Seigneur ! Jamais il ne serait rassasié d'elle. Il fit quelques pas puis revint vers elle pour lui prendre le poignet et y accrocher le bracelet qu'il gardait dans la poche de son jean depuis son départ d'Hawaï. Il la fixa sans rien dire puis partit. Pour la jeune femme, le message était clair : elle n'avait plus intérêt à retirer ce bracelet.

Ce " petit arrangement " dura un bon moment. Catleen passait ses journées ainsi que ses nuits auprès de Thomas et retournait chez elle le matin pour se changer. Elle avait bien pensé ramener quelques affaires pour limiter ces allers-retours, mais elle avait vite abandonné cette idée, ne voulant pas donner l'impression de vouloir s'imposer. Ce qu'ils vivaient était nouveau pour Thomas et elle ne voulait pas lui mettre la pression. Il semblait heureux, épanoui ; il était donc hors de question de tout gâcher en précipitant les choses.

Contre toute attente, C'est Thomas qui mit fin à "ce manège " comme il disait. Il en avait assez de cette situation. Il avait l'impression de vivre à moitié sa relation avec Catleen. Elle s'éclipsait tous les matins comme s'ils avaient quelque chose de honteux à cacher. Au début, il n'avait rien dit, mais maintenant tout cela l'agaçait au plus haut point. Ils étaient profondément amoureux l'un de l'autre et Thomas ne voyait aucun obstacle au fait qu'ils vivent ensemble. Par conséquent, un soir alors qu'ils étaient allongés dans le hamac, Thomas se jeta à l'eau.

- J'en ai assez de tous ces va-et-vient entre ici et chez toi. J'aimerais me réveiller le matin à tes côtés sans m'inquiéter de savoir que tu sauteras du lit plus tard pour t'en aller.

Catleen ne dit rien mais une joie immense l'envahit. Elle avait l'impression de rêver. Le silence de la jeune femme agaça quelque peu Thomas.

- Tu as entendu ce que je viens de dire ?

- Oui, bien sûr. As-tu une suggestion à me faire ?

- Oui. Tu ramènes toutes tes affaires pour t'installer avec moi.

Thomas entremêla ses doigts à ceux de Catleen et les porta à ses lèvres pour y déposer un baiser.

- Alors, que penses-tu de ma proposition ?

La jeune femme désirait vivre avec lui, elle n'avait aucun doutes à ce sujet mais Thomas supporterait-il une vie de couple sur le long terme ?

- Es-tu sûr que ce soit une bonne idée ?

- La meilleure que j'ai eu depuis longtemps. Je n'ai jamais vécu ce que je vis avec toi. Je t'aime Cat, je veux vivre cette aventure pleinement et maintenant. Je ne veux pas attendre je ne sais quoi. La seule façon de savoir si nous avons un avenir, c'est de vivre ensemble. Es-tu partante ?

- Je le suis.

Ils échangèrent un long baiser. Bien que certaines questions se bousculaient dans sa tête, elle était vraiment heureuse. Elle saurait bien assez tôt si elle avait eu raison d'écouter son coeur.

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JustineC
Une phrase par jour, pendant toute la durée du confinement. En espérant qu'il se passe des choses intéressantes pour les retranscrire !
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~CV~

2393, les Hommes ont déserté la Terre gelée, installés dans des stations spatiales. Au cœur d’un Système multiculturel en expansion, quelques illuminés à la quête de découvertes et de vérités.

« Je suis tout à la fois, je suis le Soleil énorme dans l'azur, la mer que je n'ai jamais vue, les océans sous la glace, le gel et le dégel, la Terre et les étoiles. Je suis tout, nulle part, mais avec toi. Avec mille autres. »
— Extrait tiré d'Illuminés.

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NB : Ouverte aux annotations et commentaires, je vous avertis malgré tout : je ne prendrai pas tout en compte. Ce texte a ses défauts, j'en suis bien consciente :) Mais tous les supprimer serait trahir l'écrivaillon qui les imaginés à l'époque.

Je tiens beaucoup à cette histoire, j'espère qu'elle saura vous satisfaire, peut-être même vous transporter, qui sait ? Bienvenue aux peinturlureurs/commentateurs compulsifs comme aux lecteurs silencieux !

Illuminés est un récit de science-fantasy, mêlant aventure, amitiés, violence, magie et drames. Mes personnages sont à l'image de ce que j'ai pu ressentir pendant un temps...

Aussi, s'il est classé en "contenu sensible", c'est à cause de quelques scènes relativement brutales, bien qu'elles ne soient pas gores non plus. Il n'y a pas de scène de sexe ou érotique, ou même d'usage de drogues, soyez tranquilles. :)

Bon, trêve de blabla, bonne lecture !

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Références de l'illustration : "The Magician" de rrrhart.
Lien de son tumblr pour les intéressés : https://rrrhart.tumblr.com/post/168134399836/tarot-i-the-magician
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