Vitamines et sels minéraux

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J’étais figé, juste figé.

Il a pris ma main, et je me suis dit ‘non, pas là, pas tout de suite’ … Mais il l’a posée sagement sur son torse, juste sur son sternum et j’ai pensé ‘merci’. Un autre me l’aurait mise sur son paquet mais pas lui !

J’ai détaché mon regard du sien pour le poser sur mes doigts, qui ont lentement glissé à droite, vers son téton que j’ai fait rouler, et qui a légèrement durci.

- Oh !

- Réaction incontrôlée, il a dit. ‘’N’imagine rien, c’est la même chose quand une fille me touche là … Hmmm … désolé, ce n’est peut-être pas ce que tu voulais entendre. C’est juste que … je ne veux pas de malentendu, je veux être honnête avec toi, tu sais … Je ne serai jamais … comme ça. Là, c’est cadeau, c’est surtout pour toi. Puis bon, autant avec moi qu’avec un connard qui ne te respectera pas, non ?’’

Il a dit tout ça avec un sourire rassurant, puis je le crois, il est franc, pas de faux semblants, pas de promesses gratuites. Puis voilà, juste ça, il me respecte, lui.

Oui mais bon, comment je fais, maintenant ?

Sans déplacer ma main, j’ai abaissé le regard sur la bosse dans son maillot, puis l’ai remonté dans le sien, avec une question muette.

- Tout ce que tu veux, je t’ai dit, explore. Je me … sacrifie, on dira. Si ça va un peu trop vite … ou loin, pour moi, je te le dirai, mais j’ai confiance en toi, petit.

Ça m’énerve un peu qu’on m’appelle ainsi, il n’y a que de Guilhermo que je l’accepte, mais dans un sens, Jérôme n’a pas tort, je me sens tout petit devant lui, et ça ne tient pas qu’à la différence de taille …

Après, ok, un petit mec, mais avec des envies de grand, déjà celle de plaisirs que je ne fais encore que soupçonner, puis un peu, celle d’une force que je n’ai pas vraiment …

Je me suis agenouillé sur le dallage, les doigts glissés sous l’élastique de son Speedo, mon regard est remonté vers le sien en quête d’un ultime signe d’approbation, visage neutre … Puis, après quelques secondes, un hochement presque imperceptible.

J’ai essayé de bloquer le sourire gourmand qui menaçait de se peindre sur mon visage, vraiment, je jure. Mais lorsque son vêtement a glissé, sa mi-molle a rebondi quelques fois en l’air devant mes yeux, et je me suis brièvement demandé ce qui avait déjà commencé à le faire grossir, vu que c’est certainement pas mon physique de poulet déplumé …

Son sexe lourd penchait toujours vers le sol mais dessinait une courbe orientée vers moi, et surtout, le gland commençait à émerger d’un prépuce épais qui est censé le recouvrir entièrement, non ? Sauf que j’ai pas tellement de références pour ça, en fait …

- T’attends quoi ? Vas-y … Enfin, euh … si tu veux, hein ! a-t-il ajouté pour un peu tempérer son … impatience ?

- Oui, je … oui.

J’aurais dû alterner le rythme de ma fellation, puis modifier la pression de mes lèvres sur sa hampe, faire glisser mes doigts sur la peau de ses cuisses et de ses hanches, mais ça, je n’y ai pensé que le soir, allongé dans mon lit, en me refaisant le film de l’après-midi, et en me retenant à grand-peine de m’accorder mon petit rituel quotidien de plaisir, sans très bien comprendre, mais pour conclure sur l’idée que la journée n’était consacrée qu’à son plaisir.

Je n’ai rien fait de tout ça, mais si c’était nouveau pour moi, ce l’était aussi pour lui, quelles attentes particulières pouvait-il avoir ? J’ai tété son sexe comme un veau au pis, peut-être un peu trop goulument, mais ça le faisait apparemment. Sa barre de chair raide m’envahissait la bouche, à parfois butter contre ma glotte, ce qui provoquait une légère nausée, mais rien qui m’aurait empêché de mener ma mission à bien.

A un moment, j’ai réalisé que le passage de ma langue sur son frein semblait lui donner un plaisir augmenté, son corps tressaillait légèrement, et des petits soupirs retenus s’échappaient de sa gorge. J’en ai vite eu confirmation quand il a posé les mains à l’arrière de ma tête pour imposer un va-et-vient plus limité de son sexe dans ma bouche. J’ai baissé le regard sur la base de sa hampe dressée, humide de ma salive, avant de forcer ma tête en arrière et de lâcher, à regret, l’objet de mon attention des dernières minutes.

- Mal … à la mâchoire, un peu, ai-je murmuré.

- On va faire autrement, je tiens plus, là, je dois me finir, c’est frustrant, tu sais, t’es trop bon, je … waaah ! Steuplé, prends juste mon gland en bouche, puis fais le truc avec ta langue, pendant que je …

Il a reposé une main ferme sur ma nuque et, après que j’aie refermé les lèvres juste derrière la couronne de son fruit mûr, il a serré les doigts sur son épaisseur, pour y entamer des mouvements de plus en plus rapides, donnant parfois de petits coups sur mon menton. Après une minute de ce traitement, sa respiration très audible par sa bouche grande ouverte s’est accélérée, et il a longuement gémi alors qu’un flot épais et tiède se répandait sur ma langue.

En se retirant, il m’a jeté un regard fiévreux accompagné d’un grand sourire victorieux.

Les lèvres serrées, je me suis redressé en cherchant où me débarrasser de sa semence, mais il a posé les mains sur mes joues pour ramener mes yeux dans les siens, et a chuchoté ‘’J’aimerais que tu avales, fais ça pour moi, s’il te plait’’.

On n’était plus à ça près, puis bon, j’aurais fait tout ce qu’il me demandait. J’ai avalé. Il a souri.

- C’est bon, non ? Je connais le goût … Bon, je pourrai jamais comparer, non plus, hein.

En clair, c’était ‘t’attends surtout pas à ce que je te rende jamais le service’ mais je m’en foutais un peu. Je me foutais de tout, en fait, il aurait pu me demander n’importe quoi.

Il l’a fait, évidemment, le lundi suivant …

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