Track 14- Ask me Questions

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Face à mon silence, Louis se tourna de nouveau vers moi, la bouche entrouverte. À peine, avait-il posé un regard sur mon visage qu'il éclata de rire, réalisant à quel point mon expression mêlait la joie et la surprise. Il ne fit pourtant aucun commentaire, me soulignant que je devais à présent m'habiller. À contre cœur, je m'étais glissé hors des couvertures, faisant tout mon possible pour cacher chacune des douleurs qui pouvait ronger mes reins, filant ensuite enfiler les vêtements que j'avais pris avec moi. Ainsi, lorsque le jeune français me jugea enfin prêt, il m'emmena en bas des escaliers en chênes, me guidant vers la cuisine. De celle-ci s'échappait déjà une douce odeur de viennoiseries et de fruits frais. Mon nez se dressa légèrement tandis que j'avais suivi lui qui memena jusqu'à l'origine de l'odeur. C'est alors que mes yeux tombèrent dans une paire magnifiquement bleue qui était perdue sous une longue masse de cheveux couleur blé. Une femme magnifique se tenait, en effet, derrière les fourneaux, sortant du four des croissants encore chauds. Elle les posa à table, chantant dans un Français parfait, avant qu'elle ne salue mon amant dans la même langue. Maladroit, j'avais tenté de répéter ce qu'elle avait dit, et dès lors, j'avais cru que les deux autres français s'étaient mis à fondre. Louis plongea sur mes épaules, me serrant contre lui alors que la dame s'était avancée vers nous.

« Je t'avais dit qu'il était adorable, maman... »
Elle hocha de la tête et se courba devant moi. Mal à l'aise qu'elle soit celle à se courber si bas, je m'étais échappé des bras de son fils pour mieux me courber à mon tour, grimaçant à la sensation déchirante dans mes reins. « Bienvenue chez nous ! j'espère que vous avez bien dormi ! »
je m'étais redressé comme un piquet avant de hocher de la tête. « Super bien même !! Merci beaucoup !! »
Il échappa un petit rire, indiquant plusieurs sièges qui étaient disposés autour du plan de travail. « Installez-vous les garçons. J'ai fait du jus d'orange maison. »

Louis roula faiblement des yeux lorsqu'il prit place face à un plateau garni de fruits et de verres remplis par le jus de fruit frais. Un peu mal à l'aise, je m'étais simplement installé à ses côtés alors que sa mère s'était mise à chantonner une petite berceuse en langue étrangère. Louis ne perdit pas de temps pour commencer à manger, et j'avais donc fait de même, un peu silencieux. C'est alors que des pas résonnèrent dans l'entrée et se dirigèrent vers la cuisine. Louis se figea en entendant de tels pas, faisant tout son possible pour ignorer l'entrée de la cuisine tandis que je fixai la porte avec attention. La génitrice de mon amant se jeta rapidement vers la porte et à peine le nouvel arrivant présent, elle se pendit à son cou pour lui voler un baiser. Mon visage vira au rouge vif immédiatement et j'avais vite détourné le regard, peu habitué de voir des effusions de sentiments pareils. Malheureusement, j'avais vite senti un regard se planter sur moi et un peu maladroitement je m'étais relevé pour simplement me courber face à cet homme qui était entré. Ses épaules étaient larges et moulées dans un costume parfaitement taillé. Ses cheveux bruns étaient coiffés à la perfection, et ses paupières roulaient sur des prunelles parfaitement vertes. Cet homme possédait tous les traits de Louis, en plus mature, et surtout plus radieux. En effet, alors que j'avais cru rencontrer un père rigide au regard réprobateur, j'avais en réalité face à moi un homme qui s'était mis à rougir vivement, prenant l'allure d'un jeune chiot qui trouvait une nouvelle friandise. Il se précipita donc vers moi et il s'était saisit de ma main joyeusement. Il la serra vivement, faisant trembler tout mon bras jusqu'à la base de mon épaule. Sa mère s'approcha ensuite en riant, une main posée sur l'avant-bras de son amour, pourtant derrière le rire de cette femme, je sentais une pointe d'amertume.

« Chéri, je te présente Akihiko. Le petit ami de Louis. »
Mon corps trembla complètement, et j'étais à deux doigts de la syncope, mais étrangement, l'homme ne fut ni dégoûté ni animé d'un frisson désagréable, non, il semis à sourire plus largement encore. « Je suis ravi de vous rencontrer jeune homme ! Sincèrement ravi ! On a attendu longtemps que Louis ne nous présente enfin quelqu'un ! » il se redressa pour regarder son fils en riant. « Tu l'as invité à la réception j'espère ! »
Louis se tourna vivement vers son géniteur, les yeux plissés. « Non... Pourquoi ? »
« Parce que j'adorerai qu'il vienne ! et ta mère le serait aussi ! »
La magnifique jeune femme hocha de la tête vivement, la moue un peu tirée, alors que Louis s'était mis à secouer vivement sa tête. Dès lors, ils partirent donc tous dans une longue argumentation qui se termina également dans leur langue natale. Le père avait élevé la voix malgré tout lorsque Louis sembla plus agacé que jamais, mais le guitariste avait fini par se taire. Il se tourna donc vers moi en soupirant longuement.
« Ma famille organise une réception ce soir... tu aimerais y participer ?... »
« C-C'est que ma mère... et puis j'ai pas de tenue... »
Le père de Louis sembla satisfait de la réponse alors qu'il avait prit un des croissants frais. « Louis, tu t'occuperas d'expliquer à madame le but de notre réception, je suis sûr qu'elle acceptera ! Et tu dois bien avoir un costume à sa taille ! »
Louis haussa les épaules mollement alors que le père s'était de nouveau dirigé vers la sortie de la cuisine. « Alors la question est réglée ! »

Les deux parents avaient fini par quitter la pièce et j'avais pu reprendre ma place aux côtés de Louis. Celui-ci resta silencieux pendant longtemps, une main simplement posée sur ma cuisse, les yeux dans le vide. Mon ventre était tordu à l'idée de rencontrer des amis de sa famille, mais d'un autre côté j'étais radieux à l'idée de mieux le connaître, et de surtout passer plus de temps avec lui. D'ailleurs, ma crainte principale restait sa famille puisqu'il m'avait dit qu'elle était spéciale et que je ne risquais pas de rencontrer ses parents. Finalement, je les avais croisés, et ils avaient été les personnes les plus adorables et compréhensives que j'avais rencontrées. Je ne pouvais même pas en dire autant de ma propre mère à qui je n'avais jamais parlé de mon orientation sexuelle. En réalité, ce n'était pas un sujet souvent abordé à la maison. Depuis jeune, ma mère savait que j'étais spécial mais elle pensait que j'étais simplement difficile et non-intéressé par l'amour. Mais finalement, les choses s'étaient révélées différentes, et je me sentais incapable de le lui dire. Que pouvais-je bien faire ? Si je voulais garder Louis, il me fallait éloigner ma mère, car j'avais peur qu'elle ne m'interdise de le revoir à nouveau.
Après un long soupir, Louis m'avait emprunté mon téléphone portable. Il contacta rapidement ma mère à qui il expliqua que j'étais invité à une réception chic chez lui. Ma mère, radieuse que je côtoie des personnes si haut placées, accepta sans rechigner. Elle faisait partie de ceux qui pensaient que les relations faisaient un homme, et elle ne désirait pas mieux que je participe à ce genre d'événements pour me faire des contacts, et donc m'assurer une profession bien payée.
Lorsque Louis raccroché, il planta son regard dans le mien, souriant un peu mollement. Quelque chose clochait.

« Tu sais Louis, si tu ne veux pas que je vienne, je rentre. »
Il secoua sa tête, riant doucement. « Ce n'est pas ça. »
« C'est ta famille ? Moi j'ai trouvé tes parents super cools. Je veux dire, ton père a été très gentil. »
Il resta silencieux un instant avant de simplement sauter sur un autre sujet. « On va aller voir dans mon armoire pour un costume. Ça ne te gêne pas de porter un des miens ? »
Les joues empourprées j'avais secoué la tête. « J'aime bien porter tes vêtements... »
Il osa alors un sourire avant qu'il ne se penche vers moi, les yeux plissés. Il apposa un tendre baiser sur mes lèvres, rapide mais plein de sentiments, avant que je ne sursaute, surpris par un soudain cri féminin strident. Dès lors, Louis s'était saisit de ma main, prêt à nous faire fuir.
« Louiiiiis ! » hurla la voix avant que je n'entende des petits pas résonner dans la pièce. Apparu alors une petite demoiselle d'à peine un mètre de haut, enfoncée dans une magnifique robe à froufrous. Ses longs cheveux bruns étaient coiffés à la perfection, et son petit visage était déjà embelli par quelques traits de maquillages.
« Solange... je n'ai pas le temps. » Souffla mon amant, regardant la petite fille avec des yeux perçants.
« Tu ne peux pas partir sans m'avoir présentée. » Elle se tourna vers moi, un air malsain imprimé sur le visage. Étrangement, dans son air, je reconnaissais Hiro. « Si c'est ton petit ami, je veux savoir. »
Louis souffla violemment me tenant par les épaules face à la gamine. « Aki je te présente Solange, ma petite cousine insupportable. Maintenant on s'en va ! »

Le grand brun me traîna derrière lui rapidement, me faisant filer jusqu'à sa chambre où il nous enferma sans plus de tergiversations. Il se laisse ensuite directement tomber sur le matelas, fixant le plafond. Son état m'inquiétait, et surtout je détestais voir son front aussi plissé. Déterminé à la rendre plus heureux que cela, je m'étais avancé d'un air sûr de moi jusqu'à lui, ignorant au passage les courbatures dans mon dos. Je m'étais avancé jusqu'à être à hauteur de ses jambes qui pendaient dans le vide avant de simplement m'agenouiller entre ses jambes. Il ne remarqua pas de suite ma présence, mais lorsque mes doigts vinrent glisser le long de ses cuisses il se redressa en position assise dans le lit. Il me retrouva alors entre ses jambes, embrassant avec tendresse son aine. Il glissa avec douceur ses doigts dans mes cheveux, me forçant à relever mon regard tendre vers le sien. Son visage se teinta de rouge à présent, passant d'un air inquiet à une expression presque jouissive. Il n'avait pas désiré me stopper, profitant simplement alors que j'avais glissé mes lèvres jusqu'à sa braguette. Celle-ci se déforma peu à peu sous l'effet du membre enflant avant d'enfin je ne me décide à ouvrir son jean bleu. Il releva ses hanches lorsque j'avais montré le besoin de lui ôter son vêtement, et il me laissa même extirper son membre de sa prison de tissu. Je ne savais toujours pas exactement comment faire pour le satisfaire pleinement, mais une chose était sure, je voulais essayer de lui vider la tête.

Ma bouche humide vint donc prendre en otage son casque de chair enflé, mes lèvres se serrant à la base du gland alors que ma langue tournait avec douceur autour des chairs. Il échappa un premier gémissement lorsque ma langue pressa avec un peu plus d'insistance son frein tendu. Un peu rassuré par le fait qu'il appréciait ce que je faisais, je m'étais lentement glissé le long du sexe, enfonçant peu à peu ses chairs dans ma bouche. Ce matin, étrangement, je n'avais pas réussi à forcer le membre totalement, et donc il guida ma main droite sur son membre enflé pour que je puisse caresser la base au même rythme que mes allées venues. Ainsi, plus je bougeais le long du membre, plus ma main se retrouvais couverte de salive et glissait de mieux en mieux sur ses chairs, et cela sembla lui plaire de plus en plus. En effet, ses mains se perdirent toutes deux dans mes cheveux pour qu'à coup de pressions occasionnelles, il puisse gérer le rythme qu'il désira. Il m'en imposa un assez rapide, ce qui entrouvrit sa bouche assez pour que j'entende parfaitement son souffle haché passant par-dessus mes bruits de succion.
Il guida ensuite ma main tout le long de ses cuisses qu'il me demanda de stimuler gentiment d'une voix grave et rauque. Mon ventre se tordit immédiatement en entendant que le plaisir déformait tant le timbre de sa voix, mais j'avais tout fait pour faire ce qui lui faisait le plus plaisir. Je ne m'attendais à rien, enfin, en réalité, je ne savais pas moi-même jusqu'où je voulais le mener, mais je voulais, pour sûr, le rendre heureux. Et lorsque j'avais senti que son ventre se contractait, j'avais compris que son bonheur résidait dans le fait de jouir, et donc d'aller jusqu'au bout. Lorsque je m'étais penché sur son sexe, je n'avais pas envisagé l'idée qu'il puisse jouir, et encore moins celle de retrouver quelque chose entre mes lèvres. Qu'allais-je pouvoir en faire ? J'avais déjà entendu parler de ceux qui avalaient, mais j'avais peur d'en être encore incapable.

Ainsi, mes yeux s'ouvrirent en grand lorsque j'avais senti son membre palpiter avec violence entre mes lèvres. Mais, comme s'il avait su lire dans mes pensées, il avait repoussé ma bouche pour mieux serrer sa main autour de son membre et donc réceptionner les quelques gouttes de semence. Il se courba vers moi alors qu'il était secoué par son orgasme, mais il planta tout de même un baiser tremblant sur mes lèvres, la bouche s'ouvrant surtout sur la mienne pour échapper un ultime gémissement. Après un court moment, ses lèvres happèrent finalement les miennes parfaitement et il poussa son visage au plus proche du mien, écrasant ma bouche le plus possible sans que cela ne soit douloureux. Il souffla fortement par le nez, complètement secoué, avant qu'il ne se recule pour me regarder droit dans les yeux. Les cheveux collés sur son front, il semblait complètement perdu entre plaisir et confusion. Or, la main couverte par sa propre semence, il se mis à rougir fortement et se munir d'un mouchoir en vitesse. Il essuya ses doigts vivement, se dépêchant ensuite de remettre son caleçon pour jeter le mouchoir dans la poubelle à côté de son bureau. Il était confus lorsqu'il s'approcha de moi et me fit m'asseoir sur le lit. Il avait une main posée sur ma hanche alors que j'avais osé rire doucement, laissant ses doigts pianoter sur ma peau.

« Pourquoi tu as l'air aussi perturbé à l'idée que je te fasse ce genre de choses ?... »
« Parce que j'ai pas encore l'habitude. Je te pensais sincèrement plus sage et plus timide. » m'avoua-t-il en me faisant m'allonger à ses côtés.
« Je me disais que ça t'aiderait à te vider la tête. »
Il pouffa un instant, souriant en coin. « Je pourrais faire une blague vraiment sale. »
J'avais ris à mon tour, appuyant délicatement sur le bout de son nez. « Mais tu ne la feras pas, car tu n'es pas comme Hiro. »
Il se redressa, amusé. « Je suis pire que Hiro, Aki... »

Il se sorti du lit, toujours amusé alors qu'il était parti fouiller dans son armoire. Il chercha pour commencer une chemise qu'il déposa sur le matelas à mes côtés avant de partir à la recherche d'un pantalon droit. Or, quelque chose me travaillait. Comment pouvait-il être pire que Hiro ? Cet idiot n'était pas drôle, complètement à la ramasse et du genre à sauter sur tout ce qui bougeait. Mon cœur se serra un instant, et s'il était aussi du genre à gouter à tout et n'importe quoi ? à apprécier de trouver un nouveau compagnon très vite ? C'était bien la chose qui était le plus souvent reprochée à Hiro, et l'allure sur d'elle et complètement époustouflante de Louis lui donnait également cet air de tombeur. D'ailleurs, ses allures hier soir prouvaient qu'il n'en était pas à son premier coup avec un garçon, et il s'agissait encore moins de sa première fois. C'était certain, tout le monde n'était pas aussi tardif que moi, et je ne m'attendais guère à ce qu'il soit encore vierge à vingt ans, mais quelque chose me tracassait tout de même. Jamais il n'avait parlé de son passé, de son présent non plus, et sa personnalité m'était finalement complètement inconnue. Jamais je ne l'avais vu inquiet, jamais je ne l'avais découvert vulnérable, et ce matin, il se révélait parfaitement agacé et inquiet par le fait que je sois convié à une réception stupide... Jamais non plus il n'avait souligné son passé, il n'avait pas même réellement parlé de ses passions en dehors de la musique, et cela me semblait parfaitement injuste. Comment pouvais-je même prétendre lui porter des sentiments sincères si je n'étais pas capable de tout savoir sur lui ? D'ailleurs une chose me frappa plus encore. Je ne connaissais même pas son nom de famille. Une chose se noua dans mon estomac, effaçant à présent toute excitation résiduelle pour que mes tripes se remplisse de cette odeur nauséabonde qu'était la peur.

« Louis ?... »
Le grand brun se tourna vers moi, repliant un pantalon noir, le sourire aux lèvres. « Oui ?.. »
« Pourquoi j'en connais si peu sur toi ?... »
Il resta silencieux, son front se plissant légèrement. Il passa ensuite ses doigts dans ses cheveux, un peu mal à l'aise. « C'est une drôle de question... Après il y a des choses que tu n'as pas non plus demandées. » Il rangea le pantalon, se décidant surement de reporter cela à plus tard. Il préféra s'installer à mes côtés, gardant son sourire. « Du coup, tu peux me demander... Et je me réserverais le droit de répondre aux choses qui ne sont pas blessantes ou difficiles à expliquer, d'accord ? »
J'étais à moitié satisfait, mais je n'avais guère d'autre solution. J'avais alors simplement hoché de la tête, entrouvrant les lèvres. « Déjà... C'est quoi ton nom de famille ? »
Il pouffa, trouvant surement cette question idiote, et je suppose que cela l'avait détendu puisqu'il s'était rallongé dans le lit, glissant ses mains sous sa tête. « Ça va tu commences soft ! C'est Lefèvre. C'est très classique comme nom de famille pour un français. »
J'avais hoché de la tête, tentant de répéter son nom. Dès lors, il se figea et posa ses doigts sur mes lèvres.
« N'essaie pas encore sinon je risque de te faire l'amour pendant des heures, avec ton accent adorable là... »
Agacé par ses propos j'avais retiré ses doigts de ma bouche, le faisant rire à gorge déployée. « Bien ! Ensuite euh... »
« Je t'arrête là ! si tu as le droit à des questions, j'y ai droit aussi ! »
J'avais roulé des yeux alors qu'il s'était gratté le menton.
« Tu as eu des sentiments pour Hiro ? »
J'avais pâli dès lors, me reculant en dégoût. « Hiro ? Sérieux ?... Non... il est vraiment gentil mais ça serait comme draguer mon grand frère. Puis il a aucune classe. »
« ça veut dire que tu trouves que j'ai la classe ?... »
Il souriait aussi largement que possible alors que j'avais rougi, hochant de la tête. Je m'étais ensuite figé, pointant mon index vers lui. « Chacun son tour les questions !!! »
Il pouffa, hochant de la tête. « D'accord ! à toi petit génie. »
« Je veux savoir... quelle est la chose qui te fait le plus peur ?... »
Il resta silencieux longtemps, prenant un air grave avant que je ne voie ses doigts se crisper. Il tourna son regard vers moi, le souffle court à présent. « Je dirais... me retrouver seul... »
Je m'étais tu un instant, m'allongeant à mon tour dans le lit. Je m'étais roulé en boule à ses côtés, les yeux perdus dans la contemplation de son profile. « Moi aussi je crois... »

Il continua de regarder le plafond longtemps, les doigts pianotant sur son crâne avant de souffler longuement par le nez. Il semblait en pleine guerre à l'intérieure de son crâne, et c'était comme si je pouvais déjà voir de la fumée lui sortir par les oreilles. Il avait triste, apeuré, mais surtout, quelque chose lui brûlait les lèvres. Allait-il se confier à moi ?
Lorsqu'il tourna son regard vers moi, j'avais compris qu'il allait à présent me dire quelque chose qui lui tenait à cœur. Mes lèvres s'entrouvrirent lentement, et je m'étais immédiatement pendu aux siennes.

« Tu ne me jugeras pas pour ce que je te dirais maintenant ? Tu promets de ne pas me trouver faible ?... »
« Faible ? Tu es la personne la plus forte et la plus rayonnante que je connaisse. » Il glissa ses doigts le long de ma joue, ses yeux bourrés de tendresse, avant qu'il ne pose ses doigts sur mes lèvres.
« Comment une si petite bouche peut-elle dire des choses aussi jolies ?... »
J'avais rougis avant de passer mes doigts sur les siens. « Cette bouche t'adore, alors elle ne peut que vouloir te dire des tendresses. »
Il plongea à nouveau ses yeux dans les miens, et il se lova peu à peu contre mon torse. Il fit disparaître son visage contre mon torse, se noyant dans le creux de mes bras. Jamais je ne l'avais senti si vulnérable, mais surtout, jamais je ne m'étais senti si fort, tant transcendé par l'idée de protéger un autre homme. Louis savait révéler mes démons les plus timides, comme mes personnalités les plus puissantes. Et pour lui, je pourrais jongler entre toutes ces nouvelles sensations sans jamais craindre d'en faire trop...
Mes bras se nouèrent autour de lui, mon nez se perdit dans ses cheveux bruns et enfin il ouvrit la bouche.

« Ok... Alors je vais tout te dire... »

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