Track 10- The Bal

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Hello! j'ai enfin terminé mon stage et donc je peux me remettre à écrire ! alors nous y revoilà !

J'espère que ce chapitre vous plaira! plein de bisous! 

Lorsque Louis eu fini de me mettre mal à l'aise, nous avions enfin put passer par un magasin de vêtements où j'avais décidé d'acheter une tenue des plus simples pour monter sur scène : c'est-à-dire, un t-shirt et un jean. Après tout, sur scène j'allais devoir un pue bouger, et je ne voulais pas être retreint dans mes mouvements à cause d'une chemise et d'un pantalon droit. J'avais, évidemment, conseillé à Louis de faire de même, mais il m'avait affirmé qu'il avait déjà tout ce dont il avait besoin pour le concert ainsi que le bal, et le connaissant, je savais qu'il allait encore être sur son trente-et-un. Mais ce n'était pas une chose qui me mettait mal à l'aise, ou qui réveillait une chose en moi qui disait : Louis est plus beau, plus gentil, plus intentionné et surtout plus fortuné, non, je me disais simplement que j'avais la chance de me tenir aux côtés d'un garçon aussi beau que gentil, et qu'il me rendait bien mon affection.

Lorsqu'il eu fini de faire le tour des magasins sans rien acheter, il m'avait raccompagné chez moi. Il me rappela que j'étais invité à passer la nuit chez lui après le bal, me faisant rougir autant que possible, avant que je ne fuie jusque chez moi.
Heureusement, le bal arriva très vite, et j'avais dû avoir l'ardue discussion avec ma mère pour qu'elle me laisse dormir ailleurs qu'à la maison, et lui faire accepter n'avait pas été une mince affaire. Elle m'avait très vite affirmé qu'elle pensait que j'allais passer la nuit chez une fille, et que dans ce cas elle était dubitative, et donc j'avais dû demander à Louis de m'appeler, et de parler avec ma mère au téléphone pour la rassurer. Il avait été aussi charmant que tendre, la rassurant sur tous les points, lui donnant son adresse, ses horaires auxquels nous serions chez lui, et tout cela en lui rappelant bien à quel point il était une personne de confiance. Ainsi, après une longue conversation téléphonique elle avait accepté, affirmant qu'il ne fallait pas que cela devienne une habitude. J'avais un instant lu dans son regard comme une crainte, comme si le fait que j'allais dormir chez un garçon était plus inquiétant encore que le fait que je dorme chez une fille. Or, n'était pas prêt encore à avoir une conversation concernant mon orientation sexuelle avec ma mère, j'avais simplement fui vers ma chambre.

Ainsi, quelques heures avant le bal, je m'étais rapidement préparé, une angoisse grimpant dans mon bas ventre. Cela n'avait rien à voir avec le fait que j'allais remonter sur scène seulement pour la seconde fois, ou même le fait que j'allais devoir me montrer en public avec Louis -et je ne savais pas s'il avait le désir de s'afficher vis-à-vis du groupe et de notre popularité- mais j'étais surtout inquiet par rapport à ce qui m'attendait après ce bal. Ainsi, tandis que je préparais mon sac à dos pour passer la nuit, je m'étais figé, me demandant sans arrêt ce que j'allais devoir prendre. Je m'étais alors planté devant mon lit, en intense réflexion, lorsque Haruki entra dans la pièce. Elle s'installa sur mon lit, s'écroulant dessus avant de regarder mon sac encore vide.

« Tu prends pas de vêtements de rechange pour demain ? »
« Si ! » Filant comme l'éclair j'avais fouillé dans mon armoire avant d'en sortir une tenue complète sans oublier chaussette ou sous-vêtements. Ceci fait je m'étais figé à nouveau. Haruki me regarda alors comme si j'étais le plus grand des idiots que la terre avait porté.
« Bon... Prends peut-être un pyjama ? »
« Mais j'en ai pas, je dors jamais avec un pyjama... »
Elle soupira et fouilla dans mon armoire à son tour, elle regarda ce qu'elle contenait avant de simplement revenir avec les préservatifs que m'avait donné Hiro. Dès lors mon visage se décomposa. « On sait jamais... »
Je les avais saisis vivement et enfoncés dans mon sac pour ne plus avoir à en discuter.

Elle trouva ensuite la porte en riant alors que j'avais refermé mon sac à dos et saisit ma guitare. Un peu agacé, j'avais simplement salué ma mère qui me souhaita une bonne nuit et un bon bal avant que je ne dévale les escaliers en vitesse pour rejoindre Hiro dans sa voiture.
Pour la première fois depuis longtemps, j'avais dû m'installer sur la baquette arrière car le siège avant était occupé par personne d'autre que Mao, qui, fasciné, observait son cavalier qui ce soir-là avait décidé d'être plus présentable. Il avait troqué son t-shirt contre une chemise blanche dont les manches étaient relevées, alors qu'il avait laissé le col entrouvert. Son jean noir n'était pas déchiré, et il portait quelques bijoux à ses poignets qui venaient terminer son air mi-sage, mi-rebelle. Je devais l'avouer, il était rayonnant, et je comprenais également la fascination de Mao pour son cavalier. De mon côté, j'étais impatient de pouvoir rejoindre Louis, qui, malheureusement n'avait pas pu venir me chercher car il était censé organiser le concert, et terminer tous les préparatifs avec Hana.

« Aki !!! » Je sursautais alors vivement, serrant mon sac à dos dans mes bras.
« Quoi, Mao ? »
Le petit brun se tourna vers moi en souriant largement. « J'ai entendu dire qu'Hana était d'une humeur massacrante ce soir, certains disent qu'elle a passé la journée à hurler sur les gens qui étaient là pour aider à décorer. » son regard se tourna alors vers la guitare. « Tu joues aussi !!! »
J'avais haussé les épaules en silence alors que Hiro avait posé sa main sur le genou de Mao. Celui-ci se tendit immédiatement avant de soudainement fondre de bonheur.
« T'en fais pas, Aki. J'ai discuté avec Louis et il a dit que tout irait bien. En arrivant il faudra juste qu'on aille le voir. Yuri l'a déjà rejoins et donc il fera quelques répétitions avant de pouvoir monter sur scène. »
« Ta batterie est déjà là-bas ? »
Hiro hocha de la tête joyeusement. « J'ai dû l'amener dans la journée, c'était pas simple mais au final tout y est. J'imagine à peine la galère quand je devrais tout ramener. » Son regard s'assombrit alors, et un sourire malsain grimpa sur ses lèvres. « Aki... Dis moi, tu as prit mon cadeau avec toi hein ?... »
Mon visage tourna au rouge vif, et au vu de ma réaction il avait compris qu'évidemment tout était dans le sac. Il se dressa sur son siège, et hurla soudainement.
« AKI VA DEVENIR GRAND !! »
« POURQUOI TU DOIS TOUJOURS DIRE DES CONNERIES ?! » avais-je hurlé à mon tour alors qu'il avait éclaté de rire. Lorsqu'il fut enfin calmé, ce fut au tour de Mao de me regarder d'un air intrigué.
« D'ailleurs, tu ne m'as pas parlé de ta cavalière, Aki ? »

Pour seule réponse, Hiro lui passa joyeusement la cuisse avant qu'enfin, ce trajet infernal ne cesse. Le batteur se gara dans le parking réservé au personnel de l'école, et nous avions un accès direct à ce qui allait nous servir de coulisse, qui était en réalité une simple salle de stockage da matériel de sport. Je m'étais donc dépêché de m'en approcher, voulant à tout prix éviter ce couple infernal que j'avais toujours à subir, mais j'avais tout de même pu comprendre que Mao était déçu de ne pas pouvoir aller en coulisse avec son cavalier. Mes yeux roulèrent sous mes paupières un instant avant que je ne me précipite à l'intérieur de ce qui était un semblant de loge. Lorsque la porte s'ouvrit, mon regard tomba immédiatement dans celui trop vert d'un Louis étonné avant qu'enfin il ne me sourit. Il posa sur une table proche le tas de papier qu'il tenait avant de se tourner vers moi. Il portait un simple t-shirt blanc ainsi qu'un jean léger. J'avais été étonné par la simplicité qu'il avait décidé de montrer ce soir-ci, mais mon cœur me répétait sans cesse qu'il restait époustouflant.

Alors qu'il entrouvrait les lèvres pour me parler, mon cœur sauta dans ma poitrine et je m'étais précipité vers lui pour plaquer mes lèvres aux siennes. Un instant il sembla étonné, mais bien rapidement ses mains se fermèrent sur mon corps, m'amenant au plus proche de son torse. Ma main relâcha mon sac à dos au sol pour que je puisse librement glisser mes doigts sur son torse, soufflant longuement alors que je cherchais désespérément sa bouche. Je sentis alors sa taille s'enclencher contre la mienne, la pressant avec une telle envie que mon corps entier fut pris d'une longue vague de chaleur. Mes mains se serrèrent sur son haut, alors que je sentais déjà mon souffle s'accélérer. Malheureusement, un raclement de gorge me força à me détacher de notre guitariste, pour mieux regarder dans l'entrée. Là, se tenait Hiro -rien de bien inquiétant-, ainsi que Mao qui semblait aussi proche de la mort que du paradis. Il poussa alors un couinement faible avant de s'avancer dans la salle. Il semblait calme, mais lorsqu'il se mis à hurler, j'avais compris qu'un type aussi crétin que lui ne pourrait jamais avoir une réaction normale.

« TU M'AVAIS MÊME PAS DIT QUE TU AVAIS UN PETIT AMI... »
J'avais longuement roulé des yeux, rougissant autant que possible alors que j'avais ramassé mes affaires et tout rangé dans un coin.

Pendant ce temps, Louis alla saluer Mao, discutant joyeusement avec lui, le calmant enfin. Il lui fit ensuite comprendre bien gentiment qu'il devait aller à la fête seul pour le moment car le groupe devait se préparer à jouer. Il parti alors après avoir salué Hiro joyeusement, sautillant jusqu'à l'extérieur où tous les autres élèves discutaient, et dansaient déjà sur la musique du DJ qu'Hana avait engagé. C'est alors que Yuri arriva, sa basse déjà pendant sur son épaule. Il regarda Mao s'éloigner avant de faire une moue entre le dégoût et l'incompréhension.

« C'était sérieux ? tu es vraiment le cavalier de ce gamin ? » Questionna-t-il Hiro.
« Une promesse est une promesse. Comme j'ai accepté alors j'assume. En plus il est pas aussi chiant qu'il en a l'air. Il est juste... » Il gratta son menton longuement avant de rire. « Trop puceau ! »
« Ca veut dire quoi ça ? » demanda alors Yuri en accordant son instrument.
« Bah, s'il pouvait me sauter dessus il le ferait j'en suis certain ! Mais je crois qu'il sait pas ce que ça implique de coucher avec moi. »
Yuri fit immédiatement la moue pendant que je sortais mon instrument de sa housse. « Si j'étais lui, je te fuirais comme la peste. »
Hiro se pencha vers le bassiste en riant, prenant sa main pour la poser contre son torse. « Oh... Yuri chéri... je ferais tout pour être à ton goût. »
Le bassiste se tortilla et retira sa main. « Yah !! arrête ton air de tombeur, je suis pas un de ces débiles de puceau qui savent pas se tenir quand ils voient un beau mec. »

Mon dos se figea immédiatement, alors qu'étrangement, les dires de Yuri m'avaient fait comme un coup de poignard en pleine poitrine. J'entendis alors Louis frapper du plat de la main contre la table sur laquelle se trouvaient boissons et fruits. Tous sursautèrent et se tournèrent vers lui. Son regard était devenu noir, et jamais encore je n'avais vu une telle colère dans son regard. Je n'aurais jamais cru voir Hiro être soudainement calmé, voir même soumis, mais moi-même, j'avais eu presque peur de son regard. Et ce fut pire encore lorsqu'il parla, sa voix descendue presque d'une octave.

« Je ne veux plus entendre de telles conneries. Maintenant, on va s'accorder sur scène. » Louis se tourna vers moi alors que j'avais enfilé ma guitare sur mes épaules. Son visage devint presque triste lorsqu'il plongea ses yeux dans les miens. « Par contre Aki, tu dois aller d'abord voir l'ingénieure du son pour discuter avec elle. Yuri en revient. C'est juste histoire d'être sûr de quels arrangements tu veux. Rejoins-nous sur scène juste quand tu seras prêt ok ? »
« Euh... oui, ok. »

Je m'étais alors éloigné, mais lorsque je m'étais retourné un instant, j'avais vite compris que Louis m'avait éloigné pour mieux faire la morale aux deux autres musiciens. J'avais alors baissé la tête, je n'aimais pas être la cause d'une dispute entre ces trois amis, après tout, ils font partie de ce groupe depuis deux ans, et moi je n'étais que l'outsider un peu stupide. J'avais donc soupiré longuement, m'avançant les mains dans les poches vers l'ingénieure du son, et c'est alors que je sentis une petite main se nouant à mon bras. Je m'étais alors figé, souriant doucement. Se tenait là, une des amies de Hana, les doigts se tordant les uns les autres.

« Salut, Aki... »
Je lui avais souris, mais ayant complètement oublié son prénom, je me sentais déjà mal à l'aise. « Salut ! je peux t'aider ? »
Elle hocha de la tête joyeusement, se balançant d'avant en arrière. « J'ai remarqué que tu es venu sans cavalière et je voulais savoir si... » les larmes lui montèrent alors et je m'étais directement figé, la bouche entrouverte.
« Yah... ne pleure pas, raconte-moi juste ce qui t'arrive. »
Elle serra ses poings et me regarda droit dans les yeux. « Sil te plait, sois mon cavalier pour ce soir ! »
Je m'étais alors retrouvé au milieu d'une foule, une fille reniflant et me regardant comme si j'étais son sauveur, mais le visage de Louis passa alors devant mes yeux. J'avais mollement baissé la tête, mordant ma lèvre inférieure. « Je suis désolé, m-mais... en réalité je ne suis pas venu seul... mai si tu veux on pourra danser ensemble une fois ? »
Elle semblait mécontente, mais elle hocha de la tête, levant son index. « Une danse alors... je n'oublierais pas ! »

Elle fila joyeusement rejoindre ses amies alors que j'avais cru hurler. Je m'étais pourtant simplement contenté d'aller discuter avec la fameuse ingénieure qui me donna toutes les indications qu'elle avait reçu de Louis et de Hana concernant le déroulement du concert, avant qu'elle ne me laisse repartir. Mes oreilles sifflaient déjà alors que je me baladais entre les élèves, sortant du grand gymnase pour mieux me glisser à l'extérieur où la scène avait été montée. Mon groupe s'y tenait déjà, faisant quelques arrangements micro avant que je n'entende la voix insupportable d'Hana dans mon dos.

« J'attends de pied ferme ! » hurla-t-elle à son amie.
« Je suis un peu perdue Hana, je veux dire, tu aurais pu avoir n'importe qui comme cavalier, pourquoi tu t'acharnes sur ce garçon ? »
Hana frappa du pied, ignorant son amie. « Quand je lui ai demandé de venir avec moi, il m'a dit que c'était impossible car un membre de son groupe l'a invité. Il a parlé d'une nouvelle personne dans le groupe, apparemment une personne qui chante. »
Son amie resta silencieuse un instant avant que je ne sente son regard dans mon dos. « La seule autre personne ici qui devrait monter sur scène je pense que c'est Akihiko... »

Ne pouvant en supporter plus, j'avais accéléré le pas, filant loin pour éviter Hana et son courroux. Je m'étais précipité jusqu'à la scène, me dépêchant d'y grimper. J'étais arrivé derrière mon micro, le front couvert de transpiration, les mains déjà tremblantes. Les autres musiciens tournèrent tous leurs regards vers moi, se demandant ce qui se passait, mais le seul qui l'exprima fut le guitariste lorsqu'il glissa sa main dans mes cheveux.

« Stress de la scène ? »
J'avais mordu ma lèvre inférieure, secouant la tête.
« Tu veux en parler ? »
J'avais redressé mon menton, plongeant mon regard dans le sien. « Il s'est passé un truc de dingue quand je suis allé voir l'ingénieure. Déjà, j'ai promis de danser avec une fille dont je connais même pas le prénom, et Hana est parti en vendetta contre la personne qui t'a invité au bal. »
Louis posa son index sur son menton en riant. « Ah ! Oui... Hana n'a pas tardé à m'inviter au bal mais ça ne m'intéressait pas du tout. Du coup je lui ai dit que la personne qui chante dans mon groupe m'a invité. Mais tu n'as pas vraiment à t'en faire, au vu du nombre de garçons qui semblent lui tourner autour en général, elle finira par trouver quelqu'un à son goût, et être plus raisonnable. En tout cas pour le moment il faut que tu te concentre, et que tu chantes. Ok ? »
J'avais hoché de la tête et doucement il se pencha à mon oreille. « C'est ta soirée, je ferai tout pour qu'elle soit inoubliable. Donc si quoi que ce soit t'embête tu peux m'en parler, et je suis sûr qu'Hiro aussi serait ravi de t'embêter un peu pour te détendre. »
Intrigué, j'avais tourné mon regard vers la batterie pour mieux rencontrer le regard carnassier d'Hiro, qui avait l'air à deux doigts de faire une blague de mauvais goût. « Hummm... ça devrait aller... »

J'avais abaissé mon regard sur mon instrument, commençant à enchaîner quelques accords pour vérifier que le son fonctionnait bien, avant que je ne parle un peu dans le micro pour en faire le test. Comme tout fonctionnait très bien, on nous fit descendre de scène pour mieux annoncer aux élèves que nous allions commencer à jouer. Beaucoup s'étaient déjà réunis au pieds de la scène pendant nos arrangements, mais cet appel fit venir tous ceux qui étaient jusqu'alors dans le gymnase pour danser, et une grosse foule se précipita au pied de la scène. Hana s'était placée dans les premiers rangs, rageuse, et c'est alors que je sentis une main glisser dans la mienne. Étonné, j'avais sursauté, reculant faiblement ma main. Or, lorsque mon regard plongea dans le propriétaire de ces cinq doigts j'avais fini par m'apaiser, serrant à mon tour la main pâle de Louis.

« Tout ira bien. »

Il apposa un tendre baiser sur ma joue avant de me tirer vers les escaliers qui menaient sur la scène. Il entra en premier, relâchant ma main lorsqu'il senti que j'avais tiré sur mes doigts, et il alla se placer derrière sa guitare. Le public se mis à applaudir et hurler des prénoms au hasard, mais celui qu'on entendit le plus fort fut celui de Hiro à cause d'un certain Mao trop excité. Hiro, amusé, lui envoya un baiser qui le fit complètement fondre, avant qu'enfin tout le monde puisse se placer derrière instruments et micros. J'avais alors entrouvert la bouche, faisant glisser mes doigts sur les cordes tendues de ma guitare. La présentation était inutile ici, et on m'avait donné carte blanche sur comment j'allais débuter la musique, et c'est donc en grattant un accord que j'avais décidé de débuter. Mon regard plongea ensuite dans celui de Louis, qui, amusé se mis à jouer également. Les deux autres musiciens se joignirent à nous, jouant à leur tour avant que je n'avance mes lèvres vers le micro, me mettant alors à chanter. Dès lors, mon regard tomba dans celui de Hana qui semblait furieuse. Sa colère ne fit que faire grandir la fierté dans mon cœur, et c'est taquin que je lui avais fait un clin d'œil. Elle sembla immédiatement dépitée alors que j'avais continué à jouer et chanter, le stress laissant place à l'extase et la joie d'être sur scène. Rapidement, ma joie de vivre était revenue et j'enchaînais notre programme avec toujours plus de bonheur. Louis était aussi brillant qu'habituellement, éclipsant les talents de tous les autres musiciens avec sa fluidité, mais Hiro et Yuri ne se laissaient pas avaler, faisant grimper leurs rythmes aussi haut que possible, créant une harmonie parfaite.

Lorsqu'enfin notre petite représentation prit fin, j'avais épongé mon front trempé dans ma serviette qui se trouvait à mes pieds. J'avais également saisi ma bouteille d'eau buvant à grosses gorgées lorsque Hiro se saisit de son micro.

« Bon, parce que je suis forcé, je vais devoir vous dire que tristement notre petite représentation s'arrête là et que nous allons laisser la main à votre DJ pourrit. Oh ! Et si vous avez des questions, on reste encore un peu au bal donc on sera à dispo ! Enfin ! Sauf Aki et Louis ; ils risquent d'être occupés. »

Mon visage vira au rouge alors que toute l'assemblée éclata de rire, et même le jeune français se laissa aller dans un rire franc avant d'à son tour saluer les élèves. Nous descendîmes ensuite de la scène, mon visage encore rouge de gêne et de colère. Ainsi, lorsque Hiro se trouva à portée, j'avais enfoncé mon poing dans son épaule, le faisant hurler de rire avant que je ne sente deux mains saisir les miennes. Mao se trouvait déjà là, mécontent.

« Frappes pas Mon Hiro ! »
Yuri roula des yeux. « C'est pas vrai... »
Mao relâcha ma main avant que Louis ne la saisisse tendrement. « Allons boire quelque chose, puis pourquoi pas danser ? » Il était rougissant lorsqu'il me tira à l'écart vers le petit buffet. Le sourire aux lèvres, je l'avais donc suivi avant de prendre un verre de jus de fruit. Il glissa alors une main dans mes cheveux avec douceur. « Tu as été bon ce soir. J'avais peur que le stress ne te bouffe mais au final tu en as fait une force. »
J'avais hoché de la tête avant de me figer. « AKI ESPECE DE... »
Je m'étais lentement tourné vers l'origine de la voix, et évidemment, Hana se jeta sur moi. Elle s'était saisie de mon col hurlant des insultes sans aucun sens. J'avais longuement roulé des yeux jusqu'à ce qu'elle ne dise un seul mot qui ne torde mes entrailles. « De toutes manières vous n'êtes que deux sales pédés. »
La prise qu'elle avait sur mon t-shirt se relâcha bien vite lorsque Louis avait saisi les poignets de la jeune fille, le regard noir. Elle se ratatina sur elle-même, le regardant dans les yeux. "Répète-moi ça un peu ? »
« J-Je n'ai rien dit ! »
Il fit claquer sa langue sur son palais avant de se glisser à son oreille. Je n'avais put entendre ce qu'il avait dit, mais cela eut l'effet d'un électrochoc, et elle disparut aussi vite qu'elle était venue, des dizaines de larmes roulant sur son visage.
« Si je l'entends encore dire ça... » Il semblait perturbé alors que je lui avais donné une tape dans l'épaule.
« C'est rien, Hana est une idiote. Tu as soif ? »
Je lui avais tendu mon verre de jus de fruit qu'il avait saisit joyeusement avant de boire un peu. « Tu as raison, tâchons de faire de cette soirée un super moment ! »

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