Track 9- condoms

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Pour la peine j'en poste deux d'un coup!

Après un long moment de silence, j'avais senti qu'Hiro s'était penché vers moi, un grand sourire aux lèvres. Je l'avais alors regardé d'un air intimidé, alors que son expression ne me disait rien de bien. Il avait un sourire carnassier, mais son regard était bourré de malice, et chez Hiro, ce n'était pas positif. Dès lors, j'avais regretté d'avoir abordé ce sujet avec lui, car au final, celui avec qui je devais surtout discuter de cela était Louis, mais au fond de moi j'avais peur de décevoir mon français de part mon inexpérience et mon malaise face au sujet. Or, je savais qu'Hiro n'était guère du genre à me juger et étant un garçon qui avait multiplié les expériences, je me doutais qu'il avait des conseils à me donner, et que pour cela je pouvais bien supporter ses remarques et moqueries.

Il se redressa lentement, glissant une main dans ses cheveux, riant faiblement, avant qu'enfin il n'ouvre la bouche.

« Je me doutais que tu n'allais plus fuir le sujet longtemps. Louis t'a déjà fait des avances pour que tu aies le soudain besoin de m'en parler ? »

J'avais secoué vivement ma tête, me tournant vers lui. « Je sais pas trop... C'est juste que Mao me casse la tête à me parler de perdre sa virginité, et... et ça m'a un peu perturbé. »

« Mao c'est mon rendez-vous pour le bal c'est ça ? »

Roulant des yeux face à sa stupidité je m'étais contenté de hocher de la tête. Il fut pris d'un nouveau rire avant qu'il ne se tourne vers moi.

« Tu sais, Louis il est expérimenté, il pourra te guider. »

« Mais je veux pas arriver comme un débile devant lui à ne pas savoir quoi faire. »

Hiro fronça le nez. « Bah je veux dire, c'est pas difficile à savoir comment deux hommes font l'amour. »

« C-C'est pas ça. » avais-je bafouillé, le cœur au bord des lèvres, mes paumes se couvrant de transpiration. « Je veux au moins savoir quoi faire, tu sais comment lui... hum.... Le... »

Hiro prit une longue inspiration. « Ahhhh !! je vois ! » Il se pencha vers moi, faisant onduler ses sourcils. « Je vois que ça travaille déjà bien dans ta caboche. Pour plaire à Louis c'est facile, il suffit que tu sois toi-même. »

« Tu pouvais pas me donner un pire conseil, je te croyais plus perspicace. »

Hiro serra son poing contre son cœur. « En plein dans mon pauvre petit cœur... » Il se tourna vers moi, souriant doucement. « Ce que je veux dire par-là, c'est que tu fais déjà bien ton job en étant toi-même. Je veux dire, c'est allé vite entre vous justement car naturellement tu lui plais. Quand la question du sexe se posera il saura te guider. Il te parlera de ses fantasmes à la con et de ses envies, et crois-moi, te guider ne le gêne pas. Si tu le désires, alors fais le lui savoir ok ? »

J'avais hoché de la tête avant de saisir sa main. « Je veux juste savoir un truc Hiro ! »

Il glissa ses mains dans mes cheveux, prenant un air malin. « Oui, il adore les fellations. »

Ma bouche s'ouvrit en grand avant qu'il ne reçoit mon sac à dos dans le visage. Il explosa immédiatement de rire, se tordant sur son siège.

« P-Pardon, c'était trop tentant. » Il reprit son souffle lentement avant de se tourner vers moi. « Alors dis-moi. »

« Tu lui racontes pas ce que je te dis en privé hein ? »

Il me donna une grande tape sur le front, me forçant à pousser un couinement de douleur. « Je ne lui dis rien et je ne te dis rien de ce qu'il me dit. »

Rassuré, nous avions put prendre la route vers le studio, et étrangement c'était comme un poids s'était ôté de mes épaules lorsque nous avions mis le pied dans le studio. Louis et Yuri étaient déjà là et c'était joyeusement que je les avais tout deux salués. Très rapidement, ma guitare trouva sa place dans mes bras et je m'étais placé derrière mon micro, accordant mon instrument. Voyant surement ma motivation, nous nous étions mis au travail bien vite, commençant à travailler une des compositions de Yuri avant de s'amuser un peu plus sur quelques musiques plus connues.

Le temps passa très vite d'ailleurs, et sans que nous nous en rendions compte, après quelques fous rires, que l'heure de quitter le studio était arrivé. C'est tristement que j'avais décidé de ranger mes affaires dans mon étui, chantonnant encore un peu notre nouvelle mélodie lorsque Louis se plaça à mes côtés, me tendant sa bouteille d'eau. Je l'avais donc saisie joyeusement, la portant ensuite à mes lèvres pour boire longuement.

« Beau boulot encore ! C'était mieux que la dernière fois. »

Je lui avais souris largement, lui rendant sa bouteille alors que j'avais saisi ma veste. « Merci ! Oh d'ailleurs j'ai une question. Mon lycée organise un bal et... »

Hiro hurla alors au travers de la pièce, se précipitant vers nous. « ET J'AI DÉJÀ ÉTÉ INVITE PAR UN DES AMIS D'AKI ET... » Il me regarda bouillir de rage et il enfonça le clou. « ET AKI ICI PRESENT VOULAIT TE DEMANDER SI TU VOULAIS BIEN ÊTRE SON CAVALIER AU BAL ! »

Hiro avait saisit mes épaules à deux mains, et dès lors j'avais eu la sensation que je fondais sur place, à deux doigts de l'arrêt cardiaque. J'avais voulu hurler, réfuter et insulter Hiro, mais ma bouche avait perdu toute connexion à mon cerveau et s'était mise à simplement laisser s'échapper des bégaiements stupides. Louis planta son regard dans le mien avant de sourire largement, penchant la tête sur le côté.

« Avec plaisir ! C'est quand ce bal ? »

Il avait accepté ?... Mes jambes se mirent à fléchir lorsqu'Hiro se contenta de hausser les épaules. L'attention se tourna à nouveau vers moi et j'avais enfin refait la connexion bouche cerveau.

« O-On n'a pas encore de date exacte mais ça serait à la fin de l'année scolaire... et... ils veulent qu'un groupe joue au bal et ils voulaient savoir si on voulait bien être ce groupe. »

Louis gratta son menton, l'air un peu soucieux. « Ça ne nous laisserai que quelques semaines de préparation, mais Aki s'adapte bien donc je pense que ça serait faisable. »

Tremblant faiblement j'avais sorti mon téléphone portable de ma poche. « D-Du coup je dois te donner le numéro de téléphone de la fille qui organise la soirée. Il faut que tu lui dises. »

Louis hocha de la tête, l'air sérieux, et il rentra dans son propre appareil le numéro de téléphone d'Hana. « Super, je lui enverrai un message en rentrant du coup, ok ? »

J'avais hoché de la tête pour seule réponse avant que je ne saisisse mon instrument. Hiro m'avait à nouveau raccompagné ce soir-là, mais il ne me laissa pas le temps de dire au revoir correctement aux autres membres du groupe car en réalité j'allais rapidement être en retard à la maison.

Il se pressa sur la route, et j'eu à peine le temps de le saluer que déjà je filais jusqu'à l'intérieur de l'appartement. Pour ma chance, ma mère n'avait pas regardé l'heure de mon arrivée et m'avait invité à diner sans commenter plus que cela.

Le lendemain au déjeuner, évidemment, j'avais eu la chance de recevoir la visite de deux parasites qui m'avaient longuement fait soupirer de désespoir : Mao et Hana. Le garçon passait son temps à me questionner au sujet d'Hiro, fasciné par son charisme et sa prestance, il n'avait qu'une hâte, le revoir. De son côté, Hana, s'était précipitée vers moi pour me remercier des milliers de fois pour avoir discuté de sa proposition avec Louis, et d'ailleurs, elle et ses amies s'étaient jetées sur moi en sautillant de joie lorsqu'Hana fit mention du fait qu'elle avait à présent le numéro du jeune guitariste.

« Je suis tellement heureuse de pouvoir lui parler ! Merci, Aki !! »

« Tu vas lui demander d'aller au bal avec toi, Hana ? » Lui demanda une de ses amies alors que la brune avait hoché vivement de la tête.

« Je vais d'abord l'inviter à me rejoindre dans un café pour qu'on discute de l'organisation du concert, et ensuite je lui demanderai. »

À cet instant, la jalousie aurait pu me ronger, mais me souvenant de la veille, je m'étais directement souvenu du fait qu'il avait promis d'être mon cavalier. Ainsi, plutôt que de passer une pause déjeuner amère, j'avais été rempli d'une autre sensation, comme un sentiment de victoire, une fierté d'avoir été celui qui pourrait se vanter si je le désirais, d'être à ses côtés.

À partir de cet événement, tout sembla aller en accéléré. Les jours s'enchaînaient sans jamais de pause, et chaque fois que j'avais l'occasion de revoir Louis, ce n'était que pour des répétitions, ou des arrangements pour le futur concert. N'ayant que peu de temps pour tout préparer, tout mettre en place et tout perfectionner, leur plus clair de notre temps libre était consacré à améliorer nos morceaux. Chaque jour, sans arrêt, je me retrouvais derrière ma guitare, et plus que jamais, j'étais rongé par ma passion dévorante, glissant toujours plus mes doigts sur les cordes tendues. Mes contrariétés, et inquiétudes, étaient très rapidement effacées lorsque je m'imaginais sur cette scène avec mon nouveau groupe, chantant devant tous mes camarades de classe et professeurs, ne cherchant qu'une seule chose : les impressionner. Cette pensée me transcendait chaque fois que je posais mes mains sur les courbes de ma guitare, la tenant par la taille chaque fois que j'allais jouer un nouveau morceau.

Le printemps passa, emmena avec lui les fleurs et leurs pétales, pour que ne reviennent les cigales et la chaleur. Les plages étaient de plus en plus visitées par touristes et jeunes gens, mais je ne trouvais aucun intérêt à me perdre à l'extérieur, préférant me perfectionner pour le fameux soir, sans oublier les examens finaux qui approchaient. C'est d'ailleurs pour ces deux raisons que ma relation avec Louis piétinait. Mais cela n'avait rien de douloureux ou de mal placé, seulement, l'avoir à mes côtés pour jouer était suffisant à l'instant, et les quelques baisers que nous osions échanger en secret près des distributeurs du deuxième étage, étaient déjà suffisant pour faire s'emballer mon cœur.

Enfin, les examens se terminèrent, et c'est avec des résultats plus que satisfaisants que j'avais terminé, l'année, et enfin, le temps du bal de fin d'année était arrivé ; et avec lui la dernière répétition avant le concert. Ce soir-là, Louis nous avait fait un speech qui avait su me donner de l'énergie, mais qui au contraire avait épuisé Hiro. Cet idiot s'était alors contenté de prendre ses baguettes et de se relever, hurlant un « Bonne nuit » avant qu'il ne file. De son côté, Yuri, l'avait vite suivi, ne voulant pas entendre plus des conseils de notre guitariste. Étant le dernier restant, il posa une main sur mon épaule, l'air compatissant.

« Tout ira bien. Je te raccompagne ? »

Heureux à l'idée qu'il ne me raccompagne à nouveau, j'avais bien vite acquiescé et je m'étais de nouveau trouvé dans sa voiture d'un confort non négligeable. Cela changeait de la voiture d'Hiro dont il ne prenait pas le moindre soin, préférant laisser trainer des déchets sur chaque siège sous prétexte que lui cela ne le gênait pas. J'espérais simplement que lorsqu'il allait récupérer Mao avant le bal, il allait faire l'effort de ramasser ses détritus.

« Dis, Aki. On a beaucoup bossé ses derniers temps et j'ai pas vraiment trouvé le temps de t'inviter à sortir ou même pour simplement discuter. »

« C'est rien, moi aussi j'ai dû bosser. »

Il se mis à sourire, déposant une main délicate sur ma cuisse, me forçant à me tendre et détourner le regard vers l'extérieur, lorsque ma propre main se referma sur la sienne. « Je voulais te demander si tu voulais bien qu'on passe du temps ensemble demain comme maintenant tu es un peu en vacances... comme on a quelques petites choses à acheter pour le live on pourrait faire ça. »

J'avais hoché de la tête, serrant doucement sa main. « Avec plaisir ! »

Louis resta silencieux un instant avant que ses doigts ne se serrent un peu sur les miens. « Tu es sûr de me vouloir comme cavalier, Aki ? »

« Hein ? é-évidemment... pourquoi tu me demandes ?... »

« Simplement car c'est Hiro qui a demandé pour toi, et que depuis tu ne m'en as même pas reparlé. Donc je voulais en être certain. »

J'avais gardé le silence jusqu'à ce qu'il ne s'arrête à un feu rouge pour mieux capter son attention et le regarder dans les yeux. Lorsqu'enfin j'avais pu connecter mon regard au sien, j'avais osé sourire largement. « Si je dois avoir un cavalier alors ça sera toi ou personne... »

Ses joues s'empourprèrent avant que je ne sente ses lèvres sur mon front. « Adorable. »

Il ne commenta rien de plus jusqu'à ce qu'il ne se gare devant chez moi quelques temps plus tard. Encore joyeux à l'idée de le voir le lendemain, j'avais planté un baiser sur ses lèvres avant de filer jusque chez moi. Ce soir-là j'avais dormi comme un bébé, ne voulant qu'une chose : que la nuit passe pour que je puisse rapidement retrouver Louis dès le lendemain.

En effet, dès que j'avais ouvert les yeux, j'avais prévu l'heure de rendez-vous avec le jeune français et dès que ce fut fait je m'étais retrouvé à l'attendre impatiemment. À son arrivée, évidemment, je m'étais précipité à la porte pour le rejoindre et à peine avais-je ouvert la porte que j'avais saisis son poignet pour que nous filions. Il fut amusé par mon excitation, mais à cet si je savais ce qui m'attendais, je n'aurai surement pas couru aussi vite jusqu'à sa voiture.

En effet, après un petit moment à rouler, il s'était stoppé sur le parking d'un centre commercial. Il m'avait ensuite guidé dans la galerie marchande, les mains enfoncées dans son pantalon droit, portant comme toujours une chemise qui le sciait parfaitement. Il commença par regarder quelques devantures avant que son regard ne soit happé par la présence d'un simple supermarché qui se tenait au milieu de la galerie. Sa main se referma alors sur la mienne et il me tira à sa suite jusque dans le fameux supermarché.

« Euh... Louis, tu as besoin de quelque chose ici ? je pensais qu'on allait acheter des fringues. »

Il tourna son regard vers le mien, l'air encore plus malicieux. « Oui, on a tous les deux de besoin de quelque chose. »

J'avais froncé le nez, me tenant à ses cotés et ce jusqu'à ce qu'il ne me traine jusqu'au rayon hygiène. Immédiatement, mon cœur se mis à s'emballer, et je n'avais pas eu besoin de plus d'indices pour comprendre ce qui venait de lui passer par la tête. J'avais tiré sur mon poignet, tentant de fuir la sentence, mais évidemment, il ne lâcha pas ma main, m'amenant vers le rayon maudit. Il me planta devant l'immense étagère, ses deux mains posées sur mes épaules. Ses lèvres se glissèrent lentement jusqu'à mon oreille, et prit d'un violent frisson j'avais fermé les yeux.

« Je te laisse le choix. »

« Je... Pourquoi ? »

« Parce qu'on en aura besoin. »

Son menton tomba sur mon épaule alors que ses mains s'étaient perdues sur ma taille. Dès lors, mes reins se trouvèrent en feu et je sentais que tant que je n'avais pas trouvé le fruit de son désir, il allait continuer à me mettre dans un malaise profond. J'avais donc rouvert les yeux, la bouche entrouverte qui laissait s'échapper mon souffle court, sans oublier mes mains qui étaient soudainement moites.

Mes yeux parcoururent ensuite les différents produits et je cru me noyer sous tant d'information. « Effet peau contre peau », « Ultra fin », « Extra lubrifié », « Extra safe », « Gout fraise », « rainuré et perlés »... et j'en passais. J'avais alors saisi plusieurs boîtes entre mes doigts, les analysant avec attention pour choisir le type qui me conviendrait le mieux, et plus je lisais les boîtes, plus l'idée de les utiliser commencer à brûler dans mon esprit. Je sentais déjà une montée d'adrénaline lorsque Louis posa une main mutine sur mon bas ventre, ne faisant rien qu'être là, et déjà j'avais en tête toutes les images d'une première nuit dans ses bras. J'imaginais ses doigts se posant sur ma peau, sa bouche venant découvrir ma nuque, sa peau venir se poser contre la mienne...

« Aki ?... »

Je m'étais figé, serrant fortement les cuisses. « H-Hum ?... »

« Tu te décides ? »

J'avais montré les boîtes que j'avais prises et il se mis à rire.

« On a pas besoin d'autant, il faut faire un choix. »

Je m'étais à nouveau penché vers les boîtes, murmurant. « C'est vraiment utile le goût à la fraise ? »

« Pas spécialement... »

La boîte retrouva alors l'étagère tandis que j'avais regardé les autres types. Voyant que je piétinais il pointa du doigts chaque boîte.

« On n'a pas besoin des extra lubrifiés car j'ai du lubrifiant à la maison. En ce qui concerne ceux très fins, c'est pas trop mal, mais les extra safe sont vraiment très épais. Et les rainurés sont apparemment très efficaces mais parfois douloureux. »

Les boîtes qui ne lui plaisaient pas se retrouvèrent donc à nouveau dans l'étagère et il n'en restait plus qu'une dans ma main.

« Du coup on part sur les Ultra fins. »

Je lui avais donné la boîte, la main encore trop moite. Il se redressa alors, passant plutôt sa main dans la mienne avant qu'il n'aille en caisse. C'était une nouvelle épreuve qui se dressait face à moi à présent, et je pensais bien aller m'enterrer dans un trou de souris lorsqu'il déposa sur le tapis la boîte, l'air à peine embêté.

« L-Louis, t'es sûr qu'on en a besoin ? je veux dire, qui a besoin de faire l'amour ? »

Il passa lentement ses doigts sur ma joue. « Ne stress pas comme ça, la caissière ne fait que son travail. »

Malheureusement, je n'avais pas eu le temps de fuir que déjà elle avait passé la boîte sous le laser. Et étrangement, elle ne fit aucun commentaire, se contentant d'énoncer le prix à Louis qui paya avant de la remercier joyeusement. Il enfonça ensuite la boite dans sa poche, l'air satisfait, alors que simplement je m'étais tourné vers lui, l'air admiratif.

« T'as même pas stressé... »

« C'est pas la première boîte de préservatifs que j'achète, Aki. Puis c'est pas si mal hein ? »

J'avais hoché de la tête et dès lors j'avais senti un poids s'envoler. « C'est vrai... »

Il plongea son regard magnifiquement vert dans le mien, joyeux. « Mais tu te doutes qu'on devra vite leur trouver une utilité ?... »

Il se mis à sourire largement alors que j'avais enfoncé mon visage dans mes épaules. « J'imagine oui... »

Comme pour enfoncer le clou, il me répondit avec assurance tout en caressant lentement ma lèvre inférieure du bout de son pouce. « Alors après le bal tu voudras bien passer la nuit chez moi ?... »

J'avais réfléchis longuement, le cerveau en feu avant que je n'entrouvre les lèvres pour lentement mordiller le bout de son pouce, le cœur battant la chamade. J'espérais lui faire comprendre ce qui brûlait dans mon esprit, et lorsque son regard fut soudainement assombrit j'avais compris que j'avais réussi à lui donner une réponse silencieuse.

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