Track 8- cavalier

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Bonjour! Je suis vraiment désolée pour le retard! Je travaille du lundi au samedi dans une clinique vétérinaire en sous effectif et donc... bah j'ai pas le temps du tout de poster...

Plein de bisouuuus !

« Super les gars ! On a bien bossé aujourd'hui, on va pouvoir plier pour ce soir. » Affirma soudain Louis qui épongeait son front lentement.

Le souffle court, j'avais pris une longue lampée d'eau, la poitrine serrée. Chanter autant n'était pas dans mes habitudes et déjà je sentais ma gorge se serrer à son tour. Mes doigts étaient également douloureux après autant de temps passé à gratter, mais par-delà tout cela, j'étais radieux d'avoir put m'entraîner avec d'autres personnes. Certes, travailler avec Louis n'était pas facile car il entendait chaque mauvaise note, chaque souci, et il ne visait que la perfection, et donc nous devions reprendre dès le début jusqu'à ce que tout sonne de la manière la plus adéquate. Au final, cela ne me gênait pas, mais je sentais qu'Hiro n'appréciait guère de faire et refaire la même chose pour une corde mal pincée. Mais au moins, il n'avait pas protesté durant tout l'entraînement, préférant plutôt donner des conseils à Yuri qui passait son temps à râler.

Lorsque j'avais enfin repris mon souffle j'avais rangé ma guitare dans sa housse, les lèvres entrouvertes. C'est alors qu'un poids s'écrasa sur mon dos, forçant mes jambes à fléchir sous ce surpoids. J'avais immédiatement poussé un cri de surprise qui fut vite étouffé par la voix grave d'Hiro.

« AKHIKO !! »

« Quand viendra le jour où tu cesseras de gueuler comme un singe ? » avais-je soufflé alors qu'il s'était assit sur le tabouret où j'avais laissé mes affaires.

« Je te raccompagne ? »

J'avais haussé les épaules, les pommettes se colorant. Louis ne me raccompagnait pas ? Hiro tourna son regard noisette vers le guitariste qui se tenait au milieu du studio, expliquant à Yuri comment jouer de sa basse de manière plus efficace. Il tourna ensuite son regard vers moi.

« Ils vont rester un peu plus longtemps, Yuri a beaucoup foiré ce soir. »

à nouveau, j'avais haussé les épaules, refermant ma housse et buvant un peu. Hiro se leva alors et passa son bras autour de mes épaules. « Puis j'ai des choses à te dire... » son sourire à présent était malsain, et son regard brûlait de malice, et tout cela ne me disait rien qui vaille. Je m'étais alors caché dans mes épaules, le visage pâle. « Louis, on va rentrer ! Je raccompagne Aki ! »

Le grand brun détourna son regard de la basse pour mieux se tourner vers nous, un sourire radieux sur son visage rougit. « D'accord ! faites attention sur la route et n'oubliez pas de retravailler les passages difficiles avant le prochain entraînement. »

J'avais hoché de la tête alors qu'Hiro avait levé une main au ciel. « Bien grand chef ! Bonne soirée vous deux ! »

Il me tira à sa suite alors que je n'avais pas quitté des yeux notre guitariste. Étrangement, j'avais la sensation qu'il manquait quelque chose... je ne savais pas réellement ce qui se passait entre moi et Louis, après tout, rien d'officiel n'avait été prononcé... mais j'avais tout de même cette envie dévorante de lui dire au revoir d'une manière plus intime. Je ne savais pas réellement, mais une chose me disait que je voulais l'embrasser, et une autre me disait que j'étais un crétin insistant. Lorsqu'il plongea son regard dans le mien, le malaise rongea mes veines et j'avais détourné le regard, suivant finalement Hiro jusqu'à la sortie.

« Aki, attends ! »

Je m'étais figé, me tournant vers Louis qui nous avait rejoint à l'extérieur, l'air amusé. Je m'étais donc stoppé alors qu'Hiro avait pouffé de rire. « Je vais avancer la voiture, Aki, j'arrive. »

Il disparut en riant comme un idiot, me faisant grogner faiblement, avant que je ne me tourne vers Louis qui venait de se poster devant moi. « Tu as été au top ce soir, Aki. Tu évolues vite et j'en suis vraiment heureux. » Il se tu un instant et j'avais mordu ma lèvre inférieure. Un peu de cran Aki !

Je m'étais lentement dressé sur mes orteils, saisissant sa cravate pour le forcer à se baisser, avant qu'enfin je ne sente son souffle s'échouer sur ma pommette gauche. Un sourire ourla mes lèvres alors que j'avais poussé un peu plus sur mes pieds, venant sceller mes lèvres aux siennes. Ses mains se posèrent doucement sur mes joues, les pressant avec douceur alors qu'il me guidait dans le baiser. Largement inexpérimenté, je m'étais contenté de suivre chacun de ses mouvements, tentant autant que possible de refermer mes lèvres sur les siennes lorsqu'il le fallait, et je sentais déjà que mon corps entier répondait à ce contact. Le ventre en vrac et les mains se posant sur ses épaules, j'avais senti une chaleur prendre soudainement mes reins. Un faible gémissement s'échappa de mes lèvres lorsque sa main glissa le long de mon dos pour prendre ma taille. Dès lors j'avais senti qu'il avait éloigné sa bouche de la mienne, un grand sourire aux lèvres.

« Tu vas être en retard, et Hiro t'attend. On se revoit vite. »

J'avais hoché de la tête, le souffle court, tandis qu'il avait filé à nouveau dans le bâtiment.

Je m'étais tortillé sur place un instant, un sourire immense rongeant mon visage avant que je ne file rejoindre Hiro dans sa voiture. J'avais déposé mon instrument dans son coffre, m'installant ensuite à ses côtés, toujours radieux. Or, à peine avais-je déposé mes fesses sur le siège, j'avais senti son regard brûlant m'analyser de la tête aux pieds. Lorsque je l'avais regardé, il souriait comme un dément, son air oscillant entre le taquin et l'amusé.

« Quoi ? » avais-je soufflé, retroussant mon nez. Il se pencha alors vers moi, souriant toujours plus.

« Je vais devoir t'enseigner mon Jeune Padawan. »

Je m'étais figé avant que je ne le repousse vivement, les sourcils froncés. « Je vais te castrer Hiro, je suis sérieux. »

Il reposa ses mains sur son volant, éclatant de rire avant qu'il ne démarre. « Bah quoi ? Tu vas quand même pas me dire que tu t'y connais en relations amoureuses ? »

J'avais secoué la tête, caché dans mon col. « Je pense que je m'en sors bien jusqu'à présent. »

« Mouais... » Il se tut un instant avant de poser son index sur son menton, en pleine réflexion. « Dis, Aki. Je t'ai jamais vu avec une fille avant. »

J'avais poussé un long grognement, levant mes mains au ciel. « Hiro ! Ces derniers jours tu ne poses que des questions gênantes. »

Il souffla longuement, prenant à présent un air sérieux. « Je veux juste t'aider. Ça se voit que tu ne sais pas vraiment comment réagir avec Louis. Donc je me demandais s'il était ta vraie première relation. »

J'avais mordu ma lèvre inférieure, hochant de la tête. Il passa alors sa main dans mes cheveux, faisant rouler le piercing à sa lèvre sous sa langue.

« Tu sais que tu peux compter sur moi pour toutes tes questions. Je veux juste t'aider moi. »

J'avais enfin osé tourner mon regard vers le sien, la bouche tremblante. Hiro ne voulait que m'aider... Il était toujours tendre et compréhensif, et il était le moment pour moi d'accepter son aide. J'avais donc poussé un long gémissement de désespoir. « D'accord... »

Dès lors il sembla rayonner, glissant son bras autour de mes épaules. « PETIT AKI VA DEVENIR GRAAAAND ! »

J'avais immédiatement hurlé qu'il devait tenir le volant et il se mis à rire.

« Et du coup, hésites pas si tu as des questions qui te viennent. »

J'avais hoché de la tête, me perdant dans mes pensées tout le reste du trajet. Au final, quelles étaient mes principales questions ? à cet instant je n'arrivais à trouver quelque chose qui me faisait vraiment peur ou qui venait torturer mon esprit, et donc j'étais rentré chez moi encore plus plongé dans mes pensées.

Une fois dans l'entrée j'avais abandonné mes chaussures, retirant ensuite ma veste avant que je n'entende des petits pas se précipiter vers ma position. Il ne m'en fallut pas plus pour comprendre qu'Haruki venait à ma rencontre, mais lorsque j'avais vu son air malicieux quelque chose me disait que j'allais à nouveau être l'objet d'un interrogatoire. Elle ne parla pas, me faisant seulement signe de la suivre jusqu'à ma chambre. Voulant de toutes manières me changer pour mieux quitter mon uniforme, je l'avais suivie jusque dans mon antre, avant qu'elle ne se jette sur mon lit en riant.

« Qu'est-ce qui se passe Haru ? » avais-je demandé en déposant mon instrument dans un coin de la pièce.

Elle se tortilla sur le lit avant de me présenter plusieurs paquets argentés, le sourire aux lèvres. Immédiatement je m'étais tendu et jeté sur elle pour les récupérer. Elle explosa de rire, se tortillant. « Je les ai trouvés qui traînaient par terre. T'as de la chance que c'est pas maman qui les a trouvés !! »

« Rends moi ça !! »

Elle se mis à plat ventre sur le lit, les cachant sous elle, pouffant. « Seulement si tu réponds à mes questions ! »

« J'ai rien à te dire ! »

Elle tourna son regard noisette vers le mien, m'ignorant alors qu'elle avait balancé sa question. « Tu as une copine maintenant ? »

« Non, Haru... » avais-je soufflé en m'écroulant sur son dos. Elle me sourit alors, ébouriffant mes cheveux.

« C'est le garçon de l'opéra, hein? »

Je m'étais longuement tut, la fixant.

« Tu crois vraiment pas que je suis aveugle ? C'était tellement évident, comment tu le regardes. » Elle se redressa sur ses coudes, souriant doucement. « Il a l'air d'être quelqu'un de bien, mais s'il te blesse je lui casse la gueule. »

J'avais éclaté de rire alors qu'elle avait enfin déposé les préservatifs dans le creux de ma main.

« Par contre... Maman... Enfin, tu sais bien qu'il vaut mieux éviter de lui en parler pour le moment. »

J'avais papillonné des yeux, un peu perdu. « Pourquoi ça ? »

« Elle est tendue ces derniers temps, mais sache que moi je te soutiens. »

J'avais souris largement, serrant avec douceur ma petite sœur dans mes bras. Elle lova avec douceur son visage dans mon cou avant que je ne murmure à mon tour. « Moi aussi je te soutiens. »

Heureuse, elle avait fini par me laisser seul dans ma chambre, filant aider ma mère à faire le dîner. Mes lèvres étaient immuablement figées dans un sourire apaisé, car, je comprenais que j'avais autour de moi bien des personnages bienveillants.

Les jours suivants, je n'avais pas vraiment eu de questionnements venant envahir mon esprit, et c'était joyeux que je passais mon temps en classe ou à la maison, discutant avec Haruki qui semblait être de plus en plus ouverte à moi. Elle s'intéressa au fait que je faisais enfin partie du groupe de Louis, et elle fut même radieuse à l'idée que je sois aux côtés de Hiro qu'elle estimait grandement. Elle disait qu'il était un type qui, malgré son air étrange et son allure de bad boy, savait écouter et donner de bons conseils. En effet, j'avais vite compris qu'Haru avait rapidement développé un réel sentiment admiratif pour le batteur, me demandant constamment à me rejoindre chaque fois qu'elle savait que je passerais du temps avec lui. J'étais persuadé que dans cette histoire, elle comme lui, avaient le désir d'aider sans arrière-pensée.

Un nouveau jour d'entraînement pointa le bout de son nez, et joyeusement j'avais emporté mon instrument avec moi en classe. Comme d'habitude, Mao -le crétin fan de jeux vidéo- s'était installé à mes côtés pendant mon déjeuner, ses mains soutenant son visage alors qu'il mâchait sa bouchée de riz. Mon visage se tourna alors vers moi, alors qu'il gémissait de désespoir.

« Qu'est-ce qui t'arrive Mao ? »

Il tourna son regard vers moi, reniflant longuement. « Le lycée organise une fête de fin d'année, et les filles insistent pour que ça soit un bal. » J'avais haussé les épaules alors qu'il s'était mis à me secouer, hurlant plus encore. « Mais qui dit bal, dis CAVALIERE ! »

« Tu trouveras bien quelqu'un pour t'accompagner, crétin. »

« C'est bien là le souci, les gens veulent pas vraiment y aller avec moi. Les filles de notre classe aiment les sportifs et les musiciens comme toi ! » Il s'écroula à moitié dans son bento, me fixant d'un air attristé. « Tu veux bien m'apprendre à jouer ? »

« Comme si j'avais que ça à faire... » j'avais roulé des yeux et dès lors j'avais senti le regard d'Hana se poser sur moi. Lorsqu'elle croisa mon regard, elle jaugea cela comme une ouverture, et elle se précipita vers ma place, déposant son bento face au mien.

« Aki !!! »

Cela ne me disait rien qui vaille. « Salut, Hana... »

Elle se pencha vers moi, toute joyeuse. « Je suppose que maintenant tu connais la rumeur. Un bal, c'est tellement parfait pour notre dernière année de lycée ! ça change des portes ouvertes qu'on fait chaque année à vendre des petits gâteaux. »

J'avais simplement haussé les épaules, continuant de manger. « Hummm, vous l'organisez déjà ? C'est pas un peu tôt ? »

« Pas du tout ! Il faut déjà prévoir les décorations, l'argent à récolter, faire les équipes de nettoyage et de décoration, sans oublier qu'on doit trouver une location de scène pas trop chère et un groupe qui voudrait bien venir jouer. »

Dès lors, j'avais senti que le piège se refermait sur moi.

« Toi tu fais partie d'un groupe ah oui ? Ou alors tu connais le groupe de Louis. Tu penses pouvoir le persuader de jouer au bal ?... »

Mon regard se planta dans le sien, la bouche entrouverte. C'était donc cela... j'avais passé une main dans mes cheveux avant de soupirer longuement. Me produire dans mon école était une idée aussi plaisante qu'effrayante. Mais peut-être Louis allait-il aimer l'idée ? N'en sachant rien je m'étais contenté de répondre un simple « Je lui en parlerais. » qui la poussa au bord de l'évanouissement.

« Merci, Aki ! Aussi humm... comme j'organise, s'il accepte il faudra me mettre en contact avec lui. Me donner son numéro tu vois?... »

Mon visage se tira, et j'avais directement senti cette nouvelle sensation atroce dans mon ventre. La jalousie. Mais me rassurant à nouveau j'avais hoché de la tête et elle se précipita rejoindre ses amies qui hurlèrent de joie.

Mon cœur se serra immédiatement alors que j'avais regardé la petite brune sautiller de joie. Mao de son côté se noyait dans ses larmes et son repas, jurant qu'il ne trouverait jamais de cavalière s'il devait concourir contre des personnages comme Louis. J'avais donc passé une main sur son dos, haussant un sourcil.

« T'en fais pas, tu trouveras forcément quelqu'un avec qui danser. Puis Louis est un universitaire, il ne doit pas viser les lycéennes. »

Mao tourna son visage rougit vers moi, se calmant enfin. « Dis, Aki. Toi tu as une idée de qui tu voudrais inviter ? »

« Bah pas trop... J'ai pas spécialement envie de me prendre la tête. »

Mao se pencha alors à mon oreille. « C'est juste une soirée où justement personne ne se prend la tête. Et tu sais bien ce que ça veut dire un rendez-vous avec une fille... »

Je l'avais regardé dans les yeux, plissant le nez. « Bah... pas vraiment en fait. »

« T'es con ou quoi ? Fille comme garçon ne pensent qu'à dire adieu au lycée et à la virginité ce soir-là. » Il haussa ses épaules, reposant ensuite ses baguettes.

Je m'étais directement figé, le fixant alors que j'avais le visage qui avait viré au rouge vif.

« Aki, tu me cacherais pas un truc ?... »

J'avais secoué la tête vivement, hoquetant. « Qu'est-ce que tu baves ? »

« T'es vachement rouge. T'aurais une copine ? »

« Non mais... pourquoi les gens sont carrément chelou. » lui hurlais-je en reprenant mon repas.

« Je sais pas, ma mère dit que c'est à cause du printemps. Elle a failli me broyer la tête quand elle a trouvé un paquet de capotes dans ma table de nuit. »

« Pourquoi t'en as ? T'as même pas de copine. »

« On sait jamais. Puis... En réalité, j'avais organisé des sorties avec une fille et tout, et genre tout se passait bien donc j'ai prévu de la ramener à la maison. »

« Et où ça a merdé ? » avais-je demandé, déjà au bord de l'hilarité en voyant ses joues gonflées.

« Bah en fait quand je lui ai proposé de rentrer avec moi elle a paniqué, elle m'a insulté de pervers et elle ne m'a plus jamais reparlé. Elle était persuadée qu'on était justes amis, mais moi je croyais qu'on avait plus. »

Ce qu'il venait de dire me frappa comme un coup de fouet, et si Louis pensait aussi qu'on était justes amis ?! « M-Mais attend, la fille elle t'a montré genre de l'intérêt ? »

« Bah on a diné ensemble et on est allés au cinéma. C'était pas suffisant ? »

Mon visage se figea alors, j'avais oublié à quel genre de crétin je parlais. « Bah nan c'est pas suffisant. Tu ramènes pas une fille chez toi si elle t'as même pas réussit à lui toucher la main. »

Finalement mon inquiétude s'apaisa après cette conversation, mais un sujet, lui, restait dans le coin de ma tête. Pourquoi tout mon entourage semblait soudainement si enclin à parler de rendez-vous, de bal et surtout... de sexe ! Tout l'après-midi le sujet me travailla si bien que dès que je le pus j'avais supplié Hiro de venir me chercher plutôt que Louis, ayant un besoin urgent de conseils. Sa réponse fut immédiate et bien propre à sa bêtise.

« Il sera bien difficile de garder Romeo éloigné de sa Juliette un peu plus mais... je prendrais les risques nécessaires pour vous, my lady. »

J'avais roulé des yeux en lisant sa réponse, avant que je ne me dépêche de quitter le lycée. Évidemment, c'était sans compter sur la présence étouffante de Mao qui se jeta sur mon dos, couinant.

« J'ai demandé à trois filles de m'accompagner et elles ont toutes dit non ! »

« Mon petit Aki... ! » Après avoir dévisagé Mao, mon regard se tourna vers Hiro qui s'approcha de nous en gambadant, bien déterminé à me mettre mal à l'aise.

Lorsqu'il fut à ma hauteur, il écrasa sa main immense sur mon épaule, souriant comme un dément. Je sentis dès lors Mao fondre sur mon dos, et je ne pus me retenir de le dévisager. Son regard mielleux s'était mis à rouler sur la silhouette de mon batteur, analysant tout son corps, passant de ses cheveux colorés par ses piercings et sa tenue atypique. Un instant, je m'étais même demandé si cet idiot ne s'était pas mis à baver sur mon épaule, alors que je me dégageais de son poids. Il se redressa vivement, lorsque Hiro me demanda si nous étions prêts à y aller, et sans laisser passer son occasion il hurla.

« Tu veux bien être mon cavalier au bal ?! »

Hiro se tourna vers lui, remarquant enfin sa présence. Il lui fit alors un sourire radieux. « Bien sûr ! »

Mao sembla fondre sur place alors qu'Hiro m'avait entraîné avec lui jusqu'à sa voiture, chantonnant joyeusement. Je l'avais tout le temps fixé, et ce jusqu'à ce que je ne m'installe à ses côtés dans le véhicule. Il tourna alors son regard vers moi, haussant les sourcils.

« Bah quoi ? » osa-t-il me demander.

« Tu as vraiment accepté d'aller au bal avec Mao ? »

« J'y perds rien moi. »

« Mais tu le connais même pas !! »

« Je voulais pas me prendre la tête non plus honnêtement. » Il s'attacha alors que j'étais resté bouche bée face à une telle indifférence. « Et du coup, pourquoi tu voulais à tout prix que ça soit moi qui vienne et pas Chef Parfait ? »

Je m'étais soudainement mis à rougir, tordant mes doigts avec force. « Je... J'aimerai en savoir un peu plus sur le... » Je m'étais mis à marmonner, le forçant à se pencher vers moi.

« J'entends rien Aki, articules. »

Le corps tendu j'avais fermé les yeux, serrant mes poings sur mes genoux. « SUR LE SEXE »

Silence...

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