Track 7 - First Kiss

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Hello à tous, je suis désolée pour cette soudaine absence de ma part, malheureusement, je n'ai pas eu mon PC pendant plusieurs jours donc pas moyen d'écrire ou de dessiner, un vrai calvaire! Donc voilà, j'essaierais de poster le suivant très vite! enjoy! 

« Merci encore d'avoir accepté, Aki... » souffla Louis lorsqu'il récupéra sa glace de la main du marchand. J'avais alors haussé faiblement les épaule, goûtant ma glace. À vrai dire j'étais radieux à l'idée de faire partie d'un groupe, et encore plus d'un groupe pareil, avec tant de musiciens si talentueux.

« Je suis heureux de l'avoir rejoins aussi, j'ai hâte de commencer les répétitions. »
Un lueur sombre passa devant la pupille de Louis alors qu'il s'était avancé vers la plage, les mains dans les poches. « Je ne te ferai aucun cadeau. »
J'avais pouffé un instant, mais très vite j'avais compris qu'il était sérieux. Finalement Hiro avait raison, parfois Louis pouvait être effrayant.

Avalant difficilement, je l'avais suivi sur le sable, faisant attention à ne pas faire tomber ma glace. Il regardait l'horizon d'un air amusé lorsque je m'étais remis à sa hauteur, sa veste prise entre son torse et son bras gauche. Il avait encore cet air pensif, cet air qu'il faisait en bombant le torse et en prenant une pose encore plus irrésistible qu'à l'habitude. J'avais immédiatement senti mes joues chauffer et c'est alors que j'avais replongé dans la contemplation da ma glace à la fraise.

« On fait quoi ensuite, Aki ? »
« B-Bah je sais pas... »
Il pencha la tête sur le côté, l'air amusé. « Tu me donnes un rendez-vous et tu n'as pas prévu ce qu'on allait faire ? »
Ma bouche s'ouvrit en grand, et il pouffa alors. « B-Bah, c'est que... tu vois... »
Il secoua sa main rapidement avant de s'avancer un peu plus pour arriver non loin de l'eau mais à une distance suffisante pour ne pas que les vagues ne viennent nous déranger, et il s'installa dans le sable, les jambes croisées. Un peu mal à l'aise, j'avais décidé de m'asseoir à ses côtés, me cachant presque derrière mon cornet, me disant qu'au final j'étais cliché à l'inviter pour une sortie à la plage, et en plus j'étais assez stupide pour n'avoir rien prévu.

En réalité, simplement m'asseoir à ses côtés, sentir sa présence près de moi, et son bras près du mien, était suffisant à mes yeux pour passer un bon moment, et c'était pour cette raison que je n'avais rien prévu d'autre ce jour-là. Donc, tous deux nous avions dirigé nos regards vers l'horizon, toujours fasciné par cette ligne ou la mer et le ciel se rencontraient, tandis qu'un vent iodé venait lécher la surface de la mer et de la plage. Mon regard se perdit ensuite dans la contemplation de son profil, les lèvres posées sur ma glace alors que j'osais jauger la perfection de ses traits. Or, comme s'il avait senti mes yeux qui le sondaient comme deux scanners, il se tourna vers moi pour me sourire.

« Tu n'as pas eu de soucis hier d'être rentré après l'heure ? »
« Ma mère était un peu en rogne mais ça s'est bien passé. On dirait que j'ai encore quatre ans, c'est carrément invivable. »
« Ta mère tient à toi, elle ne fait pas ça pour te faire du mal, mais pour s'assurer que tu vas bien. »
J'avais plongé mon regard dans le sien, léchant mes lèvres. « Mais toi, tes parents ils disent rien quand tu rentres tard ? »
Louis gratta sa nuque longuement, l'air mal à l'aise. « Ma famille c'est un sujet un peu délicat. »
Mordant ma lèvre inférieure je m'étais penché vers lui. « Tu veux pas en parler ? »
Il soupira, glissant ses doigts dans mes cheveux. « Ça serait t'inquiéter pour pas grand-chose. Ma famille est très spéciale, mais c'est des gens biens. Mon père travaille beaucoup, et donc il est souvent absent. Ma mère, c'est une femme forte qui hausse la voix dès que quelque chose lui déplait, et il y a pas beaucoup de choses qui lui plaisent. » Il pouffa doucement avant de poser un baiser sur mon front. « Ma famille c'est un sujet tellement ennuyeux. »
Comprenant que j'avais là joué avec une corde trop sensible j'avais décidé de poser une main sur sa cuisse pour attirer son attention. « Et tu parles couramment Français ? »
Le grand brun hocha de la tête longuement. « J'ai vécu plus longtemps en France qu'au Japon en réalité, donc oui je parle Français. D'ailleurs mes parents ne me parlent que dans ma langue maternelle. »
J'avais hoché de la tête, trouvant cela aussi fascinant qu'excitant. J'avais retiré ma main de sa jambe car bien rapidement ma paume s'était mise à surchauffer, et j'avais peur de trop vite me perdre dans mes songes inavouables. Ma main s'enfonça donc entre mes jambes tandis que j'avais continué à déguster ma glace.

Il me laissa manger en silence, me laissant profiter de cet environnement si apaisant avant que nous deux nous ne finissions notre friandise. Il se tourna ensuite vers moi, m'analysant un peu avant que je ne le voie se figer. Immédiatement j'avais observé mon corps, suivant son regard qui s'était mis à traîner dans la zone de ma ceinture. Mon premier reflex fut de vérifier si je n'avais aucune bosse ne déformant ma fermeture éclair, et constatant que rien n'était visible ici, j'avais préféré observer mes cuisses. Or, sa main s'avança lentement vers ma poche droite, extirpant lentement le fameux cadeau d'Hiro. Immédiatement mon visage vira au rouge vif alors que les nombreux préservatifs reposaient dans sa paume. La bouche entrouverte, et des rougeurs sur le haut des pommettes, il plongea son regard dans les miens.

« C'est pas c'que tu penses ! C'est ce crétin d'Hiro qui m'a forcé à les prendre après m'avoir parlé de toi. En-enfin non ! Il a rien dit sur toi ! Rien ! Il a encore sorti des conneries et je les ai refusés mais il a insisté !! »

Alors que je me perdais en explication je senti sa main glisser le long de ma cuisse, venant se poser finalement sur mon ventre. Il y exerça une pression légère, me forçant à me laisser tomber dans le sable, les cheveux en vrac. Je m'étais immédiatement mis à secouer mes mains en tout sens, continuant à m'excuser et à tenter d'expliquer la situation, mais quelque chose me disait qu'il avait cessé de m'écouter il y avait longtemps.

Il se pencha lentement vers moi, son corps me surplombant alors que j'avais enfin fermé ma bouche. Le souffle court, et le corps secoué par le malaise, j'avais serré mes doigts dans le sable. Mon regard se perdit dans le sien alors que ses lèvres s'étaient ourlées dans un sourire victorieux, bourré de charme et de charisme. Il me regardait d'un air autant amusé que... en réalité je n'avais pas les mots pour expliquer cette expression, mais une chose était sûre, j'avais la sensation que ses yeux me dévoraient déjà et une chaleur grimpa dans mon bas ventre alors que ma gorge était soudainement sèche.
Sa main qui ne contenait pas les préservatifs grimpa le long de ma mâchoire, venant finalement se perdre dans ma nuque. Comme par un reflex, j'avais amené ma main vers sa joue, rougissant alors que je sentais la douceur de sa peau sous la pulpe de mes doigts. Ma main, assoiffée d'en toucher encore plus, se glissa jusqu'à ses cheveux où mes doigts vinrent jouer avec ses mèches lisses et délicates, et qui étaient également aussi légères que du coton. C'était presqu'indécent d'être aussi doux !

Il entrouvrit les lèvres lentement, me faisant me figer légèrement, mes doigts se crispant dans ses cheveux.

« Tu sais pas à quel point c'est difficile pour moi de me retenir là tout de suite. »
Je lui avais répondu par un faible soupir, étant simplement incapable de penser. Il regarda alors sa main dans lesquels trônaient les préservatifs.
« Et donc moi qui croyais que tu n'avais rien prévu pour aujourd'hui alors que tu avais ça derrière la tête... mais tu sais j'en ai toujours sur moi de toutes manières. »
Je m'étais immédiatement redressé, appuyé sur mon coude, et dès lors j'avais regretté mon geste car son visage était à présent à, à peine, quelques centimètres du mien. Mais je refusais de me dégonfler et j'avais serré sa nuque, faisant retomber son front contre le mien. Il me regarda immédiatement dans les yeux et j'avais senti ma voix devenir soudainement plus grave. « Je n'avais absolument rien prévu du genre. Puis c'est pas sur la plage que j'imagine ma première fois. »
J'avais senti la peau de louis se couvrir de frisson sous mes doigts alors qu'il avait penché la tête sur le côté. Je sentais son souffle venir frapper contre le mien alors que son sourire était à présent amusé. Sa main qui se trouvait dans ma nuque glissa avec lenteur jusqu'à ma hanche, la saisissant avec douceur. Dès lors une explosion se déclara dans mon bas ventre.
« Serais-tu assez classique pour préférer un lit ? »
J'avais hoché de la tête alors que j'avais soudainement senti une caresse sucrée sur mes lèvres. Je m'étais immédiatement figé, les yeux grands ouverts. Avais-je réellement senti ses lèvres frôler les miennes. Il murmura alors, sa main se serrant sur ma taille.
« Un lit ça sera donc, quand tu voudras, et où tu voudras, Aki... »

Je m'étais figé un instant, me demandant si j'avais réellement entendu ce qu'il venait de dire alors que soudain une pression s'était exercée sur mes lèvres. Mon souffle se coupa soudainement et j'avais ouvert en grand les yeux. Les siens étaient clos, et je sentais qu'il bougeait lentement ses lèvres. C'était tout comme si je m'étais mis fondre dans ses bras lorsqu'enfin j'avais aussi fermé les yeux. Dès lors, les sensations étaient comme décuplées et toute mon attention se tourna sur chaque centimètre de ma peau qui était en contact avec la sienne. Mon cœur s'était mis à battre la chamade, un soupir s'échappant par mon nez lorsqu'enfin j'avais osé mouvoir mes lèvres. Je l'avais senti frémir lorsque j'avais fait de mon mieux pour suivre ses mouvements, entrouvrant mes lèvres pour mieux pincer les siennes, goûtant, affamé à ses pulpes épaisses. La chaleur qui s'échappait de ces deux croissants de chair était bien plus agréable que je ne l'aurai pensé alors que mon corps entier s'était mis à lui répondre. Ma main se glissa dans sa nuque et sur son épaule pour mieux se perdre sur son torse qui était animé par une respiration plus rapide. Mon ventre se contracta plus encore à ce constat alors que je priais le ciel pour que jamais il ne s'éloigne, continuant à toujours plaquer sa bouche sur la mienne.

Malheureusement, il rouvrit ses grands yeux verts, s'éloignant lentement. Sa bouche resta entrouverte un instant alors que j'avais papillonné des yeux. Son visage était rougi, ses lèvres enflées sans oublier qu'il avait un air fier imprimé sur son visage. Ma main se serra alors sur son col, et la voix enrouée, j'avais osé briser le silence.

« Tu veux bien m'embrasser encore ? »
Il éclata de rire, glissant ses lèvres près des miennes avant de se contenter d'en embrasser le coin. J'avais immédiatement échappé un soupir insatisfait et il passa son pouce sur ma joue. « Ne me tente pas trop, Aki... »

Il se redressa alors et m'aida à également me rasseoir. Son regard se perdit à nouveau sur mes hanches, mais cette fois, je savais que la sensation de chaleur dans mon bas ventre n'était pas anodine. J'avais alors enfoncé mes deux bras entre mes cuisses, le visage en feu, espérant que cela puisse cacher l'érection qu'il avait provoquée. Il leva alors le menton, amusé mais rougissant, alors qu'il avait déposé les préservatifs sur ma cuisse.

« Gardes les au cas où... o-ok ? »
J'avais hoché de la tête, remarquant immédiatement qu'il s'agissait bien de la première fois qu'il bégayait face à moi. « Je... Je les garderais mais je sais pas trop si c'est bien d'utiliser ceux donnés par un ami. Je veux pas penser à Hiro avant de faire l'amour moi. »
Il éclata de rire avant de tourner à nouveau son regard vers moi. « T'as pas tort, alors on ira en acheter ensemble. »
Mon visage devint aussi écarlate qu'il en était capable alors que j'avais ouvert grand la bouche. « Ma parole toi et Hiro vous êtes trop gênants !! »
Il haussa les épaules lentement avant de planter son regard dans le mien. « C'est simplement qu'avec le temps ce genre de gênes disparaissent car la simple gêne d'acheter une boîte de capotes n'est rien en comparaison avec ce que tu fais avec. »
Je m'étais tus un instant avant de serrer mes cuisses autour de mes mains. « Je me dis juste que deux garçons qui achètent ensemble des préservatifs c'est vraiment bizarre, les gens vont nous fixer. »
« Et alors ? Tu t'en fiches au final, non ? »
J'avais haussé les épaules a mon tour et sa main se déposa sur ma joue. Il m'avait souri largement avant de déposer un baiser sur mon front. « Je vois que ça te met mal à l'aise, changeons de sujet. »

J'avais hoché de la tête et dès lors il sut me changer les idées en me parlant un peu de notre petit groupe. Il m'expliqua que comme j'étais nouveau dans le groupe, nous n'allions pas immédiatement envisager des nouvelles représentations dans des Live House, et que nous allions préférer des répétitions trois fois par semaine. J'avais accepté, lorsqu'il affirma qu'Hiro ou lui allaient venir me récupérer à la sortie du lycée pour ensuite m'accompagner au studio, et que donc j'aurai à avoir ma guitare avec moi -chose qui ne me gênais pas car il m'était déjà arrivé d'emmener ma guitare en cours pour simplement aller m'amuser avec les autres guitaristes du club de musique. C'est donc avec joie que mon bas ventre s'était calmé et que j'avais fini l'après-midi à ses côtés.
Malheureusement, lorsque l'heure de retour à la maison approcha, Louis accepta de me raccompagner chez moi, tout heureux tout de même lorsque je lui avais affirmé que je le reverrais quelques jours plus tard à la répétition.

Lorsqu'il se gara devant mon bâtiment, il ne m'avait pas laissé le temps de fuir jusqu'à l'étage qu'il était sorti de son véhicule. Il en fit le tour et saisissant ma main, il me tira vers lui pour planter un rapide baiser sur mes lèvres, un sourire traduisant sa fierté ourlant ses pulpes.

« On se revoit vite, Aki... »
« Ou-Oui... Bonne soirée Louis... »
Il se détourna joyeusement et rouvrit sa portière. « Bonne soirée ! »

Il ne remonta en voiture que lorsque j'avais disparu dans mon bâtiment, et mon cœur ne cessait de frapper ma cage thoracique. J'avais titubé jusqu'à ma chambre, ma mère ne faisant absolument aucun commentaire puisque j'étais à l'heure et c'est comme une masse que je m'étais écroulé dans mon lit.

Les jours suivants j'avais passé bien trop de temps face à l'écran de mon téléphone, échangeant toujours plus de messages avec Louis qui ne cessait de s'amuser à me faire rougir. Chaque fois qu'il osait jouer avec mes sentiments, je me sentais battre des pieds dans mon lit, poussant un faible gémissement, mais je n'en étais absolument pas contrarié. Au contraire, j'en étais heureux.

Enfin, le premier jour de répétition arriva, et c'est bien joyeusement que j'avais passé la journée à trimballer ma guitare avec moi. Mes amis en classe passaient leur temps à me taquiner lorsque je l'apportais, et ce jour-là n'avait pas fait exception. Ainsi, à la pause du midi, je n'avais pas pu échapper aux questions de mes deux camarades les plus proches. Deux idiots complètement fans de jeux vidéo et qui se trimballaient toujours avec des tronches pas possibles à passer la nuit devant leurs écrans. Or, ce jour-là ils ne m'avaient pas bassiné avec leurs histoires de raid et d'autres termes qui m'échappaient, pointant plutôt du doigt mon instrument.

« Nari du club de musique m'a dit que tu allais plus souvent les voir, du coup il va être content que tu y retournes. »
J'avais gratté ma nuque, avalant ma bouchée. « Bah en fait c'est parce que je vais aller répéter avec des amis ce soir... »
Les deux restèrent bouche-bée avant qu'ils ne me bombardent de questions. « Tu joues dans un groupe ? Vous allez vite faire un concert ?? C'est les types qu'on a vu la dernière fois à ton concert ton nouveau groupe ? Comment il s'appelait le guitariste déjà ? » Ils prirent une pause avant qu'une voix féminine ne s'exclame au travers de la pièce.
« Il s'appelle Louis bande de crétins. » La petite brune s'avança vers nous, s'installant autour de moi alors que soudainement je m'étais mis à rougir fortement. « Louis est super connu à cette salle de spectacle, il rameute toujours un public immense. Mais Aki en a surpris plus d'un ! à la sortie du concert j'en ai entendu plein qui parlaient de toi comme d'un nouveau génie de la musique et qu'ils étaient impatients d'en entendre plus de toi. »
Elle plongea son regard dans le mien alors que j'avais vite détourné le regard, encore trop perturbé que là nous parlions de cet idiot de Français.
« Louis... » murmura le premier crétin avant qu'il ne se tourne vers la jeune fille. « Dis Hana, tu sais d'où il vient ? parce que Louis c'est pas japonais. »
« évidemment espèce d'idiot, il est français ! c'est à ce qu'on dit le fils d'un type très riche. Il a des yeux de rêve et son visage... »
Immédiatement ma main retomba à plat sur la table alors que ses mots avaient immédiatement provoqué une horrible sensation dans mes entrailles, comme si on s'amusait à les tordre et les déchirer. Hana avait immédiatement sursauté, restant bouche bée.
« Ok... Bon je vais vous laisser les garçons. »

Elle avait fui rejoindre ses amis, et le reste de la journée je n'avais pas plus entendu parler d'elle. Heureusement, cette sensation désagréable s'était estompée dans mon estomac mais je sentais qu'elle ne s'était pas complètement envolée. J'avais réalisé de la manière la plus inattendue et violente que Louis était un personnage qui savait éveiller la curiosité chez les gens et surtout leurs envies, et par dessus tout je me sentais en compétition à l'instant avec des dizaines de jeunes filles qui venaient à chacune de ses représentations et qui l'encensaient depuis ses débuts.

« Aki ! »

Surprit qu'on m'appelle j'avais relevé mes yeux de mon téléphone portable, passant la grille d'entrée du lycée. C'est alors que mon ventre se serra lorsque j'avais découvert que comme prévu ce n'était pas Hiro qui s'avançait vers moi, mais bien Louis, qui, enfoncé dans un de ses magnifiques costumes trois pièces, souriait aussi largement que possible. Alors que je m'étais avancé vers lui, une sensation amère s'était mise à grandir dans ma gorge, comme si j'avais une peur viscérale que les autres puissent poser leurs yeux sur mon français. J'avais immédiatement détourné les yeux, m'avançant vers lui en faisant la moue.

Lorsque je fus à sa hauteur, il glissa sa main dans mes cheveux avant que son index ne se pose sous mon menton pour me forcer à croiser son regard. Dès lors je m'étais mis à rougir aussi vivement que possible. Il me regardait dans les yeux, toujours souriant alors que j'avais mordu ma lèvre inférieure.

« C'est comme ça que tu m'accueilles ? je pensais que tu allais me sauter au cou moi. »
J'avais un instant détourné le regard, et immédiatement, j'avais pus voir que Hana se tenait là avec son petit groupe de copines, frétillant alors qu'elles observaient Louis. Immédiatement mon sang se mis à bouillir, et rien qu'à imaginer qu'elle se mettaient en tête qu'elles pourraient l'approcher m'avait fait complètement dérailler.

J'avais alors saisit sa cravate -qui au final faisait partie de l'uniforme de son université privée- le tirant derrière moi jusqu'à sa voiture. Mes jambes tremblaient et mon ventre grognait lorsque j'avais entendu qu'Hana avait tenté d'interpeller mon guitariste. J'avais pressé le pas pour arriver au plus vite à sa voiture qu'il ouvrit sans un mot lorsqu'il avait vu la pâleur de mon visage et la moiteur de mon front. Il entra simplement après moi dans le véhicule, prenant la route en silence. Le son du moteur, et l'air passant par la fenêtre ouverte avait dès lors su calmer ma panique et ma colère. J'avais alors posé mes mains à plat sur mon visage, hoquetant.

« Pardonne ma réaction, j'ai paniqué. »
Il déposa sa main sur ma cuisse avec douceur. « Tu veux bien m'expliquer ? »
« U-Une fille de ma classe t'aime bien et ça m'a énervé. Je me doutais qu'elle allait venir te parler et je voulais pas... »
Il resta silencieux un instant, s'arrêtant au feu rouge. Immédiatement après j'avais senti ses mains sur mon visage pour l'écraser, alors qu'il me regardait joyeux et amusé. Il pressa mes joues en riant. « Tu serais jaloux, mon Aki ? »
« Tais-toi idiot... »
Il pouffa alors et je le vis s'avancer lentement, et dès lors mes yeux se fermèrent.

J'avais immédiatement senti après la douce caresse de ses lèvres sur les miennes qui vint d'ailleurs apaiser toutes les aigreurs dans mon être. Cela avait même, été complètement remplacé par de la joie et de la douceur.
Ce baiser, je savais ce qu'il voulait dire. Il m'expliquait que même si cette Hana pouvait parler et rêver, celui qui embrassait ce fameux guitariste c'était moi. Mes mains vinrent alors glisser sur ses épaules, sa nuque et enfin ses joues, et je ne pus m'empêcher de sourire. Il se recula alors, et sans même avoir à dire quoi que soit, je savais qu'il avait compris qu'il avait su me réconforter. Et c'est donc avec plus de douceur que nous avions continué le chemin vers le studio, ma main serrant la sienne dès que j'en avais l'occasion.

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