Track 6- First band

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hello! Nouveau chapitre today! J'espère qu'il vous plaira!!

Dans une pression légère sur la pédale de freins, Louis stoppa son véhicule devant mon bâtiment, posa ensuite ses mains sur ses cuisses. Il avait l'air encore amusé de notre moment au restaurant, où à la suite de son annonce sur nos rendez-vous, je n'avais plus fait que bégayer, un sourire immuable sur mes lèvres. À cet instant il avait vite compris que même si je n'osais pas l'affirmer à haute voix, j'étais radieux à l'idée que tous ces instants passés ensemble visaient à nous rapprocher dans l'idée de développer un lien particulier. Ainsi, chaque fois que j'y repensais, mon cœur s'emballait avec ferveur, et je ne désirais pas que cette soirée ne se termine. Tristement je savais que ma mère m'attendait à l'étage, et j'étais déjà bien en retard sur mon horaire. J'avais donc simplement saisi la main blanche de Louis, la bouche entrouverte, et la gorge sèche. Je n'osais croire ce que j'allais à présent prononcer comme mots mais une petite voix en moi me disait qu'il fallait que je le fasse. Même si j'étais inexpérimenté dans ce genre de relations, je savais que je voulais mieux connaître ce guitariste au sourire d'ange, et donc je voulais passer plus de temps avec lui.

« Louis ?... »
Le brun tourna son regard vers moi, souriant avec toujours autant de douceur. « Oui ? »
« Je... Demain je voulais savoir si... euh... » ma voix se mis à trembler et je fermais fort les yeux. « Demain, tu veux bien qu'on se revoie ? C-Comme aller manger une glace o-ou aller à la plage ?... »
Il se figea un instant, serrant ma main, alors que je voyais parfaitement que ses joues se couvraient d'une jolie teinte rosée. Malheureusement il baissa les yeux et emmêla nos doigts. « Je suis vraiment désolé mais demain on a répèt avec mon groupe et... » il se stoppa un instant avant de sourire largement. « Mais tu pourrais venir assister à la répétition et ensuite on ira manger une glace si tu veux. »

J'avais un instant cru que j'avais été rejeté mais bien vite un sourire s'était à nouveau imprimé sur mes lèvres. C'est donc joyeux que j'avais embrassé sa joue avant de filer hors du véhicule et de me presser jusqu'à l'intérieur de mon petit appartement. À mon arrivée, ma mère était toujours installée au salon, buvant un thé à la lumière d'une lampe à pied qui se trouvait dans un des coins de la pièce. Elle était baignée d'une lumière orangée, l'air calme, mais cela n'indiquait rien de bon, tout comme l'absence d'Haruki. Le cœur serré je m'étais avancé vers elle, et c'est alors qu'elle tourna son regard rougit vers moi. Dès lors je compris que quelque chose de grave était arrivé à la maison, et je m'étais lentement avancé vers ma mère.

« M-Maman... ça va ? »
Elle hocha de la tête avant de rejeter ses cheveux en arrière. « Tu es en retard, Aki. Je sais bien que ce jeune garçon est de bonne famille, et digne de confiance, mais les règles sont les règles. Pour ce soir je te mettrais juste en garde, mais la prochaine fois je n'hésiterai pas à te punir, Aki. »
« Excuse-moi maman. »
« Vas te coucher maintenant. »

Ne voulant pas provoquer sa colère plus encore je m'étais glissé jusqu'à ma chambre à coucher, me déshabillant lentement. Ma mère était surement prise d'une nouvelle saute d'humeur qui bien souvent résultait en des cris et des larmes, et après une telle soirée, je n'avais guère le courage de supporter ne serait-ce qu'un éclat de voix.
Ainsi, après avoir ôté le costume d'Ivan, et de l'avoir parfaitement replié, je m'étais enfoncé dans mes couvertures, seulement paré de mon caleçon. La chaleur commençait à grimper dans notre appartement mal isolé et je commençais à avoir de plus en plus chaud. Un instant j'avais cru que la chaleur m'avait tenu éveillé, mais en réalité, c'était plus profondément au fond de mon cœur que quelque chose me dérangeait. Je ne savais encore mettre le doigt sur ces sentiments étranges, mais le sommeil ne me vint que lorsque j'eu l'audace de prendre la veste de Louis que j'avais oublié de lui rendre, pour l'enrouler dans mes bras avec moi dans le lit. J'avais lentement enfoncé mon nez dans le tissu, prenant une longue inspiration au travers des fibres du tissu pour être à nouveau baigné dans cette douce odeur de lavande, de savon et de sa touche de masculinité. Lorsque mon cerveau fut noyé sous toutes ces fragrances, le sommeil m'emporta enfin jusqu'au lendemain.

Au matin, je m'étais contenté de prendre mon petit déjeuner en silence, Haruki le regard absorbé par son écran de téléphone portable tandis que ma génitrice passait son temps au téléphone avec un collaborateur. L'ambiance était tendue, et je sentais que ma petite sœur évitait le plus possible de croiser le regard de ma mère tout comme le mien, semblant mal à l'aise. À mon tour j'avais senti quelque chose étreindre mon cœur lorsqu'elle m'avait complètement ignoré pour filer dans sa chambre, toujours silencieuse. Malheureusement, je ne voulais guère avoir la tête prise en étau, je voulais seulement me souvenir que j'avais eu le droit d'assister à la répétition d'Hiro et de son groupe et cela savait me remonter le moral.

Au grand damne de ma mère, je n'avais pas enfilé une nouvelle chemise, préférant mon jean noir déchiré et mon t-shirt large. Lorsque j'avais quitté ma chambre, les piercings mis en valeur, les cheveux en désordre, et surtout les vêtements sur le dos ; elle s'empressa de détourner le regard, me donnant seulement l'heure à laquelle je devais rentrer au plus tard. Je lui avais affirmé que je respecterais l'horaire avant de sortir de chez moi, baskets aux pieds. Dans mes bras, je tenais le costume d'Ivan de la veille, mais tristement, également la veste de Louis qu'il me fallait bien lui rendre un jour où l'autre. Et c'est ainsi que j'avais dévalé les escaliers de mon bâtiment.
Dans ma main droite, je serrais mon téléphone, regardant les horaires de bus pour ne pas les rater, lorsque j'entendis mon prénom être hurlé dans la rue. Étonné, je m'étais tourné vers la source de la voix, un sourire ourlant immédiatement mes lèvres. Mon ami se précipita vers moi, riant.

« Oh ! Hiro ! qu'est-ce que tu fais là ? »
« Je viens te chercher, Louis m'a dit que tu viendrais au studio avec nous aujourd'hui et il m'a confié la mission de venir te prendre. »
« oh... mais j'aurai pu prendre le bus tu sais, ça m'aurait pas prit beaucoup de temps. »
« Tu crois vraiment que monsieur parfait allait te laisser déambuler tout seul dans les rues ? puis je crois qu'à l'entrée ils te feront chier si tu es pas accompagné par un des locataires. Donc comme je serai là, tu rentreras sans soucis... »
Il commença à marcher et donc sans grande hésitation je l'avais suivi jusqu'à sa petite voiture.
« Ah j'arrive pas à croire que tu viennes nous regarder, quelle pression ! » Hurla Hiro en se mettant derrière son volant, avant d'éclater de rire. Je m'étais donc mis à faire la moue, prenant également place dans le véhicule.
« T'es pas drôle, crétin. »
Hiro continua de rire avant de prendre la route. « Nan, moi je suis total détendu mais Louis est carrément sous pression ! je l'ai rarement vu comme ça. En général, il est super sûr de lui quand il joue, mais ce matin quand il m'a parlé au téléphone il était aussi nerveux que sa première fois sur scène. Mais bon, Louis est brillant, cette tête de con. »
J'avais avancé ma lèvre en avant un instant puis je m'étais tourné vers Hiro. « Toi et Louis vous êtes amis depuis combien de temps ? »
« Deux ans déjà. En fait sa première scène était à 18 ans comme toi, et depuis on joue ensemble dans un groupe. Au début c'était difficile de lui faire accepter de jouer dans un groupe, il parlait souvent de sa crainte d'être vu. Même que la première fois qu'il jouait, il jouait sous un pseudonyme. Vraiment un type chelou parfois. »
J'étais resté silencieux pendant un instant. « Qu'est-ce qui lui a fait changer d'avis ? »
Hiro sembla partagé soudainement, un index prit entre ses dents. Finalement il poussa un long soupir. « Ivan... c'est Ivan qui lui a fait changer d'avis. »
« I-Ivan ? Je pensais que... »
« Louis et Ivan ont toujours eu une relation étrange sur laquelle je n'ai jamais su mettre un mot exact. Louis dit que jamais il ne l'avait vu autrement que mon petit frère, mais parfois j'ai du mal à le croire. Enfin BREF ! c'est de l'histoire ancienne et maintenant je crois qu'il déteste mon frère et surtout ses attitudes de petit con. Mais après Ivan est pas parfait, j'en suis conscient, mais notre petit français aussi a ses défauts. Alors dans cette histoire j'essaie juste d'agir quand un de mes amis ou un de mes proches se retrouve blessé. Alors quand ça concerne toi, Louis ou Ivan ça devient intense à gérer. » Il avait ponctué sa phrase avec un petit rire avant qu'il ne se redresse. « Mais sache que je n'ai rien contre ta relation avec Louis ! Je suis là pour vous soutenir et m'assurer que tout se passe bien entre vous ! oh d'ailleurs !! »

Il plongea sa main dans sa poche, se tortillant sur son siège avec vigueur alors qu'il ne conduisait plus que de sa main gauche. Mon cœur se serra immédiatement, et je m'étais accroché à ma ceinture de sécurité tant j'avais la sensation qu'il n'était pas un aussi bon conducteur qu'il voulait le faire croire. Heureusement, arrivés à un feu rouge il eu l'occasion de parfaitement extraire l'objet de sa recherche de sa poche, le jetant par la suite sur mes cuisses.

« T'en auras vite besoin ! Toujours sortir couvert !! »
Le visage aussi rouge que possible, j'avais posté devant mes yeux les petits paquets métalliques qui contenaient des cercles en caoutchouc. Je sentis un cri aigu quitter ma gorge avant que mon poing ne s'écrase dans son épaule à plusieurs reprises, le faisant éclater de rire. « Tu m'as vraiment filé des préservatifs ?! »
Des larmes d'hilarité roulaient sur ses joues avant que je ne grogne de colère. « Louis est pas un type innocent, mon petit Aki. Pour ça, crois-moi, tu peux te fier à son allure. »
« Qu'est-ce que tu baves encore, crétin ? »
« Rien, tu comprendras vite. »

J'avais immédiatement roulé les yeux avant d'abandonner son fameux cadeau sur le tableau de bord, mais, évidemment, lorsque nous avions quitté la voiture, il se précipita pour fourrer les préservatifs dans ma poche, hurlant qu'on ne refusait pas un cadeau qui venait du cœur. Irrémédiablement, mes joues étaient restées aussi rouges que possible, mais je n'avais pas vraiment eu le choix d'accepter pour éviter un nouvel esclandre en pleine rue. Je m'étais simplement contenté de le suivre dans un grand bâtiment sur plusieurs étages dans lesquels on trouvait les fameux studios à louer. Hiro me guida jusqu'au troisième étage, avant de se placer devant une grande porte à laquelle il frappa. Dès lors, le son strident d'une guitare se stoppa pour laisser place au son de la porte qu'on déverrouillait. La première vue qui s'offrit à moi me fit plus rougir encore. Se tenait dans l'entrée le fameux français, enfoncé dans une tenue décontractée, ses cheveux tout autant en bataille que les miens, et surtout, sa guitare posée sur ses épaules.

« Vous êtes en retard, Hiro. »
« Bouchons sur la route. » lui répondit simplement le batteur avant de filer à l'intérieur pour se placer derrière son instrument. Je m'étais alors avancé et un grand sourire aux lèvres je lui avais tendu sa veste.
« J'ai oublié de te la rendre hier, alors du coup voilà. »
Il m'avait souri doucement, la récupérant doucement. « Merci, mais c'était pas urgent tu sais ? »

Je lui avais répondu par un petit sourire alors qu'au fond de moi je m'insultais de ne pas l'avoir gardée rien qu'une semaine de plus, mais je ne me voyais pas de la rendre avec tant de retard.
Il se recula lentement, et s'avança vers un porte-manteau où il pendit la fameuse veste, et c'est alors que mon regard rencontra celui trop bleu d'un idiot. Immédiatement mon cœur se serra alors que j'avais observé Ivan, assit dans un coin de la pièce, l'air encore plus sûr de lui que jamais. J'avais levé le menton vivement, la rage se mettant immédiatement à bouillir dans le fond de mon estomac alors que je m'étais approché de lui. Je lui avais tendu son costume en silence, et il le récupéra avec toujours cet air vainqueur sur le visage. Ne voulant pas en voir plus je m'étais détourné et j'avais simplement observé Louis se replacer avec ses musiciens dans leur coin de la pièce. Il se tourna ensuite soudainement vers moi, un sourire malin aux lèvres. Il regarda ensuite en coin Ivan lorsqu'il ôta de ses épaules son Ibanez pour mieux me la tendre. Mon cœur sembla se décrocher dans ma poitrine lorsqu'il murmura.

« J'ai vraiment envie de t'entendre jouer et chanter. »
Je m'étais figé un instant avant que je ne saisisse le manche de l'instrument avant d'enfiler la sangle par-dessus mes épaules. La forme de la guitare ainsi que son poids étaient si différents de la mienne, mais une chose étrange la rendait plus confortable tout comme plus difficile à manier.

Silencieusement Louis alla s'installer sur un des tabourets en face de nous, croisant ses bras comme un père qui assisterait à la représentation d'un des ses gamins au spectacle de l'école. Hiro, déjà excité comme une puce, s'était mis à faire tourner ses baguettes entre ses doigts, et le bassiste s'était évidemment mis à râler, mais personne n'osait vraiment contredire Louis ni même chercher à le mettre en colère. Et moi-même je n'avais pas vraiment voulu refuser sa proposition, enfin, en réalité j'avais vraiment envie de lui montrer mon talent. Ainsi, après avoir ajusté mon micro, je m'étais tourné vers les deux autres musiciens.

« Vous avez déjà joué Courtesy Call ? »
Hiro se redressa. « Tu parles ! »
« Super, alors on va augmenter le tempo de la musique originale, vous me suivez pour les changements, et ça devrait bien se passer. Seulement, on va donner un peu de peps à cette musique. »
Hiro était emballé à un tel point qu'il était déjà pris à jouer des baguettes tandis que le bassiste était à présent aussi concentré que possible.

Je m'étais donc avancé vers le micro, entrouvrant les lèvres, et immédiatement je m'étais mis à chanter. J'avais changé le tempo, le doublant avant que je ne suive avec ma guitare, forçant le bassiste à rejoindre. Très vite, la batterie entra en jeu et j'avais pu un peu plus jouer, poussant toujours plus sur ma voix. Mes yeux étaient plissés de joie alors que je pouvais voir toutes les réactions que je provoquais chez Louis, qui avait peu à peu décroisé ses bras pour se pencher vers moi, les yeux grands ouverts par la fascination. À ce rythme, les accords étaient difficiles à enchaîner, mais j'arrivais encore à suivre avec ma voix, jouant dans les aigus et les graves, chantant avec autant de justesse que je le pouvais.

La musique coulait avec une facilité, et c'était d'une beauté qui me coupait presque le souffle, sans oublier cette drôle d'extase à l'idée d'être accompagné par un superbe batteur et un bassiste talentueux. Enfin, je me sentais complet, comme si je jouais finalement dans un groupe, comme si la place que j'avais toujours recherchée, je l'avais pour un petit moment. Enfin, nous approchâmes le milieu de la musique et c'est la malice dans les yeux que j'avais plongé mon regard dans celui de Louis, murmurant d'une voix grave la phrase suivante. « Make me feel it... » Je le vis dès lors frémir, sa bouche s'ouvrant légèrement, et ce jusqu'à ce qu'enfin je puisse jouer mon petit solo. Très vite, la musique s'enchaîna et mes deux compagnons, s'étaient amusés à m'accompagner dans le chant et surtout à tout donner derrières leurs instruments, et cela jusqu'à la dernière note. Lorsque nous eûmes terminés, la guitare résonna encore un instant avant que je ne couvre les cordes de la paume de ma main droite. J'entendis immédiatement Louis se redresser qu'il vint rapidement vers moi, une drôle d'étincelle dans son regard. Je l'avais regardé d'un air un peu dubitatif tandis que ses deux mains vinrent se plaquer sur mon visage rougit. Il le malaxa lentement avant de prendre une longue inspiration.

« Aki, rejoins notre groupe. »
« HEIN ! » hurla le bassiste qui s'était étouffé avec sa gorgée d'eau. Hiro, de son côté avait éclaté de rire, donnant une grande tape dans le dos du-même bassiste.« C'était prévisible enfin Yuri, idiot. »
Louis, lui, ne cessa pas de m'observer, malaxant mes joues entre ses mains. « On a pas de chanteur, et toi... Chaque fois que je t'entends chanter ça me rend dingue. S'il te plait. Rejoins le groupe. »
Je me mis à faire la moue, me disant que mon talent pour le chant n'était pas à souligner car finalement, je n'étais pas si doué que cela, mais lentement, j'avais tourné mon regard vers Ivan, qui, avait enroulé ses bras autour de sa poitrine, l'air ailleurs. Louis avait suivi mon regard, et un sourire étrange ourla ses lèvres.
« Ivan ? »
Le petit blond se redressa à l'appel de son prénom, tentant de se reconnecter à la réalité. « Tu veux bien aller nous chercher à boire avec Aki ? »
Le petit blond ne fit aucune remarque désobligeante et se contenta de saisir ma main dès que j'avais rendu son Ibanez à Louis.

Il me tira jusqu'au deuxième étage où se trouvaient des nombreux distributeurs où il paya quatre boissons. Il en jeta une dans mes bras, prenant les trois autres, alors que je n'avais pas ôté mon regard de son visage, qui, pour une fois, n'avait pas l'air plissé par la colère ou la méchanceté. Non, il était simplement normal, voir même, secoué.

« Ça va pas ? » Lui avais-je demandé alors qu'il avait levé son regard bleu vers le mien.
« Je... je ne comprenais pas pourquoi tu étais venu me voir à la représentation, je me demandais pourquoi à ses côtés était installé un parfait inconnu ? Ça a fait bouillir mon sang, et je me disais que tu avais aucune légitimité de te tenir à ses côtés. Je me suis rassuré en me disant que finalement celui qu'il était venu écouter jouer c'était moi, et que c'était aussi moi qui avais réussi à le motiver à entrer dans un groupe. Mais aujourd'hui, j'ai compris pourquoi il avait été si enclin à t'amener, à continuer à te voir, à me hurler au visage pour te rejoindre, pourquoi il avait préféré me laisser derrière hier soir pour s'assurer que tu allais bien... »
« Je suis un peu perdu là. »
Il fut pris d'un rire jaune alors qu'il avait regardé ses chaussures. « Quand tu chantes, il est fasciné, et il est pas le seul. Même si je me jurais que j'en avais rien à cirer que tu joues, j'ai pas pu m'empêcher de te regarder. Comment t'as fait pour acquérir une telle aisance, un tel talent ? »
« Vous exagérez... Je chante juste car j'aime ça, la guitare aussi. Puis il y a des voix plus belles que les miennes. »
Ivan leva les yeux au ciel avant d'enfoncer son index dans mon ventre. « De une, le chant tu peux pas le juger toi-même car ta voix tu l'entends pas exactement comment elle sonne pour les autres. De deux, la musique on la juge pas soi-même, on la partage, et c'est les autres qui sauront vous dire quel niveau vous avez atteint. Et de trois, certes, ta voix n'est pas hors de ce monde, mais la passion et les sensations que tu transmets en chantant et en jouant, elles, elles sont intenses. On sent que tu aimes ce que tu fais, on sent que tu débordes d'un talent brut qui demande qu'à être façonné. » Il roula des yeux. « Je sais même pas pourquoi je te dis ça. »
un sourire immense grimpa sur mes lèvres alors que j'avais ouvert la bouteille d'eau pour prendre une longue lampée. « Merci Ivan ! Toi aussi tu es doué au violon ! »
« ça je le savais déjà monsieur crétin ! »

Il roula des yeux et reprit la route du studio alors que je l'avais suivi, radieux. Une fois à l'intérieur, je m'étais directement tourné vers Louis qui avait remit sa guitare sur ses épaules. Je savais qu'il attendait une réponse, et surtout qu'il m'avait envoyé Ivan pour me persuader d'accepter et cela me fit rire doucement. Ce petit blond avait finalement réussi à persuader Louis de jouer dans ce petit groupe, et en ce dimanche matin, il avait également fait un nouveau miracle.

« D'accord, j'accepte ! »

Louis avait directement souri aussi largement que possible, Hiro avait hurlé de joie tandis que Yuri avait poussé un gémissement de désespoir.

« Mon dieu ! Louis va nous faire jouer encore plus longtemps pour que le nouveau apprenne nos musiques !! »hurla-t-il avant qu'Hiro ne lui lance à la figure sa serviette humide.
Amusé je m'étais avancé vers leur guitariste principal, et il glissa une mainsur ma joue.
« Ivan est une vraie tête à claque, hein ? »
J'avais hoché de la tête, riant, alors que le fameux petit blond s'était affalé dans son coin à nouveau. Intérieurement, mon cœur lui hurlait des remerciements.

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