Track 4 - Suit

17 minutes de lecture

Hello à tous! j'avais une question. connaissez vous un site web où je pourrais poster gratuitement mes dessins, qu'ils soient suggestifs ou non sans craindre aucune censure? Dans le seul but évidemment de partager les illustrations de l'histoire, et me permettre de faire ce dont j'ai envie sans craindre d'être strike.

voilà! Bonne lecture! 

Le soleil se coucha enfin, sa douce clarté orangée se faisant vite remplacer par la lumière blanche et délicate de la lune. Mes yeux se tournèrent d'ailleurs vers elle, et j'avais observé tous les creux qu'elle possédait sur sa surface, me disant qu'un jour elle avait surement dû avoir l'allure d'une grande boule blanche, sans aucun cratère ni impact.
Mes bras se nouèrent autour de mon torse, et prit d'un frisson, je m'étais un peu recroquevillé sur moi-même. Je sentis immédiatement que Louis avait quitté notre banc pour filer en direction de la voiture. Je m'étais redressé vivement, me disant qu'il m'abandonnerait ici seul, mais il avait fini par revenir joyeusement sa veste sur le bras. Je l'avais regardé, incrédule, avant qu'il ne dépose avec toute la délicatesse du monde, son vêtement sur mes épaules. Il s'assura de relever le col pour qu'il épouse les formes de mon menton avant qu'il ne sourie largement. Mes rougissements furent immédiats, et me sentant un peu idiot d'avoir imaginé qu'il m'abandonnerait, je m'étais assit sur le banc en mordant ma lèvre inférieure. Mes mains s'étaient refermées sur la veste, l'enroulant autour de mon torse avec douceur, avant qu'il ne passe une main dans mes cheveux. Je m'étais figé un instant, avant que je ne dirige mon regard vers le sien. Il regardait sa main perdue dans mes cheveux noirs, un sourire tendre aux lèvres.

« Je me disais que tu avais froid en t-shirt... »
« Merci beaucoup... »
Il me répondit par un simple sourire avant qu'il n'éloigne sa main de mes cheveux pour mieux la déposer sur sa cuisse, le regard perdu vers l'horizon. N'étant pas bien différent de lui, je m'étais perdu dans cet horizon ou mer et ciel se rencontraient, comme si l'encre marine venait lécher au loin la peinture des cieux. Un soupir de bien-être passa par mes lèvres entrouvertes. Je me sentais bien. Prit dans un cocon chaud, et assez large pour couvrir jusqu'à mes hanches, je me sentais en sécurité. Ce cocon sentait bon la lessive et le parfum de Louis, et cela m'embaumait avec une drôle de douceur. Le tissu possédait une odeur de savon et de lavande, mais par-dessus cela, s'harmonisait une odeur plus masculine.
M'enfonçant un peu plus dans le col je m'étais mis à rougir. Finalement, j'aimais bien me dire que tout ça c'était un rendez-vous...

« Dis-moi, Aki ? »
« Hummm ? » Les joues encore rougies, j'avais plongé mon regard dans le sien. L'émeraude de ses yeux brillait, et son sourire était large.
« Je voulais te demander. Tu aimes quoi comme type de musique ? »
Mon index se posa sur mes lèvres avant que je ne réponde, des étincelles dans les yeux. « Il n'y a pas de genre de musique que je n'aime pas. J'aime ce que véhicule la musique. Elle m'occupe quand je m'ennuie, me réconforte quand je suis triste, me transmet des sentiments si contradictoires. Je dirais que c'est un peu comme ça pour tout le monde, mais que moi, j'aime avoir un registre très large pour toujours découvrir une nouvelle sensation... »
Il déposa sa main sur la mienne, il leva les yeux au ciel, rougissant avec force. Il murmura. « Adorable... »
« Hein ? »
Il secoua sa tête avant de se tourner vers moi. « Tu aimes l'opéra ? »
J'avais haussé les épaules doucement. « Il m'est arrivé d'en écouter quelques-uns sur internet mais j'avoue ne jamais avoir eu la chance d'en voir un en vrai, et je crois bien que pour apprécier pleinement ce genre de choses, il faut les voir en live. »
Il hocha de la tête, semblant satisfait. « J'ai reçu d'un ami des entrées pour un opéra, il joue dans l'orchestre et il voulait que je vienne juger sa prestation. Ça te tente de m'accompagner ? »
je m'étais figé, comprenant qu'il m'invitait à nouveau à passer un moment avec lui. Mon cœur s'emballa immédiatement alors que j'avais vivement hoché de la tête, les pommettes en feu. « ça serait un honneur !! »
Il se mis à rire immédiatement avant qu'il ne fasse une petite moue embêtée. « Par contre... Le costume est de mise. »
J'avais observé ma tenue avant que je ne lui sourisse, hochant de la tête. J'avais bombé le torse, prenant un air sur de moi qui lui avait décroché un sourire amusé qu'il tenta de cacher derrière sa main. « Je serai époustouflant dans un costume, t'en croira pas tes yeux monsieur Français. »
Il avait basculé en arrière un instant, comme si je lui avais donné un grand coup sur la tête avant qu'il n'échappe un petit rire « J'en doute pas, tu es une personne déjà époustouflante. »

Il se releva, me laissant là, figé à le regarder avec attention. À peine avait-il prononcé sa phrase que la tendresse s'était lue dans son regard, et ce côté tombeur que j'avais cru lui assigner, n'en était en fait rien. Il était simplement un garçon complexe, qui, la musique dans le cœur, se produisait sur scène avec une telle force qu'elle savait vous remuer les tripes. Il était presque bipolaire. Il y avait le Louis de la scène, fascinant, sur de lui et plein de charisme, et il y avait le Louis qui préparait des pique-nique maison, qui s'occupait de vous comme l'une des choses les plus précieuses à ses yeux, et qui ne pouvait s'empêcher de rougir après avoir reçu ou donné un compliment. Cela détendit mes traits dans une moue attendrie. Lorsqu'il croisa mon regard à nouveau, ses mains déposant les restes dans le panier d'osier, j'avais su desceller une nouvelle rougeur sur ses joues.

« L'opéra est samedi soir ? »
Il hocha de la tête, rangeant enfin la nappe. « A 20 heures, donc je viendrais te chercher un peu avant pour qu'on puisse être en avance, qu'on puisse s'installer tranquillement. »

J'avais accepté, évidemment. Il nous avait ensuite fait remonter dans sa voiture, et sur le chemin je m'étais dit que ce garçon avait su me présenter une toute nouvelle facette de la musique, une facette où la passion animait les sentiments. Je devais avouer être excité à l'idée de voir un opéra, mais m'imaginer aux côtés de Louis me plaisait plus encore. Mais évidemment, j'étais curieux d'assister à mon tout premier opéra, me demandant si j'allais réellement être fasciné par une telle représentation, il s'agissait là d'une bien nouvelle expérience pour moi, mais j'en étais heureux.

Alors que le paysage défilait par la fenêtre, une main froide se déposa avec délicatesse sur la mienne, venant la serrer avec tout autant de douceur. Sa peau était lisse et fraîche, ce qui me rappela que par ma faute il n'avait pas eu de veste -veste que j'avais d'ailleurs refusé de quitter tant je m'y sentais à l'aise-. Mes mains prirent alors en étau cette main, venant la réchauffer lentement à force de friction et de souffles chauds après avoir amené sa main au plus proche de ma bouche. Lorsque j'avais jugé sa peau assez chaude, je m'étais tourné vers lui, mes mains toujours mêlées à la sienne, et je n'aurai encore jamais cru voir Louis avec un tel regard. Il fixait la route, l'air complètement chamboulé, sa bouche entrouverte et ses joues empourprées. J'avais peut-être dépassé une certaine limite ? M'en voulant de l'avoir potentiellement mis mal à l'aise j'allais retirer ma main de la sienne, mais ses doigts se resserrèrent sur les miens, ne les laissant plus partir tout le reste du chemin, si bien qu'il passa même les vitesses avec ma main au creux de la sienne.

Malheureusement, j'avais retrouvé ma petite rue et mon petit bâtiment, et il était temps de dire bonne nuit. Je m'étais lentement extirpé du véhicule, lui faisant de même car il refusait que je remonte la rue jusque chez moi seul, jouant le parfait gentleman. Cela m'avait fait sourire, et je devais avouer que j'étais radieux après une soirée si simple et pourtant si agréable.
Une fois au pied du bâtiment, j'avais commencé à ôter sa veste -à contre cœur- mais il stoppa rapidement mes mouvements en saisissant mes mains.

« Tu peux la garder pour ce soir, je ne voudrais pas que tu attrapes froid dans la cage d'escalier. » Il gratta sa nuque, mal à l'aise, car moi-même je trouvais son excuse un peu bancale. Mais je crois qu'il avait vu mon enthousiasme à porter ses vêtements, et il était trop bon pour me la retirer. Radieux je m'étais de nouveau enfoncé dedans.
« Je te la rendrais samedi soir alors ! »
Il hocha de la tête, enfonçant ses mains dans ses poches. « Je viendrais te chercher vers 19 heures d'accord ? »
J'avais hoché de la tête et il soupira longuement.
« Alors je suppose... à la prochaine ? »
J'avais hoché de la tête alors qu'il avait attrapé ma main finalement pour y déposer un dernier baiser. Il se détourna ensuite, un sourire trop charmeur sur ses lèvres.
« Bonne nuit, Aki ! »
« Bonne nuit Louis, merci pour tout ! »

Il secoua sa main avant de disparaître dans la rue pour rejoindre sa voiture. Mon cœur et ma tête étaient légers comme le coton tandis que j'étais retourné chez moi. Je ne me demandais même pas comment j'allais trouver une tenue pour samedi prochain, ni même ce que j'allais bien pouvoir dire à ma mère au sujet de mon retard sur l'horaire. Non... Je ne revoyais que ces grands yeux verts, ce regard qui toute cette soirée n'avait fait que réchauffer mon cœur.
Une fois arrivé à ma porte, je l'avais déverrouillée avec lenteur, et seulement le bruit de la clef dans la serrure avait ameuté ma sœur qui s'était directement jetée sur moi. Ses yeux, tels un radar, m'avaient analysé de la tête au pieds avant qu'elle ne me traîne jusqu'à sa chambre, ne me laissant qu'à peine le temps de retirer mes chaussures.
Elle me jeta sur son lit avant de s'asseoir en tailleur devant moi, le sourire aux lèvres.

« Il t'a donné sa veste, c'est siiii romantique ! »
« Hummmm... » j'avais froncé le nez et elle se mis à rire.
« Il t'a donné un autre rendez-vous ? »
« Samedi soir... »
Elle sembla à deux doigts de l'explosion de joie.
« On va à l'opéra. »
À cet instant elle se figea, faisant une drôle de moue intriguée. « L'opéra ? »
« Humm... Louis et moi on est des musiciens, je te rappelle. »
« Tu joues de la guitare électrique, je te pensais pas accro d'opéra. »
« Je ne le suis pas ! Je suis curieux de voir à quoi ça ressemble, puis avec Louis ça sera forcément intéressant. »
Elle poussa alors un grand cri aigu, avant que je ne me redresse, agacé par ses questionnements. C'est alors que le visage de notre mère apparu dans l'entrebâillement de la porte. « Oh tu es rentré Aki ? Tu t'es bien amusé ? »
« Hummm... oh oui ! mais je vais aller me coucher maintenant ! »

Elle me laissa filer dans ma chambre sans même commenter le fait que j'étais rentré bien après l'horaire habituel, mais j'étais persuadé qu'elle n'avait pas souligné ce fait car Louis faisait très propre sur lui et il avait l'allure d'un enfant de très bonne famille. Et les jours suivant elle n'était même pas revenu sur le sujet même, comme si elle n'avait pas été contrariée à un seul instant. Cela m'arrangea grandement de ne pas être bombardé de questions et qu'elle me laisse un peu de liberté.
Mais, alors que la semaine passait, le stress de trouver un costume était monté d'un cran, je n'avais pas de costume et je doutais que ma mère veuille bien me louer un costume pour un prix exorbitant. Et donc, comme seul recourt, je m'étais tourné vers Hiro-san. Lui donnant rendez-vous à ma sortie de lycée, il s'était adossé sur l'un des murs de l'entrée, attirant tous les regards vers lui. Filles comme garçons le regardaient d'un air fasciné, tout comme d'un air intrigué, et lorsque je l'avais rejoins j'avais entendu mes camarades discuter avec bien de ferveur.

« A... Ki... hi... KO ! » Il me sauta dans les bras, riant à gorge déployée alors que j'avais échappé un long gémissement de dépit.
« Tu es vraiment forcé d'hurler tout le temps ? »
Il se redressa, prenant un air faussement vexé. « C'est comme ça que tu me traites alors QUE JE VAIS T'AIDER A PECHO UN TYPE SUPER SEXY. POUR QU'IL TE FASSE L'AMOUR PENDANT DES HEU... »
Il termina sans phrase sous ma main qui s'était serrée sur son visage avec rage alors que tout les élèves me regardaient d'un air mi-fasciné mi-dégoûté. Mon regard vira au rouge lorsqu'il se dégagea de ma prise, amusé. « Nan vraiment p'tite tête, qu'est-ce qu'il te faut ? »
Il commença à marcher, me forçant à le suivre en vitesse, ma guitare sur le dos. « Louis m'a invité à l'opéra et je n'ai pas de costume. »
Hori éclata dans un nouveau rire fort, tenant son ventre. « Mon dieu mais c'est si ringard comme rendez-vous. »
Mon poing s'enfonça une bonne dizaine de fois dans son épaule alors qu'il essuyait ses yeux. « J'ai envie d'y aller et j'aime l'idée idiot ! »
Il se tourna vers moi en souriant avant de me donner une gentille tape sur l'épaule. « Je peux te prêter un des costumes de mon petit frère. »
« T'as un petit frère Hiro ? »
Il hocha de la tête avant de passer une main dans ses cheveux. « Il travaille dans un hôtel un peu chic et le costume c'est obligatoire comme il est serveur. Donc bon. Je lui en demanderais un, il devrait être d'accord. »
J'avais hoché de la tête, le suivant jusqu'à l'appartement qu'il partageait donc avec le fameux petit frère. « Dis, Hiro ?... »
« Hum ? » il tourna rien qu'un instant son regard vers moi avant qu'il ne regarde sa serrure pour y insérer sa clef.
« Je voulais te demander... Louis... »
Il me coupa immédiatement, glissant sa main dans mes cheveux. « Je ne dirais rien de ce qu'il m'a dit te concernant, comme je ne lui dirais jamais ce que tu me confieras. C'est le bro code. Saches que je vous taquine beaucoup tous les deux, je suis comme ça, vous rendre fous c'est ma passion. »

Il pénétra ensuite dans sa maison, hurlant au travers du salon qu'il était rentré. Une petite voix étouffée lui avait répondu depuis une des chambres. J'avais souris doucement, me disant qu'Hiro avait finalement de la compagnie, moi qui le croyais seul et reclus !
Il se dépêcha de pénétrer dans la chambre d'où provenait la voix, et après plusieurs éclats de voix et des sons de lutte, Hiro était de retour dans la pièce principale, un joli costume bleu nuit dans les bras. « Je lui ai aussi piqué une chemise, mais je me disais qu'il valait mieux éviter la cravate pour toi, et plutôt opter pour le style un peu décalé. »
« Euh, oui d'accord si tu le dis... »
Il me tira par le poignet jusqu'à sa chambre avant de plaquer le costume sur mon torse. « Change toi, faut qu'on sache si ça te va. »

Je m'étais exécuté, râlant alors qu'il n'avait pas voulu me laisser rien qu'un peu d'intimité. Enfin, au moins il s'était tourné dos à moi, mais pour une raison qui m'échappait, il n'avait pas voulu quitter la pièce.
Quand je lui avais annoncé que j'avais fini de m'habiller, il se tourna vers moi, et je vis un tic hausser son sourcil droit. Immédiatement, il s'approcha de moi, et ouvrit le col de la chemise blanche de sorte à révéler un peu mes clavicules, il arrangea ensuite les manches, avant de forcer sur mes mains une paire de gants en cuir noir. Ceci fait, il recoiffa mes cheveux rapidement, et c'est lorsqu'il sembla satisfait, qu'il me laissa m'analyser dans le miroir.

« T'en penses quoi ? »
Je m'étais regardé, les yeux grands ouverts. Loin d'être ridicule, et loin d'avoir l'allure d'un gamin qui jouait à s'habiller avec les vêtements de son père, je me sentais à l'aise dans cette tenue. Mes mains vinrent jouer avec les pans de la veste avant que je ne caresse mon col entrouvert. La taille était bien cintrée sans oublier que le pantalon épousait mes jambes sans donner l'air de flotter et d'être trop grand, et au contraire il n'était pas trop serrée non plus. Enfin, mon attention retomba sur ma paire de gants que j'avais observé, les yeux pleins d'étoiles.
« Hiro-san, c'est trop stylé. »
Il se mis à rire doucement alors que sa main retomba sur mon épaule. « Je t'en prie. Par contre si tu ne me le rends pas vite Ivan va me faire une crise. Ça te gêne pas de le rapporter dimanche ? »
« Non, bien sûr que non ! merci Hiro! C'est juste parfait !! »
« Au plaisir, j'aime relooker les gens dans mes heures perdues. »

Après m'avoir rendu mon uniforme du lycée, et m'avoir laissé me changer, il glissa le costume dans une grande housse protectrice. Ensuite, craignant le courroux de son petit frère, il m'avait invité à aller boire un café dans une petite boutique en ville plutôt que de rester à l'appartement. Il me parla de tout et de rien, enfin, il parla surtout de son petit groupe et à quel point Louis pouvait être un dictateur, ce qui me fit un peu rire rien qu'à l'imaginer. À mes yeux, louis avait beaucoup trop une tête de chaton que c'était presqu'impossible à imaginer, mais Hiro-san semblait être sincère, et quelque chose me frappa. Évidemment qu'un aussi grand fan de musique allait être sûr de lui et exigeant, et étrangement, l'imaginer si dominant ne me dérangea pas, bien au contraire même.

« C'était cool de prendre un café avec toi, Aki. » Me souffla Hiro alors que nous étions arrivés devant mon bâtiment. « N'oublie pas pour le costume d'Ivan, et ne l'abîme pas non plus. »
« j'en prendrais très grand soin, Hiro-san ! Quand je le rendrais je remercierais ton frère moi même ! »
« Si tu veux... » Il gratta sa nuque avant de soupirer longuement. « Ah fais chier... » Il se pencha vers moi et apporta sa bouche à mon oreille. « N'oublie surtout pas de mettre les gants ok ? »
J'avais hoché de la tête, un peu perturbé par sa soudaine attitude. « Bien sûr, c'est surement le meilleur accessoire dans toute cette tenue. »
Satisfait par ma réponse, il m'avait laissé rentrer chez moi, filant sur le chemin de retour.

Enfin, le soir tant attendu arriva, et contrairement à la fois précédente, je n'avais pas passé tout mon samedi sur ma guitare pour mieux prendre soin de moi. Je ne voulais pas avoir l'air d'un idiot dans mon costume et c'est avec l'aide de Haruki que j'avais réussi à me préparer. Se prenant au jeu, elle avait bien voulu prendre un peu de son temps pour passer son lisseur dans mes cheveux, cela m'aida donc à les coiffer, dégageant une partie de mon visage en fixant une partie de ma chevelure sur le côté dans une mèche légère. Elle m'avait également aidé à bien arranger le costume sur mes épaules et elle insista pour me maquiller. Je n'étais pas très fan de l'idée, mais, sachant qu'elle était plus douée que moi en ce qui concernait la mode, j'avais abandonné, me laissant faire.

Dans sa grande pitié et miséricorde, elle se contenta de seulement mettre de la couleur sur mes lèvres à l'aide d'un baume rouge. La couche légère qu'elle avait appliquée était assez discrète pour que cela ait l'air naturel, avant qu'enfin je n'enfile la paire de gants noirs que Hiro voulait tant que je porte. Haruki les regarda glisser le long de mes doigts avant qu'elle ne plaque ses paumes sur ses joues. Elle me regarda des pieds à la tête pendant que je réarrangeais mes manches, avant qu'elle ne pousse un couinement faible.

« Aki, tu es superbe comme ça !!! »
« Merci Haru pour ton aide. »

Elle m'affirma qu'elle était aussi très heureuse de m'avoir aidé avant qu'enfin je ne pénètre dans le salon où ma mère mettait déjà la table pour le dîner. Lorsqu'elle croisa mon regard, sa main se resserra sur l'assiette qu'elle tenait avant qu'une grosse larme ne dévale le long de sa joue. Elle abandonna l'assiette au milieu de la table avant qu'elle ne plaque ses deux mains sur mes joues. Elle écrasa mon visage avec douceur avant de sourire largement.

« Tu es magnifique mon fils ! » Elle fit tourner mon visage en tout sens avant qu'elle ne fasse une petite moue en voyant mes oreilles toujours ornées de mes bijoux. Mais il était hors de question que je ne les retire, justement je trouvais qu'ils sciaient parfaitement au style décalé que voulait me donner Hiro-san.
« Maman... »
« Tu es vraiment beau comme ça, ce garçon te rend réellement brillant ! »
Haruki sursauta soudainement et se précipita vers la porte où on avait déjà entendu des petits coups annonçant l'arrivée de mon Français.

Mon cœur se serra immédiatement lorsque Haruki s'était mis à parler avec Louis, le saluant avec beaucoup de politesse, avant qu'elle ne hurle mon prénom au travers de la pièce pour attirer mon attention. Prenant une longue inspiration je m'étais avancé jusque dans l'entrée, et immédiatement mon corps sembla bouger avec plus de difficulté encore. Dans l'entrée, se tenait un Louis encore plus brillant et parfait que la fois précédente. Ses cheveux châtains étaient rejetés en arrière et maintenu en place grâce à ce qui semblait être de la cire, lui donnant un air encore plus supérieur. Il portait un magnifique costume noir, et les mains dans les poches, il bombait le torse. Mais son visage était différent de d'habitude, pas un seul air supérieur n'y trônait, seulement des rougeurs vives qui avaient mangé ses joues alors que son regard glissait le long de mon corps. Il analysa ma tenue de la tête au pieds avant de gratter sa nuque en prenant une longue inspiration. Je m'étais alors regardé, me demandant si quelque chose clochait, mais Haruki me coupa dans mon interrogation en écrasant mes orteils pour me notifier qu'il me fallait enfiler mes chaussures.

Jurant dans ma barbe contre cette diablesse, j'avais enfilé mes souliers avant de m'avancer dans l'entrée. « Maman, je t'enverrai un message pour quand je serai de retour. À plus ! »
Haruki nous fit rapidement signe de la main et nous ferma la porte dessus dès le moment où nous avions mis un pied dehors. J'avais déjà fait quelques pas, mais remarquant que Louis ne suivait pas, je m'étais simplement stoppé pour l'observer en souriant.

« On y va Louis ? »
Il tourna son regard bien trop émeraude vers le mien avant de s'avancer d'un pas sûr vers moi. Il me força à reculer de quelques pas avant que mon dos ne rencontre le mur de la cage d'escalier. Son corps se courba par-dessus le mien un instant, son bras reposant sur le mur sur lequel j'étais aculé. Il soupira longuement, avant qu'un grand sourire ne grandisse sur ses lèvres.

« Je savais que tu serais époustouflant mais là... C'est presqu'injuste d'être aussi parfait... »
J'avais papillonné des yeux et sa main glissa dans la mienne, me tirant à sa suite alors qu'il prenait enfin les escaliers. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine... « Allons-y, tu as raison... »

Mon cœur tambourinait... et tambourinait... quelle étrange sensation...

J'espère que ça vous a plu!et que vous avez passé un bon moment, plein de bisous! On se revoit vite pour le prochain chapitre :)

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