26 - L’école des murmures

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Je voulais remercier toutes les personnes qui continuent à me suivre, à mettre de petits cœurs encourageants et à donner des avis. Ça me motive vraiment à continuer, donc un grand merci à vous. Comme c’est le 1er jet, il peut y avoir des moments où ça manque de profondeur, alors surtout si vous avez envie que je détaille certains points n’hésitez pas, j’ajouterai tout ça à ma deuxième relecture. <3


Haru songea que Lena avait trouvé là quelqu’un d’incroyable. Il se sentait moins effrayé par toutes ces nouveautés et bien plus en confiance sur ce qui allait arriver. La sonnerie retentit et la femme de l’accueil attendit dix minutes avant de les ramener à la salle. Elle les fit poireauter cinq minutes encore devant une porte fermée avant de frapper trois coups directs.

Monsieur Rizzo ouvrit la porte et les laissa entrer. Il prit le relais et remercia sa collègue qui s’effaça rapidement. Haru n’avait même pas retenu son nom. Il suait dans son uniforme et se pétrifia devant autant d’élèves.

— Deux nouveaux étudiants vont intégrer aujourd’hui la classe, expliqua le professeur. Je vous demanderai de bien les accueillir.

Il se tourna vers les deux arrivant, un sourire torve sur les lèvres, comme s’il n’était pas très habitué à se montrer si chaleureux.

— Présentez-vous ! exigea-t-il d’une voix qui redevint vite autoritaire.

Hotto prit les devant sachant qu’il devait montrer l’exemple à Haru. Il se courba légèrement et se fit le plus convivial possible.

— Je me nomme Hotto Peri de la lignée Feya, je viens de la région nord et j’ai hâte de vous rencontrer.

Il se recula ensuite pour laisser Haru faire de même, seulement le jeune garçon se retrouva pétrifié. Les yeux de tous ces gens qui ne lâchaient rien de ses faits et gestes, lui firent vite perdre ses moyens. Il se mit à bafouiller, à son grand désarroi.

— Je… je suis Haru Plum, du clan Plum, enchanté.

Il se courba légèrement, laissant ses cheveux masquer son visage tandis que nombre de murmures s’élevaient dans la classe. Le prof de math se racla la gorge, surpris lui aussi.

— Plum, répéta-t-il comme s’il voulait s’assurer de ses propos.

Haru put tout de suite sentir tous les regards changer, passer de la curiosité à la crainte et l’envie. Hotto qui connaissait très bien le comportement des gens, sentit rapidement que cela pouvait dégénérer. Leur prince était si convoité, une attention de sa part et cela pouvait avoir de très grandes répercussions, positives comme négatives.

— C’est un membre éloigné du clan, il n’a que peu de lien avec notre prince, informa Hotto en se mettant en avant pour que tous le prennent à nouveau en considération.

Cela parut convenir car le calme revint vite. Monsieur Rizzo prit en note l’assurance de son nouvel élève, il l’étudia longuement avec l’impression de l’avoir déjà rencontré, puis ne le restituant pas, leur assigna une place. Haru fut bien content de se retrouver à côté d’Hotto, il craignait tellement tous ces nouveaux visages qu’il n’arrivait pas à se détendre.

Le prof de maths attendit de les voir sortir leurs cahiers respectifs pour reprendre son cours. Le loup garda le silence, mais agonisa tout du long. Il ne comprenait rien si bien qu’il avait fini par ne plus écouter. Il avait malheureusement pensé que cela ne se produirait que pour cette matière, mais se trompa lourdement. Rapidement, il comprit combien il avait manqué d’éducation et combien Christo et Lena devait le prendre pour un enfant. L’envie de les contacter pour fuir l’avait titillé plusieurs fois, mais Hotto affichait un sérieux et une volonté de l’aider tel qu’il se voyait mal stopper tout d’un coup.

— Haru, l’appela-t-il d’ailleurs alors que son visage semblait vouloir fusionner avec les pages de son cahier. Il est temps d’aller manger.

Le garçon poussa un soupire désespérer en voyant ses camarades lui jeter des regards désapprobateurs. Il s’était endormi et se saisit de ses affaires sans grande vigueur. Hotto le pressa à s’activer alors qu’il sentait que les autres élèves n’appréciaient pas son manque de respect. Ils se dirigèrent vers le grand réfectoire où un monde monstre envahissaient les lieux.

De mauvaise humeur, Haru ne masqua pas son mécontentement. Il détestait la foule, les cris et l’agitation que recelait cet endroit.

— Ton frère nous attend au centre, lui rappela Hotto.

— Boff, grogna Haru. Je préfère me tenir à l’écart, trouvons une place dans un coin.

Hotto approuva par un sourire nonchalant et ses yeux errèrent de droite à gauche avant de trouver la place parfaite. Haru le suivit, tout à fait désemparé. Il se demandait bien comment il pourrait rattraper ses gens qui avaient étudié toute leurs vies.

— Je déteste ce lieu, informa-t-il comme si son nouvel ami ne l’avait pas déjà compris.

— Ouai, ce n’est pas l’endroit le plus fou, approuva-t-il en abaissant légèrement ses lunettes de soleil qui ne le quittait jamais.

Haru s’assit rapidement puis observa la salle dans sa totalité. Elle était gigantesque, si bien qu’un brouhaha insupportable s’en élevait. Il remarqua sur la table du centre Bror, entouré de ses amis. Il était en grande discussion et Haru ne se voyait pas du tout aller le déranger dans un tel moment.

— Tu devrais aller le prévenir que nous sommes là, il va s’inquiéter sinon, lui dit Hotto en effectuant un petit mouvement de tête dans la direction qu’il observait.

— Il n’a pas l’air inquiet, contredit Haru dont l’humeur ne s’arrangeait pas.

— Il ne le montre pas, c’est tout.

Le garçon souffla d’agacement. Il sentait que ce serait bizarre de l’approcher alors que tous ses amis l’entouraient.

— Je vais lui envoyer un message à la place !

Le jeune loup sortit son téléphone de sa poche avant qu’Hotto ne le retienne d’une poigne de fer et ne l’oblige à le ranger.

— Ce n’est pas vraiment autorisé. Malgré le monde on pourrait croire que personne ne suis le règlement, mais c’est tout le contraire. Cette école est réputée et coute très chère. Tous ces gens sont soit des bénéficiaires de bourses ou ont de remarquables parents riches. Aucun ne risqueraient de se prendre un blam pour si peu. Va le voir, ça ne te coutera rien. Tu ne peux pas vraiment te permettre de perdre des points alors que ton niveau est celui d’un enfant de primaire, gronda Hotto qui se montra inflexible. Et puis, tu vois ces gens qui portent un foulard rouge ?

Haru se retourna pour observer ces élèves dont la mine était dure.

— Qui sont-ils ?

— C’est un peu comme la police, ce sont souvent des gens qui se sont portés volontaire. C’est très bien vu si plus tard tu veux travailler dans les forces de l’ordre.

Haru se détourna alors qu’il venait de capter le regard de l’un d’entre eux. Il rentra la tête dans les épaules et grimaça. Il poussa un soupir désespéré alors qu’il se sentait enfermé par ces règles qu’il ne comprenait pas forcément.

— Très bien, je vais aller le voir, mais j’ai l’impression que je vais lui faire honte, lui envoyer un message serait bien plus pratique.

— Ce n’est vraiment pas autorisé, en urgence seulement.

Haru avait les mains tremblantes. L’idée même de s’approcher de Bror alors que son cercle d’ami l’entourait, le terrifiait. Ils impressionnaient tous, à rire et discuter ensemble, que le garçon ne savait pas du tout comment les aborder.

— Tu y vas juste pour lui dire que tout va bien et tu reviens, il n’y a rien de compliqué à ça, assura Hotto.

Il s’empara de sa fourchette pour commencer à déguster son plat. Lui, il avait simplement faim et ne voyait là aucun problème, toutefois pour Haru, c’était une toute autre histoire.

— Hum… oui, ce n’est pas compliqué.

Il parla si bas qu’Hotto ne l’entendit même pas. Si seulement il avait plus de courage et moins peur du regard des autres. Après avoir pris une grande inspiration, il se dirigea vers la table bondée. On l’observa d’abord avec curiosité, puis lentement les gens se turent tandis qu’il approchait le point central de la table. Le jeune loup commença à cacher son visage derrière ses cheveux châtains, puis il tapota l’épaule de son frère les mains pleines de sueur.

— Br… Bror… commença-t-il trop bas pour être entendu, mais son cadet se retourna pour le considérer avec joie.

Haru ne supportait pas ce silence dérangeant qui avait pris place à la table. Il avait l’impression d’avoir perturbé l’ordre établie.

— Ah, je commençais à m’inquiéter, dit-il soulagé. Ça s’est bien passé ? Est-ce que…

— Tout va bien, assura Haru rouge comme une tomate. Hotto et moi on mange dans un coin plus calme, c’est mieux comme ça. Je voulais pas que tu t’inquiètes !

Il avait parlé si vite que Bror dû mettre un certain temps avant de tout comprendre.

— Mais tu peux manger ici. C’est ce qu’on avait prévu et…

— Mais je préfère être là-bas.

Haru se saisit de ses mains, l’air suppliant, pour lui faire comprendre ô combien il ne voulait pas s’asseoir ici. Peut-être son frère se rendit-il compte de ses tremblements, du regard que portaient les autres sur lui et de cette différence qui les séparait. Haru n’était pas sociable comme il l’était. Bror comprit qu’insister lui ferait plus de mal que de bien et approuva discrètement sans pour autant masquer sa peine.

— Très bien, on rentre ensemble de toute façon. Ne fais pas de bêtise !

Il lui sourit pour le rassurer bien qu’il n’y mette pas tout l’entrain du début. Haru grommela et le libéra pour retourner dans son coin où il se sentait plus à l’aise bien que le regard de Bror ne le lâche qu’après un moment.

— Ton frère n’est pas content, remarqua Hotto.

— Je sais qu’il ne voulait pas faire de différence entre moi et ses amis, mais je ne me sens pas à ma place là-bas.

En effet, pour Haru, ces étudiants avaient tous l’allure qui les rendait parfait, coupe de cheveux, maquillage, ongle manucuré, parfum… Il n’y avait pas de place pour le loup qu’il était, soit sale et désordonné.

— Mais si tu ne fais pas d’efforts tu ne les connaîtras jamais et ne t’intègreras pas !

Haru ne put contredire l’argument d’Hotto. Il préféra se focaliser sur la nourriture et la comparer à celle de Togoo. Ce n’était pas mauvais, mais manquait cruellement d’innovation.

S’intégrer, songea-t-il, le pouvait-il vraiment ? En avait-il seulement envie ? Voir tous ces groupes ensemble ne lui disait rien. Il aimait bien observer, mais en faire partie était autre chose. Il voulait apprendre, il voulait surprendre son prince pour qu’il arrête de le voir comme un enfant. Il voulait évoluer et grandir surtout, surement cela ne se faisait pas sans les autres. Bror et Hotto avait raison mais que dirait les élèves alors que sa vie n’était en rien comparable à la leur ? Aurait-il même des points communs avec eux ?

Pour le moment, seul lui importait son évolution. Il voulait devenir meilleur pour ne pas avoir honte de se tenir aux côtés de Lena et Christo.

Oui, c’est mon but à moi, le secret de mon cœur. Pour gagner son respect je dois devenir meilleur !

Ils terminèrent rapidement leur repas et se dirigèrent vers la bibliothèque où Hotto s’installa comme s’il y avait passé sa vie. Elle était rustique et incroyablement vaste où se succédait chaises et table de qualité, le tout finement décoré par des moulures anciennes. Mais ça ne valait pas le manoir.

Haru se rendit compte qu’il avait envie de rentrer et trouvait la journée longue.

— Bon, souffla Hotto en retirant ses lunettes de son nez et sortant de son sacs nombre de livres conséquent. Ça ne va pas être facile, mais durant ce premier moi, tu vas devoir apprendre à lire et écrire correctement, cela va être notre objectif premier ! Les mois prochains à te remettre à niveau. Je te préviens, tu ne vas pas pouvoir faire grand-chose d’autre qu’étudier et cela va me permettre de voir à quelle vitesse tu enregistre ce que je dis.

— D’accord.

Haru ne savait pas vraiment quoi dire d’autre. L’assurance d’Hotto impressionnait. Son regard joueur et indifférent avait disparu pour laisser place à un homme sérieux au savoir conséquent.

— Tu vas être malade trois mois !

— Quoi ? sursauta Haru. Mais je viens à peine de commencer.

— Écoute, c’est ça ou tu te fais virer derechef au premier contrôle. L’argent ne fait pas tout, il faut avoir la moyenne pour rester ici ! Si tu pensais que tu pouvais vraiment arriver comme ça sans rien savoir du monde, tu te trompes lourdement !

Haru ne dit rien devant les mots prononcés avec force. Il savait qu’Hotto avait raison, mais se sentait peiné par la façon dont il lui exposait les choses.

— Trois mois, répéta-t-il un peu déçu.

Mais au fond il était soulagé, car cette petite matinée l’avait achevé.

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