Glossaire

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Zhyoom possède nombre de ressemblances avec notre Terre mais surement moins que les différences. Si certaines sont bénignes et même largement abordables pour un esprit humain, d’autres sont carrément déstabilisantes et étranges. Il est clair que dans cet ouvrage nous avons traduit le plus précisément possible les termes zhoumains d’une part pour fluidifier le récit et, surtout, pour ne pas rebuter outre mesure. Ce fut compliqué quand ils touchaient le domaine des Valeurs, si importantes pour les zhoumains. Leur ancienneté, par rapport à notre civilisation, semble tellement « génétiques », certaines absolument naturelles et évidentes et pourtant si peu appliquées sur notre Terre ; d’autres, avouons-le sont quasi impossibles, imbuvables et comme sorties tout droit de l’imagination d’utopistes ou extrémistes, sectaires.

Ainsi nous autres êtres humains, sans heure, date, semaine, mois, années, serions certainement totalement perdus. Probablement que certains même prendraient le chemin de la folie. Cet aspect, nous n’avons pas pu totalement l’atténuer et, même nous, parfois, sommes un peu désorientés par ce qui pourrait ressembler à un sacré flou.

C’est ainsi que nous avons décidé de récapituler certaines notions à la fin de cet ouvrage afin de les développer quelque peu sans ordre chronologique, ni d’importance supposée. Nous avons aussi apporter quelques précisions sur les animaux cités et les plantes parfois. Certaines références ne sont pas forcément citées dans l’ouvrage précédent mais nous avons estimé qu’elles pourraient apporter certains éclaircissements.

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Sy’Phet : L'éducation dans sa globalité et tous ses aspects. Comme vous le découvrirez au fur et à mesure, l'éducation zhoumaine est à mille lieux d'une terrienne. Elle englobe un nombre de domaines étendues. Ainsi pouvons-nous dire que le mariage en est une part entière comme peut le laisser deviner son nom. Sans craindre d’erreurs d’interprétation, entrée en Sy’Phet se fait à la naissance et se quitte au décès !

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OX : Tout ce qui se rattache à la vie dans son aspect lieu, endroit, maison, etc.

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St’louse : La plante des Messagers, très commune, équivalente de l'herbe qui ne serait pas tout à fait une pelouse, pas tout à fait une prairie, un croisement des deux et donc la particularité principale est qu'elle ne partage pas son espace. Là où elle croit, aucune autre plante ne survit. Il serait aisé de croire qu'elle aurait pu coloniser entièrement la planète mais en réalité elle occupe certains espaces, pas d'autres, pour des raisons pas toujours très claires. Les surfaces de st’louse sont très délimitées, avec de véritables frontières nettement marquées. De nombreuses tentatives de réimplantations ont eu lieu, en vain. Cette herbe pousse en gros là où l'on ne voudrait pas l'y voir croitre et l'environnement n'y fait rien. Elle pousse sous divers climats aussi différents les uns des autres, aussi bien en ambiance tropicale que sibérienne. Elle est auto suffisante en somme comme l'a démontré le décodage de son génome. Certains ont émis l'hypothèse qu'elle serait en fait une création à part entière mais il n'y a aucune preuve tangible de cette éventualité. Comme sa présence remonte aussi loin que la présence zhoumaine, il n'y en aura jamais. Elle fait partie de la culture, dans tous ses sens et son caractère utile de fourrage à la récolte régulière à qualité constante la rend quasi indispensable. Elle sert à tout mais son utilisation autre que fourrage implique des dangers. Il est d'ailleurs curieux que le fait de l'ingérer pour les animaux n'ait aucun effet secondaire.

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F'reils : zone franche, foire à tout, lieu de négociation, sorte de no man's land complètement neutre où chacun pouvait se rencontrer, sans armes. Curieusement les seychouaines respectaient ces endroits. Bien après la disparition de ce peuple, des fouilles révélèrent que l'origine de ces zones avaient été créées par les A'Sey, tribu d'origine des seychouaines.

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Spui’vreil : Plante, genre liane à l’origine du chatlon produit des fils que la stra’vgal tissent à partir des lianes. Ils vivent en symbiose complète. Sans cette dernière la plante croit mais ne survit pas plus d’une saison. Associée à la stra’vgal, elle se perpétue à l’infini et se dote de qualités mimétiques lui permettant de se confondre avec son environnement.

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Stra'vgal : Animal ressemblant fortement à l’araignée, très évoluée, vivant en une société très structurée. Elle a fini par disparaitre sans raison claire n’ayant pas vraiment de prédateurs. Son habitat, mi grotte, mi terre, pourtant préservé ne l’a pas empêchée de s’éteindre. Il est à noter, sans cause à effet vraiment établi qu’elle ne survécut qu’une centaine de périodes après la disparition des Sey’chouaines. Des nombreux restes retrouvés, il n’y eut aucune indication d’une cause possible. Ils étaient sains, non porteurs de quelconque virus ou maladie ou de signes de dégénérescence. Un mystère zhoumain de plus !

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Chat’lon : Etoffes faites avec le produit des fils nés de la symbiose stra’vgal et spui’vreuil, extrêmement solide, léger et aux qualités mimétiques conservés après récolte sur la plante.

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Gri’ftin : Petit félin des plaines zhoumaines, à la sauvagerie inversement proportionnelle à sa taille. Faisait partie des rares animaux n’attaquant pas uniquement pour se nourrir. N’hésitait pas le cas échéant à s’attaquer aux zhoumains adultes comme enfants.

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Nu'If'Ey : La progression cosmique au sens Sey’.

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Ac'Try'Mi : Partie de la population déshéritée par la nature, mentalement et physiquement. Hautement protégés, en tuer un vous garantissait la justice la plus terrible Sey’, souffrances longues et intenses comprises.

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Ö'Sey : Les « gardiens de Dieu » exclusivement occupés à garder les Ac'Try'Mi, tous les déshérités physiques, mentaux. C’était une tâche très hautement honorable menant à l’accès direct au Paradis des Sey’.

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Y’ul’Avi : Le suicide Sey’ qui par bien des côtés ressemble plus que fortement au seppuku sans la volonté de douleurs expiatoires nippon.

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Ui'Sto’R : Code d’honneur de la guerre pratiquée pendant le moyen-âge zhoumain qui prévalut l’équivalent de 4 siècles humains. La guerre perdue par A’Sey face à Icht’Rye démarra son déclin. Son application tenait grandement à la puissance de cette nation qui durant quatre siècles étala son hégémonie.

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Re'hou'Re : Le mariage A’Sey qui perdura quand le pays deviendra Sey.

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Sey'Ac'Vy : Cérémonie dite de la Progression au cours de laquelle se déroulait un défilé, une remise de trophées, un étalage des prises de guerre, un cérémonial de soumission des battus envers Roi, l'exécution des traitres, des lâches et des ennemis refusant la soumission et une immense fête de deux jours où presque tout était permis. Chaque victoire donnait lieu à un véritable bond démographique ainsi qu'une reconfiguration de castes au travers d'un processus assez trouble mais dont la base principale était toutes les naissances hors Re'hou'Re. Aucun enfant ne pouvait se retrouver en état de non reconnaissance. De facto, tout enfant né à l'issue de cette période se retrouvait dans le foyer le plus supérieur des deux géniteurs. La cérémonie autorisait même relativement souvent à l'union Re'hou'Re sans passer par les cases traditions et conventions.

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Sy’Phe’Ty : Au mot à mot de la traduction, le mariage mais là cesse toutes ressemblances avec les formes de mariage terrien. Le mariage religieux et/ou civil n'a pas de sens sur Zhyoom et n'existe pas.

Dans le quotidien, il faudrait plutôt penser à union civile librement consentie et assumée encore que civile n'a pas le même sens. Il ne s'oppose nullement à un quelconque état religieux. Sa réelle signification serait une forme associative des mots respect, politesse, citoyen ; citoyen encore un mot qui n'a pas tout à fait le même sens commun terrien. Le citoyen zhoumain désigne l'être qui admet les us et coutumes de la terre sur laquelle il se trouve à un instant T sans chercher à imposer ni ignorer ce qu'il est.

Dans le quotidien, point de ressemblance unique, c'est un contrat moral non formalisé et sans signe distinctif évident. Comment se reconnaissent-ils ? Dans l'usage, un couple utilise des pronoms particuliers dont la traduction donne : je-nous, nous-je, moi-toi, moi-nous, lui-nous, etc. Il est facile d'appréhender ainsi les multiples variations et subtilités que cet usage peut induire. Ces pronoms sont exclusivement utilisés par les partenaires du couple. Il ne viendrait pas à l'idée de nul zhoumain de s'adresser à un couple en disant toi-vous par exemple. L'usage est de dire vous à un couple, tu a un individu. Nous sommes encore face à une traduction littérale dont il faut exclure la connotation vouvoiement, tutoiement. Aspect qui n'existent aucunement dans la civilisation zhoumaine. Il existe différentes sortes de vous et de tu spécifiquement dans les intonations mais qui sont toutefois précisées grammaticalement par l'adjonction de l'équivalent de la lettre Y. Ainsi le vous d'un couple, G', celui d'un groupe connu, G'Y, d'un groupe étranger, G'R'Y, n'ont pas le moindre rapport. Utiliser l'un pour l'autre était une insulte, ni plus, ni moins, une atteinte considérée à l'instar d'un viol moral.

Clairement, le Sy’Phe’Ty est une union très fusionnelle sans, normalement, d'effet castrateur ou d'annihilation de la personnalité propre de chacun. C'est une véritable construction qui doit parvenir à joindre chaque aspect de chaque individu. Les zhoumains ont une conscience aiguë de l'individualité en qu'élément d'une partie d'un tout. Leurs unions doivent donc en être les symboles. Le but est de parvenir à ce qu'illustre cet axiome quasi fondateur de la Bor’And’Ja : « A trois nous sommes plus forts ! Il y a le Toi, le Moi et enfin le Nous !

Un autre terme, Si’Ft’Ty surgi pour indiquer l'union zhoumaine mais la garantie d'origine n'est pas certaine. Le mot est bien en langue zhoumaine mais ne semble pas d'un usage courant ou dénote un âge très récent. Nous n'avons pu que le traduire par « géméllaire », mot inventé dont le sens est le plus proche de ce que nous avons pu comprendre. Il semble, sans garantie, que le terme soit passé dans la langue courante vers la toute fin de Zhyoom. Nous avons trouvé une trace d'explication de sa signification sans pour autant en connaître la méthode. Il a donc les mêmes caractéristiques que le Sy’Phe’Ty mais avec un volet « fusion mentale » bien plus poussé. Le lien avec l'atelempathie semble évident, le moyen moins.

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Le temps, Az' X'Jy, Az'Tu'X : la Période, la Saison. Comme vous avez pu le constater, les zhoumains n’ont pas une multitude de termes et références au temps comme sur Terre. Pas de montres, de calendriers, de semaines, mois. Un seul point pourrait concorder, l’année. Encore est-ce tout relatif.

— La Période, Az'Tu'X : pour schématiser, elle s'appuie sur les 2 équinoxes de la planète. Elles n'ont pas les mêmes durées, variabilité de l'équinoxe oblige. Elle est assez ardue à concevoir pour nous. Elle n’a aucune définition exacte et cadrée. Les zhoumains n’ont donc pas de marqueurs de temps. Ils s’en fichent royalement. Le plus proche terme évocateur d’un facteur temps serait « plus tard », « à la prochaine action-décision » ou « avant »

— La Saison : l’année en somme en occultant la notion de durée. Elle est leur seule référence disons précise de comptage qu’ils opèrent. Encore faut-il relativiser puisque leur système de comptage est étrange. Pour un terrien, X années représente une période telle que 100 ans = 1 siècle. Chez eux, pas de ça, ils comptent en années élevées à la puissance agrémentées d’une variable d’échelles.

En outre les zhoumains n’ont ni montres, ni heures, ni minutes. Le seul point de rapprochement serait la seconde. Encore faut-il savoir qu’elles n’excéderont jamais 9 ! Au-delà voir le système arithmétique zhoumain.

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Système arithmétique de base et usages de la vie courante :

— Ils n'utilisent pas de système métrique.

— Ils ne calculent pas les distances en mètres mais en jours. Au-delà de 10 jours, le savoir de la distance ne les intéresse pas, rejoignant ainsi le point « temps », à savoir, qu'ils se moquent royalement de la durée. En deçà d'une journée, ils n'en tiennent pas compte non plus.

— Mais alors pensez-vous, ils ne savent pas compter ? Si ! Jusqu'à neuf, au-delà intervient le même système utilisé pour le comptage des années : puissance et variable d'échelle.

— Ne demandez pas à un zhoumain combien il a d'enfants. Soit il vous dira un, soit des enfants. Voir famille zhoumaine.

— Ne dites jamais à un zhoumain qu'il possède 1,5 pommes. Il vous rirait au nez.

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Sciences : Elles ne sont pas sectorisées en secteurs spécialisés. La science est pour eux un arbre commun aux diverses ramifications, les branches, qui ne peuvent survivre les unes sans les autres. Il appartient à chacun de le percevoir comme il peut, avec ce qu'il peut. Ainsi sciences mathématiques et littéraires ne sont pas différentes pour eux. Elles sont traitées sur un strict pied d'égalité. Il leur paraît évident que, chacune, sur sa route, parvient aux mêmes résultats. Pour donner un exemple simpliste : tout axiome doit pouvoir se conceptualiser et tout concept doit pouvoir « s'axiomiser » A défaut l'un comme l'autre seraient déclarés irrecevables

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Ap’Till’on : Lépidoptère zhoumain à taille et durée de vie inhabituelles en termes humains. Sa taille peut varier de 5 à 45 cm. Ils pouvaient survivre pendant plusieurs siècles à la faveur d'une sorte d'hibernation (laquelle est à l'origine de la science zhoumaine de la biotique). Ce cycle, si son comment fut rapidement percé, son pourquoi a gardé très longtemps son mystère. Leur extinction est survenue à cause de l'utilisation intensive d'un composant carbonée utilisée pour la transformation des déchets purifaires (de puristille, herbes sauvages des plaines zhoumaines, impropre à toute consommation) en carburant propre. La transformation opérée n'agit pas que sur le matériau lui-même et transforma aussi le facteur toxique non létal de la plante en une molécule destructrice. Toutes les formes de vie zhoumaines furent touchées. L'antidote fut trouvé relativement rapidement. Malheureusement chez les Ap’Till’on, il ne fut qu'une sorte d'effet retard provoquant une lente agonie. Tout fut essayé mais rien n'y fit même la mise en hibernation provoquée qui ne fit que retarder l'échéance. Les lois sur l'impact d'une découverte sur l'environnement complet datent de cette époque. Elle dit en substance qu'aucune découverte ne pourra être « mise sur le marché » - en termes humains - sans qu'il n'y ai la plus complète certitude sur l'impact du moindre grain de poussière (les légistes zhoumains avaient une propension certaine à la grandiloquence)

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Efectimago : En planétologie, vecteur de la répercussion en cascade et exponentielle d'un acte aussi infinitésimale soit-il sur un environnement et dont la limite s'arrête au vide sidéral. La disparition du vecteur signifie la mort lente. Sa substitution d'après les savants zhoumains n'a pas pu être réalisée et s'est heurtée à une barrière infranchissable dans l'état de leurs connaissances. En effet, malgré leurs avancées en biotique, ils n'ont jamais été capable de recréer le code ADN de l'être qui en était vecteur sur leur planète. Ils en sont arrivés à la conclusion que l'évènement lui-même s'incluait dans le code d'une manière dont ils n'ont pu reproduire ni le comment, ni le pourquoi, ni la causalité.

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Amp’her’Ty : La traduction la plus proche est la phratrie sorte de groupe familial sans subdivision. L'appartenance à une phratrie est une évidence presque automatique sans remise en cause où chaque membre, parvenu à l'adultescence (voir ci-dessous), est égal à l'autre. Est membre de celle-ci tous les parents directs puis les indirects au sens humain du terme (beau père, belle mère, enfants de ceci, etc.) De plus, tout zhoumain peut décider d'intégrer une phratrie. C'est une des rares demandes formelles existant dans cette société. Elle doit être étayée et ce n'est pas forcément gagné d'avance car elle implique une multitude d'aspect dont le moindre n'est pas l'intégration automatique des autres membres de la phratrie d'origine (sauf si bien sûr on a été exclu car cela peut arriver). Il est évident que vivre sans faire partie d'une n'est guère aisé sinon impossible (lire le livre des déviances zhoumaines et le catalogue des criminalités expliqué à tous pour mieux comprendre la société zhoumaine)

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Catégories d'âge zhoumaines : Primesence => Adolescence => Adultescence => Maturescence => Sénilescence.

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Cognition : Les mécanismes cognitifs au sens zhoumain se caractérisent par une hiérarchisation qui a la particularité de se dupliquer à l'identique dans des sous-catégories rendant son étude extrêmement ardue dans ses diverses implications. A une époque, les chercheurs se surnommaient eux-mêmes les « coupeurs de cheveux en quatre ». Jusqu'au jour où un groupe relia la cognition avec l'émission d'ondes et l'empathie et donna naissance à la théorie suivante dite de la logique ultime: « Si tu suis le chemin solitaire en solitaire alors ne t'attends pas à ne pas être solitaire, ni à réussir quoi que ce soit! » Cette pirouette métaphorique, tendance métaphysique, libéra cette science en lui appliquant le même schéma de base et le même principe qui rejoint celui de l'Ap’Till’on. Le simple fait d'esquisser un mouvement met en branle une entropie qui ne peut pas ne pas avoir une conséquence immédiate suivi d'une autre et ainsi de suite. Ainsi le simple fait de songer à un fait semblant inéluctable ouvre nécessairement la voie à le rendre incertain par une mise en cause du réel sur le supposé.

Pour l’expliquer plus simplement il faut se référer au couple et à sa façon d’être en société. Chaque individu seul se présente en tant que « je ». Une fois en couple, l’association de deux êtres en créera un troisième qui s’exprimera suivant les circonstances et par exemple par « je/nous, nous/je, etc.

Il en va de même avec le conscient et l’inconscient. Pour un zhoumain ils n’existent pas en tant qu’éléments séparés mais comme un couple et en tant que tel forme une troisième entité : la souciance.

Dessus vient se greffer tout un tas de facteurs dont nous n’aborderons pas ici les implications mais qui peuvent néanmoins s’appréhender assez facilement en tant qu’humain :

— Postscience : à ce jour nous sommes incapables d’expliquer ce concept qui suppose qu’au-delà de la mort, chacun serait capable d’influencer la nouvelle entité intégrée ou créée.

— Prescience : à la même signification que sur Terre sauf qu’elle est considérée comme un trait de caractère plein qui peut venir se greffer sur la souciance voire parfois créer une entité supplémentaire.

— Insouciance : N’est pas exactement conforme à celle de la Terre tout en y ressemblant. Elle est du point de vue zhoumain un élément vital de l’équilibre mais dont la quantité va déterminer des implications négatives ou positives. Trop ou pas assez est la droite ligne de maladies neurologiques graves. Noter qu’il ne faut pas la confondre avec par exemple l’insouciance de la jeunesse. Il n’existe d’ailleurs pas de mots équivalents pour cet aspect. Ca n’existe tout simplement pas. Cette « légèreté » est une étape signifiante de l’éducation sur la route de l’équilibre et du savoir.

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R'a'Bun : C'est le conteur, gardien de la tradition et transmetteur des nouvelles des zhoumains dans le sens troubadour, ménestrel, barde, ménétrier, etc. C'est un personnage très respecté en tant que transmetteur des traditions. Il tient aussi le rôle d'écrivain qui, une fois couché sur le papier ses histoires, n'a rien de plus pressé que de ne surtout pas les diffuser ainsi. C'est un peu restrictif bien entendu car elles sont consultées, étudiées, disséquées dans tous les sens. Elles sont un trésor inestimable pour les historiologues. Au moment de l'abandon de Zhyoom, même les moyens que nous qualifions de multimédia n'avaient pas réussi à les faire disparaître. Cette caste un peu particulière n'a jamais été prolifique en membres et la venue de l'un deux attirait immanquablement les foules. Souvent venu pour un ou deux jours, un R'a'Bun pouvait prolonger son séjour bien au-delà, en fait jusqu'à qu'il n'y ai plus de spectateurs potentiels.

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J’jien : Primate de très petite taille, 20cm, commun à tous les continents dont l'origine est très ancienne. Il est devenu un animal de compagnie commun dont la distinction principale est qu'il se choisit une demeure sans réellement s'attacher à une personne de cette maison. Ce côté de son caractère est difficile à cerner car si dans une maison où réside 5 personnes, il se comportera de la même manière avec toutes, il en est de même dans une résidence ne contenant qu'une personne. Il est d'humeur égale, très joyeux et à tendance à sauter partout d'une façon arbitraire permanente. Ce qui fait dire qu'il est un peu toqué mais tellement gentil par ailleurs qu'à de rares exceptions, personne ne s'en irrite réellement. Inutile de tenter de le dresser, ce serait peine perdu. Il a tendance à faire le contraire de ce qu'on lui demande et surtout de la faire exprès par moment. Là aussi il existe quelques exceptions mais ceux ayant réussi à leur faire obéir un peu ont toujours la même réponse. Ils n'ont rien essayé et se contente de dire ou demander. Par ailleurs, il est d'une fidélité absolue à sa manière. Il existe des cas recensés assez nombreux où le j’jien s'est laissé mourir sur place suite à la disparition, dramatique ou pas, des occupants. Pour un déménagement c'était problématique car ce dernier n'acceptait pas toujours de partir. Et n'acceptait pas forcément les résidents suivants. Après étude, on s'est aperçu que l'animal s'attachait à la fratrie, pas au lieu. Une fois compris ce point, on sut qu'il fallait de toutes les façons possible l'emmener. C'est le seul cas où la contrainte est utilisable pour le j’jien. Au départ de la planète, il ne put en être emmené aucun. Ils refusèrent systématiquement avec une obstination farouche dont ils avaient le secret.

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Sto’av’ail : Animal zhoumain ressemblant aux Ch’Trav’Ail.

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Schnibarde : Animal zhoumain dont la particularité est d'être fou-fou, style chiot jouant à la baballe, le rendant dangereux sous cette apparence car parfaitement carnivore.

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Zy'gj'oin : Animal à corps de porc, à tête de hyène et au comportement parasitaire. Inoffensif mais dont le cerveau était connu pour être le plus petit du monde vivant zhoumain. De nature non agressif, il ne doit sa survie qu'au fait qu'il est absolument non comestible donc sans prédateur. Peu futé, peu réactif, en rencontrer un n'est pas un cadeau s'il vous bloque le chemin. De lui-même il ne bougera pas tant il est inertiel et imperméable à une quelconque compréhension. Ce n'est qu'un tube digestif mobile. Lors de l'accouplement, il ne sait pas faire la différence entre mâle et femelle. Le résultat en est bien souvent tragique alors qu'il pourrait être comique. Combien de troupeaux se sont précipités du haut d'une falaise pris dans leur frénésie bestiale…

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Syp’Her’Ty : Forme de cours zhoumain.

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Syp’her’Mi’Hae : Salle de repas, détente, repos, loisirs.

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Sypherasn syphere : Elève mais sens plus proche d'étudiant. L'âge n'entre pas en ligne de compte.

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Technyber : Nom générique des robots zhoumains.

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Atelempathe, atelempathie, Atelempathique : pour simplifier, la télépathie.

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Ecosystémiologie : Equivalent de l'écologie, voire de la mésologie mais comprenant toutes les implications de A à Z et de tous les environnements tant matériels que mentaux pour simplifier.

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Psypathogène : L'étude du cerveau et du comportement liée à tous les facteurs environnementaux tant physique que mental, matériel et immatériel.

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Ta’Th’Et : Courant anticlérical à la base de la révolution zhoumaine.

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Neurotriciel : Nanoplaquette contenant des enregistrements de cerveau zhoumain connectée à la machinerie.

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Neuromatriciel : Le réseau au sens zhoumain ou encore une fois la globalité est de rigueur.

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Ch’Trav’Ail : Animaux, assez rare, très indépendants de la vie zhoumaine mais vivant en clans dont la particularité, découverte assez tard, était la capacité à fusionner, presque atelempathiquement, sans la machinerie induite, avec un zhoumain. Le choix dépendait exclusivement de l’animal. Ce ne fut que fort tard qu’on s’aperçut qu’ils étaient bien plus nombreux que supposés.

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S’Tr’Og : Infusion à base de plantes, vertu calmante reconnue bue en quantité raisonnable et excitante dans le cas contraire.

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R'Az'Liu, F’Zio’An et Y'Ha'Ev : Nom des trois vaisseaux super géants d'exploration zhoumain.

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Automédic : Station complète de médecine zhoumaine, automatique, autonome jusqu’à un certain point. Certains soins, toutefois, nécessite obligatoirement une présence zhoumaine. Aucune opération nécessitant une intervention directe et physique ne peut de même se faire sans cette présence. Elle est plus symbolique qu’autre chose mais est une valeur morale incontournable. Pour les voyages, il a fallu faire une exception pour les « réveils », sans vraiment en être une puisque substitué par un cervmaître.

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Lm'Ya : Littéralement la Banque, sortie de son contexte financier, usuraire et intéressé. C’est le lieu de concentration de toutes les données possibles et disponibles sur le monde zhoumain en général et, accessoirement, au fur et à mesure, de certains autres. C’est une bibliothèque, une salle de repos, de lecture, visionnage, etc.

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Empances : Unité de mesure virtuelle zhoumaine exclusivement réservée au domaine neurologique et tellement abstraite qu'elle en était devenu un usage poétique.

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Me'Eg'O : Tout ce qui se rapporte à la prolongation de la vie

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Historiologie : L’étude de l’histoire dont le contenu aurait exclu toutes dates précises, toutes glorioles et mises en lumière de « héros » et se focaliserait uniquement sur les environnements : culturels, sociologiques, philosophiques, commerciaux (foncièrement différents des terriens), industriels, etc.

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Z’HaE’mvr : Un fleuve zhoumain.

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M'ej'lu : Une des deux « balafres zébrant le croute de Zhyoom. Un Canyon sans eau.

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S'Try'Cheal : La seconde « balafre » zébrant le croute de Zhyoom mais avec eau.

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GyH’YH’Cgel’Y : mont origine Sud, à Ouest Sud, nom régional Cgel, ouest

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MoZ’HE’Mir’H : traduit complètement donnerait ceci : précision 1 fleuve (Mo) origine Nord, précision 2 région au Sud Est (HE) , nom commun régional (Mir) précision 3 au sud (H).

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Ar’Gm’En : Une forme du merci zhoumain dont le langage comporte plusieurs formes de merci. Celui-ci s’il devait être traduit signifierait : « Toi être pensant le fait d’être en phase avec ton moi me procure une satisfaction, un soulagement et une joie complète."

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Chaït'I'an : Amas fictif qui serait supposé passé auprès de l’orbite terrestre obligeant le vaisseau à s’éloigner.

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Medic : Bloc autonome contenant toute l’instrumentation médicale des zhoumains. Même si peu recommandé, il peut être utilisé par n’importe qui.

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