Syndrome

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Axiome de la Bor’And’Ja : Une création est-elle une invention ? Ou une illusion ?

« Créez ! Vivre, manger, boire, dormir, agir en somme sans la culture ne mène qu’à une impasse. Peignez, sculptez, contez, enregistrez, utilisez tous les moyens pour laisser une trace. Celle de notre peuple !

Partagez ! Le maître mot de toute vie séante. Zhyoom avait ses R’A’Bun. Terre, notre sauvegarde aura les siens. Ils sont le lien des communications du savoir, de l’apprentissage, de la transmission. Ils sont les piliers, la base d’un facteur aptilion.

Relativisez ! Nul d’entre nous n’ignore que les tâches à venir sont immenses. Qu’elles prendront nos journées. Alors sachez-vous arrêtez pour ne pas oublier, pour la fraternité et la conscience sans qui nulle vie ne peut aboutir.

Questionnez ! Vos proches, vos voisins, l’étranger, ils vous apporteront pour peu que l’interrogation ne soit pas sans fondement.

Pensez ! Le vecteur de la conscience, la facteur de la survie intemporelle à ceux qui sont restés ; ceux qui se sont sacrifiés pour que puisse survivre les zhoumains.

Célébrez ! N’oubliez jamais qui vous êtes, d’où vous êtes !

Respectez ! Vous d’abord pour mieux respecter les autres !

Distribuez ! Dans la difficulté, faire preuve d’individualisme mène à l’appropriation. Inversement et réciproquement !

Désintéressez ! La facilité est la mère de la convoitise et la grand-mère de la jalousie !

Vérité(z) ! Le mensonge, un oripeau capable de recouvrir une réalité ; de l’étouffer ; de la tuer ! Il n’en naîtra pas pour autant une nouvelle, juste une déformation menant inexorablement à la mutilation, l’élimination, la disparition. Souvenez-vous de Zhyoom, encore et toujours !

Ce seront mes derniers mots, l’écot des cervmaîtres à votre future installation et intégration à celle qu’à l’unanimité vous avez choisi de nommer Terre, tout simplement, hommage direct à celle qui fut et restera unique, Zhyoom ! (note : Zhyoom se traduit communément par terre mais est trop restrictif. Le mot a plus un sens d’habitat dans un biotope solide, non hostile et évolutif) »

Applaudir pour manifester son approbation, sa joie, son émotion n’est pas une habitude zhoumaine. C’est même quand ça arrive le signe certain d’une ironie. Un zhoumain non satisfait d’un spectacle, par exemple, s’en ira tout simplement.

Pour montrer, souligner ou signifier son satisfecit, il entonnera une chanson. La Chanson de l’Eternel ! Comme à cet instant précis :

Je partirais

Ici, J'ai vécu, Je suis né,

Là-bas, Je vivrais, Je mourrais,

Ici, J'ai pensé, Mais entre les deux,

Là-bas, Je penserais, Où sera mon but ?

Je sais maintenant que,

Là-bas, sera le terme !

Oh! Toi, ma douce terre, Eternellement ton obligé,

Rêve de quiétude, M'en aller le cœur gros,

Toi, ma tendre patrie, Privé de tes multiples dons,

Aspirant au repos, Je vais te délivrer !

Je sais enfin qu'ici,

La paix est ton but !

Là-bas, Je vis, Ce nouvel univers,

Devenu Ici, Presque semblable,

Si différent, Nouvelle réalité,

Ici-bas, au-delà, Sera mon tombeau !

Je sais, toujours qu'Ici,

Un jour, le but sera là-bas !

Je reviendrais !

(Note : L'origine de cette chanson n’est pas définie. La seule certitude est qu’elle était un chant de marche Sey’. Qu’elle ai été adoptée par l’ensemble de la population zhoumaine rend son interprétation aléatoire. Comme souvent sa traduction approximative n’aide pas à l’éclairer. Ses paraboles ne sont pas évidentes, accentuées par un point incontournable de l’esprit zhoumain. Il ne fait pas la différence entre évènement heureux ou malheureux. Il ne faut jamais perdre de vue un des schémas existentiels zhoumains : action => réaction => bon/pas bon => action => réaction => pas bon/bon ∞)

Cette fin de discours lui laissait un malaise. A l’origine, il n’était pas prévu. L’idée ne venait nullement de lui. Il n’y aurait pas pensé, pris par l’évidence que les valeurs zhoumaines avaient acquit une forme d’intemporalité que le temps passé, fusse-t-il long, ne pouvait pas vraiment altérer. Les autres cervmaîtres avaient émis des doutes sérieux, avançant la fugacité de l’esprit zhoumain, privé de son environnement, des repères et de la communion créée de la fraternité d’un peuple dans son ensemble. Arguant qu'ils n’étaient, devenus, qu’éléments épars, rapportés dans un élément étranger, voguant vers un autre inconnu ; qu’ils seraient potentiellement allogènes. Pas complètement convaincu, le comportement des éveillés formant la première vague acheva de le convaincre. Ce n’était que détails de déviations mineures mais une somme de ces derniers font un global qu’il visualisa très bien. Il se rendit donc à leur raison et élaborèrent un discours en dix points symbolisant parfaitement les valeurs zhoumaines et qui devait devenir la Charte des Colons à transmettre de générations en générations.

Il avait accepté de le prononcer mais maintenant une interrogation le prenait. Cette Charte, pour autant qu’elle soit bonne, lui et ses frères cervmaîtres l’avaient établie unilatéralement, sans consultation, ni participation des autres. Ne devait-il pas considérer qu’eux, aussi, avait fait un accroc, sérieux cette fois, aux valeurs zhoumaines ? Il avait tendance à répondre oui, net et précis. N’y aurait-il pas eu une autre voie ? Une réponse qu’il n’aurait jamais ! Il aurait disparu avant de voir l’évolution de cette colonisation.

Ce discours, il le prononcerait à quatre reprises, celles des vagues successives de réveil. Il était aussi celui de son adieu personnel. Il ne reverrait plus ses compatriotes. Ou, alors, ce serait le signe patent d’un échec ; celui de leurs analyses, réflexions. L’erreur peut toujours exister…

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