Interlude

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Axiome de la Bor’And’Ja : Espoir ? (Des)espoirs ? Dualité !

Une lumière clignote au bout d’un long tunnel de noirceur et de silence. Bruyant comme tous les silences, bruissant du souffle de l’air immobile, bourdonnant de résonance du vide. Puis une deuxième se mit à scintiller, suivie d’une troisième, pour finir en guirlande. Un rectangle, brièvement bleu, apparaît. Une série de lignes s’affiche, figée l’espace de quelques secondes avant de se mettre à défiler à toute allure. Elles se fixent enfin révélant les contours aisément reconnaissables d’un écran. Presque instantanément, ses frères terminaux s’allument tous, provoquant une luminosité aussi soudaine qu’incongrue. Elle n’éclaire que des sièges vides et un sol en matière indéterminée, immaculé. Cet éclairage soudain stoppe aussi soudainement qu’apparu. Tout redevient noir.

Le vaisseau d’exploration, endormi depuis si longtemps, semble s’ébrouer. Ses structures vibrent. Des grincements parcourent les coursives. Un ronronnement l’emplit. Les automatismes de remise en configuration de vie s’enclenchent. Elle demanderait du temps mais, ce dernier, les cervmaîtres en disposaient plus qu’il n’en fallait. La gangue de glace qui le recouvrait nécessiterait plus de patience pour la faire disparaître.

Dans le noir complet du poste de pilotage, un listing de survie s’afficha et commença à défiler, vérifiant point par point l’état des tablettes mémoire. Opération de routine nécessaire en cas de demande ou de besoin d’un réveil. La cuve de culture s’activa, prête à faire son œuvre de reconstruction. Dans l’attente d’un ordre éventuel et pour parer au quotidien et la remise en état interne, le centre de fabrication robotique initia le processus.

En premier viendrait les drones de contrôle puis les réparateurs. Leurs tâches seraient immenses. Un objet quel qu’il soit, un vaisseau n’étant rien d’autre qu’un objet, se dégradait aussi surement, même lentement, qu’une falaise battue par les vagues. Les robots utilisés précédemment avaient dû se mettre en léthargie puis en panne. Il est illusoire de croire qu’ils auraient pu redémarrer comme si de rien n’était au bout de tant de temps. D’après l’expérience accumulée, 30 % seraient bons pour le recyclage, 20 % opérationnels et le reste devrait subir des réparations.

Sur un autre écran, un calcul complexe s’établissait pour déterminer le moment propice de la ligne de fuite, but du réveil. A l’échelle de l’univers, même caché derrière la plus grosse planète d’un système voisin de la voie lactée, c’était comme si vous étiez au voisinage immédiat de la maison mitoyenne de la vôtre. Ils allaient être repérés sans le moindre doute. La glace qui les recouvrait, stratifiée avec toutes les scories recueillies durant leur orbite de quelques siècles, laisserait un sillage qu’immanquablement un observateur reconnaitrait pour une anomalie. Tant que tous ces résidus n’auraient pas totalement disparus, il serait impossible d’activer le bouclier.

Les autochtones repéreraient aussi très probablement la navette qui ramenaient J’AiT'Su, plus difficilement tellement elle était petite mais, elle aussi, laisserait un sillage qui finirait par alerter un observateur. Tout ceci ne revêtait que peu d’importance. Le retour du cervmaître principal signifiait leur échec et une nouvelle errance à travers la galaxie.

Pour une mission dont le contenu n’était plus guère envisageable sereinement. A bord, il ne restait qu’une centaine d’âmes reconstructibles, soit, en gros, une ultime chance, une seule de pouvoir réimplanter le fantôme de la civilisation zhoumaine sur une autre planète. Comme dans toute bonne équation de vie, il existait un seuil du possible sous lequel plus rien ne serait… possible. Ils en étaient tout proches. Il faudrait surmonter aussi cet échec, cuisant, rencontré sur cette planète nommée Terre, Zhyoom en langue zhoumaine.

Quel choix ferait les survivants ?

Poursuivre ? Le long sommeil ?

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