Qui-mort !

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Axiome de la Bor’And’Ja : L’urgence est à la logique ce que la mer est à la montagne !

Aiguillonné par le dépit, la frustration et l’urgence, je n’avais pris aucun repos, ne ménageant pas ma monture. Du moment où j'avais été nommé Messager, les seuls sentiments que j’avais connu, relevaient, purement et simplement, de l’humiliation ajoutée à l’humiliation. La dernière demeurait la plus terrible. Ils le protégeaient ! Lui, un seychouaine… L’antithèse absolue de la Valeur Sey’. Ils ne le toucheraient pas, ne le stopperaient pas, ni ne le tueraient. Leur subite et peu discrète apparition était un message que j’avais entendu pleinement. Se doutaient-ils qu'elle avait décuplé ma rage ?

Aussi résistant et dur au labeur qu’il fut, mon st'rv'ail commençait à montrer de sérieux signes de faiblesse. Que j’ignorais complètement, empli de mon urgence à informer. Coursée après coursée, l’impérieux et vital devoir envahissait mon corps, raidissant mes membres, ma mâchoire, mon cerveau. Je n’étais plus qu’un projectile propulsé vers sa cible.

Ma furieuse chevauchée, dans MA steppe n’arrangeait rien. Pour tout autre que nous, elle n’est qu’une immense plaine herbeuse, aride, à peine agrémentée de-ci, de-là, de quelques arbustes maigrichons, nos arbres, nos forêts ! Nos montagnes sont les amas rocheux ponctuant régulièrement l’immensité. Nous sommes seuls à voir et comprendre au-delà de son apparence de désert aride, terre ingrate et inhospitalière.

Fixe ton regard et tu verras l’ondulation des herbes hautes et jaunâtres, se confondant avec le pelage du lapin détalant .

Fixe ton regard, tu verras le démarrage en flèche du griftain, petit félin court sur pattes, d’une sauvagerie à l’exact opposé de sa taille, pour se jeter sur sa malheureuse proie, au terme d’un long affût ; un éclair de vie sauvage dans une apparente immobilité champêtre !

Fixe ton regard, sois patient, reste bien statique et, peut-être auras-tu l’extrême chance de voir se mouvoir ce que tu prenais pour un rocher, l’animal le plus rare de Zhyoom, le plus mystérieux, jamais capturé, pratiquement inaccessible, le Ch’Trav’Ail. A coup sur, l’éclaireur d’une harde. Elle ne se laissera pas approcher et rares sont ceux à l’avoir pu. Tente-le, avant même d’avoir réalisé la moitié du chemin, il y aura belle lurette qu’elle sera partie.

Notre plaine se mérite ! Elle abrite une vie intense, variée, difficile à saisir, voir ou remarquer ou même entendre. Et que dire de nos guerriers qui la parcourent constamment ? En maraude, en veille, en promenade, nombre d’entre nous y résident en parfaite harmonie. Pour les remarquer, encore une fois, il y faut de l’attention. Aujourd’hui ? Rien, personne !

Hormis les sons ambiants, dépouillés du moindre écho zhoumain, je suis seul, une anomalie dans la culture Sey'. Mon angoisse lancinante se mue pressentiment sinistre. En tant que Messager, facilement reconnaissable coiffé du casque blanc distinctif, il n’aurait pas dû l'être plus d’une poignée de secondes. L'incontournable protection ultime du R'a'Bn n'est pas une option. Une escorte aurait dû se former spontanément. La situation était à ce point tendue que tous auraient convergé vers la citadelle ?

Ma destination n’était plus très éloignée. L’impatience me dicta une tentative pour forcer encore l’allure de ma monture. Je lui martyrisais les flancs sans résultat probant. J’étais devenu un ignare, oublieux des leçons apprises, méprisant toute logique, uniquement impliqué dans mon but. J’aperçus enfin la colline en surplomb de la cité. D’en haut, il pourrait voir et la dévaler pour enfin participer à la résistance. J’aurais du être choqué de penser ainsi. D’office, je nous mettais en position de défense ultime, acculés et proches de la défaite. Ponctué par la certitude que mes frères allaient passer à la contre-attaque. Pile au moment où je ferais la jonction, les informerais de ce qu’ils ignoraient probablement et, dans un grand élan héroïque, je prenais la tête de l’avant-garde pour balayer cette racaille ichtr’yenne. Je ne tenais même pas compte du fait qu’entre la ville et moi se trouvait plus que probablement une armée au complet ! Je n’avais pas de plan, sauf l’espérance qu’ils continuent dans la même veine. Le laisser passer !

Ce qui devait arriver, arriva. Mon st'rv'ail pila net, me blackboulant brutalement au sol. Pour être connu comme l’animal le plus docile de Zhyoom, néanmoins, une fois qu’il avait décidé de ne plus avancer, il était inutile d’insister. Le st'rv'ail possède un instinct de survie infaillible et ne va jamais au-delà de ses limites physiques. Sauf à le tuer sur place, il n’y aurait plus rien à en tirer tant qu’il n’en déciderait pas autrement. Je le savais. Je ne pouvais pas attendre des heures ainsi. Je pris l’arc qu’ils m’avaient laissé et avançais donc vers le pied de la colline pour attaquer sa montée. Stupidement, je pensais que décidément tout se mettait en travers de ma route.

Je m’élançais en courant. J’avais à peine atteint le tiers de la pente que j’étais en nage, complètement essoufflé et déshydraté. Pire qu’un débutant, j’avais pris une arme, pas la gourde ; adopté la course la plus rapide, pas la plus sûre. J’avais relégué le peu de clairvoyance qu’il me restait aux oubliettes. Un aveugle aurait mieux vu que moi. Rien n’y faisait, je continuais dans ma sottise. J’alternais trot, marche, course, arrêt. Mon coeur cognait comme un fou, m’insultant de ne pas avoir fait demi-tour pour récupérer l’eau. Je lui rendis son insulte en le traitant de traite à Ö. Mon trait ne l’amadoua pas ! Mes jambes pesaient une tonne. Mes yeux larmoyaient, irrités par la sueur dégoulinante. J’avais un point douloureux en bas du dos, là où reposait tout le poids du sac qui faisait résistance à ma tendance penchée vers l’avant. Je le virais et, tout léger d’un seul coup, je fis un bond vers l’avant. J’y rencontrais une malheureuse crevasse qui n’en demandait pas tant. Je m’étalais comme une sgrouz de dr’at’vl — excrément en flaque d'un ruminant commun des plaines zhoumaines —

Je me relevais comme un diable sorti de sa boîte pour mieux trébucher sur une rocaille. Cette fois ma cheville vrilla, provoquant une pointe de douleur atroce. Je hurlais sans pudeur. Serrais les dents et tentais de me relever pour mieux m’étaler à nouveau. Toute décence jetée aux 4 vents, je rampais, m’égratignant sur la rocaille. J’arrivais enfin en haut. Me figeais ! Vu le nombre de fois où mon monde s’était écroulé ces derniers temps, il ne pouvait pas tomber plus bas ?

Me fallut-il une seconde pour comprendre ? Ou l’émergence d’une vérité contenue, soigneusement enfouie, qui me sautait à la figure ? Aucun doute à avoir sur les signes, même à cette distance. La citadelle était prise. Les seuls frères visibles étaient allongés, immobiles, morts, en plus grand nombre que les ichtr’yens. Ces derniers étaient les seuls êtres zhoumains mobiles. Pensée incongrue, je constatais qu’ils étaient égaux à eux-mêmes. Ils évoluaient dans ce que je savais maintenant ne plus être désordre ou anarchie, se mouvant dans une discipline dont je n’étais pas à même de démêler les fils conducteurs. Sans les cadavres à terre, j’aurais pu penser avoir affaire à des touristes, pas à des combattants après une bataille. Fausse piste démentie par le phénomène qu’il avait déjà vécu. Les ichtr’yens se déplaçaient de place en place pour vérifier morts, blessés. 4 unités de soins étaient répartis en arc de cercle. Parmi ces centaines de corps allongés se trouvait donc des vivants, principalement ichtr’yens mais parfois seychouaines pour ce que j’en voyais.

J’absorbais tous ces détails en quelques secondes. Un tri automatique s’opérait presque à mon défendant. Ainsi remontait cette question : comment une offensive, son corollaire de violence, la défense avaient pu faire aussi peu de dégâts ? Quelques véhicules de combat renversés et une seule grosse excavation près du portail principal, quelques cratères par-ci, par-là, presque rien finalement !

Je me forçais à détacher mon regard pour pouvoir scruter les remparts. Manifestement ils étaient vides. Les icht'ryens ne se donnaient pas la peine de les garnir. Comme s'ils étaient certains qu’ils ne risquaient rien.

Dans ce tumulte de sensations amères, je finis par distinguer des bruits, des cris de guerre d'assaut seychouaine. Ouf ! Il y avait donc une résistance. Alors tout n'était peut-être pas perdu. Oublieux de ma cheville blessée, je me redressais. Pour remarquer immédiatement que je n’étais pas seul. J’identifiais « l’autre », le traitre. Ce dos, je le reconnaitrais entre mille.

— Ne te fais aucune illusion, Thy'Ong'Wam, la cité est perdue. Ceux qui résistent le font en pure perte. Des machines, tout simplement !

Le temps d’une illumination, j’adhérais totalement au discours. Les réflexes séculaires prirent le dessus.

— Vous, vous êtes un traitre, un infâme et votre âme est condamnée à l'errance éternelle.

— Rejoins-nous, Thy'Ong'Wam. Tu sais que nous sommes dans le vrai, vous dans le faux. Ton âme de R’a’Bn te le dit. Si seulement tu voulais l'écouter, l'entendre.

— Qu'en sais-tu ?

— C'est notre lot à tous, le prix à payer : savoir que tout est faux et se taire. Le paradoxe complet, l'antonyme existentiel et métaphysique parfait. Ta mission est récente et tu n'as pas eu le temps de l'intégrer. Ecoute ton âme.

Dans un éclair aveuglant, la compréhension me vint. « L'autre » avait raison ! Tout mon être me le disait. A ma première décoction, j’avais été pris dans une dichotomie, sans pouvoir la définir. Comme durant cette première fois, les mémoires frappaient mon subconscient avec férocité quoique sans violence. Je fermais les portes, refoulant à plus tard une écoute que je savais ne pouvoir repousser indéfiniment. Nul besoin d’être devin pour savoir que j’en sortirais meurtri et insatisfait. D’une voix que j’aurais voulu méchante, acérée et violente je questionnais :

— Qui es-tu ?

— Est-ce important ?

— Non ! Mais tu n'ignores pas que je vais m'imprégner de ton histoire. Que je la conterais. Qu'elle sera infâme et outrageante. Mourir de face, rappelle-toi, n'est-ce pas mieux, même pour un traitre ?

— Traitre à quoi ? Connais-tu les mots dont tu uses ? Sais-tu leur contenant ? Traitre ? A ? Félonie ? Vérité ?

— Peu importe le signifiant, seul compte l’honneur ! Où se situe le tien ? A quelle profondeur l’as-tu enterré ? Peut-être as-tu raison, formellement ! Justifie t-elle le droit de trahir, d’avilir un serment et l’indignité faite à ses pairs ? Tu aurais pu tenté d’infléchir le cours de nos vies ! Une dernière fois, retourne-toi !

— Tout ceci, répondit « l'autre » de gestes enrobant, n'est que mensonges. Tu le sais, tu le dis, tu le vois. Tu me veux de face quand tu restes arc-bouter à cet endroit qui n'est qu'un envers ? Tu veux ? Qu'il en soit ainsi !

Aurais-je du être surpris ? Pourquoi d’ailleurs ? Par quoi ? Ce que certains nomment sixième sens avait toqué à la porte de mon cerveau. Je ne l’avais pas entendu, préférant l’enfouir dans un puits sans fond, dépassé par une surdose d’émotions négatives contradictoires. « L’autre », comme je ne cesserais jamais de le nommer, me faisait face. Aucun de nous ne l’aurait pas reconnu, moi encore moins.. Lik’Yae’Wam, Messager, le disparu de la 38¨cohorte, mon propre frère d’élevage, presque un père par moments. Jusqu’à cet instant, il était héros. Celui d’une sombre bataille, sinistre défaite, prémonitoire, d’où 359 guerriers, 2 Messagers n’étaient sortis ni vainqueurs, ni vivants mais auréolés d’une gloire posthume honorifique et intangible. Les rapports du Messager survivant faisaient état qu’avant de rejoindre Ö, chacun de nos combattants avait emporté 20 âmes en moyenne avec eux. Le sort du second Messager était resté mystérieux. Que s’était-il passé ? N’avait-il pas bénéficié de la procédure de protection ? Comment ? Il se trouvait maintenant, bien vivant en face de moi, achevant, par sa présence, d'écrouler les derniers pans des murailles environnementales de mon cadre de vie.

— Ce qui a été rapporté sur l’escarmouche est faux. La 38° a été laminée sans aucune perte en face, aucune entends-tu? Comprends-tu? As’Et’Ug, l’autre Messager, s’est conformé à son rôle, celui de mentir, pour ne pas ternir l’image de Sey’. Il en est ainsi depuis des générations. Tu…

Un accès de haine presque irrépressible me saisit, un tonneau d'amertume se déversant dans mon gosier. La cible n'en était pas, plus, « l'Autre », non, mais ce monde de détestation et de mensonges de mon, de toutes les existences. Un fleuve en furie m'emportait, me ballotant au gré de ses caprices, me privant de toute possibilité de s'accrocher à un quelconque débris. Un naufrage où la suffocation n'était pas un élément suffisant à mourir. Face à moi, il n’y avait que lui, « l'Autre », exutoire sans zhoumanité,, effigie sculptée à l'image d'Ö, symbole dévoyé d’un porteur de vérités, totem cible à exorciser pour en extraire le mal. Mes gestes ne m’appartenaient plus si tant est qu’ils furent miens un jour. L’arc était encoché. Mon bras droit s’était relevé, mettant en ligne le papegai (jeu de mots zhoumain mal traduit désignant un bavard impénitent et stérile qu’il faut faire taire) Ma main gauche tenait fermement l’empennage de la flèche.

— Thy'Ong'Wam ?

Je haussais les sourcils sans faire frémir mon alignement. Nos regards se percutèrent. J’y lus une supplique que je rejetais avec le dernier dédain. Ne pas me laisser amadouer par cette fausseté qu’est la vie. La rejeter en bloc ! Je sentais littéralement s’écouler les flots d’informations réciproques. Nous ne pouvions nous y opposer. Dans les quelques secondes que dura l’échange, je me retrouvais dans une bulle où 2 combattants se menaient la vie dure. L’un aurait voulu s’attarder à ces vies qui l’emplissaient ; l’autre en finir avec cette mascarade. Ce dernier emporta la mise avec un argument irréfutable. Ces vies, il aurait tout le temps de les consulter après ; de leur rendre hommage. Elles l’accompagneraient dans cette suite qu’il venait de décider. Partir, loin, à la recherche d’un autre monde, autre mode. Pour la première fois, il sentait un avenir s’ouvrir devant lui. Auparavant il devait tuer l’ancien. Il passa à l’acte.

— Crève p…

Il ne sentit pas la piqure sur son cou. Sa phrase resta inachevée, comme sa vie, à peine commencée. Il n’avait fait qu’effleurer, exister quelques instants en tant que guerrier, Messager, esclave sans nom même pas à part entière. Un fétu de paille balloté dans le vent de l'aveuglement Sey’ sourd aux messages du quotidien, de la vie et de la nature. Il s'en était fallu de peu que je puisse modifier ce destin. Son regard que j'avais accroché m'avait donné un espoir mais j'ai su dans le même temps qu'il était trop tard. La balance, fureur aveugle de la haine anonyme associée à une rancune uni-vectorielle pesait trop lourd. Un son me sortit de mes sombres pensées.

— Tu es triste ?

— La mort n'est jamais chose gaie à donner ! J'aurais tant voulu pouvoir le convaincre. Il était si proche.

— Perdre un frère est terrible.

— C'est la perte des Messagers qui est terrible !

— Perdre ?

— Non ?

— Pourquoi ? Ya-t-il fatalité ? Tu as bien rejoint Icht'Rye ? D'autres peuvent prendre la même route ? Combien peuvent-ils être tapis dans cette citadelle ? Combien connaissent la vérité ?

— Tous ! La vraie question est combien resteront fidèle à un extrémisme routinier ?

— Tu es là. Ton frère a choisi la mort. Tire tes conclusions.

— Un certain nombre ?

— Un nombre certain !

— Je n'y ai jamais songé en ces termes.

— Au travail alors !

Le moment ne se prêtait pas à la joie. La fin d'une bataille n'est qu'une perte commune où d'un seul coup on s'aperçoit qu'il faut essayer de sauver ce qui peut l'être. Mystère de la dualité zhoumaine, presque enfantine réaction de l'être pris la main dans le sac qui veut à tout prix réparer l'évidence alors qu'il est trop tard. Le jouet est cassé. Il ne peut être restauré. Il faut en créer un nouveau. Une lueur infirme d'espoir pointe en moi, Lik’Yae’Wam, ex Messager de Sey' et premier R’a’Bun d'Icht'Rye. Je n'avais pu sauver mes frères. Cet échec, il me faudrait l'affronter. Plus tard ! Avant il fallait encore essayer et commencer à transmettre.

Précision à l'attention des consultants : En Sey' , la notion de frères et sœurs est totalement différente de la nôtre. Elle englobe tous les citoyens dans une sorte de fraternité cimentée par des valeurs communes qui ne connaissent pas de contestations. L'aspect familial affectif n'y a pas cours. Pour rappel, les parents n'élèvent pas leurs enfants et le lien filial tel que nous pouvons le connaître n'existe absolument pas. A ma grande surprise, Icht'Rye dispose d'un procédé éducatif avec de nombreux points communs, ce fameux lien affectif en plus.

Par honnêteté, je dois préciser que j’ai pris la liberté de conter ce récit au nom de Thy'Ong'Wam. En tant qu’ex Messager, néo R'a’Bun, je peux garantir la fidélité des émotions, sentiments et faits vécus par celui-ci.

Lik'Yae'Wam - R’a’Bun

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