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Axiome de la Bor’And’Ja : “Croire savoir est la plus grande forme d’ignorance !”

Les Ch’Trav’Ail ? Vraiment, ils ne nous avaient pas tout dit. L’association n’est qu’une infime possibilité. Zhoumain/Ch’Trav’Ail peuvent fusionner, auraient pu… depuis longtemps !

*

Certaines, ou toutes(?), histoires ne connaissent pas de conclusions. Elles sont un peu à l’image de l’existence. Leurs fins déclenchent une nouvelle introduction.

Cher consultant, le début de ce témoignage a pu te faire penser que j’étais solitaire. Non, pourtant, seul, je le suis. L’était ! Il m’aura, nous aura fallu un moment avant de comprendre que nous étions deux en un. Il nous aura fallu passer outre à nos dilemmes. Que notre fusion n’explique pas entièrement pas plus que nos différences, réelles et supposées.

Nous n’avons jamais recherché de justifications. C’eût été un temps, précieux, perdu. Comme souvent la réponse, quand elle n’est pas (re)trouvée dans sa question, peut s’acquérir dans le constat.

Nos deux espèces font partie de la sapience. C’est le seul point commun et tout le reste diverge. Le Ch’Trav’Ail vit en étroite corrélation. Nous ne devrions pas dire « le » mais « les ». Chacun est un membre à part entière et constitue la fratrie, unique. L’en priver, c’est l’handicaper. Leur structure sociale de base est innée. Elle est en eux dès la naissance.

Le zhoumain est aux antipodes. Il nait dans une famille. Elle ne représente pas la, ou plus précisément les, structures sociales. Il va devoir lutter, sans nécessairement une connotation de bataille, pour, soit s’y maintenir, soit en intégrer une autre. L’autre choix, si j’ose le présenter ainsi, est l’ermitage. Reste aussi la tentation de la marge. Dans trois cas sur quatre, il s’en trouvera handicapé !

Tu pourrais me dire que nous avons réalisé une double plongée dans une contradiction. Que notre choix nous prive à jamais du contact des nôtres ? Pas tout à fait ! L’espace, telle la mer, est parcouru de courants sur lequel voguent les flux de pensées. Nous pouvons les ressentir. Pas en permanence, pas toujours clairement, pas précisément mais, suffisamment, pour savoir qu’ils sont encore.

Là réside l’essentiel !

*

Aujourd’hui nous avons reçu le contact d’un aptillon. La confusion a failli nous tuer, sans jeu de mots. Quel était ce miracle ? Revenus de notre surprise, nous avons dû affronter un espoir insensé. Nous nous étions donc trompés ?

Ce ne fut qu’un instant, une vision fugace d’un néo possible.

Nous sommes un. Avantage et inconvénient, tout s’additionne ; logique, science et force du constat nous ont bien vite raccompagné aux réalités. L’aptillon nous avait contacté ! Je-nous, puisant dans nos mémoires, ne pouvait que constater cette différence primordiale. Il en avait la forme, la structure mais, il pensait. Il n’était plus un contact-relais-intermédiaire.

Il n’était plus courant porteur. Autonome, il avait fait un choix. Nous lui avons répondu. Il nous a soumis une proposition, à nous, parasite. Nous avons accepté.

*

Mon nom est GÂß. Ceci est la fin de mon récit. D’ici quelques instants, je lâcherais mes derniers liens d’avec mes avants, zhoumain et Ch“Trav”Ail.

Ce journal, témoignage irrégulier, parviendra surement un jour jusqu’à leurs vaisseaux. Bien trop tard pour faire demi-tour !

Le feraient-ils que ce cycle, nouveau en cet instant, serait probablement achevé. La liaison, nous avons appris qu’il en y a toujours une, ils leur faudraient une multitude d’existences pour la cibler. Sans aucune garantie de la trouver ! Non qu’elle fût indétectable en valeur absolue. Juste difficilement décelable parmi les milliards d’interactions créées par, ne serait-ce que par la coexistence de deux êtres. Sauf à redevenir des conquérants ! Dénaturer définitivement…

Du plus profond de mes cœurs, je leur souhaite, au travers de mon témoignage, de trouver une terre d’asile dans laquelle ils pourront s’immiscer dans le lien. Ou dans l’Univers si vous préférez.

Si, malheureusement, ils n’y parvenaient pas, ils en seraient éjectés au mieux ; condamnés à l’errance, au pire.

Voilà, c’est fini. En tant qu’aptillon, je ne pourrais plus communiquer de cette archaïque manière même si, hasard, nos routes se recoupaient.

Quoique !

Conséquence !

Va Savoir !

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