… Où

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Axiome de la Bor'And'Ja : “? ! Peut-être…”

« Nous allons disparaître. Définitivement ! Tout comme vous me direz-vous ?

— Pas exactement ! Disparaitre mais survivre. D’ici quelques minutes, nous allons réintégrer nos vaisseaux et repartirent vers notre chemin d’errance à la recherche de la prochaine planète qui voudra bien nous accueillir.

—?

— Mam’Pap ?

— Je sais ! Dit sa mère

Nul besoin d’une connexion pour comprendre. Son âme-sœur n’était plus. Il lui restait pourtant la faculté « d’entendre » et traduire les conciliabules, les explications, les questions induites, les réponses.

Elle percevait aussi l’incrédulité de son compagnon qui, pourtant, par délicatesse, avait mis en pause son canal. Elle lui prit la main. Ce contact lui transmit directement la véhémence qui commençait à poindre face à une incompréhension de la finalité. Probablement, il sentait venir une séparation et tout son corps ruait. Elle entrecroisa les doigts tout en serrant doucement. Il reçut le message implicite : « Je vais t’expliquer ! » Le calme reprit ses droits. Il libéra son canal atelempathique et attendit. Dans l’attente, il regarda, emmagasinant une multitude d’interrogations et de stupéfactions. Quelques groupes avançaient vers la falaise. Ils ne semblaient pas vouloir admettre le fait qu’au-delà se trouvait le vide. Qu’ils devraient stopper. Ils ne s’arrêtèrent pas !

—?

— Viendras-tu ? dit Juisst

— Mes parents ? Les autres ? Répondit Ze’Fhi’Te

Juisst ne sut que répondre. Il garda le silence mais il savait ce qu’il restait à faire. Ze’Fhi’Te approuva. Ils marchèrent vers le gouffre.

—?

— Je ne peux partir.

— Je sais. Tu as tort.

— Je sais. Tu n’as pas raison.

— Je sais. Alors je reste.

— Je sais.

Si certains pouvaient partir, d’autres ne pouvaient-ils pas rester ? Devaient-ils en discuter du bien-fondé ? Plutôt que d’admettre le fait ? La communion ne pouvait pas marcher qu’en sens unique et devait inclure d’autres sortes, propres à leur mode de vie. Elle n’abandonnerait jamais son compagnon. Il en ferait autant. La possibilité du départ n’inclinait que les « branchés » ? Pourquoi ?

—?

— Pourquoi ? Dit Juisst impérieusement

La question diffuse au départ s’imposa de plus en fort à tous.

— Pourquoi ? Dit tout aussi impérieusement Ze’Fhi’Te

Un silence se réinstalla progressivement. A la question unique commença à se joindre une autre question.

— Quoi ?

La stupeur remplaça le silence. La question ne provenait pas d’un zhoumain mais d’un Ch’Trav’Ail. Juisst libéra un flot de pensées, brisant sans vergogne lui aussi les barrières mentales.

— Sommes-nous devenus aveugles ? L’association zhoumain/Ch’Trav’Ail n’est pas une relique en soi. Nous, nous savons qu’elle n’est qu’une particularité biologique plus qu’une réelle symbiose. Qu’elle le devienne après coup n’y change rien. Est-ce la faute des autres si le gène n’est pas dans leur sang. Ou dans le nôtre ? Devons-nous les abandonner ? Comme de vieilles peaux après la mue ? Est-ce digne ? Pourquoi ?

— Pourquoi, oui, pourquoi ? Répondit le chef de horde, Pourquoi ? Parce que ! La question une fois soulevée contient sa réponse. Elle est claire. Que chacun explique à chacun le comment et parce que. Que tout le monde fasse son choix. La place est bien assez grande pour tout le monde. Qu’il en soit ainsi ! Les navettes feront autant de va-et-vient que nécessaire.

— Comment pourrions-nous tenir tous ?

Comment avez-vous envoyé dans l’espace les ¾ des zhoumains ?

— L’enregistrement ? Il vient donc de vous ?

— Non ! Nous vous avons seulement procuré quelques perfectionnements sinon tous se seraient effacés laissant des vaisseaux errants pour l’éternité. Il n’y a pas de controverse à soutenir une action jugée bonne en lui faisant gagner nombre de périodes. Allez, portez la nouvelle, diffusez nos propositions. Que chacun fasse ses choix !

Déjà, du canyon s’élevait des véhicules. Le mystère de M’Ej’lu se dévoilait mais personne n’y prêtait attention. Des groupes parfois mixtes se formèrent pour servir de messagers. Les autres attendaient l’embarquement.

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