Demi-Lune

Une minute de lecture

Ô Lune, que ta rondeur est belle,

En un arc parfait, rondouillant,

La voilà si douce, vadrouillant,

Dans l’immensité du ciel.

Ô Lune je ne me lasse de contempler cette rondeur,

Que jamais je ne pourrai toucher,

Que jamais je n’oserai fouler,

Tu es si loin de toute ardeur.

Ô Lune, ne me regarde pas avec ces yeux froids,

Tu es glaciale d’indifférence,

Tu me mortifies par ton silence,

Je me plierai à ta loi.

Non Lune, ce n’est pas moi !

Je n’ai rien fait, je le jure,

Tu le sais, j’ai l’esprit pur !

Ma main n’a point osé franchir le pas.

Ô Lune, tu es si belle,

Pour l’homme tu es un but inaccessible,

Une douceur intangible,

Qui attire toutes les mains rebelles.

Ô Lune, j’ai contemplé si religieusement,

Ta rondeur a ému mon âme,

Toute transie et pure qui pourtant s’alarme,

Ô Lune, c’est un tel tourment !

Ô Lune ! Ô Lune ! Ô Lune !

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