Le manoir aux faux raccords 1/3

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Disparaissant, avec la maison dans un endroit encore inconnu pour l’heure, Rifuzuka ainsi que Loukïan se retrouvent tout deux plongés au creux de la cave humide, où pour y accéder il faut sauter dans le vide.

En pleine obscurité, la jeune femme se lève et regarde partout dans la pièce pour retrouver Loukïan, qui rappelons-nous a disparu au même instant que la démone.

  • Arght ! Mais franchement ! … On est où là !? demande la semi-humaine.

Marchant avec peine dans le sol orangâtre et gluant, elle hurle désemparement le surnom de Loukïan.

  • Tête d’enclume ? Hé ! Tête d’enclume ! T’es là ? Répond !

Mais malgré ses hurlements assourdissants, elle ne reçoit aucune réponse, sauf un étouffement d’homme criant de le sortir de son engouffrement, suppose Rifuzuka en se rapprochant du jeune homme, entrain de se faire manger par le sol étrange.

  • Arght ! La vache ! Le sol… le sol il colle et pas qu’un peu ! rit Loukïan en donnant des coups de pieds dans la matière avant de s’assoir sur le sol.
  • Pfff… t’as toujours le mot pour plaisanter toi ? Je me trompe ?questionne la démone en croisant les bras et en le regardant sur le point de rire.

Loukïan se content de la regarder, et essaye de se lever du sol, qui l’a déjà fossilisé. Pourtant malgré ses nombreuses tentatives, il ne parvient pas à se défaire de cette sangsue. Grâce à la petite nouvelle, il se libère.

  • Merci. sort-il tout gêné en se touchant la cicatrice.

La démone, tape le pied de Loukïan avec ses chaussures à talon, elle détourne son regarde et lui dit :

  • Pff… Ouais… bah… c’était pas très malin ! s’agace la jeune femme en jouant la comédie.
  • Ah ! En fait pour répondre à ta question… je pense qu’on est toujours dans la maison.
  • Comment ça ? demande Rifuzuka en tournant sa tête vers Loukïan.
  • J’en sais rien, c’est ça l’aventure. dit Loukïan en enflammant sa main droite qui crée par la suite une illumination dans la pièce.
  • Non… c’est ça qu'on appelle la stupidité. sort-elle en suivant les pas de Loukïan.

En marchant derrière l’homme, Rifuzuka reste intriguée par son pouvoir inexistant depuis le temps. D’après son père, le pouvoir du feu a disparu en même temps que les dragons, pourtant l’homme en face d’elle le manie facilement, il y a trois hypothèses pour que Loukïan est un tel pouvoir.

  1. Il l’a apprit cette technique avec un dragon, mais elle l’exclut cette hypothèse car les dragons ont disparu il y a plus de trois siècles et Loukïan ne semble pas autant vieux.
  2. Il s’est entrainé avec un gardien du feu, mais cela est toujours pas possible car les gardiens des éléments ont tous perdus leurs pouvoirs, un jour après la disparition des dragons.
  3. Il l’a hérédité, mais encore malgré que la dernière supposition soit la plus plausible, les pouvoirs hérédités en également un grands rapports avec les dragons.

Malgré, toutes ses questions résonnantes dans sa tête, la jeune femme parvient à sortir, en se tenant la tête et se tirant ses cheveux :

  • Comment tu … tu penses qu’il y a quelque chose d’inormal dans cette maison ?

Loukïan s’arrête et se tourne pour voir la démone à deux mètres de lui, il l’attend.

Arrivé vers lui, elle recule d’un bon pas, lorsque Loukïan se rapproche d’elle avec sa tête terrifiante pour lui dire :

  • Qui sait, il y a peut-être des revenants ! sort-il d’une voix lugubre.
  • Tu… tu penses qu’il y a un fantôme ? questionne la démone terrifiée.

il reprend sa marche puis regarde Rifuzuka, avant de clarifier un détail qu’elle n’a pas comprit :

  • Pas forcément. Mais… franchement, j’ai l’air de me balader avec un balai de sorcière sur le dos tous les jours ?
  • Bahhh… franchement … Ouais ! sort sans gêne Démona en regardant vers le plafond imaginant Loukïan se promener en ville avec ça sur le dos.

Après avoir répondu à Loukïan, tout deux entendent un bruit de frappement suivie de très près par des hurlements.

En se regardant face à face, ils sortent tout deux :

  • Jasmine ! hurlent-ils en regardant en face d’eux.

Ils courent du côté opposé aux escaliers, arrivés à la fin de cette matière gluante, Loukïan attend que Rifuzuka reprenne son souffle, sur le sol en métal. Bras touchant ses genoux, la jeune démone reprend petit à petit son souffle. Elle finit part réfléchir à la théorie de Loukïan, mais c’est lui qui lui dit :

  • Hé bah dis-donc, pour un démon t’as pas beaucoup de souffle, moi qui pensais que ce n’était pas le même oxygène que sur la tt.

Elle se met à rire et laisse tombé son corps, bras écartés sur le métal ainsi que ses jambes, montrant à Loukïan que sous son collant noir, se dissimule un petit short noir serré.

  • Mmh… sur ce point tu as raison, il y a beaucoup plus de dioxygène de carbonne en enfer. explique-t-elle essoufflée.
  • … Rien compris ! Bon tu te bouges princesse, ou je dois te porter comme un honorable chevalier ? demande Loukïan qui fait la révérence main posé sur son épaule gauche.

La démone regarde derrière elle, constatant que la masse orange ne l’attaque pas les cheveux, elle comprit que Loukïan s’est trompé dans sa déduction, elle ne tarde pas de le lui dire en se levant et le défiant du regard, alors qu’il vient de se redresser.

  • Attend ! Il y a un truc qui joue pas dans ta logique ! Si c’est un revenant, il ne doit pas craindre le sol gluant. N’oublie pas que les morts de un ne respires pas et de deux ne sont pas touchés part la masse, or si tu constate bien, le sol en métal ne se mélange pas avec la matière visqueuse, donc…

Tout en l’écoutant, Loukïan court sur place, il s’arrête lorsque la semi-humaine lui demande de faire fonctionner sa logique.

  • Donc… le métal attaque la matière, et de ce fait, la chose qui nous a enlevé... n’est pas un fantôme car… il se déplace grâce aux plaques de métal.
  • Bien joué ! Petit génie.
  • Mais, non pêche... qu’on est belle est bien dans la maison ! informe Loukïan en regardant la démone toujours essoufflée.

Elle se rapproche de lui et pose sa main sur son épaule, elle le regarde et finit part dire, alors que les cris refond surface :

  • Pour ça… je veux bien te croire.

Ils se remettent tous deux à courir dans un couloir noir, qui ne figurait pas au moment de la construction du manoir. Ils courent cote à cote de plus en plus vite, arrivés vers la fin du couloir, ils se retrouvent face à face avec une lumière. Ils plongent à l’intérieur de celle-ci, ils se font aspirés part cette lumière, comme s’ils rentraient dans de l’eau.

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