Demain, dès l'aube...

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— Il n'y a que trois gardes ! Dit Miléna. Tous les autres sont à l'entrée du vaisseau pour contenir les manifestants.

— Mais nous n'avons qu'une seule arme. Lança Aczul perplexe.

— Nous les prendrons par surprise.

À ce moment le commandant intervint.

— Donnez-moi votre Pool dit-il à Miléna. Je saurai mieux m'en servir que vous.

 À peine avait-il saisi l'arme que lui tendait la jeune femme, qu'un morceau du mur derrière lequel ils s'étaient abrités, vola en éclat. Ils aperçurent un Molxs à quelques dizaines de mètres. L'horrible créature dégageait une odeur repoussante. Deux bras dodelinaient de chaque côté de son tronc gélatineux en forme de poire. Il trottinait gauchement sur les deux moignons qui lui servaient de jambes.

Le commandant se tourna vers ses compagnons.

— Partez ! Je m'en charge.

Le Molxs ajusta son tir et visa Aczul. Celui-ci d'instinct, s'était jeté sur le sol, mais le rayon mortel l'atteignit quand même.

Miléna poussa un cri. Boris s'agenouilla près de son ami. Le commandant avait riposté et le Molx s'effondra à son tour comme une motte de beurre sur un réchaud. D'autres gardes arrivaient maintenant d'un peu partout.

— Nous ne pouvons plus rien pour lui, dit Ziborg en relevant Boris qui ne pouvait détacher son regard du corps inerte d'Aczul.

— Mais il n'est pas mort... Je l'ai vu bouger... Bredouilla-t-il.

Les rayons Fâ sont mortels. Il faut partir supplia Miléna.

Le commandant qui était un tireur émérite, avait réussi à repousser l'assaut des Molxs.

— je ne pourrai pas les retenir plus longtemps dit-il sans cesser de balayer les alentours du jet verdâtre et filiforme qui jaillissait de son Pool. Il empêchait ainsi les gardes de sortir de leur abri.

 Boris se résolut à quitter les lieux. Miléna le suivit. Ils parvinrent à semer leurs poursuivants et arrivèrent, peu après, aux abords du cosmodrome. Comme l'avait annoncé Miléna, trois Molxs seulement montaient la garde près des navettes.

 Ils soufflèrent un peu à l'abri derrière une colonne de marbre. Soudain, une voix sortie d'un haut-parleur. Le son se répercutait en de lointains échos. Pour Boris qui ne comprenait pas la langue des Molxs, Miléna traduisit :

— Boris... Boris... N'oublie pas ! C'est le jour des poubelles...

***

 Boris resta quelques secondes sans comprendre.

 Enfin, il réagit. L'amiral du spationef venait de lui rappeler sa mission. Il devait obtempérer à cette injonction.

 Il se dirigea vers la coursive centrale qu'il traversa sans se faire remarquer, puis il descendit quatre à quatre les marches de l'obscur escalier qui menait aux entrepôts. Après avoir ouvert le sas extérieur pour faire un peu de lumière, il vit la poubelle au milieu de la cargaison. Il la tira dehors pour la déposer sur le bord du trottoir.

 La rue était déserte. Boris imagina un instant l'énorme insecte à la carapace métallique qui allait venir dès l'aube dévorer les déchets nucléaires. Boris vérifia si Miléna avait bien utilisé les sacs officiels fournis par la confédération intergalactique.

 Rassuré, il remonta l'escalier, retrouva son fauteuil et son livre et reprit sa lecture.

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