Prologue (1/2)

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Journal de bord : An 1 856 après la formation du Conseil, Planète Frist. Mission Alpha

XV.

— Arrivée sur Frist dans cinq minutes, mon Commandant, annonça le pilote. Les coordonnées de la balise que nous avons reçues nous dirigent vers une espèce de montagne. Des survivants sont peut-être encore là-bas.

Après quelques jours de voyage, le vaisseau atteignit enfin la planète. À bord, l'équipage s'activa pour l’atterrissage.

— Bien, très bien, répondit Ernest, un cigare au bec. Faites descendre l'appareil pour que le commando la passe au peigne fin. Je veux en finir avec cette histoire.

— Tout de suite.

Le militaire écrasa son cigare dans le cendrier de son accoudoir et se leva pour se tourner vers ses hommes. Le chef dégageait un charisme impressionnant qui forçait ses interlocuteurs à baisser les yeux. Son crâne presque chauve était typique d'un vétéran. Toisant son équipe, il s'exclama :

— Retournez tous les cailloux que vous trouverez. Retrouvez ce qui a causé cette catastrophe. Ne revenez pas bredouille, ou vous aurez affaire à moi ! Capitaine Manor, ne me décevez pas !

— Vous ai-je déjà déçu ? répondit un homme élancé d'une trentaine d'années. Nous serons de retour en un rien de temps après avoir résolu ce problème, comme nous l'avons toujours fait.

— Je compte sur vous.

Ce dernier acquiesça d'un salut militaire mais se figea d'un air soucieux. Hésitant, il murmura quelques mots à son supérieur :

— Commandant... Pensez-vous que... ?

— Que quoi ? répondit ce dernier d'un ton sec.

— Est-il possible que la compagnie de l'Azur soit liée à tout ça ? se hasarda à demander le militaire.

— J'en doute fort. La compagnie de l'Azur possède des mercenaires. Pas des soldats. Ils remplissent des contrats de contrebande, de meurtres ou de vols, pas de génocides. Cela me paraît beaucoup trop gros pour être eux.

Le capitaine hocha la tête puis tourna les talons avec ses hommes en direction de l'ascenseur du bout de la salle qui menait à l'armurerie du vaisseau. Le chef joignit ses mains dans son dos et regarda par la fenêtre d'observation la planète blanche qui grossissait petit à petit. Le vétéran souffla. Cette mission était de loin la plus étrange qu'il avait à accomplir.

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