n°14

Une minute de lecture

Sous les nuages gris qui couvraient le ciel d'un plafond mouvant, les tambours de guerre battaient sourdement, accompagnés par les sabots des chevaux qui résonnaient sur le sol dur. Les deux chefs s'arrêtèrent, imités par leurs troupes. Le vent sur la plaine murmurait des promesses de mort et de carnage, susurrant sans fin ses paroles empoisonnées à l'oreille de chaque guerrier. Les yeux dans les yeux, les deux rois se défiaient, immobiles, silencieux ; et chaque soldat en affrontait un autre du regard, immobile, silencieux.

Le combat qui se livrait entre leurs volontés se déroulait dans une autre dimension ; immobile, silencieux.

Dans les pupilles dilatées se lisaient des carnages sans noms. Aux oreilles résonnaient des cris de souffrance indicible. Et pourtant les fiers guerriers semblaient ne pas faire un mouvement, immobiles, silencieux.

L'orage vint joindre sa voix tonnante à celle des tambours fantômes et du vent insidieux. Les adversaires l'ignorèrent, absorbés par l'affrontement de leurs volontés, immobiles, silencieux.

La pluie vint les détremper, alourdir leurs capes, ruisseler sur leurs armures, sans qu'ils daignent le remarquer, immobiles, silencieux.

La nuit abattit son obscurité froide sur eux sans qu'ils s'en effraient, immobiles, silencieux.

Quand le soleil se leva, c'est une armée de pierres levées qu'il éclaira.

Immobile.

Silencieuse.

Le 08/02/2012

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 3 versions.

Recommandations

Défi
MARQUE
On ira. Où tu voudras, quand tu voudras. Et on flânera encore même quand le jour sera mort. Toute la nuit on sera rois, on sera chiens, on emmerdera Darmanin. Toi ma douce, moi ton venin. Et tous nos demains seront écrins.
1
0
0
0
É. de Jacob

nous jouons avec les rimes
autant qu’avec la prose
nous pouvons faire rire
ou simplement pleurer
nous flottons dans le ciel
nageons dans le sang
la guerre et les tourments
nous aimons les amoureux
ou les détestons
les fleurs nous émerveillent
tout comme les histoires d’horreur
peuvent nous plaire
nous escaladons des montagnes
voguons sur les océans
pénétrons dans les cœurs
devenons sœurs d’âme
nous sommes oiseaux
conscience
ou désespoir
nous choisissons d’être beaux
ou cruels
ou romantiques
passé présent ou futur
nous appartiennent
nous vous laissons la vie sauve
du moins pour un temps seulement
78
128
17
16
É. de Jacob
Ce recueil ne représente à mes yeux qu'une tentative, car je ne me suis jamais adonné jusqu'ici à l'écriture de la poésie. Il s'agit uniquement d'un exercice visant à me garder alerte en attendant qu'une histoire supplémentaire ne se profile dans les méandres créateurs de mon cerveau.
1968
4100
408
220

Vous aimez lire Elodie Cappon ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0