n°8

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Le ciel paraissait si éclatant ! Alentour, la campagne ensoleillée se parait d'ocres, de bruns et de verts chaleureux. On se serait cru en été, sans le froid sec et les arbres nus.

Tandis qu'elle conduisait, Ariane ne pouvait s'empêcher de regarder autour d'elle. C'était comme si ce jour ensoleillé la réveillait après les tons gris et blancs des jours neigeux. Tout semblait plus net, plus clair, plus réel que jamais. Finies les brumes opalescentes, les pluies mornes, les jours crépusculaires mornement éclairés par une neige grisâtre à moitié fondue...

Le macadam défilait sous le véhicule. Le moteur ronronnait. Le chauffage faisait entendre un soufflement discret mais clairement audible. Oui, même les sons paraissaient plus nets, plus audibles qu'avant, mis en valeur par les rayons joueurs du soleil presque printanier ; alors que jusque là, ils paraissaient étouffés par l'hiver morne et ensommeillé, par la neige envahissante et charmeuse... Comment ne pas les écouter ?

Être trop attentive, trop consciente des sons, des couleurs, de la vie allait sceller le destin d'Ariane... car elle ne pensait plus à regarder la route. Un virage... le bas côté de terre brune se substitua au goudron bien noir, crevassé par endroit. Le ciel et le sol échangèrent leur place. Douleur fulgurante. Tout devint rouge. Noir.

Le ciel paraissait si éclatant ! Alentour, la campagne ensoleillée se parait d'ocres, de bruns et de verts chaleureux. On se serait cru en été, sans le froid sec et les arbres nus.

Le 10/01/2011

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