n°4

Une minute de lecture

Le satin noir du ciel vertigineux résonne du chant infini des étoiles ; chant inhumain, divin, torturé, qui sonne comme un appel dans la forêt inextricable des banlieues. Silence... Seul s'entend l'écho de ce chant...

Et tout à coup, la réponse vient, rauque, sonore, brutale : la chevauchée fantastique commence.
Le réseau obscur des rues étroites et sales résonne des hurlements vrombissants des motos : cri de guerre, hallali des chasseurs de vent en quête de sensation forte. Grondements, grognements, rugissements se mêlent en une symphonie discordante qui évoque le vacarme des chasses d'autrefois.

La chevauchée fantastique traverse les rues endormies.

Sur leurs montures de fer, les cavaliers de la nuit s'enivrent des émanations de pétrole et du vent de la course ; ils chassent les chimères, poursuivent le cerf mythique de la vitesse pure, qui leur apparaît, sabots en feu, naseaux fumants, si proche et si lointain en même temps. A travers leurs corps rendus flous par la vitesse, on croit distinguer les murs délabrés des immeubles du quartier.

Mais soudain, la lune glisse un regard paresseux sur la banlieue ; la chevauchée fantastique s'évanouit dans la brume.

Le labyrinthe négligé de la cité en ruines retourne lentement au silence, et le gémissement du vent remplace les hurlements des moteurs emballés ; plainte solitaire de l'abandon et du retour au néant ; sifflements aigus, sanglots graves des immeubles en ruines où dansent les éléments.

La chevauchée fantastique n'est plus qu'un lointain souvenir.

Le 21/11/2010

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