Chapitre 45 : Nouvelle déstabilisante

14 minutes de lecture

Estelle, 16 ans
Inquiète pour Yuki


Le jour suivant, nous nous nous trouvons sur la Route 7. Kylie, Scottie et moi nous avons décidé de continuer notre voyage. Aux dernières nouvelles, Yuki serait partie pour Kalos avec le bateau de l’entreprise de ses parents et Akira l’aurait suivi car il ne voulait pas la laisser seule avec les gardes du corps. Tout va pour le mieux.

De toute manière, ce n’est plus vraiment en mon pouvoir de l’aider. Je n’ai fait que la guider vers sa famille et celle-ci va devoir régler ses problèmes avant de reprendre ses activités de Coordinatrice.

Pendant des mois, j’ai observé Yuki et j’ai discuté avec elle pour me rendre compte qu’une blessure profonde l’empêche de coopérer avec les gens de son entourage. Ce n’est qu’hier que j’ai compris pourquoi elle agissait de cette façon.

Elle fuyait ses problèmes au lieu de les affronter et mettait le blâme sur les autres lorsqu’elle ne se sentait pas bien. Je crois qu’en parlant avec son père, elle réussira à mûrir un peu. Akira m’a envoyé un message comme quoi il était frustré que je me sois mêlé de leurs affaires, mais qu’il comprenait pourquoi je l’avais fait.

Il m’a dit qu’il allait veiller sur son amie et espérait que sa famille se montrerait compréhensive. Je crois qu’il est beaucoup plus attaché à elle qu’il n’ose nous l’avouer. Il semble souvent détaché lorsqu’il est avec elle, mais je ressens entre eux une profonde affection et du respect.

Je ne connais pas toute leur histoire, comme je ne connais pas tout de Jenny et sa bande… Toutefois, à force de les côtoyer, je me fais graduellement une idée de tous mes amis et je mets en œuvre mes méninges pour aider ceux que je peux, quand c’est nécessaire.

— Es-tu sûr que ta voie est celle d’une styliste ? me demande Scottie, au moment où nous tournons un coin. Parce que depuis quelque temps, je me demande si tu ne devrais pas étudier pour devenir psychologue.

Je pouffe de rire et passe une main sur ma médaille qui ne m’a pas quittée depuis tout ce temps. La mort d’Arbok m’a donné un coup de fouet et cela m’a permis d’être plus… courageuse, je crois.

Chaque jour, je me fais plus forte et je savoure chaque instant. Ce matin, j’ai même reçu un message de Jake. Celui-ci a rejoint son ami qui semble reprendre des forces à chaque jour. Il m’a écrit dans sa lettre qu’il me manque et qu’il regrette de m’avoir largué ainsi alors que j’étais troublée, ces dernières semaines.

Il n’a toujours pas l’air de savoir ce qu’il veut, mais il tient beaucoup à moi. Je préfère ne pas me perdre dans mes pensées en ce qui le concerne. Je me dis que je trouverai mieux, malgré que parfois je ressens l’envie de pleurer parce qu’il me manque. J’imagine que j’avais beaucoup plus de sentiments pour lui que je ne l’imaginai. Je me revois parfois dans l’ascenseur, quand je l’ai giflé pour ensuite l’embrasser…

Ce sentiment nostalgique s’estompe rapidement lorsque Scottie me passe une main devant le visage.

— Estelle ? dit-il. T’es encore dans la lune…

— Mmm… Désolée. Je pensais à Jake.

— C’est étrange de ne plus l’avoir avec nous… Il mettait du bonheur dans notre groupe, dans nos journées grises.

— Je trouve honnêtement qu’il a été con de nous lâcher comme ça, dit Kylie qui sort une pomme rouge de son sac. Mais bon, je comprends… Il s’inquiète pour son pote.

— Mais il faut avouer que notre relation était vraiment bizarre vers la fin et que ça provoquait un malaise étrange parmi nous, expliqué-je. On se parlait à peine et souvent je le surprenais avec une mine triste. J’ai le sentiment que ces dernières semaines ont fini par le bousiller.

— Bah ouais, réplique Kylie. La mort d’Arbok lui rappelle beaucoup Vicky. Pendant cette période, il était inconsolable.

— Ah bon ? demandé-je. Il devaient être très proches…

Marrant, j’ai l’impression d’avoir déjà eu cette conversation…

— Vicky avait un lien particulier avec chacun des membres du groupe, raconte la punk avec un sourire au visage. C’était un peu notre rayon de soleil. À chaque jour, elle nous surprenait avec sa gentillesse et sa bonne humeur. C’est en partie grâce à elle que Jake est devenu qui il est, aujourd’hui. Elle l’a beaucoup inspiré.

— Où veux-tu en venir ? interrogé-je.

La punk prend une bouchée de sa pomme en se mettant une main sur le menton. Elle réfléchit à ce qu’elle pourrait bien me dire. Scottie roule des yeux, et répond à sa place.

— Jay était dans une phase rebelle quand il a rencontré Vicky, explique-t-il. Disons qu’il buvait beaucoup d’alcool et fumait. C’était un type très violent. Vicky l’a remis sur le droit chemin en lui apprenant comment jouer de la guitare et ils ont souvent bu du thé ensemble. Bref, il a cessé ses mauvaises habitudes et a commencé à mieux se comporter envers son entourage. Durant une période de son adolescence, il avait beaucoup de difficulté à accepter le nouvel amoureux dans la vie de sa mère, tu vois ? Son père, comme le nôtre, est disparu de sa vie alors qu’il n’était qu’un gamin. Sauf que le sien est décédé et le nôtre s’est simplement barré. Vers ses treize ans, Jake était une vraie peste à cause de tout ça. Mais comme tu peux le voir, il va mieux maintenant…

— Un rebelle ? m’exclamé-je. Voilà qui m’étonne de lui…

— Ça n’a duré que quelques mois, rajoute Kylie. C’est en partie ma faute, puisque je prenais des substances illicites avant de le rencontrer. J’ai graduellement arrêtée mais il m’arrive par moment de fumer un joint de temps en temps. Jake a fini par vouloir m’imiter…

Scottie fusille sa sœur du regard.

— Ouais, par ta faute, on a failli se faire pincer par les fliques à plusieurs reprises, gronde-t-il.

— Oh arrête ! T’as jamais voulu essayer.

— Peu importe, tu n’avais pas à fumer autant.

— Un joint… ? demandé-je, un peu perdue.

Ça va vous paraître absurde, mais dans mon style de vie, la seule chose qu’on voyait dans les soirées, c’était de longs cigares ou bien des cigarettes. Puisque j’ai été surprotégée toute ma vie, il m’arrive d’oublier certains détails. Par conséquent, je ne fais pas le lien avec le mot joint. J’ai l’air bête sur le coup, mais je n’ai jamais fumée de toute ma vie, ni ai-je bu d’alcool. Alors que nous voyagions, mon père et moi, j’ignorai même l’existence des champignons hallucinogènes.

— C’est de la beuh… du cannabis, dit Scottie en se tournant vers moi.

— Oh… Je vois… C’est comment comme substance ? demandé-je.

— Ehh… C’est spécial, dit Kylie. J’en prenais surtout pour relaxer, pour me calmer quoi. Puis avec le temps, on a remplacé les drogues pour du thé et je dois avouer que ça m’aide beaucoup. Y’a rien de plus relaxant qu’une bonne tasse de thé…

Je cligne des yeux, abasourdie. C’est l’une de ces rares occasions où je me sens dans un monde à part des jumeaux et évidemment, je me sens mal à l’aise. Il y a tant de choses que j’ignore d’eux, mais graduellement ils s’ouvrent à moi et m’en disent plus sur leur passé. Je ne peux m’empêcher de trouver cela intéressant, quoique troublant.

— Vous savez que mon père veut nous emmener en vacances, hein ? dis-je, alors que nous nous approchons d’un banc installé près d’un grand lampadaire. J’en ai parlé l’autre soir, mais vous aviez l’air distraits. Il compte nous emmener à Alola pour quelques semaines.

Kylie sursaute et faillit s’étouffer avec sa pomme.

— Hein ?! Vraiment ? dit Scottie. Mais il ne nous connait pas… !

— Ça ne fait rien, je réponds. Il m’a demandé d’emmener avec moi quelques amis puisque nous serons là-bas pour un bout de temps. Au départ, je comptais demander à Jake de nous suivre, mais puisqu’il n’est plus avec nous…

— Alola !? s’exclame Kylie. La région chaude même en hiver ? J’hallucine… Pincez-moi si je rêve…

Scottie pince sa sœur sur la joue et celle-ci lâche un juron.

— Ouille ! Je plaisantai, crétin ! grogne-t-elle. Mais wow… Ce n’est pas un rêve, hein ? C’est vrai ce que tu dis ?

Elle se tourne vers moi, toute excitée et les yeux aussi globuleux que ceux d’un Caninos. Elle est tellement aux anges de savoir qu’on l’emmène profiter de plages chaudes qu’elle se met à glousser bizarrement. Voilà une facette de sa personnalité qu’on voit rarement, ces derniers temps.

Ça me fait penser qu’on ne la voit plus tellement jouer avec sa tablette. Je crois que l’intervention de Yanis l’a permise de faire la paix avec la mort de sa petite copine. La tablette, d’un autre côté, a apaisé son âme. Je ne pense pas qu’elle ait déverrouillé tous les fichiers que Vicky lui a laissés après sa mort, mais ça ne semble pas la préoccuper.

Scottie s’éloigne et appelle Magnéti de sa Poké Ball, jugeant l’endroit propice pour l’entraîner. Braségali décide de le suivre pour l’imiter. Nous nous sommes donc assises Kylie et moi sur le banc, alors qu’elle mange le reste de sa pomme.

— C’est dommage qu’on n’ait jamais su qui a gagné le tournoi de Lavanville, dis-je. Avec la poursuite et Yuki, j’ai complètement oublié ce qui se passait à la compétition.

— Meh… grogne Kylie. J’ai perdu contre un Dresseur qui a utilisé la capacité Métronome, tu te rends compte ? Métronome…

— Tu parles d’un coup de chance.

— Coup de malchance, ouep !

Je glousse et mon amie fronce des sourcils.

— Mais vraiment, va falloir faire quelque chose avec ton comportement… je soupire. Tu ne peux pas passer ton temps à insulter tout le monde lorsqu’ils t’énervent. Surtout pas au manoir.

— Arf ! Encore cette discussion… réplique la punk.

— La vieille dame au tournoi n’a rien fait de plus que de te demander de ne pas utiliser un langage grossier et tu t’es mises à l’insulter, tu sais ? T’aurais simplement pu l’ignorer.

Kylie se met à gesticuler et hausse les yeux vers le ciel. C’est la deuxième fois depuis hier qu’on essaie de lui en parler. Scottie a vite abandonné parce que sa sœur est rapidement devenue agressive lorsqu’il a mentionné son caractère.

— À ce point, ce n’est pas te comporter comme une anarchiste, c’est te comporter comme une ordure, continué-je. Il faut que tu te rendes compte que tu n’es pas la seule personne qui vive sur cette planète.

Elle me jette un air peu impressionné, puis me sort la langue. Elle me boude. C’est l’une des rares fois que je vois le piercing de sa langue. Une simple boule argentée au centre du muscle. J’en ai des frissons, chaque fois. Je remarque que ses lèvres commencent à craquer. Je sors de mon sac un baume à la cerise.

— En passant, mets ça sur tes lèvres, dis-je. Tu n’arrêtes pas de te plaindre que tes lèvres te font mal dernièrement.

— Tu penses vraiment à toi, dis donc…

— Quand ton père est maladroit dans plusieurs domaines, que tu n’as pas de mère et que tu dois te débrouiller toute seule pour bien des choses, t’en apprend des trucs…

— J’en déduis que tu lui as sauvé la peau plus d’une fois.

— À quoi ça sert d’apprendre tout ça, sinon ?

Elle hausse les épaules et pouffe de rire, puis applique le baume. Son frère pousse un cri de victoire, un peu plus loin alors que Magnéti vient de remporté son duel.

— Il n’a pas l’air trop déçu que Morgane ne lui a pas adressé la parole, remarqué-je. Il passe son temps à parler d’elle…

— De toute façon, elle a quitté la pièce peu de temps après que tu ais fait match nul contre ton dernier adversaire.

— Ah bon ? Je me demande bien pourquoi.

— Je n’en sais rien…

Je me mets à rouler des pouces alors que Braségali revient de son entraînement. Il a ramassé plusieurs baies sauvages qu’il nous offre. C’est probablement la dernière fois qu’on en verra avant le printemps.

Je n’arrive pas à croire que j’ai déjà passée une saison entière à voyager. Je ne me souviens pas avoir passé autant de temps à l’extérieur avant mon voyage initiatique. À vrai dire, j’étais surtout dans la salle de séjour ou bien dans ma chambre et je lisais des romans durant mes temps libres. À part ça, j’étudiais.

— J’ai quand même gagné un Dracaufeu, dans tout ça, dit Kylie en sortant celui-ci de sa Poké Ball. N’est-ce pas, mon gros Dra-dra… ?

Elle lui caresse le menton alors qu’il ronronne comme un félin. Il se penche vers elle comme s’il en a déjà l’habitude. Je suis heureuse de voir qu’ils s’entendent bien, car la plupart des Dresseurs ne s’entendent plus avec leurs Pokémon une fois qu’ils évoluent. Je vois que Kylie maîtrise bien la situation. Braségali a plus ou moins la même attitude qu’il avait lorsque je l’ai rencontré, mais il est moins peureux et moins agressif.

— L’un de ces quatre, je crois que ça serait bien de mesurer la force de Dracaufeu à Braségali, remarque Kylie. On n’a pas fait de duel depuis des lustres. J’ai hâte de voir qui de nous est la plus forte.

— J’accepterai bien ta proposition, mais pas aujourd’hui. Je n’ai pas vraiment envie de me battre pour le moment.

— Arf… Pourquoi ?

— On n’a fait que ça, ces derniers jours. J’ai envie de laisser mes Pokémon se reposer un peu. Braségali a bien mérité son repos, après tout ce qu’il a fait pour nous.

— Mouais, t’as raison… La poursuite d’hier était épuisante.

— Je crois que ça serait une bonne idée d’attendre quelques jours avant de nous mesurer à Érika. Lorsque nous arriverons à Céladopole, je compte passer au moins une journée chez moi.

Je crois que si nous étions à Johto en ce moment et qu’ils passaient par Bour Geon, ils feraient la même chose avec leur propre famille. J’ai bien envie de voir comment les choses ont changées depuis mon départ en septembre dernier. Papa m’a dit que le manoir est un peu vide sans ma présence et que nos serviteurs commencent à s’ennuyer. Il semblerait aussi qu’ils sont moins nombreux parce que je ne suis pas sur place et que d’autres travaillent désormais pour le Professeur Chen. Au moins, je sais que Ludo est toujours en déplacement avec mon père et veille sur lui avec d’autres gardes du corps.

Kylie consulte alors ses courriels sur son téléphone portable et sursaute lorsqu’elle lit une note qui la met dans tous ses états.

— Qu’est-ce qui se passe, Ky’ ? demandé-je. Quelque chose ne va pas ? Est-ce des nouvelles de Jenny ?

— Non, dit-elle. C’est mon père… Maman vient de me laisser un message comme quoi il cherche à nous rencontrer, Scottie et moi…

— Hein? Passe-moi ça…

Je prends alors le téléphone de ses mains et examine le message.

Kylie-chérie, j’ai retrouvé les traces de Ryan, ton père. Celui-ci aimerait avoir de vos nouvelles. Appelle-moi.

Je ferme l’appareil et me tourne vers mon amie, qui est toute secouée. Son frère est en train de revenir vers nous.

— Dans un moment pareille, j’aimerais bien avoir une clope, dit la punk. M’man a cette fâcheuse manie de jouer avec mes émotions…

— Elle essaie peut-être de renouer les liens avec lui… Qui sait ?

— Je ne pense pas que ça soit le cas, explique Scottie. Elle a refait sa vie. Je viens de recevoir le message aussi.

— Alors… on fait quoi ? demande Kylie.

— Je ne sais pas… Cet homme ne me dit rien, réplique son frère.

— Vous ne lui devez rien, dis-je. Mais peut-être serait-ce une bonne opportunité pour vous de comprendre sa raison de partir et de tourner la page sur un nouveau chapitre de votre vie.

Kylie tape du pied, puis Scottie se tourne vers moi.

— Tu sais quoi Estelle ? T’as raison… commente Scottie. Dans le fond, je me suis toujours demandé à quoi il ressemble. Maman a jeté toutes les photos de lui et a ordonné à tout le monde dans sa famille de je jamais nous révélé qui il était. Notre tante à Lavanville est en dispute avec lui, donc elle n’a aucun truc qui lui appartient chez elle… Savoir qui est notre géniteur pourrait nous servir, un jour… en cas de maladie grave…

— C’est triste de penser ça, mais je comprends où tu veux en venir, expliquai-je. Moi aussi je n’ai pas eu la chance de rencontrer ma mère biologique… Savoir qu’il y aurait une personne dans ce monde, à part mon père qui pourrait me sauver la vie… Je n’hésiterai pas à la rencontrer. Mais vous n’êtes pas sur votre lit de mort, donc c’est un peu dramatique tout ça. Rien ne vous force de le rencontrer.

— Fait chier, grogne Kylie. Scottie, arrête de me mettre ces idées dans la tête. J’ai déjà de la difficulté que ce fils de pute t’ait donné son prénom. La seule envie que j’ai, là, c’est de lui planter mon poing dans la tronche.

— T’as le droit de pleurer, tu sais ? dis-je.

Kylie hoquète. Elle cache son visage depuis un moment déjà et je sais qu’elle était en train de se retenir, tellement elle est furieuse.

— Je ne pleure pas ! grogne-t-elle. Il ne mérite pas mes larmes !

Je soupire et la tire vers moi pour la serrer dans mes bras. Quelques secondes plus tard, elle se met à brailler et râler tout en me tapant sur le ventre. Scottie s’approche et nous enlace.

Pauvre Kylie. Elle fait toujours des pieds et des mains pour montrer qu’elle est une dure à cuir, mais je sais que dans le fond, elle est fragile et a peur de plusieurs choses. Mais je sais aussi que c’est l’une des jeunes femmes les plus braves que je connaisse. Après tout ce qu’elle est passée à travers, elle a le droit de se sentir mal.

— Je le déteste ! hurle-t-elle.

— Je sais… je sais, dis-je en la consolant. Laisse le méchant sortir. Ça va te faire du bien.

— Il n’a pas le droit de revenir dans nos vies comme ça, comme un enculé de trou de cul ! On est bien sans lui, on n’a pas besoin de lui !

— Mais moi… pense à moi, Ky’, dit son frère. J’ai besoin de cette rencontre. Tu ne peux pas me refuser ça, hein ?

Elle cesse de pleurer. Je m’ôte tranquillement pour lui laisser un peu d’espace et respirer. Les jumeaux vont devoir prendre cette décision à deux. Je me lève et m’éloigne un peu du banc afin de les laisser discuter.

Je regarde mon Braségali qui ne sait pas comment réagir face à cette situation. Étrangement, je me sens… calme. Je me sens invincible, comme s’il n’y a rien à mon épreuve. Est-ce que Scottie a raison de croire que je devrai plutôt devenir psychologue ? Une chose est sûre, j’aime être là pour aider les gens et les écouter.

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