Chapitre 43 : L'entêtement de Yuki

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Estelle, 16 ans
Ne tourne jamais autour du pot

Les matchs se succèdent les uns après les autres. Plus j’avance dans la compétition, plus mes adversaires se montrent plus forts et rapide que la plupart de mes Pokémon. Finalement je fais match nul contre mon dernier adversaire et nous sommes éliminés car nos Pokémon ne sont plus en état de combattre. C’est pourquoi je me suis déplacée au réfectoire pour récupérer des forces après ces nombreux combats, en compagnie de Braségali qui est le seul qui soit encore conscient. Une infirmerie improvisée est sur place avec une infirmière du Centre, alors je lui offre les Pokéballs de Pikachu et de Carabaffe pour qu’elle le soigne. Pour Braségali, elle me prescrit une super potion que j’applique aussitôt.

Yuki est assise au fond de la pièce et fait des vocalises. Certains Dresseurs qui attendent pour leurs partenaires de routes la trouvent agaçante, alors que d’autres trouvent sa voix assez jolie. Je le sais rien qu’en observant les réactions de tout le monde.

On sert des sandwichs et des salades au bar, ainsi que du punch aux fruits sans alcool et du lait d’Écrémeuh. Je prends quelques sandwichs au hasard et me sers une bouteille d’eau dans une machine de boissons gazeuses.

— Ah ! Te voilà… dit Yuki en se tournant vers moi. Tu viens me faire tes excuses ?

— Continue à me parler de cette manière et ça sera la dernière fois que je t’adresserai la parole, dis-je en m’installant devant elle, à sa table. Ton comportement est déplaisant.

— Arrête de me faire la morale ! Tu n’es pas ma mère.

— T’embêtes tout le monde avec ton attitude, tu sais ? Akira reste avec toi parce que tu l’inquiètes et parce que tu sais cuisiner.

— Haha… Elle est drôle celle-là ! Tout le monde trouve mes repas exécrables sauf lui. Le truc, c’est qu’il ne goûte rien donc il ne verrait pas la différence entre de la bouffe pour Pokémon et un repas cinq étoiles. Bien sûr, il a pitié de moi, je n’ai aucun sens de l’orientation…

— Je n’ai pas dit ça… Il y a que tu as une personnalité qui est facile à exploiter par certaines personnes. Le moindre faux pas et tu pourrais te faire arnaquer par des gens scrupuleux.

Elle attend un peu avant de me répondre :

— Ai-je l’air si désespérée que ça ? Je sais reconnaître une bonne opportunité lorsque j’en vois une.

— Peut-être, mais tu ne comprends toujours pas ce qu’un Concours Pokémon est supposé représenter. Si tu veux être la vedette, tu deviens performeuse tout simplement. Les Concours, c’est pour afficher la personnalité, la beauté et les capacités de tes Pokémon. Rien d’autre. Tu n’as pas besoin de faire un spectacle pour les accompagner, c’est pourquoi tu perds tout le temps trop de points.

— Pour la dernière fois, mêles-toi de tes affaires !

— Tu ne veux rien entendre, pire qu’une enfant… répliqué-je en secouant la tête. Ne sois pas étonnée que les juges finissent par t’expulser du système des Concours parce que tu brises autant de règles.

— Ils ne l’ont pas fait jusqu’à présent. Ils ne risquent pas de le faire. J’ai quatre rubans, je te signale. Je sais ce que je fais !

— As-tu déjà gagné un Grand Festival ?

— Non, pourquoi ?

— Bah, la voilà ta réponse…

Elle frappe notre table et vire au rouge.

— Dégage maintenant avant que je t’étripe… menace-t-elle.

— Attention, déclaré-je. Tes menaces, tu peux te les mettre où je le pense… T’as des gardes de sécurité derrière toi et ils peuvent tout entendre et intervenir en tout temps…

— Ce que tu peux être chiante !

Je finis par me lever et part chercher mes Poké Balls à l’entrée du réfectoire. L’infirmière a fait passer Carabaffe et Pikachu dans sa machine puis appliquer des potions et quelques vitamines à mes créatures. Ils sont en pleine forme d’après elle. Elle me conseille toutefois de les faire examiner au Centre Pokémon par l’Infirmière Joëlle, afin de m’assurer qu’ils n’auront aucunes séquelles de cette compétition.

Puisque Yuki refuse d’entendre raison, je prends ce qu’il me reste de mes sandwichs pour les donner à Braségali. Ensuite, nous poussons la porte de sortie du réfectoire. C’est alors que je ressens un frisson dans le dos, comme si quelqu’un m’observe et s’apprête à exercer quelque chose de malsain. Ne me dites pas que...

— Tu te crois meilleure que moi, hein ? dit une voix derrière moi.

Je me retourne et remarque Yuki, dont les oreilles sont fumantes. Elle tient dans ses mains une Poké Ball.

— Je te défis en duel ! dit-elle en haussant le ton, afin que tout le monde l’entendre. La perdante devra embrasser les pieds de l’autre et lui présenter des excuses dans un lieu public ! J’ajoute, la perdante devra le faire en sous-vêtements devant le Centre Pokémon !

Ai-je bien entendu ? En sous-vêtements ? Avec cette température ? Est-ce qu’elle a perdu la tête ? Je cligne les yeux. Quelques garçons dans la pièce sifflent avec des applaudissements alors que plusieurs jeunes femmes se recouvrent le visage honteusement ou bien dévisagent Yuki avec dédain. Pour toute réponse, je lève mes épaules et comme prévu, mon Pokédex intervient pour me dire que si je déclare forfait, cela va affecter mon salaire ainsi que ma réputation de Dresseuse.

À chaque fois qu’on perd un combat, on doit rembourser un certain montant aux commanditaires de la Ligue parce qu’on leur fait perdre un temps précieux ou quelque chose du genre. Je n’ai pas trop la tête à faire des recherches, ces derniers temps et je n’ai pas envie de causer des ennuis aux jumeaux, parce qu’on a besoin de cet argent pour voyager. C’est pourquoi je prends mon courage à deux mains et accepte sa demande - bien que je trouve cela ridicule.

— J’accepte ce défi, dis-je en levant mon Pokédex, afin de confirmer l’enregistrement. À une condition : si tu perds, tu devras porter un costume de Grodoudou pour les trente prochains jours. J’ai vu une boutique de déguisement de cette ville où ils en vendent à ta taille.

— Entendu ! J’accepte !

— Très bien, le duel aura lieu à l’extérieur du bâtiment. Suis-moi.

Nous sortons du réfectoire et partirent de l’arène inoccupée où se déroule la compétition. Devant celui-ci, quelques piétons discutent des évènements en cours. Puisque le Centre Pokémon n’est pas bien loin, nous nous rendons là-bas pour combattre sur la piste de la cour arrière.

Nous nous entendons pour un match de trois contre trois.

Elle sort son Roussil et je choisis Carabaffe.

— Roussil, utilise Lance-Flamme !

— Carabaffe, riposte avec Vibraqua !

Le cylindre aquatique éteint la flamme de la renarde et s’évapore. Yuki en profite pour ordonner à sa partenaire d’utiliser la capacité Danseflamme. La flamme tournoie autour de ma tortue qui doit encaisser celle-ci. J’ordonne rapidement à Carabaffe d’utiliser son Pistolet à Eau afin de se créer une sortie de secours de ce piège. La tortue pivote ensuite sur elle-même pour cogner Roussil au visage. Il s’agit d’un Tour Rapide. L’initiative de Carabaffe me permet de réfléchir à l’attaque suivante. J’ordonne à celui-ci d’utiliser Vibraqua encore une fois. Le renard perd connaissance et Yuki rappelle celui-ci.

— Rondoudou, go ! dit-elle en appelant son deuxième Pokémon.

— Carabaffe, attaque Morsure !

L’attaque atteint aussitôt l’une des pattes de la boule rose, ce qui fait hurler celle-ci de douleur. Yuki ordonne à Rondoudou de foutre de baffes à ma tortue, je soupire et dis à Carabaffe d’en finir avec un Laser Glace. Rondoudou se retrouve complètement recouverte de glace, incapable de combattre. Le dernier Pokémon de Yuki est Nymphali.

La petite créature aux rubans roses vise Carabaffe avec ce qui semble être une énorme pierre lumineuse qui frappe ma tortue à plein fouet dans la coquille de son ventre. Mon partenaire tournoie sur lui-même et finit par perdre connaissance lorsqu’il retombe sur lui-même. Mon Pokédex analyse cela comme l’Attaque Lunaire, typique des Pokémon Fée. J’envoie donc mon Braségali pour terminer le combat, qui attrape le Nymphali à une vitesse étonnante et lui donne deux sérieux coups de griffes. Yuki est sur le point d’envoyer un quatrième Pokémon lorsque je croise les bras.

— Tu as perdue, dis-je, satisfaite. Va chercher ton costume.

— Je… Tu… grogne-t-elle.

— Tu as accepté l’accord.

— ARRRRRRRGH ! crie-t-elle en tapant du pied.

— C’est malheureux de le dire, mais il n’y a que ton Nymphali qui soit assez fort pour combattre un autre Pokémon en duel. Ton Roussil manque d’entraînement et Rondoudou a l’air de n’avoir jamais connu un combat de sa vie.

— Je m’en sers que pour la Partie Scénique des Concours…

— Ça ne te tuerait pas de varier un peu. Une équipe de Pokémon se doit d’être équilibrée en tout temps et bien entraînée.

Elle se frotte nerveusement les tempes, frustrée.

— Pourquoi es-tu aussi cruelle envers moi !? couine-t-elle.

— Parce que tu es imprudente et que tu n’écoutes pas ce qu’on te dit.

— Je vous écoute… ronchonne celle-ci, qui secoue la tête.

— Pas du tout. Combien de fois t’a-t-on dit que tu fais tout de travers ? On te donne des conseils ; tu fais tout le contraire de ce qu’on te dit.

— Mêlez-vous de vos affaires ! Je sais ce que je fais !

— Non tu ne le sais pas. Si tu savais comment te débrouiller, tu serais déjà en route pour le Plateau Indigo où ils commenceront les préliminaires pour le Grand Festival. Il te reste encore quelques mois et si tu continues à suivre cette voie, les juges refuseront de te laisser rentrer dans leur compétition. Tu manques de maturité.

Elle ne dit plus rien. Elle replace une mèche rebelle derrière une oreille et soupire par les narines. Il fallait que quelqu’un lui dise ses quatre vérités et malheureusement, ça ne pouvait pas être Akira. Celui-ci semble prendre celle-ci très à cœur, puisque c’est sa protégée.

— Arrêtes de te comporter comme une princesse gâtée et demande à Akira de t’entraîner plus sérieusement, dis-je. C’est pour ça qu’il est là, pour t’apprendre à te défendre. C’est ton ami et il sera là pour te permettre de t’améliorer.

Elle hoche lentement de la tête et évite de me regarder.

— Pour ce qui est de tes chorégraphies et ton chant, il serait temps pour toi de réaliser que ce genre de discipline existe déjà en dehors des Concours Pokémon, je poursuis. Ça s’appelle la vocation d’Artiste Pokémon et c’est très populaire à Kalos, d’où tu viens… Tu veux être Coordinatrice, fais le de la bonne manière et respecte les règles. Sinon, envisage de changer de carrière, parce qu’un beau matin tu vas te réveille car personne ne te prendra au sérieux.

— Je voulais vraiment révolutionner les concours, tu sais ? Tout le monde me dit que je suis folle de m’essayer autant de changer les choses… Puis mes fans me disent que je suis en parfaite synchronisation avec mes Pokémon, chaque fois que je joue…

— Oui… mais ce n’est pas de la vraie Coordination, les juges t’enlèvent des points parce que tu attires trop l’attention sur toi. Il faut que tu réalises que ces spectacles sont uniquement pour tes Pokémon et rien d’autre.

— Pourquoi tu me dis tout ça ? Tu n’es même plus Coordinatrice…

— Parce que je sais ce que c’est que de faire des erreurs. J’en fais des tonnes à tous les jours et mes amis sont là pour me le rappeler. J’aime le stylisme, mais je manque d’expérience et pour le moment, je préfère me concentrer sur le dressage de mes Pokémon. Je compte suivre des cours en couture lorsque j’aurai terminé mon voyage et à partir de là, je verrai si je suis faite pour le métier de fashionista.

— Tu te vois si loin dans l’avenir… Pourquoi ? Qu’est-ce qui t’empêche de le faire maintenant ? Moi je n’ai pas ce luxe puisque je ne suis pas riche. Je dois travailler à la sueur de mon front pour payer mes dettes et je dois aussi faire attention à ma ligne sans arrêt parce que sinon ça risque d’affecter ma carrière !

— Parce que ma priorité pour le moment est de vivre cette aventure initiatique à fond et d’encourager mes amis à atteindre leurs propres rêves. Je m’amuse à collectionner les badges et je me suis capturé tout plein de nouveaux Pokémon. Pour moi, c’est mieux que de rester chez moi, les bras croisés, à me morfondre que je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie. Te rends-tu compte qu’il y a plusieurs mois, je ne savais pas où je m’en allais ? Puis, j’ai vite réalisé que ça n’a pas d’importance. Tout ce que je veux pour le moment, c’est vivre ma vie au quotidien et apprendre de mes erreurs.

— Je… commente-t-elle. Je vois…

Quelqu’un devait la remettre à sa place et malheureusement, j’ai hérité de cette tâche. Elle a tapé un mur et ne réalisait pas qu’elle avait besoin d’aide. J’espère honnêtement d’avoir réussi mon coup, cette fois. Elle semble moins furieuse maintenant que je lui ai expliquée pourquoi la plupart d’entre nous sommes déçus de son comportement. Ce qu’elle essaie de faire avec ses Pokémon, c’est beaucoup plus populaire dans la région de Kalos. À Kanto, Johto et Hoenn, nous en sommes encore aux Concours. Les performances plus stylées de ce genre n’ont pas encore un véritable public par ici. Elle aurait plus de chance de former une troupe ambulante comme celle de Mlle Duplica qui voyage à travers Kanto avec ses Métamorph.

— Concentre-toi sur tes Pokémon, continué-je. Il ne te reste que quelques mois et si tu peux obtenir ton dernier ruban, tu pourras rejoindre le Grand Festival. Après, si tu ressens vraiment le besoin de faire des performances, t’as qu’à faire une troupe de musique indépendante aux Concours. Les bandes de ce genre ne dérangent pas les Concours et tu auras plus de chance de t’épanouir comme ça. »

Elle soupire et hoche la tête.

— Tu as raison, dit-elle. Je m’y suis vraiment pris de la mauvaise manière. J’aurai dû me concentrer sur mes Pokémon et leur apprentissage. J’étais tellement absorbée par mes chorégraphies que je n’ai pas fais attention à leurs capacités, ni à leur puissance.

— Nymphali et Roussil sont tes meilleures armes, d’après ce que j’ai pu comprendre. Commence par entraîner ceux-là, ensuite tu verras à partir de là quel autre Pokémon devrait rejoindre ton équipe, aux Concours.

Elle hoche la tête, puis cligne des yeux avant de me demander :

— Dis Estelle, pourquoi tu les as arrêtés, toi ? Ta première performance était cool, tu sais ? Je me souviens quand tu as gagné ton duel contre Katia, c’était époustouflant.

— Parce que le milieu de la Coordination est cruel. Je n’aime pas comment il n’y ait qu’un seul gagnant par concours. Le milieu du show-business est brutal, donc je me suis dit que ce n’était pas pour moi. Tu gagnes, quelqu’un d’autre perd et ainsi de suite. Je ne me sentais pas vraiment fier de moi, pour être honnête. Les autres Dresseurs ont beaucoup plus de chances de gagner quoi ce soit dans les compétitions et ils peuvent combattre dans les arènes quand ils veulent… Bref, voilà ma raison. J’aime le côté artistique des Concours et j’aime en voir comme spectatrice, mais ce n’est pas pour moi. J’ai plutôt envie de dessiner des robes, des accessoires et de les offrir aux Coordinateurs et à leurs Pokémon… si tu vois où je veux en venir.

— Ahhhh… Je vois. Voilà pourquoi tu veux devenir styliste.

— C’est ça ! J’aime voir les gens briller par leurs personnalités et pour moi, l’habit rajoute un je ne sais à ce qu’ils sont. Plusieurs vêtements que les jumeaux portent ont tous été choisis par moi, puisque Kylie et Scottie ne sont pas vraiment habiles pour suivre les tendances. Aussi, ça m’amuse de leur faire plaisir en leur trouvant différents styles qui collent à leurs caractères.

— Ça explique pourquoi Braségali a un collier en cuir autour de son cou, n’est-ce pas ?

Je cligne des yeux et je me tourne vers mon Pokémon. En effet, j’avais choisi ce collier il y a environ deux mois, alors que nous étions toujours à Azuria. Il ne s’en sépare pas et le porte tout le temps. Je suis surprise de voir que l’accessoire n’a pas été endommagé à cause de son évolution. Si je me souviens bien, il n’était qu’un Galifeu lorsque je lui ai acheté cette breloque. Kylie était dépressive durant cette période… C’est comme si ça fait une éternité, maintenant que j’y pense.

C’est alors qu’un nuage de fumée nous entoure, Braségali est en état d’alerte lorsque je ressens des mains m’empoigner par la taille. Quelqu’un me passe par l’arrière un linge qui sent le chloroforme près de mes narines. Je commence à perdre connaissance lorsque j’entends Yuki crier mon nom... Puis, c’est le noir total. J’entends des voix floues autour de moi, alors que mon corps tombe au sol. J’ouvre mes yeux brièvement pour voir des hommes louches embarquer Yuki dans une camionnette. Elle est bâillonnée et ligotée solidement.

Braségali est inconscient, tout près de moi. Une étrange odeur de fumée m’entoure, c’est sûrement ce qui assommé mon Pokémon. J’essaie de me relever, mais rien à faire. J’entends alors les crissements de pneus de la camionnette qui s’éloigne.

Au bout d’un moment, je perds encore une fois connaissance.

À mon réveil, je suis allongée à l’intérieur de la salle d’attente du Centre Pokémon. J’ignore qui m’avait traîné ici et quelle heure il est, mais je suis engourdie et j’ai mal à la tête.

— Restez allongée, Mademoiselle, me dit l’Infirmière Joëlle. L’ambulance est en route.

— Yuki… marmonné-je.

— Évitez de parler, dit-elle. Vous avez subi un empoisonnement en inhalant de la fumée. Nous vous avons prescrits des antibiotiques et des herbes. Vous devez prendre du repos jusqu’à ce que les médecins vous donne l’accord de partir.

— Mon… amie… insisté-je.

— Votre Pokémon est en train de se faire soigner, dit-elle. Il est entre de bonnes mains.

Elle n’a pas compris que je parle de Yuki. Au moins, Braségali est en sécurité. Qui sont ces hommes ? Comment ont-ils réussi à mettre mon Pokémon inconscient ? Ma tête me fait mal. L’infirmière me force à boire de l’eau, puis avaler des comprimés.

— Tenez, dit-elle. Ça devrait aider votre mal de tête.

Il me faut avertir Akira… Mais je suis trop faible pour agir.

Au loin, nous pouvons entendre la sirène de l’ambulance qui venait me chercher. C’est vraiment une situation frustrante et embarrassante. Je prie Arceus pour que Yuki ne soit pas en danger immédiat. Je réfléchis un instant et me dis que tout ça doit avoir un lien avec sa famille de Kalos. Ça ne peut être que ça. Akira nous a bien dit qu’elle s’est enfuit de chez elle. Mais pourquoi utiliseraient-ils la force dans ce cas, pour kidnapper cette pauvre adolescente ?

Ma gorge me fait mal à cause de la fumée que j’ai aspirée, j’ai un arrière-goût de soufre dans la bouche et surtout en dessous de ma langue. Dégouttant. Je ferme les yeux et j’attends patiemment que les premiers secours arrivent au Centre Pokémon.

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