Chapitre 39 : Un canard qui a du cran

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Estelle, 16 ans
Loyale envers ses amis

— Minute, commente Kylie alors que nous marchons avec Jenny dans les ruelles de Safrania. T’es en train de me dire que Katia a une bi…

Je lui donne une claque derrière la tête. La punk baisse son regard, aggravée.

— Désolée, dit-elle. Je ne savais pas…

— Ça n’a guère d’importance ce qu’elle a ! grondé-je. Katia reste Katia. Je croyais qu’être lesbienne te rendrait plus empathique pour les trans, mais il faut croire que non.

— Hé ! Je n’ai jamais dit que je suis contre eux.

— Dans ce cas, ne mentionne pas leurs parties génitales !

Elle rougit de honte pendant que Jenny pouffe de rire devant nous.

— Nous avons eu cette conversation avec nos autres amis Dresseurs plusieurs fois déjà, dit-elle. Bien évidement, Estelle a raison là-dessus. Il vaut mieux ne pas mentionner tout ça à Katia. Tom et moi essayons de la protéger afin qu’elle puisse vivre son enfance en sécurité. Je suis quand même très heureuse de voir que tu t’entends bien avec elle, Estelle. Elle a subi assez de rejet comme ça de la part de ses autres cousines et même de son père. Je crois que ça lui fera du bien de pouvoir se confier à toi, de temps à autre.

— Comment ça, son père la rejette ? demandé-je.

— Ma cousine a commencé sa transition il y a deux ans, quelque temps pendant le divorce de ses parents. C’est justement pour cette raison qu’il a quitté la mère de Katia, parce qu’elle est trop extrême, selon lui, alors qu’elle ne veut que le bonheur de leur enfant.

— Quel fils de pute, ce type… réplique Kylie.

— Bien entendu, mon oncle n’a plus donné signe de vie après le divorce et s’est refait une famille avec une femme en dehors de notre ville… Mais ça, ce ne sont que des détails. Tout ce qui importe pour le moment, c’est d’aider Katia dans son rêve de percer en tant que Coordinatrice. Puisque je suis encore libre pour quelques mois avant de retourner aux études, j’ai bien l’intention de la voir atteindre ce rêve. L’an prochain, Tom devra se débrouiller sans moi.

— Ah bon ? Dans quel domaine tu t’en vas ? demandé-je.

— L’éducation physique ! Je veux devenir enseignante.

Voilà qui a du sens. Après tout, elle s’entraîne maintenant depuis plusieurs semaines pour le Pokéathlon de Céladopole.

Braségali marche à mes côtés et écoute notre conversation en silence. Nous nous dirigeons vers le dojo de Safrania où nous avons l’intention de tenter le challenge des adeptes d’arts martiaux. Ils ont tous des Pokémon Combat et je crois que Braségali aurait grand besoin de se dégourdir les pattes.

C’est Jenny qui nous a proposé d’aller nous essayer à les défier en duels, alors que nous prenions notre petit-déjeuner, ce matin.

Jake, Katia, Tom et Scottie sont restés au Centre Pokémon et jouaient aux cartes quand nous sommes sorties faire une promenade.

On raconte que le dojo serait un endroit idéal à visiter pour chaque Dresseur qui souhaite participer à la Ligue Pokémon de Kanto, car la rumeur cour que les gens considèrent cet endroit comme une arène non-officielle. Chaque fois qu’un Dresseur vient à bout du challenge, on lui offre un Débugant - une espèce rare qu’on ne retrouve pas vraiment dans les hautes herbes de la région. Je crois que Kylie aura du plaisir à les combattre avec Colossinge.

En poussant la porte d’entrée du dojo, ma première impression est que nous venons d’entrer dans une pièce digne d’une scène de tournage pour un film d’action. Il y a des statuettes étranges un peu partout, des tapis de combats au milieu de la salle et un grand gong qui semble être utilisé pour annoncer le début ou la fin des combats.

Une odeur de sueur imprègne ces murs. Je me bouche aussitôt les narines en sortant de mon sac un flacon de parfum.

— Décholée les filles, mais cha pue trop… dis-je en fronçant des sourcils.

— Ah bon ? Tu t’attendais à quoi ? soupire Jenny.

— Eh ! Arrête de me viser avec ça, se plaint Kylie qui a horreur du parfum. Mets ce truc ailleurs, s’il te plaît !

Je n’ai donc pas trop le choix que de retenir mon souffle alors que je range ma bouteille dans mon sac. Braségali n’était pas impressionné par mon comportement, puis lève les yeux vers le plafond avant de secouer la tête. Encore une fois, je le déçois.

— Hé, ché pfas gentil… couiné-je en le regardant. Chi au moins ils pouffaient ouffrir une fenêtre ou deux… Beurk…

Le propriétaire de l’immeuble s’approche alors avec quatre de ses compatriotes. Ils sont tous en habits de karatéka et viennent tout juste de finir un entraînement rigoureux, à en juger la sueur dégoulinante sur certains de leurs vêtements. Il n’y a que des hommes. Je déglutis.

— Haha, quel bon vent vous emmène dans notre dojo, mesdames ? dit leur chef. Êtes-vous ici pour tenter le défi que l’on propose ?

La rousse répond pour nous :

— Effectivement ! Je suis Jennifer de Longpré et voici mes amies Estelle Markios, à droite et Kylie Sanders, à gauche. Vous pouvez m’appeler Jenny. J’aimerai combattre contre vos dresseurs, si possible.

— Moi aussi ! déclare Kylie qui s’avance d’un pas rapide de Jenny et du chef. Mon Colossinge a sérieusement besoin d’entraînement !

— Ça tombe bien ! Notre dojo se spécialise en Pokémon de ce type.

Je ne peux plus retenir mon souffle plus longtemps, je lâche mes narines et je respire un grand coup avant de croiser mon regard avec Kylie qui m’affiche un drôle d’air.

— Tu peux nous attendre dehors si l’odeur est trop forte pour toi, dit-elle. Pas besoin de faire des singeries pour te faire remarquer…

Et c’est elle qui dit ça ? La reine des simagrées ?

Le propriétaire du dojo glousse en se tapant les côtes.

— Il est vrai que notre dojo chlingue ! exprime-t-il. On devrait songer à le nettoyer plus souvent. Mais bon, un grand tournoi de combat va bientôt avoir lieux à Lavanville et nous voulons être prêts pour ce grand jour !

— Un tournoi ? Quand ça ?! s’exclame Kylie.

— Dans une semaine, pour être plus exacte. Soit, le 15 novembre.

— Oh bordel !

Nous devons nous rendre à Céladopole d’ici demain et combattre Érika en duel pour notre prochain badge, mais je suppose que nous pouvons faire une courte visite à Lavanville pour ce tournoi. Il faudrait en parler à Scottie et Jake avant de nous décider.

L’odeur commence à me donner mal au cœur. Kylie remarque mon teint passé du beige au blanc, puis au vert. Elle finit par m’escorter à la sortie avec Braségali et ouvre la porte pour que je puisse prendre un peu d’air.

— Faible nature, plaisante-t-elle. Attends-nous à l’extérieur.

— Je vais plutôt retourner au Centre, dis-je. Vous me raconterez tout en détails à votre retour, hein ?

— Ouais, ouais… dit-elle en plissant des yeux.

Elle referme la porte derrière moi et je me tourne vers mon Pokémon qui est visiblement très agacé par mon comportement.

— Bah, je m’excuse de ne pas être capable de contrôler mon nez ! je râle avant de souffler des narines. Ils ne savent décidément pas ce qu’est l’hygiène corporelle, ces hommes de Cro-Magnon !

Silence. Bien sûr, Braségali n’est pas doué pour la causette puisqu’il ne peut pas parler comme les humains, mais j’arrive quand même à comprendre ses postures et parfois le ton dans sa voix. Là, il est déçu que je sois sortie si vite de cet endroit. Il voulait se battre. lui aussi.

Je regarde par la fenêtre près de nous et peux voir mes amies qui combattent contre les Pokémon de karatékas. Jenny a choisi Pikachu alors que Kylie a sorti Colossinge pour son propre duel. Leurs adversaires respectifs utilisent un Machoc et un Férosinge. Jenny semble éprouver un peu de difficulté mais Kylie a une longueur d’avance sur le Férosinge.

— Je promets que t’auras un beau combat à l’arène de Céladopole, dis-je à mon Brasegali. Érika n’utilise que des Pokémon Plante. Ça va être du gâteau pour nous. Kylie a l’intention d’utiliser son Reptincel, aussi.

— Gali, fait mon Pokémon, qui croise les bras.

— Mm ? Pourquoi cette expression ? Tu veux un vrai challenge, c’est ça ?

Il hoche la tête deux fois, puis jette un coup d’œil rapide à l’intérieur du dojo. Il regrette beaucoup de ne pas avoir été capable de se battre ici, à cause de mes caprices de jeune dame.

— D’accord, nous allons nous inscrire au tournoi de Lavanville.

Son regard s’illumine soudainement et il se redresse. Je l’entends glousser. Voilà qui est bon signe, car il était un peu grincheux ce matin.

— Après tout, j’ai bien envie de savoir ce que l’on gagne comme premier prix. On a intérêt à nous rendre en finale. D’accord ?

Braségali frappe un adversaire invisible et pousse un cri de guerre, motivé. Je roule des yeux et décide qu’il vaut mieux nous promener un peu à l’extérieur de la ville, puisqu’il a beaucoup d’énergie à revendre. J’ai loupé notre entraînement ces deux derniers jours et je crois qu’il a bien mérité de pratiquer ses techniques sur des Pokémon sauvages.

— Kwak, kwak, j’entends à ma droite.

Hein ? C’était quoi, ça ? Je me tourne alors pour repérer ce qui semble être un gros canard jaune qui me regarde avec un air abattu. Il se trouve près d’un grand banc où les gens peuvent s’asseoir, sur le trottoir. Il y en a plein comme ça, à Safrania. La ville est très grande, après tout et les piétons sont nombreux. Ce Pokémon a l’air confus.

— Ah, un Psykokwak… marmonné-je pour moi-même.

— Kwak, dit ce dernier.

— Tu t’es perdu, mon mignon ?

— Kwak, kwak, réplique-t-il en hochant la tête.

Que peut bien faire ce canard par ici ? Il n’y a pas d’étang, ni de lac à proximité, ce qui veut dire que c’est probablement le Pokémon d’un Dresseur ou bien un pauvre animal qui s’est égaré en voyageant un peu trop loin de sa mare. Je me gratte le front et cligne des yeux.

— Comprends-tu le langage des humains ? demandé-je, incertaine qu’il ait saisis mes paroles, un peu plus tôt.

Quelques secondes plus tard, il penche sa tête d’un côté et clique lentement des yeux. Pour toute réponse, il me sort un :

— Kwak ?

Je vois. Ce canard n’est pas habitué à côtoyer les humains. D’après moi, c’est sa première expérience avec quelqu’un.

Je le prends donc par la patte pour l’emmener aux bordures de la ville et je lui pointe la direction d’une rivière que l’on a longée pendant la veille, lorsque Kylie s’est entraînée avec Reptincel.

— Tu vois ? Si tu suis cette rivière, tu vas facilement trouver un lac et peut-être que tu retrouveras ta famille comme ça, expliqué-je.

Je lâche sa patte et je l’encourage à avancer vers l’eau.

— Kwak… ? se contente de faire le Pokémon en levant sa tête vers moi.

Je retourne mon attention vers Braségali qui commence à s’impatienter. Il claque du bec et me montre le sentier d’une griffe.

— Ouais, ouais… dis-je. Je m’en viens. Patience, mon poulet.

— Gali ! boude celui-ci.

Je délaisse le Psykokwak pour rejoindre mon pauvre petit poulet que j’ai un peu négligé ces derniers jours, à cause de toutes nos activités de groupes. Au fait, ce matin Kylie s’est réveillée avec un bébé Medhyèna qui est sorti de son œuf et tout ça c’est grâce à Braségali.

Une bonne chose pour nous que nous avons quelques Pokémon Feu. Cela accélère le processus d’éclosion, d’après ce que l’Infirmière Joëlle nous a expliqué ce matin. Le louveteau est en parfaite santé, d’après ses mots et n’aura aucun problème à s’entraîner avec nous.

— Kwak ! fait alors le canard qui me sort de mes pensées.

Je me tourne vers lui et je remarque qu’il s’adresse à mon Braségali.

— Qu’est-ce qu’il y a ? demandé-je. Tu veux te battre avec lui ?

— Psykokwak ! affirme celui-ci.

— Gali… ? commente mon Pokémon.

Le canard se tient la tête, comme s’il a un gros mal de tête. Se pourrait-il qu’il soit venu en ville pour se mesurer à un Dresseur ? J’hausse les épaules et regarde mon partenaire. Ce Pokémon agit bizarrement… J’aimerais bien comprendre pourquoi, mais puisque ce dernier désire se battre, qui suis-je pour le juger ? Je me lance.

— Braségali, attaque Tranche! ordonné-je.

— Gali ! exprime mon partenaire qui s’élance vers le canard.

— Kwak, kwak ! fait notre adversaire en évitant le premier coup, puis le second, puis le troisième.

— Il est agile, mais n’abandonne pas !

Le canard lance alors un puissant coup de poing dans le ventre de mon Braségali. Ce dernier est à bout de souffle et recule, apeuré. J’ai sous-estimé ce Pokémon sauvage. Il m’a l’air de s’être beaucoup entraîné.

— Kwak... dit le canard, avant de bailler.

— Gali… grogne mon Pokémon qui se redresse.

C’est un Pokémon aquatique, donc Braségali devrait normalement avoir un désavantage contre lui mais il ne faut pas oublier qu’il en est déjà à son dernier stade de son évolution. Le coup de poing de Psykokwak, toutefois, était puissant et je ne sais pas par où il est passé pour devenir aussi fort. Je crois que je sais déjà quelle sera sa prochaine attaque.

— Brasegali, attaque Point-Éclair !

— GALIIIII ! hurle mon Pokémon en bondissant vers le canard.

Son poing entouré d’électricité, il plonge en pleine vitesse vers son adversaire. Psykokwak évite et fait aussitôt apparaître un rayon étrange qui frappe Braségali en plein dans son torse. Le poulet est propulsé dans un tronc d’arbre et retombe sur ses fesses. Quelle horreur !

— C’était quoi, ça !? m’exclamé-je.

Rafale Psy, l’utilisateur lance un rayon psychique qui peut rendre l’adversaire de celui-ci confus, explique mon Pokédex que j’ai décidé de sortir de mon sac. Ce Psykokwak possède un niveau de combat assez avancé. Il est fort possible qu’il puisse évoluer en Akwakwak, d’ici peu. Rafale Psy a été appris par reproduction.

Le canard s’élance ensuite en direction de mon Braségali qui disparait dans un éclair, utilisant la capacité Reflet afin d’augmenter de brouiller sa piste. Psykokwak fonce alors son poing dans le tronc d’arbre qui se casse sous l’impact. Je suis impressionnée. Je pointe mon Pokédex vers le Pokémon sauvage, afin d’analyser cette attaque.

Mitra-Poing, le lanceur rate son attaque s’il est touché directement ou déconcentré par son adversaire, explique mon gadget. Cette attaque est puissante et requiers beaucoup de concentration. Normalement, cette capacité est utilisée après avoir paralysé ou endormi votre adversaire. Mitra-Poing a été appris par reproduction.

Wow… Dans ce cas, ça veut dire que les parents de Psykokwak avaient un riche héritage à transmettre à leurs petits. Je n’ose pas imaginer à quoi pouvaient ressembler ses ancêtres. Braségali apparait derrière Psykokwak et attend mon ordre afin de continuer son duel avec le canard.

— Braségali, attaque Nitrocharge !

Mon partenaire finit par foncer tout droit dans Psykokwak et brûle le bec de ce dernier. Le canard se venge en lui jetant l’attaque Vibraqua en plein dans la gueule. Mon pauvre poulet commence à perdre beaucoup d’énergie, mais il n’est pas sur le point d’abandonner la partie. Il se met à frapper dans le vide, je crois qu’il voit double à cause de la dernière attaque. Ça ne m’annonce rien de bon.

Psykokwak affiche une expression satisfaite avant de pouffer de rire. Il se moque de mon pokémon, ce qui ne lui plait pas, évidemment. Braségali riposte alors avec un Lance-Flamme sans que je lui donne l’ordre.

Psykokwak est pratiquement carbonisé une fois l’attaque terminée. Il crache un nuage de fumée et cligne des yeux, essuyant la suie qui le recouvre. J’esquisse un sourire.

— Kwak ! dit-il en souriant. Kwak, kwak, kwak !

Je rêve ou il sautille de joie ? Je ne suis pas trop certaine de saisir. Braségali se redresse et croise les bras en me regardant. Il lance alors un coup d’œil vers Psykokwak. Il essaie de m’expliquer quelque chose.

— Si j’ai bien compris, ce combat t’as plu ? demandé-je.

Le canard hoche la tête en sautillant.

— Eh bah… Heureuse de t’avoir rendu service… ? ajouté-je.

— Kwak ! réplique-t-il alors qu’il s’approche de moi, les pattes sur la tête.

— Minute… Est-ce que tu veux nous suivre ?

— Psykokwak ! dit celui-ci en hochant la tête.

— Oh ! Je vois. Très bien. Je serais enchantée de t’accueillir dans mon équipe. Bienvenue parmi nous, Psykokwak !

Je lui présente alors une Poké Ball qu’il appuie avec le bout de son bec. Il est aussitôt absorbé par un rayon lumineux. Quelques secondes plus tard, la balle arrête de bouger dans ma main, puis s’éteint. J’ai réussi ma capture. La capture la plus facile que j’ai faite, depuis un bail !

Soulagée que ce combat soit terminé, je rappelle Psykokwak pour qu’il puisse faire connaissance avec Braségali.

— Je vois que tu aimes te battre, hein ? Ça tombe bien ! Braségali aura besoin de toi pour s’entraîner à l’avenir. J’espère bien pouvoir compter sur ta coopération, d’accord ?

— Kwak, kwak ! dit le canard en sautillant de joie.

— Gali… fait mon Pokémon Feu qui soupire de honte.

Celui-ci semble avoir eu la frousse de sa vie, un peu plus tôt. Il a presque perdu son combat après tout. Le canard plonge alors dans la rivière tout près de nous pour se nettoyer et en ressort quelques secondes plus tard, tout propre. Je crois bien que cette capture mérite qu’on célèbre son arrivée avec un bon repas. C’est pourquoi je le rappelle dans sa Poké Ball et nous retournons à Safrania pour nous rendre au Centre Pokémon.

À mon retour là-bas, j’apprends que ni Kylie, ni Jenny n’a réussi à terminer le challenge du dojo. Je suis surprise de l’apprendre.

— Ce Koichi-machin est une brute ! grogne la punk. Je n’ai jamais vu des Pokémon aussi puissants de ma vie ! Je vais devoir sérieusement entraîner Colossinge pour notre revanche…

Elle prend une bouchée de steak, grogne et renverse presque son breuvage, alors que nous sommes tous en train de déjeuner.

Jenny, Katia et Tom sont partis quelque temps avant notre repas, mais nous ont remercié d’avoir passé les derniers jours avec eux. C’était agréable, je dois l’avouer.

Cela me fait penser que je n’ai toujours pas donné ma réponse à mon père, vis-à-vis des vacances hivernales à Alola. Je crois que je vais inclure Jenny, Tom et Katia pour sûr dans cette liste.

Je devrais peut-être en parler à mon groupe… C’est ce que je compte faire après le déjeuner. Pour le moment, je préfère que l’on se repose un peu pendant que mes Pokémon sont en train de se faire soigner.

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