Chapitre 38 : Une fille comme toutes les autres

14 minutes de lecture

Estelle, 16 ans
Critique de films


Le lendemain, nous avons décidé de nous rendre au centre commercial afin de nous reposer un peu et de passer un peu de temps entre amis. Au milieu de l'après-midi, nous nous sommes rendus aux arcades où Kylie et Jenny ont passé au moins une heure à jouer avec la table de pingpong. Celles-ci étaient devenues bonnes amies et s'échangeaient des blagues sur nous alors que nous avions le dos tourné. Même si leur rencontre d'hier s'est révélé être un échec, Kylie m'a avoué ce matin qu'elle est heureuse d'avoir pu passer du temps avec Jenny, car cela lui a donné la chance de tourner la page avec Vicky.

Jenny m’a raconté ce matin que Tom et Katia l'ont mise au courant pour notre stratagème et a pouffé de rire lorsqu'elle a vu mon expression d'embarras. Elle trouvait ça charmant que nous nous sommes préoccupés de leurs bonheurs. Kylie ne sait pas encore ce que nous avons fait, alors j'espère avoir la chance de lui en parler ce soir.

Jake a dû s'absenter une bonne partie de la journée car il a reçu l'appel d'un membre de son groupe qui est de passage en ville.

Notre ami guitariste souhaite prendre des nouvelles de Sam et pratiquer un morceau avec cet inconnu qu'il n'a pas encore eu l'occasion de nous présenter. Je suis curieuse de savoir qui c’est, mais Jake a droit à son intimité. Je me demande quand il reviendra. Je commence à croire qu’il ne se sent plus vraiment à son aise dans notre groupe.

Au départ, Jake était enthousiaste et blaguait beaucoup avec Scottie et Kylie, mais je ressens dernièrement une certaine lassitude en lui. Peut-être a-t-il besoin d'un nouveau loisir ? On ne se parle pas beaucoup non plus. Je ne sais pas si c'est parce qu'on a peu de points en communs à part la musique ou si c'est une simple coïncidence… J'ai beaucoup plus d'affinités avec Katia et Jenny, il faut dire.

Tom de son côté s'entend plutôt bien avec Scottie et Jay, même si c'est un vrai intello qui passe la majorité de nos conversations à discuter de Pokémon et de tout ce qui concerne leurs mœurs et coutumes. Il est tellement en amour avec les Pokémon que parfois j'ai l'impression de parler avec un expert comme le Professeur Chen. Notre ami Observateur m'a même enseigné quelques astuces sur l'élevage de mon Nosferapti, ce qui est très étonnant parce que grâce à lui, j'ai enfin compris comment nourrir ma bestiole avec les bons ingrédients.

Une minute plus tôt, Katia m’a demandé si je voulais l'accompagner aux toilettes pour filles, puisque Jenny est occupée avec Kylie. J'hoche la tête, puis Scottie décide de nous suivre puisqu'il veut se rendre aux toilettes lui aussi. C'est alors que nous passons devant une machine à peluches et je tombe face à face avec un Arbok miniature. Je fige sur place, replongeant dans mes souvenirs.

— Estelle… J'ai vraiment envie… gémit Katia.

— Oups ! je formule en me retournant vers elle. Désolée.

— Erf... dit Scottie quand il voit ce qui m'a fait réagir de la sorte.

Katia m'empoigne par le bras et m'entraîne vers la toilette qui se trouve à quelques mètres des arcades. Elle rentre aussitôt dans son compartiment et verrouille sa porte. Elle s'assied en silence et je l’attends tout en m'observant dans l'un des grands miroirs de la salle. Mes cheveux sont devenus trop long, je compte bientôt les faire couper. Ma peau semble plus pâle que d'habitude puisque je passe moins de temps à l'extérieur. La froideur de l'automne me rend grincheuse. Je préfère de loin le printemps et l'été.

Braségali se trouve toujours dans notre chambre au Centre Pokémon et est de garde pour les œufs. Ceux de Tom et Jenny n'ont pas encore éclos, donc il les garde près de lui pour les réchauffer. Ça me fait bizarre de ne pas avoir mon partenaire près de moi, mais je sais qu'il se sent bien. Il passe beaucoup d'heures à méditer et à faire du yoga, dernièrement. Ce qui est très étrange puisque ce sont des exercices très humains, mais depuis qu'il a vu certains Dresseurs le faire avec leurs Pokémon, il a commencé à essayer de les imiter. C'est pourquoi j'ai pris la peine de lui acheter des cassettes d'entraînement sportifs et de yoga, puis un baladeur pour le motiver. C'est étonnant comment il comprend le langage des humains, rendu à ce stade.

Katia sort de son compartiment et se lave les mains en souriant.

— Au fait, demandé-je. Pourquoi voulais-tu que je t'accompagne ?

— C'est ma mère qui veut ça, elle dit que c'est pour ma sécurité.

— Ah, je vois. Je comprends.

— Jenny est notre cousine, donc maman lui fait confiance.

— Mmm… Si ce n’était pas d'elle, tu n'aurais pas pu voyager ?

— Mouais… réplique-t-elle, la tête basse. C'est pourquoi elle a insisté pour que mon grand frère vienne avec moi. Je veux simplement faire des Concours et m'amuser. Toutes ces restrictions qu'elle m'impose vont finir par me rendre folle.

— Quel âge as-tu ? demandé-je en me penchant la tête vers la droite.

— Onze ans, bientôt douze…

— Bah, tu vois ? Bientôt tu vas être assez grande pour te débrouiller toute seule.

Elle pouffe de rire et m'affiche son plus beau sourire alors que nous sortons des toilettes.

— Sinon, as-tu décidé ce que t'allait porter pour ton prochain Concours ? demandé-je, alors que nous passons devant une boutique de vêtements. J'ai cru comprendre qu'il est dans cette ville…

— Pas encore… Je n'ai pas vraiment les moyens de m'acheter une nouvelle robe, dit-elle en lâchant un soupir. Je vais devoir me contenter de mon vieil ensemble ou bien emprunter quelque chose dans les coulisses du concours.

— Que dirais-tu si je t'achète une nouvelle robe, alors ? Nous avons récolté beaucoup d'argent depuis notre départ, alors ça me ferait grand plaisir de t'en payer une.

— Ce n'est pas nécessaire… dit-elle, toute rouge.

— Allons, allons…

Je lui mets une main sur sa tête ; elle glousse.

— Je peux bien te rendre ce service, puisque tu es si gentille et brillante, expliqué-je. Entre jeunes artistes, on se comprend, n'est-ce pas ?

Elle finit par accepter mon offre, puis me prend la main alors que nous entrons dans la boutique de vêtements. Celle-ci est remplie de femmes de tous âges. Au bout de plusieurs minutes, Katia sautille en me pointant une jolie petite robe à fleurs aux teintes bleues.

— Regarde ! couine-t-elle. Ça ira très bien avec Papilusion !

— D'ailleurs, où est ton papillon ?

— Oh ! Elle est au Centre Pokémon en train de se faire soigner, m'explique la gamine. Cette dernière a bravement combattu une brute ce matin qui est venu nous embêter, Jenny et moi, alors que nous nous promenions.

— Dommage, je crois qu'elle aurait aimée voir ta robe. Ça te dit d'aller l'essayer ?

— Mmm… elle est de ma taille… Donc…

Elle hésite un moment, puis tourne son regard vers les salles d'essayage. Celles-ci sont remplies de dames sauf la dernière. Ma jeune amie se sent perplexe à l'idée d'aller se changer ainsi.

Katia décide d'aller essayer la robe.

Un instant plus tard, elle me lance à travers la porte :

— La porte n'a pas de verrou !

— Ça ne fait rien ! je lui dis en m’approchant de sa direction. Personne ne va te déranger. Je reste tout près, si t’as besoin de moi.

— Mmm… D'accord…

Je me tiens alors près de l'ouverture devant les salles d'essayage, puis j'attends un moment qu'elle se déshabille. Je fais l'aller-retour dans les allées et lui passe quelques faux bijoux qui iraient bien avec la robe. Soudain, mon téléphone portable se met à vibrer dans ma poche et je prends l'appel.

Salut Estelle, dit la voix de mon père au téléphone. Ça va ?

— Oh, oui… Je vais bien. Quoi de neuf ?

Je voulais te parler de mon nouveau projet, si tu le veux bien.

— Explique, je suis toute ouïe.

Bah, tu vois, comme tu me l'as mentionné l'autre jour durant ton dernier appel, tes amis et toi devrez passer l'hiver à Céladopole pour quelque temps. Je t'ai fait la proposition de vous passer quelques chambres de notre manoir, mais j'ai trouvé mieux… Que dirais-tu si je nous emmenais à notre nouveau chalet d'Alola ?

— Lui qui t'a coûté des cacahuètes ? Pourquoi ?

Bah, tu sais qu'il fait toujours chaud là-bas, alors je crois que ça serait l'endroit idéal pour y passer vos vacances. Gabriel et moi devions s’y rendre en décembre, mais finalement, il ne pourra pas se déplacer et j'ai décidé de te donner deux de mes billets et d'en acheter d'autres. Vous êtes combien pour le moment ?

— Mmm… Je ne saurai dire, mais normalement nous sommes quatre à voyager ensembles.

Essaie d'inviter plusieurs de tes amis, tiens, me propose celui-ci. Ça vous donnera une occasion de passer du bon temps ensembles.

— Mais papa, ils ne roulent pas sur l'or…

Ça ne fait rien. C'est moi qui paie. Prend ça pour un cadeau de Noël.

Je devrai y réfléchir. Je prends une grande respiration.

— Laisse-moi du temps pour y penser et je te rappellerai avec une réponse, lui expliqué-je.

Pas la peine, Estelle, nous ne sommes pas pressés. Tu pourras me donner ta réponse une fois à Céladopole, tant qu'à y être. Où vous trouvez-vous en ce moment ?

— À Safrania, pour les prochains jours.

Très bien… Dans ce cas, vous n'êtes pas loin. Est-ce que...

Nous sommes alors interrompus quand j'entends un cri d'horreur derrière moi. Je me tourne vers le compartiment de Katia et je dis à mon père que je vais le rappeler.

Je raccroche et je m'approche de ce qui semble être une jeune femme indignée qui s'est trompe de compartiment en voulant aller chercher sa fille. La porte de Katia est grande ouverte et celle-ci se couvre avec ses vêtements, horrifiée.

— Pourquoi ce cri, Madame !? grogné-je, en la fusillant du regard.

— Ce garçon n’a aucun droit d’être ici ! Je vais appeler la sécurité ! dit-elle en empoignant Katia par l'oreille, pour tirer cette dernière de la case.

— Ouille ! Lâchez-moi ! pleurniche Katia.

— Ce garçon !? Mais de quoi parlez-vous !? grogné-je en me mettant entre Katia et la femme que je repousse violemment. Katia est mon amie, lâchez-la avant que j'appelle la police !

— Ah, parce que vous défendez ce travesti prépubère !? Dégoutant ce que la jeunesse peut faire de nos jours ! Vous allez entendre parler de mon avocat ! Je peux vous le garantir !

— Pour cela, il faudrait déjà que vous sachiez qui je suis...

Elle tape du pied, puis se tourne vers la case de sa fille avant de la prendre par la main et de partir du magasin, sans même prendre la peine d'aller reposer les vêtements qu’elles ont choisis. Je suis furieuse alors que je la regarde s'éloigner. Sur le coup, je ne réfléchis pas trop, je croie les bras et je me tourne vers Katia qui pleure à chaudes larmes.

— Pour qui elle se prend, cette conne ? je râle en imitant Kylie.

— Elle a vu m...mes… hoquète Katia.

— Ça va aller… Je suis là, maintenant.

Je pose une main sur son épaule avant de rajouter :

— Est-ce que la robe te fait ? Et les accessoires ?

— Oui… Mais… Elle est beaucoup trop chère. Pour les bracelets et bagues... Je n'en ai pas vraiment besoin.

— Je t'ai pourtant dit que j'allais tout payer... mentionné-je, déconcertée.

Les larmes de Katia augmentent de plus belle, émue mais découragée, avant de rentrer dans son compartiment. Elle referme la porte violemment et s'habille en vitesse, puis ressort avec la robe dans les mains et les bracelets et les faux bijoux qu'elle ne souhaite pas garder. Nous passons à la caisse où je tends l'argent au caissier. Celui-ci nous jette un drôle de regard.

— Que s'est-il passé en arrière ? demande-t-il. J'ai reçu la plainte d'une folle qui est partie du magasin en courant avec sa fille.

— Elle a traité mon amie de mots de tous les noms, grogné-je. Puis, elle m'a menacé de me poursuivre pour l’avoir défendue alors qu'elle l'attaquait physiquement et psychologiquement !

— Je vois... Laissez-moi vous donner un rabais, je vous prie. La maison s'excuse pour ce que votre amie a dû subir. Je suis vraiment navré…

— Merci beaucoup, répondé-je sèchement.

Nous déposons les breloques dont Katia n'a pas besoin sur le comptoir et ramassons la robe après avoir demandé à l'homme de ranger tout ça pour nous. Mon amie veut tout simplement partir de cet endroit et je comprends très bien pourquoi ! Je suis folle de rage mais j’essaie de garder mon calme pour ne pas l’effrayer. Mes épaules et mon dos me font mal tellement je suis raide comme une barre de fer. Toute cette rage accumulée dans mon corps affecte ma posture.

Une fois à l'extérieur de la boutique avec la robe dans un sac en plastique, je prends la main de Katia alors que nous marchons en direction des arcades. Il y a un léger détail qui me concerne, le truc que mon amie a mentionné un peu plus tôt, mais ça n'a pas d'importance. Tout ce qui importe, c'est le bonheur son bonheur.

Celle-ci a cessé de pleurer, mais n'a pas envie de se montrer à son frère, ni à sa cousine avant qu'elle soit de meilleure humeur. C'est pourquoi nous faisons demi-tour pour aller nous acheter des glaces.

Elle choisit une boule à la pistache et moi une boule à la barbe-à-papa. Ensuite, nous nous installons sur des bancs publics, dans une allée où circulaient des clients et des visiteurs du centre commercial. Katia n'est plus aussi verbale depuis ce qui s'est passé à la boutique, ça m'inquiète.

— Tu sais… commenté-je. Tu n'as pas à me dire ce qui ne va pas. J'ai été entourée toute ma vie par des gays et des lesbiennes, donc plus rien ne m'étonne. Que ce soit une difformité de peau ou bien une paire d'ailes qui te pousse dans le dos, ça ne regarde personne d'autre que toi. Tu es une fille et c'est tout ce qui compte. Ignore ce que cette idiote t'a dit.

Elle se met à rire, puis termine son cornet en hochant la tête.

Je n'ai pas vraiment saisi jusque-là pourquoi Katia se sentait si mal à l'aise. Mais quelques secondes plus tard, je comprends enfin pourquoi. Tous les signes étaient là et j’étais trop aveugle pour m’en rendre compte. Inutile de l’embêter avec ces détails. Elle a déjà assez souffert, pauvre petite !

— Je vais prendre un risque de te le dire dans ce cas, commence-t-elle. Autrefois, j’avais un autre nom, à ma naissance, j’étais un g...

— N'en dis pas plus, dis-je en lui mettant un doigt sur les lèvres. Tu es Katia désormais et c'est tout ce qui compte. Peu importe ton passé.

Mais pourquoi suis-je en train de pleurer !?

— Tu es… une merveilleuse petite fille et je me fous de ce que les autres peuvent penser, dis-je en jetant le reste de mon cornet à la poubelle, pour ensuite la serrer dans mes bras.

Je renifle de tristesse alors qu'elle cligne des yeux, toute secouée par mon élan d'affection.

— Tu es vraiment bizarre, dit-elle en rigolant. C'est rare que je rencontre des gens aussi compréhensibles que toi… Pourtant, ça ne m'étonne pas puisque tu es celle qui a tout fait pour que Kylie et Jenny soient réunies… Je pensais que tu allais te moquer de moi.

— Mais non, qu'est-ce que tu racontes !? bredouillé-je, en état de choc. Tu es si brave et si gentille, je ne peux pas comprendre comment cette chipie a pu te traiter ainsi…

— Plusieurs filles comme moi vivent le même supplice… Nous sommes toutes persécutées tôt ou tard et c'est pourquoi je voyage avec Jenny et Tom, pour qu'ils me protègent.

— Montre leur que tu es magnifique. Ignore leurs commentaires insipides. Tu es une star !

— Merci… Mais plus ça va et plus j'ai… j'ai peur… Bientôt du poil va commencer à me pousser sur le menton et… Je n'ai pas envie que ça se produise.

— N'y a-t-il pas des bloqueurs en vente ? demandé-je.

— Si… Mais ils sont trop dispendieux pour certaines personnes et je ne serai pas assurée avant un certain âge, à cause de plusieurs raisons étranges que je ne comprends pas… C'est pour ça que j'essaie de percer dans le métier de Coordinatrice et de remporter un maximum de Concours. J'ai déjà remporté plusieurs pokédollards que je compte mettre de côté pour le traitement, justement…

— Ah puis mince… Je m'étais promis de ne pas profiter de la fortune de mon père, mais si jamais tu as besoin de traitements, appelle-moi. Je suis prête à t'aider !

— T...tu n'as pas vraiment besoin de faire t...tout ça, dit-elle timidement.

— Allons ! Après tout ce que nous avons vécus ces derniers mois ? Je serais heureuse de rendre service à une amie. Surtout pour une fille si talentueuse.

Elle soupire, et pose sa tête sur mon épaule en regardant au loin.

— Ma docteure me dit que je ne suis pas encore assez vieille pour les traitements, explique-t-elle. Elle attend que j’aie douze ans et demi environ…

— Tu es encore toute jeune. Faut pas avoir peur. Le temps viendra où vous allez commencer ces traitements. Pour le moment essaie de profiter de ton enfance au maximum… D'accord ?

— D'accord… dit-elle.

— Puis si quelqu'un te dit que tu n’es pas une vraie fille, lâche-moi un coup de fil que je vienne leur planter mon poing à la figure…

— Hi hi ! rigole Katia en reniflant. Espèce de folle.

Je lui fais un bisou sur le front, puis nous nous levons pour aller rejoindre les autres Dresseurs à l'arcade. Jenny a remporté le dernier match de ping pong et Kylie râle comme la mauvaise perdante qu’elle est, dans son coin. La grande rousse montre ses bras musclés en guise de victoire alors que Scottie et Tom rigolent de leur côté. Je n'ai même pas remarqué que notre ami jumeau s'était éloigné de nous, après les toilettes. C'est… cool, de le voir aussi à l'aise avec nos deux groupes réunis.

Katia sautille alors en montrant sa nouvelle robe à son frère, puis à sa cousine. Jenny jette un coup d'œil rapide dans ma direction, concernée. Je lui fais un simple clin d'œil. Je lui dois quelques explications, c'est pourquoi je lui enverrai un texto, plus tard. Pour le moment, nous avons faim alors nous décidons d'aller faire un tour à un restaurant aux mets orientaux et épicés qui se trouve dans le centre commercial.

Cet après-midi a été riche en émotions, mais au plus profond de moi-même, je me sens heureuse et fière d'avoir rendu un si grand service à la petite Katia qui avait tant besoin de réconfort. Je grince des dents à quelques reprises à l'idée de cette vilaine folle qui l'a agressée si violemment. Plus le temps passe, plus je finis par oublier cet incident.

C'est triste, quand même, de savoir que des enfants, comme Katia, sont victimes de tant de discriminations et d'abus physiques et mentaux. Tant que je le pourrai, je ferai en sorte que cette petite grandisse à son aise. Elle est mon amie désormais et comme mon père me l'a toujours enseigné : il est important d'aider ses amis dans le besoin.

Je prends une bouchée de riz et sourit, alors que Kylie fait des singeries à sa table, pour faire rire Katia et son frère. J'adore mes amis… Je suis ravie de les avoir dans ma vie.

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