Chapitre 16 : La nouvelle rivale

13 minutes de lecture

Estelle, 16 ans
Apprentie Coordinatrice


Je suis dans la salle d’essayage, à essayer des robes et des accessoires. Ma première manche sera avec Carapuce, tel que je l’ai planifié et si je passe au second tour, ça sera avec Poussifeu. J’ai opté pour des couleurs simples et chaleureuses : une robe en satin jaune avec des teintes orangées et un ruban bleu attaché autour de ma taille, ainsi qu’un chapeau haute couture bleuté sur ma tête. Ce mélange de couleurs représente mes deux Pokémon et me font me sentir bien. Certaines Coordinatrices trouvent mon choix étrange, mais lorsqu’elles me voient avec mes deux Pokémon, elles me félicitent pour mon choix. Je me fais distante, sachant que la plupart d’elles se moquent probablement de mon style.

— C’est ton premier concours, n’est-ce pas ? me demande une jeune femme d’environ mon âge.

Je lève mon regard vers l’inconnue pour l’examiner de plus près. Elle est un peu plus petite que toutes les autres et a de longs cheveux châtains qui lui descendent jusqu’à la taille et des yeux d’un bleu pétillant. Elle porte un yukata rouge avec des motifs de roses aux teintes plus foncées dessinées dessus. Ses geta rouge vin et noir ont bien été choisis pour accompagner son yukata. A en juger son apparence, elle n’a pas encore finit de se maquiller et de faire ses cheveux.

— En effet, c’est ma première participation… Pourquoi cette question ? demandé-je, nerveusement.

— Tout le monde a remarqué que tu trembles depuis ton arrivée dans la salle d’essayage.

— Ah bon… ? Mince, je croyais m’être calmée.

— J’étais comme ça à mes débuts, moi aussi !

Elle s’assied à côté de moi et s’observe dans le miroir tout près. Elle commence à attacher ses cheveux avec ses bijoux et divers accessoires. Elle m’a l’air d’être quelqu’un de très calme et sûre d’elle.

— Je m’appelle Diana, dit-elle. Je viens de Rosalia à Johto, d’où ce style de vêtements est très populaire. Ceci est mon premier Concours dans la région de Kanto, mais j’ai participée à deux Grands Festivals jusqu’à présent. Les premières fois sont toujours stressantes, mais je t’assure que tout le monde finit par s’amuser.

— Ah bon ? As-tu gagnée l’un des festivals ?

— Malheureusement, non ! dit-elle. Mais je compte bien gagner celui de cette année à Kanto.

— J’espère au moins m’y rendre… Même si je ne suis pas qualifiée, je crois que je vais quand même y assister en tant que spectatrice.

— C’est aussi ce que je compte faire, mais je ne compte pas baisser les bras… et toi non plus, d’ailleurs !

Bien qu’elle essaie de m’encourager, je ne peux m’empêcher de penser que j’ai à faire à une experte. Elle risque de me démolir en finales, si j’arrive à me rendre jusque-là.

Non loin de nous, une adolescentes aux cheveux roses a décidé de porter une robe tout aussi rose que sa chevelure éblouissante, à côté d’elle, un Nymphali l’aide à mettre des accessoires à ses poignets. La demoiselle vient sûrement de Kalos, à en juger son accent. Les Nymphali n’existent pratiquement pas en Kanto, mais j’en ai vu plusieurs dans les défilés de mode pour Dresseurs et Pokémon, lorsque j’étais en voyage avec mon père.

Un individu louche derrière elle l’interpelle :

— Yuki…

Celle-ci se retourne vers celui qui vient de lui adresser la parole. C’est un garçon qui ne porte uniquement que du noir avec des mèches rouges dans les cheveux, le teint très pâles. Un œil rouge perçant observe l’adolescente. L’autre œil était recouvert de ses mèches rouges et un capuchon recouvre sa tête. Il donne une bouteille d’eau à la demoiselle, puis hoche la tête lorsqu’elle le remercie et sort de la pièce.

L’adolescente aux cheveux roses prend une gorgée de son eau, puis continue à se maquiller et à peigner son Nymphali. Je préfère ne pas m’incruster dans son rituel.

Si j’ai bien compris, les juges sont l’Infirmière Joëlle d’Argenta, Monsieur Contesta et Monsieur Sukizo. Ça ne m’étonne pas qu’ils aient choisis une Joëlle comme juge, mais je ne connais pas vraiment Contesta et Sukizo. Apparemment, ils font ce métier depuis plusieurs années et c’est un peu grâce à eux si Kanto commence à connaître les Concours. Avant l’an dernier, on n’en voyait qu’à la télé, sur les chaînes diffusant des Concours de Hoenn et d’Unys. Peu à peu, des halls de Concours ont été ouverts à Kalos, Kanto, puis Johto. J’ai bien hâte de voir ce que ça va donner comme événement, aujourd’hui… Surtout que la plupart d’entre nous sommes débutantes.

— C’est tout à fait remarquable ! s’exclame un drôle de petit bonhomme qui passe dans les coulisses, alors qu’il s’arrête devant le Nymphali de la demoiselle en rose. Jamais je n’aurai cru qu’une Dresseuse de Kalos viendrait jusqu’à Kanto pour participer à notre Concours ! Soyez assurée que votre Nymphali aura de quoi faire parler les gens d’Argenta, mademoiselle ! Enchanté de faire votre connaissance, au fait, je suis l’un des juges de ce concours.

Alors que ce dernier se présente à l’adolescente en question, je prends mes affaires pour les ranger dans une case, puis je m’éloigne ensuite dans la salle d’attente où nous serons tous appelés par l’animateur qui fera aussi les jumelages lors du deuxième round. Nous allons être sélectionnés aléatoirement pour l’épreuve scénique et je m’inquiéte un peu pour Carapuce. Celui-ci a vu la foule, un peu plus tôt et a commencé à paniquer. Ça m’a pris Kylie et Scottie pour le consoler alors qu’il refusait de revenir dans sa Poké Ball. Je crois que son trac va nous causer quelques points. Je lui ai fait comprendre que j’ai besoin de lui sinon je vais perdre le Concours. Il a fini par accepter ma requête, puis est retourné dans sa Poké Ball en attendant notre tour.

Poussifeu est sur mes genoux alors que nous regardons l’écran haute-définition au-dessus de nos têtes, c’est le panneau d’affichage où l’annonceur nomme nos noms et nous défilons à tour de rôle dans le hall pour présenter nos Pokémon, afin de performer.

Les performances sont affichées sur l’écran, donc les Coordinateurs dans la pièce peuvent tout voir de leurs rivaux et des autres participants. Une fois qu’on a terminé nos performances, nous devons tous revenir ici et attendre la prochaine manche afin de voir qui sera sélectionné lors des combats. Ceux et celles qui auront échoué la première manche devront quitter et tenter leur chance une prochaine fois. C’est triste… mais c’est comme ça.

— Poussi… poussi ! couine mon partenaire, impatient.

— Je sais, moi aussi j’ai hâte de passer, dis-je à mon Pokémon.

Je ne suis pas certaine de l’avoir compris, mais il espère combattre durant la phase des duels, tout autant que moi.

Quelques minutes passèrent, je commence à trouver le temps long, Je crois avoir vu le juge des coulisses passer pour aller s’installer avec le reste du jury. J’ai cette impression qu’il va faire un traitement de faveur à la Dresseuse du Nymphali, simplement parce que son Pokémon était l’une des choses les plus mignonnent de cette pièce.

Diana vient d’être appelée. Celle-ci passe à côté de moi et quitte la salle d’attente d’un pas décisif, mais élégant. Elle semble avoir hâte de montrer de quoi son Pokémon était capable.

Sur l’écran haute-définition, j’hausse mon regard pour voir la demoiselle au yukata qui se met à danser avec élégance, avec un tambourin dans les mains. Quelques secondes plus tard, elle sort une Poké Ball qu’elle a cachée entre sa poitrine, ce qui fit pousser des sifflements dans la salle et quelques soupirs venant de la gent féminine. Elle a du culot, c’est vrai, mais ce qui m’intéresse c’est de voir quel Pokémon elle a choisi.

Un Héliatronc majestueux apparaît devant elle, entouré d’une poussière argentée qui scintille sous les projecteurs. Ses pétales ont l’air de briller à cause de cet effet. Il danse au rythme du tambourin et imite les mouvements de danse de sa Dresseuse, ce qui faisait rire l’Infirmière Joëlle qui trouve cette performance adorable. Diana calme alors le rythme de son instrument avant de lever son regard vers la foule.

— Mesdames et messieurs, je vous présente Héliatronc ! lance-t-elle à travers le micro qu’on lui a mis autour du cou pour se faire entendre. Chéri, montre leur le pouvoir des fleurs avec Vampigraine !

Vampigraine ? N’est-ce pas l’attaque qui absorbe la vitalité des adversaires graduellement ? Je fronce des sourcils et analyse la scène. Je remarque avec stupéfaction que les germes lancés autour d’Héliatronc se transforment tranquillement en un magnifique jardin de fleurs colorés. Sous l’effet des projecteurs, j’ai l’impression de vivre un rêve. Monsieur Contesta sourit en prenant des notes alors que celui qui doit être Monsieur Sukizo applaudit. L’Infirmière Joëlle penche sa tête d’un côté, la main contre sa joue. Elle est émerveillée que Diana ait appris à Héliatronc à créer cet effet avec une simple attaque.

La Coordinatrice n’a pas terminé son tour. Comme la plupart des Coordinateurs, nous sommes tous autorisés à au moins de trois à quatre capacités pour créer un combo époustouflant.

— Maintenant, cher ami, dit-elle à son Héliatronc. Que dirais-tu d’éblour les juges avec Danse-Lames ? Encourageons Héliatronc en applaudissant, tout le monde !

La foule dans les estrades semble suivre le rythme de Diana, alors qu’elle tape son tambourin dans les airs pour synchroniser avec son Pokémon. Le grand tournesol se met alors à exécuter des pas de danse autour du jardin coloré. Il bondit dans les airs et fait valser les deux grandes feuilles qui lui servent de pattes. Les fleurs autour de lui, dans ce qui paraît être une douce brise provoquée par la dance, s’élèvent autour d’Héliatronc, sous nos regards ébahis.

Sous les feux des projecteurs et le mélange de la poussière argentée d’un peu plus tôt, j’ai l’impression de voir à de petites fées virevolter autour d’Héliatronc durant la danse. Monsieur Sukizo se lève, sous le choc, émerveillé par une démonstration si spectaculaire. L’Infirmière Joëlle applaudit, souriante. Monsieur Contesta est ravis du spectacle jusqu’à présent. La danse du Pokémon se termine quelques secondes plus tard et Diana baisse son tambourin. Alors que les fleurs commencent à retomber autour du grand tournesol. Il est temps pour elle de dire au revoir à la foule. C’est pourquoi elle s’incline avant de dire une dernière chose.

— Merci à tous pour nous avoir consacré quelques minutes ! Ce fût une agréable expérience pour moi et mon ami ici présent ! dit-elle. Héliatronc, que dirais-tu de les remercier avec ton plus beau Siffl’Herbe ?

Héliatronc hoche la tête et se met à chanter une petite berceuse de sa plus belle voix, alors que les derniers pétales tombent à ses côtés. Toujours entouré de la poussière argentée, le Pokémon scintille comme une étoile. Vers la fin de son chant qui n’a duré qu’une vingtaine de secondes, la foule se lève en délire, siffle et applaudit l’Héliatronc et Da dresseuse pour le joli spectacle qu’il viennent de nous offrir à tous.

Les trois juges sont satisfaits par cette performance et s’échangent des regards complices alors que je retourne rapidement à la réalité. J’entends des Coordinateurs sangloter sous la pression, non loin de moi. Quelques-uns d’entre eux râlent même qu’ils n’arriveront jamais à la seconde manche, après une telle prestation. Je ne me suis même pas rendu compte que j’agrippe fermement le pan de ma robe de chaque côtés, alors que Poussifeu est installé à côté de moi. Cette performance a été si intense que j’ai presque oublié que je suis ici pour gagner mon premier ruban de Concours.

Lorsque Diana rentre dans la pièce, tout le monde se tait. Celle-ci a complètement volé la vedette et nous ressentons tous cette tension entre nous. Elle nous sourit tout simplement, puis retourne dans les coulisses pour se faire une beauté. Est-ce moi ou elle m’a jeté un sourire sournois lorsqu’elle m’a vu ? J’imagine peut-être des choses, mais je crois qu’elle se fout de ma tronche.

Je ne passe pas avant quelques performances encore. J’ai tout mon temps pour me calmer. Puisque nous ne sommes qu’une vingtaine, ils vont devoir sélectionner la moitié d’entre nous qui ira en seconde manche. L’autre moitié devra tristement s’en aller ou bien assister au reste du Concours depuis la salle d’attente pour encourager les participants et les participantes restants.

Je fais le vide dans mon esprit, allant même jusqu’à ne pas réagir tout de suite lorsque je vois les jumeaux Sanders dans les gradins avec des grandes pancartes où l’on pouvait lire : Team Estelle. La seconde fois que les caméras passent sur eux, je fais un grand sourire, puis je remercie le ciel d’être tombé sur eux. Jake, à côté de nos amis, semble siroter du thé dans sa Thermos, typiquement lui.

Je n’ai pas réussi à rejoindre mon père, ces derniers jours. Il est parti en dehors de la province pour affaires et Gabriel est avec lui. J’avais souhauté lui faire part de mes projets, mais je me dis que je n’aurai pas le choix de demander à l’équipe de production de me faire une copie de tout ce Concours, car je veux envoyer à Papa, ma toute première prestation. Enfin, je suis partagée à l’idée de faire tout ça ou non. Je ne sais pas encore si je vais être assez bonne pour passer à la prochaine manche. La performance de Diana et d’Héliatronc m’ont fait froid dans le dos.

Puis, l’une des caméras s’arrête sur le jeune homme aux mèches rouges que j’ai vu dans les coulisses, un peu plus tôt. Il est adossé contre un mur et mange une pomme tout en caressant la nuque d’un Sombrali. J’ai presque oublié son existence, celui-là. Sa camarade n’est pas encore passée et je crois qu’elle est la suivante.

Lorsque j’entends le nom Shirayuki Okami à l’intercom, je ne comprends pas qu’il s’agit d’elle. J’ai tout simplement vu sa tête rose dans les portraits des Coordinateurs qui doit passer – selon l’ordre choisi par un tirage de l’équipe technique. Ce n’est que lorsque je vois la demoiselle passer en coup de vent pour sortir de la pièce d’attente que je saisis enfin qui elle est.

— Mademoiselle Markios ? dit alors une voix à ma gauche.

Je lève ma tête vers la direction en question et je vois l’une des personnes travaillant pour le hall des Concours avec un smartphone entre les mains.

— Qu’est-ce qu’il y a ? demandé-je, confuse.

— Votre père a fini par vous rejoindre. Il est au téléphone si vous souhaitez lui parler avant votre tour.

— Vraiment !? couiné-je en sursautant.

J’entends quelques petits rires étouffés derrière moi. Je rougis de honte, mais je suis trop heureuse de savoir que mon père a entendu parler de mon Concours, finalement. Poussifeu me suit dans une pièce plus tranquille où l’employé me laisse discuter en privé avec mon père. Il me promet de venir m’avertir lorsque mon tour viendra. Ce n’est pas avant quelques performances encore, donc je n’ai pas à avoir peur. Je prends une grande inspiration avant de dire :

— Papa ? Mais t’es où ?

J’arrive justement de Hoenn, m’explique celui-ci. Je suis de retour à la maison et j’ai pris tes messages. Gabriel et moi nous devions rendre visite à l’un de ses partenaires afin de faire venir quelques ingrédients qui ne poussent que dans cette région, pour ses gâteaux.

— Comment ça se passe avec son entreprise?

Plutôt bien, les rénovations avancent plus rapidement que prévu. Nous serons en mesure d’ouvrir la boutique d’ici deux ou trois mois, selon les directives de la ville et la main-d’œuvre de nos ouvriers. Mais ce n’est pas pour ça que je t’appelle… Comment te sens-tu?

Plutôt nerveuse, à vrai dire… J’ai le tract.

C’est normal. Ta mère aussi était comme ça lorsqu’elle montait sur scène.

— Oui, mais maman était une chanteuse, pas une Coordinatrice.

Je sais, dit-il avec une expression triste. Cependant, je crois qu’elle serait fière de toi en ce moment. Tu essaie quelque chose de nouveau et c’est excitant de voir jusqu’où tu vas pouvoir te rendre !

Je me mordille les lèvres et réfléchit à ce qu’il vient de dire.

— Qu’as-tu pensé de la performance de cette Diana ? formulé-je.

Comment as-tu devinée que je visionne le concours en direct ? demande alors mon père, plutôt que de répondre à ma propre question.

— Parce que tu ne m’aurai pas appelé, sinon. A toutes les fois que tu apprends un truc, tu y vas à fond.

— C’est bon, c’est bon… J’avoue que lorsque j’ai entendu ton nom à la radio, ce matin, dans la liste des Coordinateurs qui participeraient au Concours d’Argenta, j’ai fait tout un saut !

Enfin… Qu’as-tu pensé de Diana et son Héliatronc? Tu ne trouves pas que c’est abusé qu’elle soit si forte d’avance ? J’ai l’impression que je vais perdre à cause d’elle.

Elle a beaucoup de charisme, c’est vrai, mais je n’abandonnerai pas si vite, à ta place. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de rencontrer des gens comme ça, qui me déstabilisaient parce qu’ils avaient une longueur d’avance sur moi dans plusieurs de mes projets. Essaie de t’inspirer de celle-ci et serres-toi de ce que tu as appris lors de tes prochains Concours.

Il a raison. Je n’ai pas à m’inquiéter. Si je perds, j’aurai tout de même appris quelques techniques pour animer la foule et surtout, qu’il ne faut jamais sous-estimer nos adversaires dès les premières impressions qu’on se fait d’eux. Nous parlons donc ainsi pour les vingt prochaines minutes jusqu’à ce que l’employé vienne à me rejoindre dans la pièce. Papa s’empresse de me souhaiter un gros « merde », puis je compends que c’est à mon tour de montrer aux gens de quoi je suis capable. Je ne suis pas du tout préparée mentalement !

Poussifeu de son côté a fini par oublier où l’on est. Je prends une grande respiration, puis j’accroche le smartphone de l’employé avant de sortir de la pièce. Je cherche nerveusement sur ma ceinture pour la Poké Ball de Carapuce et je finis par la trouver, à ma droite. Il ne faut plus que je m’avance sur scène, sous les projecteurs et que je fasse mon introduction.

Le temps semble s’arrêter tranquillement autour de moi, comme si je suis dans un tout autre monde. Je prends une grande respiration, sentant mon cœur battre à une vitesse folle dans ma poitrine. Une perle de sueur coule le long de ma joue au moment où l’annonceur répète mon nom au micro avec une expression inquiète. L’un des travailleurs du hall des Concours qui doit m’accompagner jusqu’à la scène me donne une légère pousse dans le dos, afin que je sorte de ma torpeur. Je crois que je suis en train de commettre une gaffe !

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