Chapitre 11 : Le guitariste bohème

14 minutes de lecture

Estelle, 16 ans
Sauveuse de Pichu

De fines gouttelettes de pluies coulent le long de la fenêtre à travers laquelle j’observe la Forêt de Jadielle. Nous avons traversé les bois pour enfin nous rendre à Argenta, vers la fin de soirée. J’ai fait soigner tous mes Pokémon et vérifier l’état de Pichu par l’Infirmière Joëlle avant de capturer la souris dans une Poké Ball. Ensuite, nous avons loué une chambre mixte pour la nuit, où tout trois nous passerons la nuit avec nos pokémon.

A notre arrivée en ville, nous avons signalé l’incident dans la forêt, décrit les individus au policiers, puis le nombre estimé de Pichu, Pikachu et Raichu qui avaient été fait prisonniers par les braconniers. Kylie a insisté aussi pour leur dire que sa moto a été volée par deux filous de la Team Rocket et qu’elle attend de ravoir son véhicule très bientôt. Je ne sais pas ce que ça change, puisque nous sommes capables de marcher, mais notre amie est déterminée à retrouver le dernier lien qui l’unie à son ex fiancée Vicky.

Le Centre d’Argenta est beaucoup plus grand que celui du Bourg Pallet et de Jadielle, probablement parce que le musée est très populaire et surtout parce que beaucoup plus de gens viennent s’essayer contre le Champion local. Ni moi, ni Kylie n’avons le cœur de nous rendre à l’arène ce soir.

Scottie est déjà endormi dans la chambre ; sa sœur et moi traînons près du vestibule du Centre. Je donne le biberon à Pichu qui boit son repas tranquillement, alors que Kylie consulte ses textos.

— Bizarre, commente celle-ci. Mon ancien bassiste vient de m’envoyer que l’ex-guitariste de notre groupe est en tournée dans le nord-ouest de Kanto, pourtant Jake ne m’a rien envoyé comme message, dernièrement.

— Jake ? interrogé-je, intriguée.

— C’est le guitariste dont j’te parle. Il est à peu près ma taille, cheveux châtains, yeux dorés. Il porte toujours un bandeau autour de sa longue chevelure et voyage toujours avec sa guitare, en plus de porter du jean et du cuir plus souvent que moi, en fait. La dernière fois que je l’ai vu, c’était à la dissolution de notre groupe. Il n’a rien dit, puis s’est barré du hangar où nous pratiquions à l’époque avec une expression sombre. Ça me fait bizarre d’entendre qu’il est par ici.

— Bah, puisque nous sommes dans le nord-ouest de la région, pourquoi ne pas lui lancer un coup de fil et voir s’il a envie de passer un peu de temps avec toi ?

Kylie est blême à cette idée. Elle paraît gênée de parler de sa vie privée avec son frère et moi, mais ça se voit qu’elle a certains problèmes à régler. Au moins, nous pouvons dormir tranquillement sur nos deux oreilles, puisqu’elle s’est calmée au sujet de Vicky. Mon amie hausse des épaules, puis se pose contre une barre de métal située près de la vitre derrière nous. Elle a l’air de trouver le temps long.

— En tout cas, ça ne sera pas sous cette pluie que j’irai à sa rencontre, dit-elle, les sourcils froncés. Cette fichue température me saoule…

— De toute façon, c’est le soir et faudrait qu’on dorme.

— Je suis encore toute secouée à cause de la Team Rocket.

— Je sais, je comprends où tu veux en venir… Mais il n’y a rien d’autre que l’on puisse faire pour le moment. Nous avons signalé le crime à l’Agent Jenny de cette ville. Tout ce que nous pouvons faire pour le moment, c’est continuer notre entraînement et défier le Champion de l’arène. Après, on verra.

— Je ne sais pas comment tu fais pour garder ton sang froid, grogne Kylie. Moi j’ai envie de cogner tout ce qui bouge.

Poussifeu a opté de se coucher sur notre lit avant notre retour dans la chambre, donc je trouve étrange de ne pas l’avoir à mes côtés. Celui-ci s’est bien occupé de Pichu pendant les dernières heures, il est épuisé.

L’Infirmière Joëlle m’a informé que puisque le bébé ici présent est encore tout jeune, je devrais le nourrir au biberon pour quelques semaines avant qu’il ne soit habitué à la nourriture solide. Ce pauvre bébé sortait à peine de son œuf. Abo aussi est au biberon, mais celui-ci sera bientôt capable de consommer plus ou moins la même chose que nos autres Pokémon, avec plus de viandes.

Ça me fait tout drôle de savoir que deux de mes partenaires actuels n’ont même pas l’âge de combattre. Au moins, je sais que Poussifeu et Carapuce sauront m’aider à élever ces deux-là. Pichu finit par s’endormir dans mes bras. Pauvre petite. Je rappelle celle-ci dans sa Poké Ball pour qu’elle puisse s’y reposer et dépose ensuite sa bouteille dans mon sac à dos. Kylie relit son dernier texte.

— Tu peux toujours l’appeler et lui laisser un message sur sa boite vocale, ça ne te coûte rien, dis-je, pour l’encourager.

— J’ai un paiement à faire à chaque mois. Je n’appellerais pas ça du service gratuit.

— Allons, tu vois très bien où je veux en venir…

— Bah, il est avec un nouveau groupe, je n’ai pas vraiment envie de me pointer au beau milieu d’une pratique.

— Depuis quand es-tu si défaitiste ?

Elle bombe alors son torse, puis se lève rapidement et observe l’extérieur, d’une expression farouche. Je crois avoir éveillé en elle son esprit compétitif. Elle se met alors à pianoter sur son smartphone, puis ensuite, plus rien. Elle attend presque une minute avant de recevoir un nouveau message.

— J’y crois pas ! s’exclame-t-elle. Il est ici !

Elle pianote alors un autre texto et continue à se parler à elle-même tout en s’éloignant tranquillement. Ainsi donc, le type qu’elle recherche se trouve à Argenta et a loué une chambre pour la nuit. Plus elle s’approche des dortoirs, plus il devient évident qu’elle se sent agitée. J’entends quelqu’un jouer d’un instrument de musique, elle sursaute, puis se tourna vers sa gauche.

— Par ici ! s’exprime la punk en pointant l’aile A du Centre Pokémon.

Nous dormons dans l’aile B, ce soir.

Je suis Kylie en silence, la musique est notre point de repère. Nous nous arrêtons devant une porte de chambre où les notes sont plus fortes. Mon amie cogne trois fois, lourdement, avant que l’instrument – une guitare – ne s’arrête. La porte s’ouvre, puis sort de la chambre un jeune homme tel qu’il a été décrit un peu plus tôt. Il a un large sourire aux lèvres. Il semble plutôt zen, comme garçon.

— Yo, Boss ! dit-il. Ça chill ?

Kylie est presque en pleurs lorsqu’elle voit son ancien partenaire de bande. Elle s’empresse de le prendre par le bras puis lui ébouriffe les cheveux. Il se met à rire. Je jette un coup d’œil rapide dans la chambre et je remarque qu’il est seul.

— Ne me fais plus jamais ce coup-là, dit Kylie en cachant ses larmes de joie. Tu m’as tué lorsque t’es parti sans nous dire pourquoi.

— Bah, fallait que je retrouve mon calme, Boss. Mes chakras étaient tous bousillés à cause de la mort de notre soliste… Puis, tu sais… la dissolution du groupe m’a brisé le cœur.

— Tu m’as manqué, ducon ! pleure Kylie en serrant son vieil ami dans ses bras. Putain, t’as pas changé !

Je décide de leur laisser un peu temps pour se rattraper, alors je m’appuie sur le mur derrière moi et je les laisse discuter, porte ouverte. J’apprends de leur conversation qu’il aime boire beaucoup de thé et qu’il possède plusieurs techniques de relaxation qu’il met en pratique pour vider son esprit. Juste à le voir, il exerce déjà une présence positive sur mon amie. J’ai l’impression, à l’entendre parler, que ma tête se laisse légèrement emporter dans un nuage flottant. Il m’a l’air de l’une de ces personnes qui est normalement douée pour apaiser l’esprit des gens, une sorte de guérisseur spirituel...

— Qu’est-il arrivé au groupe avec qui tu voyageais ? demande alors Kylie, après quelques minutes de conversation. Tommy me disait que t’avais été engagé dans leur groupe récemment pour faire une tournée dans le nord-ouest de Kanto.

— On est en pause, Boss, dit-il. On devait faire un concert près du musée pour célébrer la découverte d’un nouveau fossile dans le Mont Sélénite, mais notre chanteur a été blessé lors de l’explosion du musée. Il faisait une promenade nocturne pour fumer, puis on l’a retrouvé dans les décombres, inconscient.

— Ah mince…

— Bref, il ne sera pas sur pieds avant quelques mois et nos spectacles ont été repoussés jusqu’à une date ultérieure. Donc je n’ai pas encore décidé quoi faire, pendant ce temps. Je compte retourner à Johto ou bien voyager un peu avec ma bonne vieille guitare.

Je crois que je suis de trop ici. Je décide qu’il vaudrait mieux que je m’éclipse plutôt que de passer pour une folle qui écoute la conversation des autres.

— Eh, Estelle ! s’exclame Kylie, qui s’empresse de m’attraper par le bras afin de me tirer vers elle et son ami. Viens un peu ici que je te présente.

En voilà des manières… J’ai la tête qui tourne quand elle me tire. Je secoue mon crâne brusquement pour remettre les images en ordre. Maintenant que je suis un peu plus sous la lumière de la chambre, je constate que ce jeune homme a un très joli visage. Je cligne des yeux quelques fois et me sent rougir, timidement.

— Jake, je te présente ma nouvelle amie Estelle, dit Kylie. Elle nous a beaucoup aidés, ces derniers jours. Il paraît qu’elle joue du piano.

— Enfin, oui, je suis pianiste, dis-je en rougissant davantage. Mais je suis aussi violoniste. Je ne joue pas vraiment de rock, ni de punk. J’ai plutôt été élevée avec la musique classique.

— Ça, c’est excellente pour calmer les nerfs, dit-il en souriant. J’en écoute parfois avant d’aller me coucher.

Ce… sourire… Quelle est cette sensation étrange dans ma poitrine ? Ce jeune homme est tout le contraire de ma nouvelle amie, même s’il partage le même style vestimentaire qu’elle. Il a l’air un peu bêta avec son grand sourire et le bandeau qui lui recouvre les cheveux. Je ne peux m’empêcher de trouver un petit je-ne-sais-quoi chez lui qui me rend mal à l’aise. Il aime la musique classique… ce qui est encore plus étrange pour un rockeur. Kylie remarque que je suis en train de rougir et pouffe de rire.

— Eh bah dis donc, Jake. T’as toujours cet effet sur les nanas ? dit Kylie en donnant une tape amicale sur l’épaule du guitariste. Faudra que tu m’apprennes un truc ou deux.

— Je ne vois pas de quoi tu veux parler, répond son ami, innocemment.

— Allons, le nombre de cœurs que tu as dû briser avec ton fameux sourire. Mon p’tit chenapan…

Je sens mon cœur fondre, puis je secoue ma tête à quelques reprises avant tourner mon regard vers mon amie. De quoi parle-t-elle ? Jake est donc si populaire que ça ? Pour toute réponse, celui-ci hausse des épaules, puis nous invite à entrer dans sa chambre.

Je hume l’odeur de poches de thé dans toute la pièce. Je remarque qu’il y a quelques tasses sur une commode et une bouilloire branchée au mur. Comme il avait été dit plutôt, celui-ci en buvait beaucoup. Il faut croire que même M. Samson, le vieux domestique de mon père, ne buvait pas autant de tasses par jour. Celui-ci aime autant le thé que quiconque et déguste beaucoup de petits gâteaux… Ah, cette nostalgie.

— T’as toujours du Matcha dans tout ça ? demande Kylie qui fouille dans le pot de pochettes non-usées. Mmm… menthe verte ? Non, celle-là c’est du Earl Grey…

— Je n’ai pas vu de Matcha dans cette ville et j’ignore pourquoi.

— Mince, c’est la seule saveur à laquelle j’arrive à m’habituer.

— Essaie la menthe verte, tu m’en diras des nouvelles.

— Ça le goût de poubelle, se plaint Kylie en grimaçant.

— Ce n’est pas ce que t’as dit la dernière fois que j’en ai mélangé avec du Matcha.

— Ah, parce que tu sabotes mes thés maintenant ?

— Il faut bien, tes papilles sont trop difficiles.

Je me mets à rire en écoutant leur conversation. Ces derniers ont une relation similaire à Kylie avec son propre frère. Jake est donc pour elle, comme un membre de sa famille, si j’ai bien compris. Il faut croire qu’ils étaient tous proches à une certaine époque.

— Voyages-tu toujours avec Scottie ? demande alors le musicien, qui s’installe sur son lit avant de passer ses doigts sur sa guitare.

— Évidemment, mais il dort.

— Est-il toujours aussi obsédé par les Pokémon Psy ?

— On peut dire ça. Il y a quelques mois, il a fait la rencontre de Morgane de Safrania et depuis il a en tête l’idée de devenir un Champion d’arène lui aussi.

— Toujours aussi simple, n’est-ce pas ?

Elle hoche la tête, puis rajoute :

— Ça m’étonne qu’il ait laissé sa collection au Professeur Orme lorsque nous sommes venus par ici. Sa Mentali était l’une de nos meilleures Pokémon.

— Sans oublier que ton Aligatueur t’a permis de te rendre jusqu’au top dix de la Ligue Pokémon de Johto.

— Je préférerai ne pas en parler…

— Pourtant, il était si fort et si…

— N’en discute pas, s’il te plaît.

Je tourne mon regard vers Kylie pour me rendre compte que son teint s’est assombré à la mention du top dix. Je ne crois pas que c’est la première fois qu’on fait référence à son passé de Dresseuse là-bas. Chaque fois que Scottie ouvre la bouche au sujet de la Ligue de l’an dernier, Kylie devient silencieuse et distante. En ce moment même, elle soulève le capuchon de son chandail et cache son visage derrière celui-ci. Je l’entends pousser un long soupir.

— Bref, si tu avais emporté ton Aligatueur ici à Kanto, tu pourrais très bien te rendre en finales facilement, dit Jake. Comme tu le disais souvent lors de nos pratiques, c’est en s’entraînant qu’on s’améliore.

Kylie ne dit rien, gardant silence sur les sages paroles de son ami. Un instant plus tard, elle ôte son capuchon et se sert de l’Earl Grey après que la bouilloire ait commencé à siffler. Je n’ai même pas remarqué que Kylie a mis de l’eau à bouillir. Au moins, elle n’a pas vu mon embarras en présence de cet étrange guitariste. Il me donne des frissons rien qu’à l’observer en silence.

Il se tourne par la suite vers moi, toujours aussi souriant.

— Une tasse de thé ? m’offre-t-il. J’ai aussi des tisanes un peu plus variées.

— Euh… enfin… C’est que… Je ne veux pas m’incruster…

— Allons, allons, on est entre amis ici, dit Kylie qui vient s’asseoir à côté de moi, sur le lit tout en face de celui du guitariste.

— Mmm… suis-je en train d’hésiter.

— Il y a des biscottes sucrées que j’ai prises à la cafétéria. Ils se mangent bien avec la plupart de mes thés, déclare le guitariste.

Je suis plutôt café, mais il faut dire qu’un thé de temps à autres est agréable pour mes papilles. Jake s’installe alors par terre, près de la commode et installes des coussins au sol pour que nous puissions nous asseoir près de la petite table au centre de la pièce. Il nous sert alors des tasses et sort de son sac quelques biscottes emballées. Ça me fait tout bizarre d’être invitée pour une session de thé alors que je ne suis même pas à un événement chic ou bien même, chez moi.

Je suis soudainement prise d’une nostalgie étrange de soirées passées en compagnie de mon père. Le doux parfum de la poche de thé de Kylie me rappelle que mon père boit aussi de l’Earl Grey. Je choisis donc la même saveur qu’elle et prends l’une des biscottes. Le dessert en question a un léger goût de noisettes et de vanille. Comme prévu, à la première gorgée de thé, je me sens comme dans un tout autre monde, complètement détendue et satisfaite de mon choix.

Jake continue sa mélodie sur sa guitare, tout en se berçant de gauche à droite. Il aime jouer des ballades. A ma grande surprise, Kylie aussi apprécie la mélodie de son ami. Je ne la pensais pas si réceptive à ce genre de musique, elle qui est naturellement énergique et sauvage. Il faut croire qu’elle a tapé dans le mille lorsqu’elle l’a engagé dans son ancien groupe. Quant à moi, je suis toujours si gênée tandis que j’observe le jeune homme. Juste regarder le bout de son nez me fait rougir. Et puis… ce sourire… Bon sang, qu’est-ce qui m’arrive… ?

Kylie se met à chanter sur la musique de Jake. Je reconnais enfin cette mélodie, c’était celle qu’elle avait chantée sous la douche, l’autre jour. Lorsqu’ils ont terminé, je vois mon amie qui s’essuie les joues, le sourire aux lèvres. Elle prend une bouchée de biscotte, puis renifle.

— C’était la chanson que Vicky a écrite pour me faire sa grande demande en mariage, me dit-elle. Je me la chante de temps en temps pour me rappeler nos bons souvenirs. Avant de nous rencontrer, elle était chanteuse dans un bar…

— Jolies paroles, dis-je, mélancolique.

— Je sais. Elle était douée pour écrire des poèmes…

— La musique vient de Tommy et moi, explique Jake. Nous étions les compositeurs du groupe.

— Moi j’étais leur joueuse de batterie. C’était l’bon temps…

— Pourquoi avez-vous arrêté le groupe, dans ce cas ? questionné-je.

Kylie sa tête vers l’arrière et appuie celle-ci dans ses mains. Elle regarde le plafond un moment. Jake décide de répondre à sa place.

— Disons que Vicky était le cœur de notre groupe… explique-t-il. Après l’accident, disons que ce n’était plus la même chose. Nous avions Kylie qui pouvait la remplacer comme choriste, mais il nous fallait quand même un batteur.

— Techniquement, Tommy voulait faire une pause le temps qu’on se trouve une nouvelle chanteuse, mais c’était trop dur pour moi, déclare Kylie. Alors on a commencé à se disputer…

— C’est pourquoi ce soir-là, j’ai décidé de changer d’air et je suis parti. Je regrette de l’avoir fait comme ça, alors que tu avais besoin de nous, plus que tout. Désolé Ky’…

— Nah, c’est compréhensible. Tu t’es investis corps et âme dans nos chansons après tout. Ce groupe était ton bébé à toi aussi.

Il hoche de la tête et prend une gorgée de son thé en silence. Je me tourne les pouces, hésitant à lui demander ce qui me trotte dans la tête depuis quelques minutes. S’il n’a rien de mieux à faire durant le rétablissement de son nouveau partenaire de bande, pourquoi ne se joint-il pas à nous dans notre aventure ? Je prends donc mon courage à deux mains, puis je me râcle la gorge. Cela attire l’attention de Jake.

— Dis, Jake… je commente. Est-ce que ça t’intéresserait de faire un bout de chemin avec nous à travers Kanto ? Ton ami est indisponible jusqu’à ce qu’il soit en rémission, donc…

Il place une main sur son menton et penche sa tête d’un côté. Il réfléchit un peu. Puis il pose ses yeux dorés sur moi. Je ressens un frisson étrange me parcourir le dos… Miséricordes, je crois que je suis sous le charme… Oh là là… Arrête de rougir, Estelle ! Ce n’est pas poli. Mais je ne peux pas m’empêcher de le trouver… sympathique et adorable… et surtout… mignon… Sexy… ? Mais regardez sa coupe de cheveux… Elle doit être si soyeuse…

Il commence par me sourire et me répond de sa voix douce :

— Hé… ? Pourquoi pas ?

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