Chapitre 10 : Coup de foudre

13 minutes de lecture

Estelle, 16 ans
Apprivoise ses peurs

Devant moi se dresse une clairière entièrement remplie de Pichu, Pikachu et Raichu. Nous avons découvert une famille de rongeurs qui vivent dans les arbres et les hautes herbes, au fond de la Forêt de Jadielle. Moi qui croyais qu’ils avaient tous disparus, je soupir de soulagement. Kylie semblait fière de son coup. Scottie était étonné de voir autant de Pikachu réunis en un seul endroit.

— Il faut croire qu’ils ont survécus, dit-il en clignant des yeux.

Poussifeu s’avance vers une Pichu qui joue dans les fleurs pour se présenter. Quand à Kylie, elle observe les rongeurs qui nous ont remarqué ; certains d’entre eux semblent soucieux tandis que d’autres retournent à leurs activités normales. Un Raichu d’âge avancé saute par-dessus une rivière, suivi de quelques Pikachu. Celui-ci affiche un air menaçant lorsqu’il s’arrête à trois mètres de moi et des jumeaux.

— Je crois qu’il s’agisse de leur milice, commente Scottie.

— Ils ont formés une microsociété, j’en crois pas mes yeux… remarqué-je, en observant les nombreux Pichu et Pikachu qui sont occupés à des activités différentes. Il doit au moins y avoir une centaine d’entre eux dans ces petites huttes…

— Raaaaaaichu, grogne le chef des miliciens.

Des étincelles sortent de ses joues. Il ne compte pas nous laisser nous approcher davantage.

— On ne devrait pas les déranger plus longtemps, je crois qu’ils ont besoin de leur tranquillité, propose Scottie.

Je tourne alors mon regard vers Poussifeu qui s’amuse avec la Pichu. Les miliciens sont sur leurs gardes alors que l’un d’entre eux veut que le bébé s’éloigne de mon poussin. Les rongeurs protecteurs nous dévisagent et nous menacent avec des étincelles.

Je me penche vers le vieux Raichu pour être à sa hauteur, puis je m’assois au sol. Je tends mes mains avec une croquette végétarienne que j’ai sortie de ma pochette de chandail. Celui-ci grogne un instant, puis renifle la friandise avant de s’approcher rapidement. Il donne un coup de patte sur celle-ci, curieux, puis la fait tomber de mes mains. Il renifle alors ma préparation, en prend une bouchée avant de relever sa tête. Les étincelles sur ses joues ont diminué.

— Tu fais du bon travail, Raichu, dis-je. Votre village est adorable.

— Raiii… grogne le vieux milicien avant de manger la croquette.

— Les vilains hommes en noirs sont venus vous faire du mal l’an passé, pas vrai ?

— Raichu, confirma mon interlocuteur qui hocha la tête.

— C’est triste… Vous avez perdu beaucoup de vos proches à cause d’eux. Je suis contente de voir que votre espèce n’est plus menacée…

Il se gratte la tête avec le bout de sa queue en forme d’éclair, puis donne l’ordre à ses homologues de se disperser un peu, après avoir jugé que nous n’étions pas si dangereux que ça. Il reste près de moi malgré tout, puis observe Kylie et son frère à tour de rôle. Je lui offre une autre croquette qu’il gobe avec enthousiasme.

— T’es douée, dis donc, fait Kylie qui m’adresse la parole.

— Les Pokémon sont très intelligents, formulé-je. J’ai lu dans un livre qu’en nous montrant doux et généreux avec eux, ils peuvent se montrer diplomatiques selon leur tempérament. Ce Raichu ici présent est sûrement formé à reconnaître les signes de dangers, tout comme les alliés potentiels.

— Raiiichu, couine la grande souris qui opine du chef.

Scottie et sa sœur s’installent à côté de moi et sortent leurs Pokémon de leurs Poké Balls. Je fais de même avec Carapuce, mais j’hésite un moment à appeler Abo.

— Raichu, commenté-je. Je sais que votre race craint normalement les prédateurs, mais mon Abo n’est pas du genre à attaquer les gens sans ordres. Puis-je le sortir de sa Poké Ball pour qu’il puisse jouer avec les autres ?

Le chef de la patrouille improvisée hésite un moment avant de poser la question à quelques-uns de ses collègues, puis après quelques échanges, il hausse des épaules. Il n’a pas l’air certain de savoir si je devrais le laisser sortir ou non. Je crois que pour la sûreté de certains Pichu et Pikachu, je vais garder Abo à l’intérieur de sa Poké Ball. Même Scottie rappelle Piafabec lorsqu’il remarque qu’un bébé Pichu a pris peur du regard menaçant de l’oiseau vorace. Le jumeau est déçu puisqu’il voulait que tous ses Pokémon puissent profiter de ce paradis terrestre. Même moi, j’aimerai y camper…

Nous avons donc Poussifeu, Carapuce, Bulbizarre, Salamèche, Rattata, Férosinge et Qulbutoké avec nous. Ils se promènent tous un peu partout dans le village des rongeurs, apprenant à connaître leur communauté alors que Raichu s’installe à nos côtés. Ses collègues escortent nos Pokémon de gauche à droite, visitant les autres habitants de leur communauté. Quel charmant endroit… !

— On devrait leur donner des vacances plus souvent, déclaré-je aux jumeaux. Regardez comment Carapuce est aux anges.

Ma tortue est déjà dans le ruisseau et se laisse flotter sur le dos, laissant un petit jet d’eau sortir de sa bouche pour créer l’effet d’une fontaine autour de lui. Deux bébés Pichu s’amusent à s’éclabousser autour de lui et je peux entendre leurs petits cris de ma position.

Quant à Poussifeu, il joue toujours avec la Pichu qu’il a rencontré un peu plus tôt. Je jette un regard vers notre droite pour voir Férosinge qui vient de découvrir une hutte où se trouvent plusieurs fruits sauvages et pommes qui servent de réserves pour les rongeurs du village. Il est impressionné par tant d’organisation, mais regarde l’un des gardes avec plein d’espoir, comme s’il signale à ce dernier qu’il a faim. Un peu plus au nord, Qulbutoké et Salamèche échangent quelques informations avec des Pikachu au centre du village.

— Je me demande comment c’est de comprendre leur langage, se dit Scottie qui plisse des yeux. Ça doit être fascinant d’apprendre des différentes cultures de ces espèces.

— Le Professeur Chen m’a un jour dit qu’ils semblent tous se comprendre à travers le non-verbal et la tonalité de leurs voix, relate Kylie. C’est psychologique, quoi…

— Personnellement, je trouve qu’on les sous-estime et qu’ils sont plus futés que la plupart des humains que l’on rencontre, je réponds.

— Raiiichu, dit le rongeur à côté de moi.

La punk hoche la tête puis s’allonge dans l’herbe. Rattata, contrairement aux autres pokémon, a décidé de rester près de sa Dresseuse. Il est fatigué et se roule en boule près d’elle. Elle caresse machinalement le dos de celui-ci alors que je vois ses petites moustaches grelotter à chaque minute. Je décide de me promener un peu au village, laissant mon sac à dos à l’entrée avec les jumeaux.

Raichu m’accompagne et s’assure que je ne percute pas les abris qu’ils ont construits avec des branches et de longues feuilles. Bien entendu, j’évite de m’approcher trop près de leurs huttes. Je suis curieuse de voir où se trouvent nos Pokémon. Je finis par me retrouver à la hutte de nourriture avec Férosinge qui insiste toujours pour avoir quelque chose à grignoter.

— Férosinge, ce n’est pas à toi, lui dis-je avec une main sur la hanche. J’ai à manger dans mon sac si t’as si faim que ça. Va retrouver Kylie.

Le singe au nez de cochon me dévisage avec dédain, puis lève son pif en l’air avant de bondir par-dessus un ruisseau. Il s’approche des jumeaux et s’assied à côté de sa Dresseuse ; il me tourne le dos et croise ses pattes, vexé. Je remarque sa queue vacille dans tous les sens.

— Pika… soupire le Pikachu près de la hutte de nourriture, soulagé.

Carapuce sort de la rivière et vient à ma rencontre. Je le prends dans mes mains pour le serrer contre moi. Il semble avoir peur des hauteurs, mais se calme en voyant les fruits dans la hutte, près de nous. Lui aussi a faim, tout à coup. Je crois qu’il est temps pour nous de faire demi-tour et de retourner à l’entrée du village. Raichu nous raccompagne donc près des jumeaux et je sors de mon sac des fruits et légumes que j’ai mis de côté pour nos Pokémon. Je donne une pomme à Férosinge, quelques baies séchées à Rattata et des morceaux de salade à Carapuce. Celui-ci adore les branches de céleri, mais nous n’en avions plus.

Kylie roupille et Scottie ne va pas tarder à l’imiter. Je lui propose donc de s’allonger près de sa sœur et de reprendre des forces avant que nous reprenions la route. Je ne suis pas fatiguée, donc je me propose pour veiller sur les Pokémon durant que lui et sa sœur dormiront.

Je regarde ma montre, il est environ treize heures. Le temps s’écoule si vite que je n’ai pas vraiment remarqué qu’on m’a envoyé quelques messages sur mon smartphone ; sans doute parce que j’ai enlevé le son et la vibration ce matin avant de partir du Centre Pokémon. Je consulte donc les messages.

Le premier texte me montre le bâtiment où Gabriel va ouvrir sa boutique à Céladopole… Je crois reconnaître l’ancienne crèmerie qui a fermé ses portes il y a deux ans, parce que son propriétaire a déménagé. Une boutique d’épices a tenté de vendre ses produits à cet endroit, mais par soucis de clientèle, a fait faillite. Je crois que les gâteaux et les confiseries, ça plait généralement à tout le monde. Gabriel va probablement faire succès si les calculs de mon père son exacts. Et pour être honnête avec vous, je connais ce cartier. Il est très populaire avec les gens de tous âges, parce qu’il se trouve près du centre d’achats. Il n’y a rien de mieux qu’un droit pour casser la croûte.

Le second texte me raconte que Papa a contacté le Professeur Chen et qu’il a envoyé un gros chèque au ranch, en plus de lui offrir les services de quelques domestiques qui avaient le désir de relever de nouveaux défis. Apparemment, cela avait fait l’affaire de M. Chen, puisque pour lui, c’était du bénévolat de la part des employés de mon père. Il était toutefois très touché que son vieil ami l’ait aidé avec ses problèmes financiers. Papa me dit qu’il a fait promettre au Professeur de ne rien lui rembourser, que c’était de bon cœur et tout le tralala. Le pauvre… Il doit être très embarrassé mais a quand même accepté son soutien. J’avais eu raison de croire que mon père aurait pu résoudre ce problème, en un coup de fil.

Le troisième texte vient de Ludo.

Salut Estelle, commençé-je à lire mentalement. Je sais qu’on en a déjà parlé et que tu as déjà refusé mes services, mais j’ai cru comprendre lors de ton dernier message que tu serais partie pour encore plusieurs mois… Puisque je m’inquiète pour toi, je te le demande encore… accepterai-tu que je te rejoigne ? Contacte-moi si jamais tu as besoin de moi. Ça me ferait plaisir.

Toujours aussi directe, celui-là. Ludo n’est pas seulement un bon garde du corps, mais il une sorte d’homme à tout faire qui cuisine, fait le ménage, résout n’importe quoi en un temps éclair et j’en passe.

Je décide de lui répondre :

Désolé Ludo. Je dois insistes que je souhaite apprendre à me débrouiller sans mes domestiques, sans quoi le voyage initiatique ne vaudra rien. Merci de m’avoir posé la question. Seulement, j’ai une demande à te faire et c’est de veiller sur mon père jusqu’à mon retour. Prends soin de toi, mon ami.

J’espère que tout ça le rassurera ! Une fois le texte envoyé, je ferme mon téléphone pour le mettre dans l’une de mes poches.

Nos Pokémon commencent à revenir vers nous et bavardent sagement avec les Pikachu, quand tout à coup, je perçois une explosion à l’ouest du village, suivi d’un bruit de moteur. Ce moteur me semble soudain si familier…

Kylie se lève d’un bond et lâche un grognement. Je vois une chute d’eau provoquer une grande vague qui fait déborder la rivière dans les établissements construits par les familles de rongeurs électriques. Se dressant sur une butte, deux individus à bord de notre véhicule volé nous regardent, chacun d’un air menaçant.

Le premier malfaiteur a l’air d’une femme ou d’un homme, je n’arrive pas à déterminer son genre. On dirait un peu plus une femme, en tout cas. Ce personnage nous sourit méchamment alors que son partenaire serre sa taille pour l’agripper. Tous deux portent des vêtements noirs avec le symbole connu de la Team Rocket sur leurs chandails. Sur leurs têtes se dressent aussi des casques sombres.

— Cam, envoie le signal aux autres ! ordonne le jeune homme derrière le conducteur… ou plutôt la conductrice ?

Le signal !? Quel signal !? Le milicien Raichu quitte nos côtés alors que ses homologues se joignent à lui pour sauver quelques Pichu qui se font emporter par les vagues provoquées par l’explosion. Le village a été détruit en un rien de temps. Cette vision d’horreur me donne froid dans le dos. Poussifeu de son côté s’agrippe à l’écorce d’un arbre et tient son amie Pichu par la queue, avec son bec.

— Alors c’est vous les vauriens qui ont volés ma moto !? hurla Kylie, retroussant ses manches. VOUS ALLEZ LE PAYER, PUTAINS D’ENCULÉS ! VENEZ-VOUS BATTRE SI VOUS ÊTES DES HOMMES ! J’VAIS FAIRE UNE BOUCHÉE DE VOUS !

— Rêve toujours ! Nous sommes plus nombreux que toi ! lance le passager derrière l’individu nommé Cam.

Le pilote appelle quelques Pokémon en même temps et les pose de façons stratégiques dans le village recouvert d’eau. Un après l’autre, les Pokémon qu’il a choisi explosent et font tomber des arbres ou des rochers qui forcent les habitants de la communauté à se retrouver à l’intérieur de la rivière. J’entends des bruits d’hélicoptères qui survolent le village, puis des filets tombent dans la rivière. Kylie et Scottie rappellent leurs Pokémon de justesse alors que les Pichu, les Pikachu et les Raichu sont tous pris au piège.

— LAISSEZ-LES TRANQUILLES ! hurlé-je à plein poumons.

— Vos gueules ! grogna le pilote. Foutez-nous la paix !

Je reconnais une voix féminine, mais ferme et autoritaire. C’est donc une femme, cette Cam… Elle rappelle ses pokémon inconscients et observe les hélicoptères qui s’élèvent déjà rapidement dans les airs avec les rongeurs électriques, pris au piège. En un instant, le beau trésor naturel qu’était cette communauté a été détruit par l’Homme. Je suis pétrifiée de rage et de tristesse.

— Piafabec ! Détruis-moi ces filets ! lance Scottie à nos côtés, qui invoque aussitôt son oiseau rapace.

Je vois le Pokémon type Vol s’envoler à une vitesse folle vers les filets. Il essaie de déchirer les liens qui emprisonnent les rongeurs. Rien à faire, ils sont trop solides pour son petit bec et ses serres. Je suis en larmes alors que les deux voyous sur la motocyclette éclatent de rire en même temps. La pilote recule alors la moto. Puis, en compagnie de son partenaire, disparait dans l’obscurité de la forêt. Rapidement, la rivière se calme et reprend son niveau initial. Il ne reste plus du village que des ruines et un bébé Pichu que Poussifeu a si bravement protégé des membres de la Team Rocket.

Kylie est furieuse, impuissante et folle de rage. Elle se met à courir en direction de la motocyclette, bien que son frère ait tenté de la retenir. Moi, je suis dévastée par ce qui vient de se passer. Carapuce est tout aussi chagriné que moi.

Mais le plus triste dans cette histoire, c’est l’expression en détresse de la petite Pichu que Poussifeu vient de sauver. Le bébé Pokémon s’avance vers les ruines du village et crie pour sa famille. La pauvre petite. Elle est toute seule à présent.

Poussifeu s’approche de la minuscule souris et essaie de la réconforter, celle-ci se jette contre le torse de son nouvel ami et se met à pleurer à chaudes larmes.

— Nous ne pouvons pas laisser cette Pichu ici, dit Scottie.

— Que proposes-tu dans ce cas ? je dis, choquée par l’incident.

— Adopte-là. Elle s’entend déjà avec Poussifeu. Nous essaierons de traquer sa famille. Pour le moment, elle a besoin de nous.

— Tu as raison. Cette petite n’est qu’un bébé, elle ne peut pas survivre toute seule. Autant en prendre soin.

Je me penche donc vers Poussifeu et Pichu et ramasse la petite rongeuse pour la coller contre mon torse. Je lui caresse la tête tranquillement alors qu’elle pleure toujours. Il est hors de question que j’abandonne celle-ci à la merci de la forêt.

— Ca va aller, Pichu, disais-je. Nous n’allons pas t’abandonner.

Poussifeu nous observe, attristé, alors que Pichu hoquète dans ses larmes. Quelques minutes s’écoulent alors que je berce le bébé animal dans mes bras. Puis, j’entends Kylie revenir de sa course, complètement essoufflée et bougonneuse.

Une chose est sûre… Malgré les rumeurs, la Team Rocket est définitivement de retour et nous venons d’assister à un désastre dans la Forêt de Jadielle. Je suis furibonde et ravagée par la haine grandissant en moi. Un jour, je retrouverai ces pillards et je leur ferai payer pour ce qu’ils viennent de faire à cette communauté.

— Sales fils de putes ! grogna Kylie. Si je les trouve, je les encule, je les tue et je les donne à manger Férosinge après les avoir brûlé vifs avec Salamèche ! Oh… ce que je peux haïr la Team Rocket !

Malgré les mots grossiers de ma nouvelle amie, je n’arrive pas à trouver les mots pour apaiser la souffrance de celle-ci. Son frère est sans voix et moi je dois prendre soin du bébé Pichu désormais. Je pleure moi aussi, ne comprenant pas comment on pouvait être si cruel envers des créatures si majestueuses et si gentilles. Encore une fois, la nature venait de me montrer à quel point elle pouvait être si belle, mais si dangereuse. Je regrette presque d’avoir dit à Ludo de rester chez nous. J’ai en ce moment envie de voir mon père et de me blottir dans ses bras musclés. J’ai peur et je suis terrorisée.

Remarquant ma tristesse, Kylie se penche vers moi pour m’entourer dans ses bras. Elle aussi a de la peine pour le Pichu qu’elle blottit contre elle. La petite souris est toute trempe et risque d’attraper froid. Je remarque que nous sommes tous mouillés à cause des éclaboussures de la rivière.

Scottie secoue sa tête, puis observe les lieux autour de nous.

— Nous devrions bouger, propose-t-il. On risque de prendre froid et peut-être que l’un d’entre nous tombera malade. Il nous faut un feu de camp pour nous réchauffer. Il y a une grotte pas très loin d’ici. Je propose que nous y allions pour quelques heures.

Il a raison. Rester ici près de la rivière n’apportera rien de bon. Kylie m’aide à me relever et prend Pichu dans ses bras pour la bercer à son tour. Elle sort Salamèche de sa Poké Ball et ordonna à celui-ci de souffler un peu d’air chaud dans notre direction alors que nous marchons vers la grotte suggérée par Scottie. Poussifeu n’est pas assez doué pour comprendre comment Salamèche utilise cette technique, mais nous suit en silence, la tête basse. Nous venons d’assister à notre première grosse défaite.

Annotations

Recommandations

Kentyn
Enfin Haïkus il n’y en a pas beaucoup... plutôt mokis et bribes poétiques libres..
81
90
1
0
É. de Jacob
Ce recueil ne représente à mes yeux qu'une tentative, car je ne me suis jamais adonné jusqu'ici à l'écriture de la poésie. Il s'agit uniquement d'un exercice visant à me garder alerte en attendant qu'une histoire supplémentaire ne se profile dans les méandres créateurs de mon cerveau.
2471
4627
445
248
ElliePyroFire
Kali mène une vie qui devient pesante. À travers ses souvenirs, la jeune femme revit ses traumatismes et tente de s'accrocher, d'avancer en espérant que son cauchemar se termine enfin...
(Inspiré de faits réels)
74
48
60
29

Vous aimez lire TeddieSage ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0