Chapitre 9 : La Forêt de Jadielle

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Estelle, 16 ans
Dresseuse ophiophobe

— Estelle, descend de l’arbre ! grogne Scottie. Ce n’est qu’un nid de Chenipan ! Ils ne vont pas te faire de mal !

— Non ! braillé-je, apeurée.

— Oh putain… dit Kylie.

A peine sommes-nous arrivés dans la Forêt de Jadielle que j’ai été encerclée d’insectes rampants. En état de choc, mon corps s’est retrouvé rapidement sur la branche d’un arbre où je grelotte désormais, tellement j’ai peur.

— Faudrait vraiment que tu nous explique pourquoi tu as si peur des serpents… dit la jumelle qui jette un coup d’œil vers Abo, sur l’épaule de son frère. D’ailleurs, c’est pas des serpents, ces trucs, mais des chenilles… tu reconnaître la différence, non ?

Je hoche la tête deux fois avant de répondre :

— J’ai marché trop près d’un nid d’Abo quand j’étais plus jeune !

— Ah ouais… Ça explique pourquoi elle aurait pu développer une peur bleue de serpents, explique la punk qui se tourne vers son frère. Rappelle-toi quand on s’est aventuré trop près d’un nid de Feurissons lorsqu’on squattait au cabanon de Grand-Papa. Ils ont failli nous brûler les fesses.

— Ouais, on avait que sept ans, non ?

— Mm hmm…

Je pleurniche malgré moi. Cette maudite peur des choses qui rampent finira par me tuer. Je prends une grande respiration, puis expire calmement comme je l’ai fait des milliers de fois depuis toute petite.

— Poussi, poussi ? couina mon Pokémon, au pied de l’arbre.

— Désolé Poussifeu ! Je n’ai pas voulu te faire peur !

Celui-ci trouve mon comportement de plus en plus étrange. Au moins, il apprécie de marcher à nos côtés. Abo et lui sont devenus des amis rapidement, le serpent lui avait même léchouillé le visage quelques fois, un peu plus tôt. Notre nouveau compagnon de route s’entend bien avec les jumeaux, donc je peux compter sur eux pour le tenir occupé. Ni l’un, ni l’autre ne le maltraitera comme je l’ai fait.

— Adieu, monde cruel… soupiré-je, accrochée à ma branche.

— Allons, ne sois pas si dramatique, dit Scottie. On va bien trouver une façon de te faire descendre de cet arbre… Peut-être que si j’envoyais Bulbizarre… ?

— N…non ! En bas, il y a des choses qui rampent !

— Estelle, il faudra bien que tu vainques cette peur si tu veux te rendre à Argenta, dit Kylie qui leva sa tête vers moi. T’as été cool avec moi hier soir, maintenant c’est à notre tour de t’aider. Donc, s’il te plait… Descend. Ces Chenipan ne vont pas te manger !

Elle marque un point. Malgré tout, j’ai l’estomac viré en l’envers à l’idée de me retrouver entourée de Pokémon rampants. Je finis par descendre de l’arbre après avoir sauté de ma branche. Ce n’était pas si haut, mais j’étais légèrement étourdie à cause de mon vertige – un peu ironique, quand on sait que je prends souvent l’avion avec Papa. Kylie me met une main sur l’épaule pour m’encourager.

D’après ce que j’ai entendu dire, le Champion de l’Arène d’Argenta est le petit frère de Pierre, l’ancien propriétaire. Quant à Pierre, il serait quelque part à Johto, d’après ce qu’on m’a dit au Centre Pokémon de Jadielle. Il voyagerait avec un certain Sacha et la Championne d’Arène d’Azuria, Ondine. Je me demande qui remplace Ondine…

Nous reprenons la route. J’évite d’adresser la parole à Scottie car ce dernier me fusille toujours du regard. Je perds beaucoup de points en sa présence. Il semblerait qu’il ne soit plus capable de me supporter après ce que j’ai fait à Abo. Kylie essaie malgré tout de garder son calme et de mener notre groupe à travers la forêt, tout en nous donnant des directives lorsque nous avons besoin de régler certains détails. Elle joue bien le rôle d’intermédiaire, en tout cas…

Nous croisons quelques Dresseurs avec qui nous nous sommes battons amicalement, Kylie en profite pour entraîner Férosinge et Salamèche, alors que attata est déjà assez fort, d’après elle. Scottie, comme d’habitude, refuse de se battre. J’envoie quelques fois mon Poussifeu pour attaquer des Pokémon sauvages qui viennent à notre rencontre, mon Carapuce l’assiste lorsqu’il a besoin de repos.

Lorsque nous atteignons le milieu de la forêt, Kylie décide qu’il est temps pour nous de nous reposer un peu. J’ôte le bouchon de ma gourde d’eau pour donner une gorgée à Carapuce et à Poussifeu, puis ensuite je bois une grande gorgée.

— Dites, formule Kylie, est-ce que vous avez vu un Pikachu par ici ?

— Non, pourquoi ? demande Scottie.

— Y parait que son espèce rôde dans ces bois.

— Ouais, mais ils sont rares de nos jours, affirmé-je. Beaucoup de Dresseurs désirent des Pikachu comme partenaires, alors ils en profitent pour en capturer plusieurs. J’ai lu dans les nouvelles l’an dernier que des braconniers en vendaient illégalement dans d’autres pays. Pour cette raison, leur espèce est menacée à Kanto…

— Ouille… C’est glauque comme nouvelle, dit la jumelle.

— Blâme la Team Rocket, expliqué-je avant de mettre une main sur ma taille. Ce sont eux les principaux braconniers de Pikachu.

Scottie affiche une expression lugubre.

— Je hais cette organisation. Je ne peux pas comprendre pourquoi ils insistent à faire souffrir les Pokémon de cette manière, râle-t-il. Les Pokémon sont de nobles créatures qui méritent le respect. Ce que ces gens font aux Pikachu est cruel.

— Oh, parce que tu ne trouves pas que de lancer des roches à un Piafabec, cruel, toi ? questionné-je, le regard accusateur.

— Pas plus que de cogner le crâne d’Abo contre u mur en plus de le rejeter, alors qu’il te prend pour sa mère. Connasse !

— Comment m’as-tu appelée !?

— Conna…

Kylie lui donne un coup de poing dans le ventre et le force à s’agenouiller. Si sa sœur ne l’avait pas remis à sa place, je l’aurais fait.

— Excuse-toi, ordonne-t-elle. C’est une phobie, elle n’y peut rien !

Scottie refuse de me regarder par la suite, il nous tourne le dos et garde silence. Kylie soupire quand elle réalise que son frère est une vraie tête de mule. Ses valeurs sont très différentes des siennes ; elle préfère abandonner.

Le jumeau s’éloigne dans les hautes herbes et appelle son Qulbutoké de sa Poké Ball, décidant de nous couvrir pour quelques minutes.

— Pourquoi est-il aussi rêche ? demandé-je à sa sœur.

— Il déteste la violence faite aux Pokémon, sauf quand c’est nécessaire. C’est pourquoi il n’attaque jamais en premier et utilise Qulbutoké pour contrattaquer ses adversaires. Puisqu’il est pacifique de nature, ça colle un peu à sa personnalité. Les seules fois où je le vois vraiment s’enflammer pour un combat, c’est avec des Pokémon Psy, car eux ne touchent pas leurs adversaires physiquement mais avec la force de leur esprit. Tu comprends ?

— Ça reste quand même de la violence.

— Je sais, mais la violence est pour lui quelque chose qu’il ne respectera jamais. Il tolère les combats de Pokémon, du moment à ce qu’on respecte la limite de nos partenaires et celle de nos adversaires, sinon il se fâche lorsque les gens abusent de leurs p’tits monstres et est le premier à prendre leur défense.

— N’est-ce pas un peu extrême de sa part ?

— J’ai aussi cette impression. Malheureusement, il ne pourra pas tous les sauver. Abo a eu de la chance d’être sous sa protection, car je crois qu’on l’aurait rapidement relâché dans la nature après sa guérison.

— Mais les Pokémon sauvages sont violents… Comment peut-il s’attendre à protéger certaines espèces s’il ne peut pas saisir ce principe ? Surtout qu’il est lui-même capable de les taper avec des cailloux… Je ne sais pas, quoi… mais moi je le trouve contradictoire.

Kylie hausse des épaules, puis me fait signe d’avancer. Férosinge s’amuse à poursuivre Poussifeu dans un petit jeu qu’ils improvisent. Il n’y a pas d’Aspicot, ni de Chenipan à l’horizon, cela me soulage. Nous croisons quelques Roucool et Roucoups, mais nulle trace de Pikachu. Dommage, j’aurai bien aimé capturer un Pokémon électrique. Ça sera pour une autre fois, je l’espère !

Un quart d’heure plus tard, nous nous arrêtons dans une clairière éclairée pour nous asseoir près d’un tronc d’arbre.

Il est plus ou moins l’heure du déjeuner et nous commençons tous à avoir faim. Kylie sort quelques sandwiches de son sac nous donne nos portions, en plus de distribuer des croquettes aux Pokémon. Elle en profite pour me passer une nouvelle bouteille d’eau.

— Bravo pour ta nouvelle capture, mentionné-je à Kylie qui a attrapé un Aspicot, quelques minutes plus tôt. Je regrette presque les Chenipan de tout à l’heure…

— Après le combat contre le Dardagnan d’hier, j’ai envie d’avoir ma propre abeille géante dans mon équipe, explique mon amie. Je suis certaine qu’il va faire fureur si je l’entraîne bien ! Sinon, c’est quoi ce truc de Chenipan ?

— Bah… J’ai toujours voulu élever un Papilusion, mais les trucs qui rampent me donnent envie de prendre mes jambes à mon cou… Je sais, c’est stupide. Je ne mérite même pas de me considérer comme une Dresseuse si je suis capable de rejeter autant de Pokémon…

— Je ne dirais pas ça comme ça. Je crois qu’on a tous nos préférences personnelles, après tout. Je n’aime pas trop les Pokémon trop mignons, ils ne collent pas à mon style. J’aime les grosses brutes capable de cogner leurs adversaires. Plus menaçants ils sont, mieux c’est ! Toi, tu n’aimes pas les trucs qui rampent, c’est ton choix. Je n’en ferai pas un plat si j’étais à ta place.

— Ton Salamèche est mignon par contre…

— Ouais, mais ses évolutions sont balèzes !

Elle est déjà déterminée de faire évoluer son Salamèche. C’est vrai que les Reptincel et les Dracaufeu sont effrayants et puissants… Maintenant qu’elle me dit tout ça, je comprends finalement pourquoi elle a choisi le lézard de feu au lieu de Carapuce ou Bulbizarre. Je prrend un morceau du sandwich qu’elle a acheté au marché. Il n’est pas très bon mais je n’en plains pas puisqu’on est sur la route et qu’on n’a pas l’équipement qu’il faut pour cuisiner dans les bois.

Scottie souhaite passer un peu de temps près de l’arbre pour que l’on puisse récupérer, donc sa sœur lui laisse le droit de faire une sieste. Elle n’est pas fatiguée, donc elle se propose d’aller ramasser des fruits sauvages afin de tuer le temps. Je donne le reste de mon repas à Poussifeu, puis je m’appuie un peu plus solidement contre l’arbre. Je ferme les yeux. Je ne m’étais pas rendue compte que j’avais accumulé autant de fatigue, car j’ai fini par m’assoupir. Je ne fais aucun rêve.

Mais bizarrement, je sens quelque chose me fixer du regard et j’ouvre les yeux pour me retrouver face à face avec Abo qui sort sa langue de sa bouche. J’agrippe les racines de l’arbre en retient un cri. Encore une fois, il m’a fait une peur bleu. Je tourne ma tête vers Scottie qui est endormi, puis un autre vers Poussifeu qui se trouve à côté de moi. Celui-ci ne comprend pas mon malaise et aimerait bien que je lui caresse la tête. Je suis figée sur place, pétrifiée par la peur.

— Abo… Ssss… fait le serpent, qui baisse son regard, déçu.

Il fait demi-tour et s’en retourne vers Scottie, lentement. Je me sens mal en le voyant ainsi. Si j’en crois les dires du jumeau, le serpent me prend pour sa mère. C’est probablement parce qu’il a entendu ma voix quand il était encore dans sa coquille d’œuf, alors que je le portais dans mes bras. Je reconnais que je suis froide envers Abo, mais ce n’est pas parce que je le veux… mais parce que j’ai peur de lui.

— Attends, dis-je en m’adressant au serpent.

— Ssss… Abo ? siffle le Pokémon, ses yeux globuleux me fixent.

— Je suis désolée de t’avoir fait mal…

Il siffle encore une fois et hoche la tête. Il a compris. Je poursuis :

— Mais tu comprends pourquoi j’ai peur des serpents, pas vrai ?

Il refait le même mouvement. Il est plus intelligent que je l’aurai imaginé, pour un bébé Pokémon. J’imagine que certaines espèces évoluent plus rapidement que d’autres. Une fois adulte, il sera beaucoup plus long et plus lourd qu’il ne l’est en ce moment, alors Scottie ne pourra plus le porter autour du cou.

Cependant, Abo se sent attiré vers moi, comme si je suis destinée à être sa Dresseuse. Je ressens de la tristesse dans son regard, malgré le fait que j’ai peur de lui. Je suis confuse. J’aimerai mieux me comporter en sa présence… mais j’ai aussi envie de me lever et prendre la fuite.

Il est à nouveau tourné vers moi, conscient que j’ai besoin de temps pour réfléchir. Il ne bouge pas, je n’ose pas le regarder, mais je lève une main, tremblante, vers lui. Je ne sais pas trop pourquoi je fais ça, mais je sens aussitôt sa tête frôler la paume de ma main, comme s’il avait attendu pour cette dernière depuis la première fois qu’il m’a vu. Sa peau est étrange, la texture me rappelle le cuir de certains sacs à mains que je vois ou touche dans les soirées privées de mon père. Abo est froid, mais je ressens de la vie qui grouille en lui. Il semble s’acclimater à la température de la forêt.

— Ssss… continue le serpent. Abo… Abo…

On dirait presque qu’il ronronne… étrange. Finalement, ce n’est pas si mal, même si je ne suis toujours pas à mon aise. Ma peur semble diminuer graduellement. Il rampe légèrement vers moi, pose sa tête sur l’une de mes jambes. Je le vois fermer ses yeux, puis les rouvrir, alors qu’il sort sa longue petite langue pointue de sa bouche. Souhaite-t-il que je lui caresse la tête… ou la nuque ? Je penche mon crâne d’un côté avant de lui flatter légèrement ce qui semble être son cou. Il gémit plaisir. Je crois qu’il échappe un petit rire. Il était chatouilleux.

— Je vois, tu aimes les caresses, je formule, intriguée.

J’entends du bruit à ma droite. Scottie s’est réveillé en sursaut et cherche du regard où peut bien être passé le serpent. Je me râcle la gorge pour attirer son attention.

— Par Arceus, je n’y crois pas ! s’exclame le jumeau qui n’arrive pas à croire ce qu’il voit. T’es guérie ?

— Pas totalement… Mais il a de la peine et j’ai voulu le consoler.

— C’est déjà un bon début…

— J’ai toujours cette peur qu’il m’étrangle, mais bon…

— Je t’ai déjà dit qu’il te prend pour sa mère, pourtant.

— Je sais… Mais je ne contrôle pas mes pensées…

Abo se lève tranquillement, puis rampe en direction de Scottie qui le ramasse pour le mettre sur ses épaules.

— Toi, par contre, il te prend pour son père, ajouté-je, amusée.

— Il fallait bien que quelqu’un prenne soin de lui. Il est très gentil et patient. Il ne s’est pas plaint depuis qu’il est avec moi. Mais j’ai sû en le voyant qu’il voulait que tu l’aimes.

— Je me demande comment son œuf a fini dans le nid de la Roucool, pour être honnête et si elle est toujours vivante…

— La nature est cruelle. Il est fort probable que tous ses œufs étaient des œufs d’Abo et qu’elle se soit faite mangée à l’heure qu’il est. Les Arbok ont tendance à faire leurs nids là où ils mangent leurs proies.

Voilà qui m’attriste. Nous aurions pu sauver cette Roucool, maintenant que j’y pense.

Je sors alors une Poké Ball de mon sac à dos et observe Abo, sur les épaules de Scottie.

— L’as-tu déjà capturé ? demandé-je.

Il me fait signe que non. Lentement, je m’approche d’eux. J’hésite un moment, puis je caresse la tête d’Abo. Celui-ci semble me sourire du regard. Il n’est pas méchant, je dois me le rentrer dans la tête… Quelques secondes s’écoulent avant que je ne poursuive :

— Désires-tu le garder ?

— Ce n’est pas avec moi qu’il désire être. Je ne suis qu’un ami.

— Comment fais-tu pour savoir ça?

— Tu es la première personne qu’il a vue et il n’arrête pas de regarder dans ta direction, même quand tu as le dos tourné.

Je vois… Si Abo me désire tant que ça comme Dresseuse, qui suis-je pour refuser son affection ? Je soupire, puis je me tourne vers le serpent. Notre destin est donc scellé.

— Écoute, Abo… dis-je, d’un ton un peu autoritaire, mais respectueux. Je ne te promets pas que notre relation sera la meilleure qui soit dès le départ… Tu devras être patient envers moi et me laisser le temps de t’apprivoiser. Avec ta coopération, j’espère un jour ne plus avoir peur des serpents… Est-ce que ça te convient ? Tu peux faire ça pour moi ?

Le serpent hoche de la tête, puis sort sa petite langue pointue avant qu’elle ne retourne dans sa gueule. Il valse de gauche à droite sur l’épaule de Scottie, puis pointe ma Poké Ball de sa tête. J’approche donc la balle près de gueule, puis il appuie sur le bouton de celle-ci. Une seconde plus tard, il est complètement absorbé par le rayon rouge et la sphère métallique qui l’enferme. Après quelques vibrations, elle cesse de bouger dans la paume de ma main. Je comprends qu’Abo est désormais mon nouveau Pokémon.

— Tu vois ? Ce n’était pas si difficile, déclare Scottie en levant ses épaules. Je suis certain que vous vous entendrez bien.

Je fronce des sourcils et le toise. Je n’apprécie guère son attitude, mais il a quand même raison. J’aurai pu éviter tout ce drame si j’avais capturé Abo en premier lieux. Il est vrai que je sois déçue que ça ne soit pas un Roucool, mais en même temps, j’ai déjà Poussifeu et Carapuce dans mon équipe avec qui je m’entendais très bien.

C’est alors que Kylie sort des buissons, à bout de souffle. Celle-ci gesticule dans tous les sens et essaie de retrouver son souffle.

— Ky’ !? Qu’est-ce qui se passe ? demande son frère.

Elle se penche vers l’avant pour reprendre son souffle, puis jette un sac de fruits à nos pieds, mais je constate que ce n’est pas la raison pour laquelle elle est si excitée. Elle se relève rapidement, prend une grande respiration, puis s’interrompt lorsqu’elle se rend compte qu’Abo a disparu. Elle semble avoir oubliée ce qu’elle devait dire.

— Eh, mais il est où Abo ? fait-elle en nous regardant à tour de rôle.

— Je l’ai capturé, je lui réponds en lui montrant la Poké Ball.

— Ah, cool ! Je savais que tu allais changer d’avis !

— Ouais, mais j’ai encore du chemin à faire.

— C’est cool ! Ça s’apprend !

Elle me donne une petite tape amicale sur l’épaule avant de se mettre les mains derrière la tête, de bonne humeur. Scottie, est toujours dérangé par le comportement de sa sœur, une minute plus tôt.

— Non, mais tu vas nous dire ce qui t’as mise dans cet état ? demande-t-il, sèchement.

— Oh, ça ! s’exclame-elle. Je ne peux pas vous le dire, il faut absolument que je vous le montre ! C’est trop cool !

— Hein, quoi !? je réplique. Mais je… Hé !

Sans me dire quoi que ce soit, elle me prend par la main et me tire de l’autre côté d’un buisson. Je tiens fermement la Poké Ball d’Abo dans mon autre dextre. Poussifeu nous suit rapidement, accompagné de Scottie qui n’en revient pas que sa sœur soit toujours aussi impulsive et irrespectueuse envers ses camarades.

Lorsque nous arrivons à destination, je suis bouche-bée. Je ne m’attendais pas à voir ce qui se dresse sous mes yeux.

— Un vrai miracle, hein ? dit Kylie qui nous jette un regard rempli de fierté. J’ai jamais vu rien d’aussi cool !

Je suis sans voix. Je ne m’étais pas attendue à un tel spectacle.

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