Chapitre 1 : Une occasion inédite

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Estelle, 16 ans
Héritière de la Roucarnage Inc.

Mon père travaille pour une compagnie aérienne à travers tout Kanto et Johto. Il semblerait qu’il se soit tissé des liens avec plusieurs compagnies à travers le monde. Ce soir même, il m’a donné rendez-vous dans la salle de séjour, où je suis assise sur un confortable divan dont les kyrielles de coussins me rappellent les nombreuses vacances où j’ai passé mon temps à lire près du feu de notre cheminé. Le foyer est d’ailleurs allumé en ce moment ; un domestique a reçu l’ordre de me mettre à l’aise alors que j’attendrais pour l’arrivée de mon père. Je suis destinée à lui succéder un jour, mais je n’en ai pas l’intention, même s’il m’a fait instruire à domicile.

Si on emploie le jargon des adolescents normaux, je suis une gosse de riche qui n’a pas vraiment de vie sociale et qui a grandi trop vite. Mes talents sont nombreux, mais pour ce qui est de mes aptitudes sociales, c’est un échec. Je n’arrive pas à me faire des amies de mon âge. Je suis sans cesse entourée de nos serviteurs et je les aide dans leurs tâches ménagères pour me désennuyer lorsque je n’ai pas de leçons à faire. Je fais aussi la même chose lorsque mon père s’absente plusieurs jours, voire des semaines, à cause de son emploi du temps.

Ce soir, je porte une simple blouse blanche et un pantalon en coton rose. J’ai des pantoufles roses à mes pieds, déjà chaudes grâce au feu de foyer. Une mèche blonde de mes cheveux pend devant mon regard, alors que je suis recroquevillée vers l’avant, sur le point de m’endormir ainsi. Mes coudes sont appuyés sur mes genoux et mes mains maintiennent mon visage, comme si je savais un peu plus tôt que j’allais finir par m’évanouir d’ennui.

Un serviteur se trouve à la porte d’entrée et veille sur moi alors que nous attendons mon père. Je suis surveillée jours et nuits, donc j’ai fini par m’habituer d’être observée de cette façon. Tout le monde ici se connait assez bien, quand on y pense. Il me jette un regard froid, car je ne respecte pas la bonne posture que l’on doit adopter durant les conversations importantes avec des gens de mon rang social. Je n’ai guère envie de jouer à ce petit jeu avec lui, pour être franc avec vous. Je veux tout simplement aller me coucher et dormir. Demain, je dois aller à une leçon d’équitation et je…

Tiens donc, j’entends des bruits de pas.

La porte s’ouvre. C’est mon père. Il est grand, cheveux dorés, yeux bleus clairs. Il a une courte barbe qu’il laisse pousser ici et là, mais qu’il soigne occasionnellement en taillant celle-ci avec un couteau. Il porte ce soir, son habituel costume de soirées. Il revient d’un 5 à 7 chic avec ses collègues de travail. À voir son expression, il semble sobre. Il n’a pas bu une goutte ; ce qui est une bonne chose car je ne supporte pas de le voir dans un état d’ébriété. De son plus beau sourire, il s’approche de moi et me montre une boite verte entourée d’un ruban rouge. Je baille en me demandant pourquoi il m’a offert ce présent.

— Joyeux anniversaire ma puce, me dit-il en me donnant un baiser sur le front. J’espère que ce cadeau te plaira !

Ah… Ouais… Je regarde sur ma montre. Minuit passé. Aujourd’hui c’est le jour de mon seizième anniversaire. Voilà pourquoi il ne voulait pas que j’aille me coucher très tôt. J’ai sommeil, mais ce paquet m’intéresse. Je n’ai pas vraiment besoin de grand-chose. Est-ce un autre livre ? Ou bien un instrument de musique ? J’ai commencé à jouer du violon récemment et aussi du piano. Je me demande si ce n’est pas une flûte ou bien un harmonica. Non, ça ne peut pas être une flûte, la boîte est bien trop petite pour ça. Je secoue légèrement la boite et j’ai l’impression de reconnaître un objet circulaire qui y roule à l’intérieur. Papa a l’air curieux de voir ma réaction, alors je déballe le paquet rapidement et m’assure de ne pas trop chiffonner le ruban.

Après avoir ouvert la boite, je remarque à l’intérieur une Poké Ball, toute simple.

— Un Pokémon ?! je m’exprime, surprise.

— En effet, Estelle, me dit-il. Il s’agit d’un Pokémon.

— Mais pourquoi ? Je veux dire… Ne suis-je pas supposée te succéder un jour ?

— Peut-être, mais pour le moment, ça ne t’empêche pas d’avoir ton propre Pokémon de compagnie pour te divertir un peu. J’ai entamé mon Initiation Pokémon beaucoup plus jeune que toi et j’ai parcouru les continents en compagnie de très bons amis. J’aimerais que tu puisses toi aussi prendre goût à l’aventure, tu vois ? Car c’est comme ça que m’est venue l’idée de travailler dans le business des avions.

— Je crois comprendre où tu veux en venir, dis-je en observant la Poké Ball avec attention. Voyager pourrait peut-être m’inspirer à trouver ma véritable voie.

— Peut-être, je l’ignore. Mais tu es désormais assez grande pour prendre tes décisions toute seule. Je ne désire pas te forcer un avenir sans que tu aies pu goûter à la liberté. Donc, avant qu’il ne soit trop tard, j’aimerais que tu explores un peu la région en compagnie de ton nouveau camarade. Va et découvre le Kanto qui m’a émerveillé alors que je n’étais qu’un gamin. Forge ta propre aventure.

Mes mains tremblantes tiennent quand même la Poké Ball qui m’a été offerte. Papa est sérieux, il semble nostalgique à en juger le timbre de sa voix. Il me jette un regard rempli d’espoir, comme s’il souhaite que je puisse comprendre la passion qui l’a poussé à devenir ce qu’il est. Nous avons une étrange relation lui et moi, mais je sais qu’il ne veut que mon bien. Il est souvent absent à cause de ses chiffres de travail et nous avons rarement l’occasion de passer du temps ensemble.

Je détecte de la honte dans son visage, la honte d’avoir été un père si occupé durant toutes ces années. Il ne veut que mon bonheur après tout… Ce présent, bien qu’un peu puéril pour une adolescente de mon âge, est très gentil de sa part. Je suis heureuse qu’il m’ait offert ce Pokémon, dont j’ignorais quel était le spécimen. Sans plus tarder, je tourne la balle en direction du sol, puis appuie sur le bouton de la sphère métallique, afin de laisser sortir mon nouvel ami.

Un oisillon au plumage orangé et petit bec jaune me dévisage avec curiosité. C’est un bébé Poussifeu de la région d’Hoenn. Il doit avoir quelques semaines. Une espèce rare dans la région de Kanto. Je ne suis pas une experte dans le domaine de la faune, mais Papa m’en parle souvent comme s’il est un spécialiste dans le domaine. Je lève ma tête vers mon père, surprise, mais flattée par cette attention. Il savait que je suis tombée amoureuse de ces histoires qui mettaient en vedette un espiègle petit Poussifeu alors que j’étais gamine. Ces histoires finissaient toujours avec le poussin vainqueur de ses aventures.

— Le Professeur Séko me devait une faveur après le dernier vol que j’ai fait pour lui dans la région d’Unys, dit mon père. Le paquet qu’on a délivré était sous-payé, c’est pourquoi il m’a promis de m’aider un jour, lorsque j’aurais besoin de son aide.

— C’est un peu hors du commun, dis-je avant de rire. Je me demande comment les gens vont réagir lorsqu’ils vont le rencontrer.

— Le plus important est qu’il te plaise, me répond mon père.

Il se tasse légèrement et me pointe du regard le bébé Poussifeu à mes pieds. Le poussin est légèrement effrayé car il ne me connait pas et ne reconnait pas cet endroit. Je me penche vers lui tranquillement et je le regarde doucement, sourire aux lèvres. J’approche lentement une main près de sa tête, pour qu’il puisse renifler mon odeur.

— Bonsoir, je suis Estelle, je me présente tout bas. Tu es un drôle de petit bonhomme toi… Tu fais à peine trois pommes.

Il renifle ma main et semble se calmer. Il s’approche lentement, puis m’observe en silence, avant de passer sa tête sous ma main. Il me laisse le caresser en guise de confiance. Son plumage est duveteux et soigné. Il a pris un bain récemment, à en juger son parfum. Je lui fais une légère chatouille dans la nuque et il se met à glousser. Je sens que mon père a misé juste en choisissant celui-là.

— Nous nous sommes assuré qu’il aime la compagnie des humains avant de le choisir, dit Papa. Je crois qu’il a deux mois environ. Il s’entend bien avec les autres Pokémon, mais il semblerait qu’il soit compétitif lorsqu’il trouve un adversaire plus fort que lui. D’après le Professeur Séko, tu ne devrais pas avoir de problème à l’élever. Il se nourrit de baies et de croquettes végétariennes, mais on ne devrait pas avoir de problème de lui donner d’autres sources de nourritures d’après lui. Plus vieux, il consommera de la viande.

Alors, c’est un mâle. Cette petite boule duveteuse va sûrement me causer quelques soucis si j’en crois les dires de mon père. Compétitif ? Il ne manquait plus que ça. Je n’ai pas la fibre d’une combattante. Il doit déjà avoir connu ses premiers duels, même s’il n’a aucune blessure apparente sur son petit corps en pleine croissance.

C’est alors que je remarque que quelqu’un s’est introduit dans la pièce. Un grand homme plus ou moins du même âge que mon père. Il le dépasse plus ou moins d’une tête, il est large et bedonnant. Ses cheveux châtains sont très court sur sa tête, mais je vois qu’il a une barbe bien garnie. Je lève ma tête vers celui-ci pour remarquer qu’il porte une chemise à carreaux rouge et noir, puis un jean bleu foncé. Il passe un bras par-dessus mon père qui rougit timidement avant de se racler la gorge. Papa le connait à en juger son expression.

— Je vois… Tu m’offres un cadeau parce que tu veux éviter que je fasse une crise en m’annonçant quelque chose en rapport à cet homme, pas vrai ? dis-je en haussant un sourcil, la tête penchée d’un côté.

— Euh… enfin, c’est que… marmonne mon père.

— Papa, tu es célibataire depuis la mort de maman, tu ne t’es jamais remarié. C’est évident que t’aime les hommes alors arrête de faire ton timide et présente-moi ton petit ami qu’on en finisse.

— Mais c’est que… Bon sang ! Tu es trop futée, grogne Papa qui baisse son regard et rougit timidement.

Le gros bonhomme à ses côtés pouffe de rire avant de déclarer :

— En effet, elle est rusée ta petite… Elle me rappelle ma propre sœur.

Poussifeu ne comprend pas que mon père m’a soudoyé pour lui présenter son petit ami. Dans cette maison, chaque fois que Papa m’offre un présent, il a toujours une idée derrière la tête. En vérité, j’ai été conçue il y a seize ans durant un engagement que Papa a fait avec ma mère biologique. Celle-ci ne voulait pas d’amoureux, mais désirait un enfant. Puisque Papa était son meilleur ami, il s’est proposé comme donneur de sperme. Cependant, ma mère est morte quelques mois après ma naissance dans un accident de voiture. Elle commençait à cette époque sa carrière musicale.

Une domestique m’a tout raconté le jour de mes quinze ans, alors que je fouillais dans les affaires personnelles de ma mère. Papa ne m’a jamais parlé du pacte, mais je reste sa fille biologique. Ça m’a fait tout drôle de savoir que je n’étais pas conçue par amour, mais pour aider une amie. Bien que Papa n’ait jamais été un homme conventionnel, il était quand même très gentil envers moi et ses serviteurs.

En face de moi se tenait un père de famille célibataire qui se sentait gêné à l’idée de présenter son amoureux à sa fille.

Je me tourne vers le grand homme bedonnant et lui offre ma main.

— Je suis enchanté de faire votre connaissance, vous pouvez m’appeler Estelle, déclaré-je modestement.

Il pose son regard vert forêt sur moi, avant de me répondre :

— Oh, pas la peine de me vouvoyer ! Je suis Gabriel. Ton père et moi nous nous sommes rencontrés quand nous étions plus jeunes, mais nous nous sommes perdus de vue après que je suis parti vivre à Hoenn… Nous avons repris contact il y a peu.

— J’en déduis que c’est pour ça qu’il a pris plus de temps à revenir chez nous, dernièrement. C’est tout lui, ça…

— En effet ! Je suis à Kanto pour agrandir ma compagnie de boulangeries et confiseries, quand nous nous sommes revus après tout ce temps… ton père m’a proposé de devenir mon partenaire en affaires et nous sommes… ensemble depuis ce temps.

— Ah bon ? Et moi qui croyais que mon père n’avait d’yeux que pour les grandes blondes sportives, avant de jeter une œillade à papa.

Celui-ci tourne au rouge vif alors qu’il observe du coin de l’œil son partenaire. Je le vois tirer sur son collet de chemise, il ressent un malaise. Il sait que je n’ai pas cru à ses sornettes et ça l’embête. Ce qu’il ne sait pas, c’est que je l’ai vu accompagné d’hommes durant toutes ces années et jamais il n’a porté d’intérêt envers les dames. Pas même celles qui essayaient de courtiser avec lui durant les soirées de vins et fromages organisés par sa compagnie. Les domestiques étaient déjà tous au courant de l’orientation sexuelle de leur employeur, alors cela ne semblait pas impressionner personne que Flint Markios se soit présenté ce soir avec cet inconnu aux allures de bûcheron. Papa essaie de ne pas fondre de honte devant son amoureux alors que je m’amuse à l’enquiquiner avec mes paroles bien placées.

— Évidemment, c’était un mensonge… Je n’avais pas envie d’ébruiter à mon entourage que j’avais des goûts… particuliers, dit-il, un peu faible et le regard fixé sur son copain. De toute façon, je suis professionnel et je n’ai pas à étaler ma vie personnelle n’importe où… N’est-ce pas ?

— C’est bien beau tout ce bavardage, mais tu viens de gâcher ma surprise, lui dis-je en pointant le Poussifeu à mes pieds. Il n’a pas demandé d’être servi comme un pot-de-vin.

— C’est vrai, répondit mon père. Mais j’étais sincère lorsque je t’ai fait cette requête d’explorer la région. Tout comme toi, Poussifeu ignore beaucoup de choses sur la vie en nature et comment survivre par soi-même. Je suis certain que vous pourriez bien vous entendre. Considère ceci comme des vacances bien méritées.

— Des vacances… marmonné-je pour moi-même. Il est vrai que j’ai longuement souhaité partir en voyage, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit sans toi…

Normalement, lorsque je pars en vacances, c’est avec lui. Nous avons visité plusieurs continents ensemble, mais seulement dans les grandes villes et à quelques endroits où il devait livrer certains colis spéciaux. J’ai pris l’avion tellement de fois maintenant que j’ai arrêté de compter.

— Comme d’habitude, j’enverrai Ludo avec toi, mais puisqu’il est en congé et qu’il est en dehors de Céladopole pour une durée indéterminée, je crois que tu vas devoir partir sans lui. J’ai entendu dire que tu n’as pas encore dîné de la soirée… Souhaiterais-tu te joindre à nous dans la salle à manger ? Mme Velasquez nous a préparé un chili succulent. J’en ai déjà l’eau à la bouche. Rappelez-moi d’augmenter son salaire pour tout le mal qu’elle se donne pour nous plaire !

— Je me contenterais du dessert, dit Gabriel. J’ai déjà mangé avant de venir au manoir.

Son estomac se met à grogner, ce qui trahit ses paroles. Papa lui jette un air qui en dit long :

— Vraiment ? Avoue que tu ne peux pas te passer de bouffe, cinq secondes, déclare celui-ci avant de lui planter un doigt dans le ventre.

Gabriel pouffe de rire et rougit bêtement. Je commence à comprendre maintenant pourquoi Papa le trouvait à son goût. Il a un certain… charme avec son apparence de bûcheron. Aussi, il est très poli envers moi et ne m’a pas manqué de respect jusqu’à présent. Je crois que Papa a misé dans le mille en lui demandant de sortir avec lui.

— C’est bon… C’est bon, je vais prendre un bol, dit-il. Je ne souhaitais pas m’imposer, c’est tout. Avez-vous du pain grillé ?

— Bien entendu, chéri.

Papa et Gabriel font demi-tour et sortent du living-room dans lequel nous nous trouvons, me laissant avec un domestique et mon Poussifeu. Les autres serviteurs les accompagnent dans la salle à manger. Je peux entendre mon père glousser et parler d’une façon particulière à son invité. Il a l’air sur un nuage à l’entendre parler. Je pousse un soupir de soulagement. Au moins, je n’aurais plus à m’inquiéter qu’il finisse le reste de a vie, seul, sans personne avec qui partager ses passions et ses rêves.

Si j’ai bien compris, Papa a probablement donné l’ordre aux domestiques de me préparer un sac de voyage car dès demain il souhaite que je parte en vacances avec Poussifeu. Je sais que ce n’est qu’un prétexte pour lui de ne pas m’avoir dans ses pattes quelques jours, le temps de passer du temps avec Gabriel, mais en même temps, je suis très curieuse de savoir où je vais me rendre avec mon Pokémon. Poussifeu est-il en mesure de suivre mes ordres ? Me comprend-t-il ?

— Poussi ? couine le poussin à mes pieds.

— Ce n’est rien, ne t’en fais pas.

Il a compris que je suis préoccupée, que je réfléchis à notre avenir. Je m’assis sur le canapé, il grimpe à côté de moi et se pose sur mes genoux avant de se rouler en boule. Il semble déjà s’adapter à ma présence et mon odeur. Il est fatigué, tout comme moi. Je lui caresse la nuque, délicatement et m’endors sur le meuble. Puisque je n’ai pas si faim que ça, tout compte fait, je crois que je vais me rendre directement dans ma chambre et me coucher. Mais je sens rapidement la force me quitter, j’ai déjà sommeil, alors je finis par fermer les yeux dans le living-room.

Je me suis réveillé par la suite, au milieu de la nuit, pour me rendre compte qu’un domestique ou bien Papa m’a allongé sur le divan et qu’on m’a recouverte d’une couverture. Poussifeu dort paisiblement sur mon ventre. Rapidement, je retombe endormie, tout en rêvant de jungles et de chutes d’eaux.

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