La pluie tombe paisible

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 Modeste concert, pour clore la soirée ; un léger bruit tranquille en fonds, diffus : la nuit m'envahit goutte par goutte. Il n'est pas tard ; pas trop... Je ne me sens pas coupable ce soir. Un filet de fleur de Bach seriné sur la langue - "Pine"... Je regarde en arrière, je n'ai rien à redire, je n'ai rien dont médire. Fatigue le matin : je la rattraperai cette nuit. De la tension après midi, même qui s'est prolongée... Mais quelques signes m'ont fait comme des clins d'oeil - comme fait parfois la lune au coin d'une rue. Enfin, le soir, je m'égarai merveilleusement, me retrouvant dans mon monde perdu, dans une réalité que j'explore trop peu, dans des mots et des moods que j'emploie trop peu. Je voguai, ivre, dans une timide évasion rimbaldienne - il n'est pas trop tard ; j'ai posé 21 ans comme ma limite symbolique, celle passé laquelle l'Oeuvre du voyageur est terminée : et comme ma plume et mon être sentent poindre ce départ, cette naissance, ou renaissance, je crois, confiant que je suis dans les temps, que je serai poète avant que de le regretter toujours : je serai poète ; poète je serai... J'ai croisé serein au passage ses vers sur un mur - près de Saint-sulpice. Et je laissai mon âme, je laissai mon coeur au supplice agréable, je l'abandonnai, pour une soirée.
 La pluie a cessé, tout fait silence. Comme pour m'accueillir.

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