Nuit sans nuit

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Une nuit volée m'en a volé une autre ; mon coeur voleur volé me l'a encore volé et envolé...
Esclave de l'avenir automnal dans lequel le soleil me brûlait - en rêve, dans l'extension que notre imagination crée et qui constitue notre seul avenir -, je suis passé un instant esclave de mon passé printanier. Les saisons s'entremêlent, Chronos devient Chaos ; entraîné dans ce tourbillon nocturne, j'échappe à moi-même, j'échappe à mon présent, j'échappe à la nuit : en se taisant, la nuit laisse la place à tous les bruits que couve l'être humain, particulièrement quand il est une cocotte-minute qu'on a placée sur le feu - des yeux fournissent les étincelles, d'un seul regard. J'échappe à moi-même : c'est cela, précisément, le jeu. Après être resté un temps pris d'émotion en relisant toute cette vérité qui semblait évanouie, je l'ai prise comme ce qu'elle était, une partie de moi ; et c'est à moi ensuite de m'étendre, de me porter hors de moi, de me tenir hors de moi : d'exister. Ma nuit est riche d'elle-même en étant riche de jour, puisque c'est le jour qui est son véritable trésor, comme la lune transmet la lumière du soleil. Mon passé est beau et bel-et-bien révolu, et il m'ouvre à mon avenir ; il m'apprend à discerner les formes qui se voilent et se dévoilent ; peut-être est-ce bien là une guide qui se tient près du soleil, mais comme la nuit m'aura porté conseil, j'aurai secours en moi-même ; et en me préservant je saurai véritablement me donner. Ma plume s'embrouille et transmet mal ce que je vis, et je vis mal même ce que je vis ; au diable tout cela, pardon oh pardon mes étoiles que je délaisse tant, je ne vous oublie pas, soyez patientes, j'ai seulement perdu des clefs en moi, je suis perdu... Absorbé dans des écrans et dans ma mémoire, j'ai répandu surabondance de lumière bleue sur le noir ; mais j'arrive, attendez-moi, reste-t-il un peu de place ?....

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Vingt Quatre

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Las du chaos, le vent m'abîme
Sans que je puisse respirer
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Se dérobent en gouttes d'or
Et mon coeur de pierre vacille
Quand tout s'éteint et que tout dort
Les sillons d'eau à crêtes blanches
Gorgent l'océan de bleuets
Sur l'horizon le ciel s'épanche
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Qui nous dirige ? telle est la question ?
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Défi
Léonie Rude


Sur toutes les lèvres un seul mot : Liberté.
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