Chapitre 31

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31

Dimanche 23 juillet 2022, 02h28

— Hé.

Eden battit des cils, les paupières lourdes de sommeil. Lentement, il inspira l'air tiède de la pièce, remonta légèrement la couverture sous son menton, avant d'enfin parvenir à discerner la forme du visage de Jon, tourné vers lui.

Sans même consulter son réveil, le jeune homme se doutait de l'heure tardive, en trahissaient les ronflements et les bruits de froissement de tissu tout autour de lui.

— Tu dors pas... ? murmura t-il en réponse.

— J'y arrive pas.

— Bah réessaye. T'as besoin de dormir.

Alors qu'il s'apprêtait à retourner entre les bras de Morphée, Eden sentit les doigts froids de Jon effleurer son épaule. Son meilleur ami cherchait à attirer son attention, à le garder éveillé, et il ne comprenait pas pourquoi.

— … quoi Jon ?

— Je voulais juste te dire que je suis vraiment content que tu sois pas mort.

Un gloussement étouffé s'échappa des lèvres entrouvertes de Eden, tandis qu'il se recouchait correctement sur le flanc, de façon à ce que ses genoux touchent ceux de Jon, allongé dans la même position.

— Moi aussi je suis content de pas être mort, sourit-il. Et aussi que vous soyez revenus.

Un large sourire étira les lèvres de Jon, qui durant quelques secondes ne répondit rien, perdu qu'il était à contempler son vis à vis avec attention. Quelque peu gêné, Eden remonta un peu plus la couverture, se cacha le nez en-dessous de cette dernière, puis haussa un sourcil.

— Qu'est-ce qu'il y a J ?

— J'arrive pas à croire qu'on est là. Je veux dire, la nuit dernière j'étais encore dans ma cellule et là je suis dans un lit, au chaud, en sécurité et avec toi.

Eden battit des cils, se passa la langue sur les lèvres, avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis sa pseudo-dispute avec Vasco :

— C'est vrai ce qu'il a dit ? Vasco je veux dire.

Malgré la faible luminosité, il put clairement voir un éclat douloureux passer dans le regard de Jon qui, en proie à un étonnement mal-venu, se tortilla quelque peu sous la couette.

— … ouais. Mais c'est pas grave, c'est fini.

Eden hocha négativement la tête, rebaissa la couverture afin que son meilleur ami puisse prendre note de la torsion désapprobatrice de ses lèvres.

— Non, murmura t-il.

— Quoi non ?

— Ce qui t'es arrivé là-bas ça craint.

D'une main, Eden attrapa le bras de Jon, releva la manche de son haut, et laissa courir ses doigts sur la peau abîmée, l'effroi grandissant à chaque nouvelle cicatrice sous son touché. Elles n'étaient pas toute de la même taille, ni de la même forme, mais courraient sur ses avants-bras, ses biceps, jusqu'à ses épaules.

— Pourquoi ils ont fait ça ? Comment ils ont su pour ta résistance aux balles ?

— Sûrement grâce au rapport des flics survivants du barrage dans l'Ain. Je n'ai jamais rien dit alors je vois que ça.

Un pincement au creux de la poitrine, Eden songea que ce jour-là, il aurait mieux fait de s'assurer qu'il ne puisse y avoir aucun survivant. Longtemps après l'épisode du bateau, il s'était demandé comment la milice avait réussi à les retrouver et surtout, à les coincer en pleine mer. Selon lui, une seule explication était plausible ; après leur coup d'éclat au barrage, quelque chose avait dû être transmis aux unités environnantes et il était prêt à parier que ce jour-là à Toulon, lorsque Jelena avait commencé à muter sur le trottoir, certains passants avaient appelé la police, et signalé leur présence. Pas besoin d'être un génie pour faire le rapprochement ; leur groupe n'était pas des plus discrets dans ses déplacements. À partir de là, il aurait pu être facile pour la police locale de retrouver leur trace et d'attendre le bon moment pour frapper. D'autant plus que selon les personnes qui leur étaient venu en aide en pleine mer, l'orage qui avait retourné leur bateau n'avait rien de naturel.

— T'as envie de parler de ce qui s'est passé là-bas ?

— … non, avoua Jon. Pas maintenant en tout cas. Plus tard peut-être, mais pas là.

Eden ne relança pas, respectueux du silence que souhaitait instaurer Jon sur ces trois années passées dans les centres. Il connaissait son meilleur ami depuis le temps, savait que ce n'était qu'une question d'heures ou de jours avant u'il ne se livre et évacue tout ce qu'il avait retenu depuis leur séparation sur le bateau. Jon avait toujours fonctionné comme ça : « Oui oui, ça va ! », « On en parlera plus tard mais t'inquiète, c'est pas si grave que ça ! », « Je suis pas le plus à plaindre, ça sert à rien de s'apitoyer sur mon sort je veux dire, d'autres ont vécu bien pire et passent pas leur vie à chialer ! », tant de fois où au Phoenix, il s'était voilé la face jusqu'à l'implosion, le craquage et la prise en charge qui un jour, Eden s'en rappelait bien, était allée jusqu'à l'appel des pompiers.

Il ne voulait plus jamais revivre ça, plus jamais revoir son meilleur ami hurler et se débattre après qu'un incident n'ait fait remonter à la surface tout ce qu'il s'efforçait de contenir. Les humains n'étaient pas fait pour encaisser sans broncher, et bien que changés, les mutants ne devaient pas déroger à la règle.

— Si tu as besoin de parler, je suis là.

— Comme toujours, rétorqua son vis à vis.

— Ouais, comme toujours.

   Iverick était indécis. Le nez perdu dans les pages des journaux qu'il avait commencé à lire depuis leur arrivée entre les murs de la maison souterraine, il s'était mis bille en tête de retracer l'évolution de la situation politique en France depuis leur incarcération. Avec un intérêt tout particulier, il avait découvert que son ancien major, avait pris en grade et était désormais général deux étoiles, et bien positionné dans la hiérarchie gouvernementale.

À l'époque où il opérait sous ses ordres, il avait du mal avec le caractère de l'homme, mais ne remettait jamais en question ses ordres. D'un point de vue professionnel, l'ancien major Meunier était des plus performants, doté d'un esprit et d'un corps affûtés pour l'armée. Bien sûr, il retenait de son supérieur cet ordre plus que suicidaire de l'envoyer lui et son escouade au secours d'un supermarché infesté par des hommes et femmes en transition sans matériel adéquat. Si Jelena n'avait pas été là ce jour-là, il serait sans doute mort. Un casse-pipe, voilà ce qu'était ce détachement d'escouade.

— Ils sont comment, niveau popularité chez les civils ?

— Super bons, répondit Mehdi en lui tendant un bol de café. Les centres y jouent pour beaucoup. Pour ceux qui ne savent pas ce qui s'y passe, c'est le top : on les protège des dangereux mutants aux cerveaux bousillés. Et puis, ils ont mis l'accent sur les forces déployées surle terrain pour gérer les infectés.

— Attend rappelle-moi, les infectés c'est...

— Ceux qui sont touché au cerveau mais qui n'ont pas muté. Les plus ''dangereux'' en somme.

Iverick hocha la tête, considéra un long moment l'expression crispée du jeune homme avant de revenir à son journal. Il avait appris par Amali que selon les tests auxquels ils avaient été obligés de se présenter, Mehdi et elle étaient immunisés face au virus, là où Yannick lui, avait toujours cette épée de Damoclès au-dessus de la tête.

— Vous êtes bien matinaux, s'exclama Jelena en faisant son entrée dans la pièce. T'arrive encore à lire ?

— Hilarant.

— C'était une vraie question. Ça fait trois ans qu'on a rien lu, tu aurais pu perdre l'habitude.

— Si tu le dis.

Maussade, Iverick ne s'attarda pas sur le roulement consterné des yeux de Jelena, préféra retourner à son article dans le silence retrouvé de la cuisine. Mehdi termina rapidement son bol de thé, songea à la prochaine distribution de rations avant d'attraper une gaufrette. Ils étaient déjà serrés à quatre, mais maintenant que leur groupe était à nouveau au complet, il était clair que les rations distribuées par l’État deux fois par semaine ne suffiraient plus.

Sans faire de bruit, il regagna le dortoir pour s'habiller, se surprit à sourire en tombant sur Vasco, étendu de tout son long sur le lit, la bouche grande ouverte, un filet de bave au coin des lèvres. Sur sa droite, un claquement de langue attira son attention : les orbes vertes de Eden étaient perdus dans la même direction que lui, mais ne reflétaient pas le même attendrissement que celui qui flottait dans le regard de Mehdi.

— Et après ça se veut menaçant quand ça me parle, grinça Eden en passant près de lui.

— Recommence pas. Tu sais comment il est. Laisse couler, tu sais bien qu'il jappe plus qu'il mord.

Eden secoua la tête, toisa une dernière fois Vasco de toute sa hauteur avant de quitter la chambre sur la pointe des pieds, après avoir couvert Jon et Erwan d'un dernier regard attentionné.

Ce n'est qu'une heure plus tard que tous furent réunis dans la salle commune, attentifs à l'agitation matinale de Amali. La jeune femme tournait et virait autour d'eux dans un besoin irrépressible de rester en mouvement, le tout sous le regard ahuri de Jelena. En trois ans, elle n'avait bien sûr pas eu le temps d'oublier l'énergie débordante de l'éducatrice mais, il fallait croire que le temps en avait atténué l'intensité dans son esprit.

Yannick devait rentrer dans l'heure, et il n'y avait bien que les rescapés du centre pour s'intéresser aux allers et venus de la jeune femme. Eden et Mehdi, habitués, lisait pour l'un et jouait au Uno pour l'autre, et ce malgré la tension générale.

La colère n'était pas retombée entre Vasco et Eden qui comme la peste, s'évitaient depuis le petit déjeuner, malgré les différentes tentatives pour les faire se détendre. Et, sans que personne ne se l'avoue, derrière la colère des deux jeunes s'étaient formés deux camps distincts. Jon et Erwan semblaient s'être rangés instinctivement du côté de Eden, tandis que Mehdi et Théo, de celui de Vasco. Seul Nathan, plus agacé qu'autre chose par l'immaturité de ses deux camarades, préférait rester en-dehors de leurs querelles inutiles, et passer du temps avec Matteo et Iverick.

— Amali tu pourrais pas te poser ?

— Si bien sûr, répondit distraitement la jeune femme.

— Tu m'as pas écouté hein ?

— Si si.

Amali passa devant elle à grande vitesse, ses cheveux trop long flottant derrière elle avec la brusquerie de ses mouvements. Une pile de livres entre les mains, elle disparut au coin de la porte, laissant derrière elle une Jelena plus qu'interloquée, les sourcils haussés.

— Elle m'a pas écouté on est d'accord ?

— Assurément, répondit Eden, un sourire au coin des lèvres. Là elle est en mode stress, faut la laisser tranquille.

— Comment ça en mode ''stress'' ?

— Quand il y a des réunions de la ''résistance'', bah elle est dans cet état. Ça l'angoisse, elle a peur qu'on se fasse chopper par la milice.

Les mots de Mehdi paraissaient si normaux entre ses lèvres, que Jeena s'en trouva un instant désarçonnée.

— Pourquoi tu as mis des guillemets à résistance ?

— Parce que je trouve ce nom ridicule. Mais c'est que mon avis.

L'ancienne militaire secoua la tête, et décida malgré les indications de Eden, d'aller retrouver Amali, qu'importe où elle se trouvait dans la maison souterraine.

C'est dans la cuisine qu'elle la retrouva en train de nettoyer le frigo, un torchon sur l'épaule, un spray désinfectant entre les mains.

— Tu te rends compte que t'es en train de nettoyer le frigo là ?

Étonnée, Amali releva vers elle un regard songeur, avant de hausser un sourcil :

— Bah oui. Et alors ? Mehdi devait s'en charger, mais je crois qu'il a ''oublié''.

— Je... putain pose ce torchon, c'est pas le moment.

L'éducatrice se redressa, referma la porte du frigo avant de déposer son matériel sur la table et de s'y adosser. Bras croisés sur la poitrine, elle indiqua d'un mouvement de tête à Jelena de poursuivre, étant donné qu'elle semblait avoir quelque chose de plus important à lui partager que l'entretien de son frigo.

— Me regarde pas avec cet air-la. Je te dis juste que c'est pas le moment.

— Je vois pas ce qu'on a de mieux à faire. Il faut attendre Yannick.

— On pourrait discuter, jouer aux dames, je sais pas moi ! Mais pas nettoyer le frigo.

La lèvre entre les dents, la jeune femme en face d'elle acquiesça avec sévérité, avant de tendre une main équivoque dans sa direction, paume ouverte.

— De quoi veux-tu discuter ?

— Eden a dit que tu étais stressée, pas hargneuse, alors baisse d'un ton.

— Je suis pas hargneuse, j'ouvre le dialogue !

De la salle commune leur provenait des éclats de voix et des rires. Après quelques secondes de réflexion, Jelena ferma la porte de la cuisine, avant de s'asseoir sur le plan de travail.

— C'est quoi le problème ?

— Y'a pas de problème, répondit Amali, du tac au tac.

— Si. Depuis qu'on est levé t'es genre... super agitée et là, tu m'aboies dessus. Alors on va se détendre, péter un coup, et mettre des mots sur ce qui va pas.

— Tu fais dans la pédagogie positive maintenant ?

Plus qu'agacée par le petit ton de reproche qu'adoptait Amali pour s'adresser à elle, Jelena expira par le nez, respira par le ventre, comme Jon le lui avait appris au centre.

Amali la défiait du regard, frappait la table de ses ongles, l'air buté.

— On s'est pas vu depuis trois ans et tu boudes ? C'est une vaste plaisanterie ? T'as quel âge ?

— Vingt-sept ans, et je boude pas. J'attends juste que tu t'expliques sur un truc.

Les lèvres pincées, Amali attrapa son torchon pour le tordre entre ses mains, tandis que sa vis à vis ne savait plus quoi dire, interloquée par ses derniers mots.

— Comment ça ?

— Tu comptais me dire quand que vous comptiez faire votre vendetta ?

— Qui t'a dis ça ?

— Eden. Lui et Vasco se sont pris la tête hier soir à propos de ça. C'est quoi le plan ? Si on vous a aidé à sortir du centre de Rhône Alpe, c'est pas pour monter une armée de mutant et aller péter la gueule aux vilains militaires.

— Vous êtes littéralement dans un mouvement résistant, et tu te permets de me faire la morale ?

— On cherche pas à péter la gueule aux gérants des centres. Nous ce qu'on veut, c'est faire comprendre à la population qu'il y a d'autre moyens de gérer les mutants qu'en les enfermant dans des centres où les droits de l'homme ne sont pas respectés.

Un reniflement dédaigneux et un rire mauvais plus tard, Jelena arqua un sourcil, tout en se penchant vers Amali.

Comment pouvait-elle lui cracher sa verve au visage, pour une raison aussi puérile que leur désaccord sur une partie du plan ? Leur échange de courrier était déjà assez dangereux sans en plus rajouter des lignes sur la poursuite des événements, une fois les barrières du centre franchies. À quoi s'attendait Amali ? À ce qu'ils reprennent leur petite vie pépère dans un monde où la liberté n'existait plus, où ils étaient rationnés et cantonnés à un couvre-feu à vingt heures ? La vie la vraie, ce n'était pas ça. À la limite, elle aurait pu appeler ça « Les centres en mieux », mais pas plus. Si les mutants étaient traités comme des animaux, les immunisés et les survivants eux étaient privés de liberté et surveiller comme suspects en sursis.

— Ouais, en gros vous militez pour le ''Peace and love'' dans les centres ? C'est pas ça le vrai combat à mener Amali.

— Y'a pas de vrai ou de faux combat, il y a juste des combats plus dangereux que d'autres, et je refuse qu'à peine évadés des centres, vous y soyez renvoyés après une tentative de coup d'éclat foireux.

— Le truc c'est qu'on a pas besoin de ton avis.

— Ah vraiment ? Tu le prends comme ça ?

Amali s'était redressée à son tour, pour adopter la même pose menaçante qu'arborait sa vis à vis. Mains sur les hanches, elle défia l'ancienne militaire de poursuivre, la langue entre les dents.

— C'est toi qui fait tout un cirque pour...

— Pour une idée complètement stupide et inconséquente. Erwan a treize ans, et tu vas lui faire prendre le risque d'à nouveau être enfermé voir pire ?

— Sous preuve du contraire, Erwan est toujours vivant et depuis trois, c'est plus toi qui t'en occupe, donc ton sketch de mère poule qui montre les dents, tu le sortira à d'autres d'accord ? Et ne me coupe plus la parole.

Alors que Amali allait relancer, la porte de la cuisine s'ouvrit brusquement sur Matteo, un drôle d'air plaqué au visage. À peine entré, il considéra les deux jeunes femmes, sauta de l'une à l'autre dans une tentative veine de comprendre l'origine de la tension palpable qui régnait entre elles.

— Vous étiez en train de vous disputer, devina t-il avec ahurissement.

— Et à raison. Sors de là, c'est une conversation d'adultes.

— J'ai vingt-cinq ans Jelena.

— Oui, et t'en fais seize.

— Laisse-le tranquille, c'est sur moi que tu étais en train d'aboyer, gronda Amali.

Mordante, Jelena se retourna vers elle, toutes griffes dehors.

— Ok Matteo reste, sourit-elle. J'étais en train d'expliquer à Amali comment je voyais la suite des événements, réunification des incarcérés de Rhône-Alpe en premières lignes, donne-nous ton avis.

— … euh, je dois t'avouer que j'ai pas forcément d'avis super tranché mais...

— Voilà, le coupa t-elle. Tu vois, il n'apporte rien au schmilblick, c'est pas la peine qu'il reste là.

Amali soupira attrapa une mèche de cheveux qu'elle enroula distraitement autour de son index avant de reprendre une contenance. Jelena battit des cils, observa sa vis à vis détendre les muscles de ses épaules, relâcher la pression en soufflant par le nez.

— On va arrêter là je crois, finit-elle par murmurer.

— Et pourquoi ça ? T'as plus d'arguments ?

— Non c'est pas ça. C'est juste que ça fait trois ans qu'avec les garçons, nous avons fait tout ce que nous pouvions pour vous faire sortir du centre, et voilà qu'à peine sortis... je vous comprends pas, et je suis déçue.

Sans rien ajouter de plus, elle contourna Jelena, passa près de Matteo, et quitta la pièce. Le silence tendu était en définitive pire que les mots électriques qui fusaient quelques secondes plus tôt, et le pincement au fond de sa poitrine n'arrangeait rien à l'humeur de Jelena. En plus de s'être fait rabrouée par Amali – et en beauté – voilà qu'elle se sentait coupable ? C'était à n'y rien comprendre. D'un coup d’œil, elle considéra l'état de Matteo, à mi-chemin entre l'ennui et le désappointement, puis tourna les talons à son tour, en direction de la sortie, tout droit vers l'air libre. Elle avait besoin d'air, et surtout, de calmer les battements effrénés de son cœur, pire traitre auquel elle eut à faire face.

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