The End Is The Beginning. Partie II

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Elly

Des images se superposant avec une trop grande vélocité apparaissent encore en flashs me coupant l'haleine et la circulation sanguine ; me disloquant telle une construction de Lego. J'y deviens même photosensible. Sonnée, les jambes flageolantes et de nouveau nauséeuse, j'essaie de me retenir au meuble pour ne pas permettre au malaise de gagner. De me gagner. Ma vision s'altère comme si je venais de tourner cent fois sur moi-même. Des sons extérieurs me parviennent sans que je ne comprenne les phonèmes. Des mains me soutiennent par les hanches. Ma température corporelle chute. La pièce se mue en congélateur et un air froid que j'ai l'impression de reconnaître sans pouvoir poser un doigt sur son identité s'installe en moi. Je sens qu'on m'aide à m'asseoir sur une cuvette, une paume sur mon front, mais je ne suis pas prête à affronter le dehors.

Je veux rester dans ma bulle de maux pour la faire exploser définitivement. Les physiques, les autres. Je veux que même les vapeurs du sinistre ne soient plus visibles, qu'il n'y ait plus l'odeur. Comme un jour de braderie, tout doit disparaître. Je ne m'atrophierai plus de ce que je n'ai pas eu, de ce que je ne vivrais pas moi-même de mes nouvelles insuffisances. Je n'ai pas le choix que de les accepter comme une partie manquante de moi. Une page qui restera blanche. J'en écrirai peut-être une autre sur le sujet, mais différemment. L'important est la récompense, pas le chemin emprunté, même s'il est plus long et plus escarpé qu'un autre plus directe.

Si je me relève de ce siège de fortune en étant instable, ce ne sera plus que par les séismes engendrés par ma réelle addiction. Celle que je viens de diagnostiquée. Celle qui me donne envie de me redresser. Celle qui me fait sentir complète malgré mes fissures et mes déficiences. Celle qui me donne envie que l'instant soit immuable. Celle qui m'incite à vouloir prouver à l'univers tout entier que mon Carpe Diem à moi se trouve dans les bras -et surtout les yeux- d'un homme qui montre au monde sa personnalité Iceberg en gardant pour le regard de son monde la lave incandescente d'un volcan généreux follement épris de sa famille.

Je veux montrer à Liam qu'il n'a pas pénétré uniquement mon corps, mais aussi mon âme. Que même avant l'acte charnel, il avait déjà tout de moi. Qu'il me possédait même dans nos affrontements. Dans mes coups de gueule autant que dans mes sourires, dans mes secondes de froideur et de chaleur. Tout mon moi crépite pour lui. Je savais qu'il nourrissait mon exaspération, mais pas qu'il réanimait chaque parcelle de mon identité de sa simple présence, me donnant une exaltation à ne pas me laisser empoisonner par une fatalité oppressante. De sa simple existence dans ma vie. Je l'apercevais sans réellement le voir. J'inspirais sans respirer. Lui, il me ventile, et je suis certaine qu'il est accordé à mon souffle. Et.uniquement.au.mien !

Un bouillonnement de jalousie me fait grimper vers la surface.

Voilà exactement ce qui m'a silencieusement fait péter un câble en réunion, en perdre le fil ; et serrer les dents de toutes mes forces pour ne pas hurler comme une demeurée. Cette espèce de moule qui cherchait encore à s'accrocher à Liam. Avoir envie de lui arracher les ongles un à un puis de lui raser la tête au cutteur m'avait déjà bien mise sur le circuit menant à la définition exacte de plusieurs de mes troubles affectifs pour mon boss. Mais que cette pétasse me prenne pour la dernière des connes et vienne me narguer sur la boîte mail d'Ethan, c'était pousser le bouchon un peu trop loin. Elle a secoué la bouteille de soda, et je lui ai explosé à la figure cachée sous quatre couches de fond de teint et anticernes. J'aurais aimé être une abeille pour la voir se faire écarter comme une punaise vénéneuse par l'agent de sécurité.

Elly ? soupire ma conscience me faisant les gros yeux comme une maman allant réprimander son enfant.

Ok... j'étais aux premières loges -petit applaudissement intérieur. Je me suis précipitée hors de la salle de travail dès qu'on nous a libérés et suis descendue en courant et pied-nu par les escaliers jusqu'au hall afin de ne rien rater de l'arrivée de la pintade absolument pas reine de la basse-cour. À placer trop haut l'amplitude de sa bassesse elle s'est écrasée comme un œuf.

Jouissif est de loin le mot le plus approprié. Double plaisir quand j'ai compris que malgré l'appel de l'agent à Ethan -ou Liam- elle allait rester comme la pestiférée qu'elle est le cul sur un chaise.

Sympathique consolation.

Je ne devrais certainement pas me formaliser de ce comportement de sale garce qui lui sied à ravir, bien mieux que tout le silicone et la couleur carmin qu'elle se trimballe si vous voulez mon avis, mais il se trouve que ma nouvelle manucure a aussi acéré ma langue et mon esprit en me faisant pousser les ailes de la jalousie. Et encore, je me trouve plutôt généreuse de ne pas avoir laissé un commentaire explicite concernant son CV trottoirdesque -ça n'existe pas ? je m'en fous !- ainsi que sa tendance au détournement de vérité pour approcher le P-DG, en désactivant ses accès. J'aurais pu lui coller la honte de sa vie si je ne m'étais pas auto-raisonnée pour calmer le brasier ardent qui m'animait. Mais c'était affirmer haut et fort ma relation avec mon employeur. Niveau discrétion ... zéro.

Niveau réponse à la presse aux oreilles indiscrètes : 100% Elly.

Les médias peuvent dire ce qu'ils veulent, Liam est avec moi. Moi, je le sais. L'officieux a ici plus de valeur que l'officiel. Il m'a déjà affirmé être exclusif dans chacune de ses relations quand un soir, dépitée, je lui ai demandé si la nôtre n'était que romantique à ses yeux. S'il avait une autre fille pour la part sexuelle une fois qu'il me laissait toute seule chez moi. Mes poumons s'étaient bloqués, comptant les secondes me séparant de sa réponse. Qui a tardé tant il a été surpris.

Liam est peut-être célibataire pour les femelles en chaleur de New-York courant après des maris-portefeuilles plus que de vrais compagnons de vie, un des meilleurs « partis » de la ville, de l'État, du pays, etc., mais ce n'est que la partie visible du costume. Il est avec moi peu importe ce que dit ce torchon censé être le haut du panier dans la presse. Ses paroles pour Mélia sont gravées en moi.

« Quand on est avec la bonne personne, on le sait ».

Voilà, j'ai ouvert les yeux sur ce qu'il représente. Sur lui. Ce qu'il est pour moi conjugué à la fois au présent et au futur, et je peux mieux détailler chaque trait de sa merveilleuse singularité. J'ai mal en avance de me voir me fracasser. Ce que je ressens me rend vulnérable, mais le courant chaud qui cette fois me traverse est l'électrochoc dévastant tout ce qui leste ma volonté d'atteindre mon plus bel objectif.

Je vais lui prouver qu'il n'était pas un caprice de mon corps que ma bouche lui quémandait. Il est tout ce que je veux. Tout ce que je désire. Tout ce que mes sens essaient de me dévoiler depuis des semaines alors que j'y étais sourde, relativement hermétique. Peu importe que notre aujourd'hui n'ait que trois semaines. La montre n'est pas la clé du cœur ; ni sa boussole. Seul l'amour sincère est une bible.

Il a peur du passé mais il est encore à mes côtés, alors qu'il aurait pu avancer, éviter mon sillage autant que faire se peut. Il n'avait aucune obligation d'être ami avec moi sous prétexte que son frère et ma meilleure amie sont ensemble. Il aurait pu accepter ma démission pour se débarrasser de moi, mais il m'a retenue de force. Il est là. C'est ce que je retiens pour plaider notre cause parée de toute l'enflammée rhétorique dont je suis capable dès lors que j'ai verrouillée une cible. Cet homme.

Quels que soient les mots qui nous ont séparés, je ne vois pas ce qui peut justifier qu'il m'ait tenu à distance sexuellement parlant. Ça ne compte plus.

Je crois qu'il est grand temps de poser cartes sur table, quitte à ce que je doive lui menotter les quatre membres.

Ça t'en laissera toujours un cinquième dispo pour la torture...

Arghh c'est qu'elle a raison la squatteuse ! Et elle convoque par sa proposition indécente des picotis de désirs dans un endroit déjà -ou encore- humide, que j'ai hâte d'assouvir. Mon ventre se tend dans un spasme qui n'a plus rien de douloureux ou plutôt, il se décrispe comprenant que l'apaisement doit s'élever en culte chez moi.

Mais avant de rejouer au docteur, on doit parler. Sans filtre. Plus de non-dits. Plus de tabou. Plus de détournement de questions pour ne pas donner de réponse. Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit : je me fous du passé, mais je refuse qu'il sabote mon présent, encore moins notre avenir. Je dois entendre l'essentiel, uniquement l'essentiel. Ce qui le bloque lui, et moi aussi, j'ai un étalage d'annonces à faire. Si son aveuglement de tout à l'heure m'a autant giflée en me mettant devant ses propres négations de ce que moi je veux que nous soyons, m'ouvrant les yeux sur ce que je ne peux pas être, aussi, et qu'il doit savoir pour bien appréhender ce que cela implique, j'ai une foi inébranlable en la doctrine que rien n'est insurmontable pour nous.

J'ai confiance en lui. En son ouverture d'esprit. En l'homme formidable qui abrite en lui le froid et la glace, la puissance et la tendresse de deux bras affectueux et qu'il me montre jour après jour. L'un de nous est le jour et l'autre la nuit. Et nous sommes la preuve que l'un ne va pas sans l'autre. Et même si je crains sa réaction, je n'ai plus peur de m'ouvrir à lui sur ce que je tais et garde en moi depuis des semaines, que même Mélia ne sait pas.

Rien n'est insurmontable pour un cœur qui prend les armes. Et je suis prête à la guerre, car dans ma prémonition, prophétie de tous mes demain, il n'y a pas de version où Liam n'est pas celui qui me tient la main. Je le sais. Je le sens.

Il a pénétré mon corps. Mon âme, et plus encore, mon cœur.

Plus qu'à lui faire savoir que c'est avec lui, que je veux tourner la page d'une fin et écrire un recommencement.

— Elly je crois que je vais appeler les secours là...

La plainte apeurée de Bryanna – et les couinements d'Ivy- sont la pointe de l'aiguille achevant de faire exploser ma bulle. J'inspire à grande goulée comme après une apnée prolongée. Comme un nouveau-né le jour de sa naissance qui remplit ses membranes pulmonaires pour la première fois. Et qui a toute la vie devant lui.

— Je suis désolée, ça m'arrive parfois, ne t'inquiète pas.

— Tu veux que je prévienne quelqu'un ? Neve ?

Oui, Liam.

— Non, laisse-moi quelques minutes pour tout remettre en ordre là-haut.

C'est déjà très ordonné après mon introspection, beau ménage de printemps avec six mois d'avance, mais je ne vais pas lui dire que je viens de faire quarante-trois tours de montagnes russes et que j'ai failli me mettre en PLS.

— Tu es sûre Elly ? me demande Phoebe dont j'aperçois la tête passer dans l'embrasure de la porte.

— Oui. Vraiment ... je ... je suis désolée. Je ne voulais pas vous faire peur.

Mais je ne doute pas que ma tête de cadavre fraîchement déterrée doit leur faire de l'effet.

Une fois les idées plus claires, mon corps sur pieds et ma poupée préférée dans les bras -Bryanna sur les talons-, je prends la direction du bureau de Neve de l'autre côté de l'étage pour lui soumettre une nouvelle idée d'accessoire vestimentaire pour bébé. Pour son bébé. Ma petite fashionista en culotte courte est littéralement agrippée à mon sautoir au pendentif plume. Ce bijou la passionne à chaque fois que je le porte, et que je la porte elle, surtout. Enfin je la comprends, moi aussi j'aime quand ça brille. On peut dire que j'ai ne suis pas passée à côté du scintillement des zircons le jour où je l'ai acheté. Ma grosse grenouille adhère à mes goûts...

— Elly ça va ?

Non !

Quoi tu as peur des grenouilles ?

— Ma migraine revient, ce n'est rien, tenté-je de sourire.

Bel essai et majestueux échec de répartie. Mes mots sont à peine audibles. Un pic à tricoter vient de me fendre le crâne jusqu'aux cordes vocales. M. Kavanagh -senior- s'approche de moi n'ayant pas manqué mon vertige. Quand je parlais de montagnes russes, ce n'était pas qu'une image. Cette journée est émotionnellement plus vivace pour mon rythme cardiaque que huit heures dans un parc d'attraction. Un vrai bordel dans son déroulement, à croire que j'ai oublié de prendre la carte au guichet. Tiens, j'irais bien à Universal Studios Hollywo...

Des images agaçantes repointent le bout de leur nez, du lieu où je n'ai jamais mis les pieds. Des manèges, une foule, comme si je les voyais de haut. Je serre Ivy plus fort contre moi, tentative pour me protéger des sons. Des mots en version Serpentard, sifflés plus que parlés. Un marteau s'amuse dans ma poitrine. Je fixe mon interlocuteur qui sonde mon visage, ses deux mains à même la peau de mes épaules. Son contact est aussi chaud que réconfortant. Je devrais être mal à l'aise de cette promiscuité trop familière, pourtant je ne le suis pas. Et je ne me l'explique pas non plus. Son regard est si doux qu'une vague d'émotions me fait monter les larmes aux yeux. Je mettrais bien cela sur le compte des hormones, mais je n'ai même plus envie de me mentir à moi-même.

Je n'ai pas de mère. Plus de père mais me suis fabriquée une version idéale de celui qu'il aurait été s'il avait eu la chance de vivre. Une meilleure amie en or, fouineuse, grande gueule, sûre d'elle, fonceuse et surprotectrice, à qui je n'arrive pas vraiment à en vouloir pour ses petites cachoteries. Un meilleur ami qui tente souvent de coiffer sa sœur au poteau. Deux, si je compte Ethan qui n'est pas loin de décrocher le badge du parfait grand-frère en plus du petit ami de l'année. Un milliardaire de moins sur le marché new-yorkais... Je n'oublie pas les parents Scott. Neve, et ...

La grenouille ...

Voilà à quoi se résume ma famille aujourd'hui. On ne choisit pas sa famille ? C'est archi faux. À présent, la mienne est choisie à cent pour-cent. Chaque membre y a pleinement sa place. Personne ne m'est plus imposé. Il faut savoir tourner le dos à chaque brin de toxicité. Il m'a fallu trouver Cooper en -non- charmante compagnie pour jeter l'éponge, puis la mine antipersonnel posée et enclenchée par Brittany pour me libérer d'eux. Je suis libre, eux non. Belle allégorie de l'honnête justice. Et du retour de Karma.

— Laissez-nous Bryanna s'il vous plait.

J'ouvre la bouche pour protester quand Ivy m'est retirée mais aucun son n'en sort. Ni elle ni moi ne sommes de prime abord d'accord avec ce programme. La blondinette se retient à ma double chaînette en or rose m'offrant gratuitement une épilation du duvet de ma nuque. Un petit cri plaintif étranglé surgit tout à coup dans ma gorge. C'est douloureux. Mais qu'est-ce que je l'aime ! Je la croquerais bien...

Un début de fou-rire nerveux me donne l'air d'une folle. Pourtant, le père de Liam ne se départit pas de son air affable. Il parait même amusé bien qu'inquiet de ma cuisante bipolarité.

— Elly je te cherchais. Liam aussi d'ailleurs. Tu ne te sens pas bien ?

Fin de la crise. J'ai changé de dimension en sortant des toilettes ou quoi ? Je détourne le regard de ma princesse qui s'éloigne et réponds en reprenant tout mon sérieux, me secouant vivement la tête et le haut du corps.

— J'ai prévenu Liam Monsieur. Il sait où j'étais.

— Eh bien mon fils devait être dans la lune quand tu lui as parlé.

Dans des vapeurs post-orgasmiques que j'aurais aimé ne pas quitter, probablement oui. Je pensais qu'il m'avait entendu quand je lui ai dit que j'avais besoin d'un minimum de toilette intime avant de reprendre mon post. Me balader le bas du body transpirant un mélange de deux fluides corporels ? Très peu pour moi ! J'aurais l'atroce sentiment que tout le monde peut sentir ce que j'ai fait avec mon employeur ... sans aucune protection. Dans la tour.

Dans et sur son bureau.

L'esprit cogitant à mes paroles à Liam prononcées très distinctement avant de le laisser seul, je suis ramenée à la réalité par un homme qui ne peux pas renier son fils.

— Peux-tu envisager d'accompagner Neve au Nouveau Mexique au pied-levé s'il te plait ? Mlle Brennan peut prendre ta relève cet après-midi auprès d'Ethan. Tu nous rendrais service Elly.

Bouche bée autant que stupéfaite, je ne sais pas quoi dire, alors il ajoute avec sa prestance naturelle en insistant :

— Tu nous rendrais un grand service. Sa nouvelle assistante ne se sentait pas bien, elle est rentrée chez elle. Et je suis convaincu que c'est un mal pour un bien. Ce sera aussi bien plus intéressant pour toi que de prendre des notes sur une chaise durant des heures. Tu dois déjà tout avoir en tête, j'en suis aussi certain. C'est une occasion de voir autre chose.

— C'est mon quotidien, M. Kavanagh, de prendre des notes. Mlle Brennan est excellente et très organisée. Elle ferait aussi un travail de qualité.

— Oui, je n'en doute pas, mais tu es douée en marketing, le sujet devrait t'intéresser et un bol d'air ne te fera pas de mal. Vois cela comme un break

Je hoche machinalement ma tête, plus pour assimiler sa demande que comme un signe d'approbation à celle-ci. M'éclipser à près de trois milles kilomètres de Liam alors que je n'ai qu'une hâte, c'est d'avoir une conversation à cœur ouvert avec lui ? Neuf à dix heures de vol aller-retour... c'est bien ça qu'il me propose ? Punaise, il me faut de la tequila. Beaucoup de téquila. Au point où j'en suis, je peux passer outre l'ibuprofène pour endormir mes céphalées et passer directement à un truc plus corsé. Je penserais bien à un opiacé pour limiter le risque de louper mon coup, mais ils sont bannis à vie de mon organisme.

Merci Britanny ...

Droite comme un piquet, les bras croisés sur ma poitrine, je cherche l'embrouille. Je ne sais pas pourquoi, mais l'odeur de la marée annonciatrice d'une grosse murène cachée quelque part, sous un tas d'algues, me vrille les narines. Il me fait quoi, là, le P-DG ? L'officiel, je veux dire ... Et quand on pense au loup, on en voit la queue. Dommage que nous soyons aux yeux et aux oreilles de tous. Je suis partagée entre l'envie de lui sauter à la gorge pour l'étrangler de me congédier de la sorte, et de plaquer mes lèvres sur les siennes tant mon pouls pulse dans mon bas-ventre de désir de le recevoir de nouveau à ma petite fête privée.

Folle à lier !

— Mlle Johnson, je vous cherchais, s'annonce-t-il de sa voix chaude et de son regard lumineux.

— Monsieur, qu'est-ce...

— Elly ! nous coupe Neve la tornade. C'est ok ? Tu viens avec moi ? Il faut qu'on soit sur le toit dans cinq minutes ! L'hélico va nous mener ...

Mise au point reportée.

Journée.de.merde.en.concentré.

Ou presque.

Ou presque.

Une autre vérité s'est révélée à moi. C'est toujours ce qui sonne les recommencements.

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