The End Is The Beginning. Partie I

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Elly.

     La tête au bord de l'implosion et l'impression répugnante d'avoir avalé une grosse poignée de sable pollué, dont la moitié des grains seraient coincés entre ma glotte et mon œsophage, je sors de la grande cabine des WC en automate, me dirigeant à l'aveugle vers l'un des lavabos.

     Je ne suis pas seule dans la pièce, je sens des présences gênantes, mais ce que je ressens annihile tout ce qui n'est pas important dans cet environnement d'Architect d'Intérieur au design or et blanc. La lumière agressante des néons elle-même passe au second plan, mes yeux s'étant tournés vers les images qui tourmentent ma tête. Mes narines se sont fermées aux odeurs de propre qui ne m'atteignent plus. Mes oreilles quant à elles, analysent à la fois les paroles des hier et d'aujourd'hui dans une bande son assommante pour tirer les conclusions logiques qui s'imposent, avec le concours d'une partie de mon esprit. Mais la logique n'est pas toujours véridique, n'est-ce pas ?

     C'est en tout cas à cette branche gelée et dépourvue de feuilles que je m'accroche pour ne pas tomber plus bas dans le trou béant de mes idées trop lugubres. Déprimantes.

     Dans l'isolement imposée de mes pensées, j'essaie de faire du tri. Je ne veux pas m'enterrer moi-même sous le poids des terres de mes peurs. Je ne les croyais pas si grandes, d'ailleurs. J'avais conscience que si chute il y avait, elle ferait mal. Chaque échec est une douleur, même s'il nous permet de mieux nous relever. Mais je m'imaginais plus tomber d'un haut tabouret, pas du vingtième étage d'une tour de verre et d'acier. Pas si vite. Pas avec autant d'élan. Pas à cause d'une seule phrase qui m'a giflée avec tant de violence et mise d'autorité devant le panorama à trois cent soixante degrés d'une réalité que je n'avais pas regardée dans les yeux. D'un œil, oui. À demi-ouvert ; et encore.

     Ou demi-fermé. Question de point de vue.

     Une phrase, mais plusieurs concepts réunis dans un seul crochet du droit que le très-sexy- boxeur m'a asséné sans le savoir. Je sais qu'il ne l'a pas fait exprès, qu'il ne m'a pas assommée intentionnellement. J'espère que toutes mes intuitions ne sont pas exactes dans ma situation. Enfin, il y en a pour lesquelles je ne peux malheureusement plus douter de la véracité, mais je pensais avoir un peu de temps avant de ressortir ces ombres du placard. Bon, en réalité, j'essayais surtout de ne plus y penser via la bonne vieille méthode de l'autruche que j'avais pourtant décidé d'abandonner, mais l'allusion de Liam a tout exhumé. En même temps qu'il a ouvert la boîte de Pandore de mes convictions mises au silence.

     Je viens de prendre la douche froide de ma vie, comme si j'avais sauté nue dans l'océan Arctique -le naufrage en moins. Quoi que ...Un rire ironique et lasse m'échappe. Mais en même temps, j'avais pris le risque en tapant à la porte de la salle de bains, non ?

     Tu fais une obsession des salles de bains, Elly. Respire.

     J'ai très mal vécu de me manger une porte ce matin comme accueil au réveil, c'est on ne peut plus vrai. C'était donc une prémonition pour le déroulement de cette journée ...

     Je ne voulais pas du sexe pour du sexe. Depuis le premier soir dans les Hamptons, je désirais plus. Je l'ai su dès que nos lèvres se sont scellées dans un baiser oxygénant. Il ne pouvait y avoir moins ce que je convoitais. Et à postériori, je me suis dit que c'est peut-être ainsi que Liam a interprété mon harcèlement, une crise de nymphomanie, d'où son explication « nous ne sommes pas pressés ». Mais ça n'a pas duré plus de cent vingt secondes. Cette connerie créée par mon anxiété s'est dissoute à l'instant où il a prononcé des mots qui me font encore trembler de l'intérieur.

     « J'ai peur ».

     Moi aussi, j'avais peur. C'est toujours le cas.

     Pour d'autres raisons.

     Je voulais savoir si avec lui, mon désir était fantasme et s'arrêterait dès lors qu'il aurait fait sauter le verrou de son non-rejet. Je n'avais jamais autant eu envie de quelqu'un, si fort, si viscéralement. Un besoin vital. Pourtant j'avais cette pointe d'appréhension que Liam ne soit pour ma tête endolorie par mes récentes douleurs qu'un palliatif passager, qui serait devenu placebo une fois qu'il m'aurait laissée entrer. Avant même de le goûter, peut-être. À la seule entende d'un « oui ».

     Mais non. Ces deux pour-cent de doutes en moi qui criaient plus énergiquement que les quatre-vingt-dix-huit autres qui avaient eux déjà tout compris, se sont tus sous l'équivoque de sa déclaration.

     Comme quoi, quelques petits mots peuvent tout changer.

     Mon physique n'est pas le problème -oui, j'ai fouillé sur internet pour trouver des photos de son ancien plan cul. Oui, j'ai soudoyé Aaron il y a quelques semaines pour qu'il me lâche quelques miettes. Et par « soudoyé » », comprenez « menacé de lui faire vivre un véritable enfer sur Terre et à la tour ». Oui, j'ai le sang de ma mère coulant dans mes veines, alors autant tenter d'en faire un usage prolifique, tant que ce ne sont que des mots qui ne bousilleront pas la vie de quelqu'un. Bref... Je n'étais ni physionomiquement parlant la cause de son refus charnel, ni la source d'un blocage dont l'origine aurait été une -ou des- parole ante-amnésie. J'y ai quand même beaucoup cru. Manque probant de confiance en moi arrosé à l'eau de ses vétos.

     Tu réfléchis trop.

      Je me suis demandé si j'avais pu le blesser par des mots résonnants encore dans le présent. Mais pas une seconde je n'avais envisagé que nos mots aient tatoué des maux dont lui pouvait avoir peur. Je ne pensais pas que cet homme à la musculature d'Hercule, au tempérament aussi fougueux que réfléchi, impétueux, presque indocile, puisse avoir peur. Peur que des avant reviennent en boomerang pour abattre celle que je suis.

     Je ne veux pas nous victimiser dans un temps déjà archivé. Ni lui, ni moi. Quoi qu'il se soit passé, c'est du passé. Et aux souvenirs récents que j'ai des petites joutes verbales que nous avions encore quand mon boss refusait avec obstination ma démission, et même quand j'ai repris mon post, sentant indubitablement qu'à plusieurs reprises il foutait une muselière à sa bouche pour ne pas sortir de ses gonds, je suis convaincue qu'il y a eu des pics assez épiques. Mais c'était avant. Et qu'aurait-il bien pu dire ou faire de si horrible qu'il ait si peu confiance en mon actuel jugement ?

     Moi, je suis sur la ligne du maintenant. Je ne veux pas rester sur le bas-côté du champ de bataille qu'ont été les moments de ma vie qui ne méritent pas que je m'attarde sur leur cas. Que je les ai encore en mémoire ou pas. Personne ne réécrit le passé. Personne n'a le pouvoir de remonter le temps. Et quand bien même il me serait possible de prendre un train en marche arrière, je ne suis pas certaine que je serais prête à risquer de perdre ce que j'ai aujourd'hui. Si on change un acte d'hier, ce sont tous les dominos menant au présent qui peuvent dévier de la ligne qui avait été tracée. Une action en enclenche une autre.

     Je ne saurais même pas où remonter !

     Le jour où la vérité m'a fait grâce de se montrer ? Même pas ... Fermer une porte en ouvre une autre, non ?

     Ou te file un beau billet d'avion, Elly.

     L'infidélité de Cooper ne me chagrine plus. Pas. M'a-t-elle déjà réellement affectée, finalement? Je ne crois pas. Ai-je été en colère en découvrant son adultère ? Probablement ma fierté en a-t-elle pris un petit coup. Certainement ai-je eu envie de hurler sur ces traitres qui marchaient tout sourire sur le pavé de ma vie. Sans doute ai-je été anéantie en découvrant l'implication de celle qui m'avait mise au monde. Mais l'odeur de la tromperie à plusieurs senteurs.

     Elle a plus le bouquet d'une délivrance.

     La trahison de Brittany ? Sa place est où elle est actuellement. Au frais sans avoir besoin de l'air conditionné. Plus besoin de se préoccuper ni de sa garde-robe, ni du très chic « qu'en dira-t-on ? » quand la seule véritable préoccupation est à quelle heure elle ira dire « bonjour » au soleil.

     Je n'avais jamais souhaité, je crois, qu'elle soit rayée de ma vie. Encore moins ainsi. Qu'elle me considère enfin comme une adulte, oui. Qu'elle arrête de m'estimer comme une enfant qui a besoin d'être gouvernée alors que quand j'avais réellement besoin d'une mère, je n'avais en réponse qu'une nourrice pour remplir son rôle, ou une chef d'entreprise mettant en scène son simulacre de famille soudée. Heureuse. Ce que je n'étais pas. Je ne l'étais presque jamais grâce à elle, du moins. J'ai eu des sourires, des câlins, du réconfort, mais pas de ses bras.

     Cette femme a dessiné elle-même les cartes qui ont mené son pion vers la case prison. Et il n'en existe pas pour l'en libérer sur un claquement de doigts ou un jet de dés. Sa nouvelle résidence est le prix à payer pour son incommensurable avarice. Elle convoitait sans cesse une prospérité financière en ne reculant devant rien pour vivre sa chimérique vérité dorée. Alors si le mien, de prix à payer, est une carence douloureuse qui m'éviscère à l'âme, je l'accepte. À chaque pile son face. À chaque médaille son revers. À chaque indépendance son emprisonnement. Je suis libre de gérer ma vie même si elle ne prendra pas le sentier que j'aurais prévu si j'y avais songé avant. C'était trop tôt. Pas dans mes plans immédiats.

     Ou tu sentais qu'avec Cooper, ça ne durerait pas. Que ce n'était que la façade d'une vitrine qui ne résisterait pas.

     J'ai déjà fait le bilan de mes expériences. Avec ma psy. Avec ma petite personne, aussi. Avec Mélia. Taylor. Il y a une raison à tout et nous n'avons pas d'autre choix que d'avancer. C'est ce que je suis résolue à faire. Or les paroles de Liam sont un boulet à mon pied qui m'a obligée à reculer. Je suis en grand écart au-dessus d'un canyon. Le pont entre deux temporalités qui me tirent chacune par un bras ; et une jambe. J'avais bien quelques soupçons, mais plus le temps défilait plus je me trouvais aussi déraisonnée que complétement folle, pour ne pas dire carrément conne, de l'envisager encore. Mais Reese avait donc raison.

     Belle analyse de la situation.

     Un point de vue extérieur et neutre ne m'a pas fait de mal. Ma copine a su écouter sans juger. Qu'elle ne connaisse pas Liam, Ethan ou Neve a aidé son impartialité. Elle a posé des hypothèses qui ont trouvé une réverbération en moi, là où Mélia avait des réticences à me parler. Mon court séjour à Seattle valait le coup. Pour tout. Il y a tant d'associations et d'organisations qui ont bien plus besoin de ce fric que moi. En plus, me retrouver sur la sépulture de mon père a été un grand pas pour d'autres deuils. Sur sa tombe que j'ai refleurie, comme un symbole, j'ai laissé toutes les meurtrissures dont j'ai réussi à me débarrasser. Pas toutes. Il y en a des plus difficiles à déloger que d'autres, celles qui je sais seront ancrées en moi à vie. Ce lieu de recueil doit aussi être le cimetière de la majorité de mes écorchures. Loin de New-York. Seul mon père reste malgré tout du voyage dans mon cœur où que j'aille.

     Alors tout de suite, ce qui me détruit à feu vif et incinère tout mon corps et plus encore, ce n'est pas d'avoir l'aveu du le principal intéressé qu'il y avait déjà un truc consommé entre nous avant, mais plutôt que les belles paroles qu'il a eues pour Mélia ne les concernent qu'Ethan et ma belle rousse aux yeux ciel.

     Pas Lui.

     Pas moi.

     Pas lui avec moi.

     Pas nous.

     Eux.

     Je ne sais pas ce que nous étions, mais je sais maintenant ce qu'il ne voit pas. Alors pourquoi continuer ? Pourquoi me faire attendre ? Pourquoi avoir peur que je me souvienne et que je m'en aille si de toute façon il ne croit pas en des demain ? Je ne sais plus. Tout se mélange. Tout est flou. Je ne trouve plus de logique. Il doit me manquer des éléments... Des pièces du puzzle pour ma vision d'ensemble. Des wagons au train de ma compréhension.

     « Des aujourd'hui Liam , rien que des aujourd'hui».

     Bravo Elly ! Là, tu as la palme de la reine des connes ! je me fustige en agrippant fermement la porcelaine du lavabo.

     Je me sens livide. Vidée. Mais carbonisée au chalumeau. Toujours tout en dualité, chez moi. Des perles de sueur froide longent ma nuque, la vallée entre mes seins et ma colonne vertébrale. Mon bouleversement fait même transpirer de glace l'arrière de mes genoux. Heureusement j'ai retiré mes bas, déjà bien imbibés du bouillonnement qu'avait provoqué Liam de ses caresses habiles. Ils finissent leur vie dans la poubelle de la cabine pour personne à mobilité réduite. Oui, c'est mal. Mais j'avais besoin de place. Et de quoi me rincer sommairement des traces de nos ébats que j'aurais voulu ne jamais arrêter tant le plaisir qui m'avait envahie était la meilleure sensation qui soit. Je me suis sentie comblée. Remplie, et pas que de la présence de Liam en moi. J'avais enfin le sentiment d'être entière.

     J'ose un regard en direction de mon reflet. Cette fille que je vois et qui me ressemble trait-pour-trait semble si différente de celle que je regardais dans mon miroir il y a un an. Et ce n'est pas simplement dû à mon changement capillaire ou vestimentaire. C'est bien plus que cela.

     Dans mon image, je vois un jeu de clair-obscur représentant qui j'étais et qui je suis. L'évolution. La fille longtemps disciplinée qui voulait respirer l'air de l'autonomie mais trop souvent résignée, enchaînée à l'espoir illusoire de rendre fière sa mère s'est reculée dans la zone sombre des hier. La femme que je veux devenir, qui a dit « adieu » à la docilité en ouvrant les yeux sur le mensonge d'un quart de siècle a sa peau dans la zone claire où brille la lumière. Le contraste entre les deux est une coupure nette sans gradation. « Jadis » s'oppose à «désormais» brutalement. Sans douce transition. Représentation de ce qu'est parfois la vie. Des pages se tournent aussi brutalement que cruellement, sans préavis. On passe du blanc au noir. Mais alors, aussi, du noir au blanc.

     Malgré tout ce que j'ai traversé -le pays, le calendrier-, si j'ai perdu un bout de moi j'ai surtout gagné ce que j'avais toujours désiré : une émancipation. Une vie à moi. La femme qui me fait face, au visage blêmi par la peur autant que ses phalanges par la pression que ses doigts crispés mettent à se retenir comme pour ne pas chuter, elle sait ce qu'elle veut. Et elle ne veut pas perdre ce qui lui tient à cœur. Celui qui détient son cœur. Car c'est cet éclair qui vient de me frapper.

     Je me regarde droit dans les yeux, cherchant au fond de mes pupilles la solution à mon problème.

     « Des aujourd'hui Liam, rien que des aujourd'hui ».

     Un peu plus hagarde, je déglutis le peu de salive caillouteuse que j'ai en bouche. Mes oreilles bourdonnent, mon cœur tambourine comme si j'étais assise à côté d'un ampli en boîte de nuit.

     Fait chier !

     Respire, Elly.

     Je retire.

     Si je pouvais rembobiner mon magnéto, j'irais à ce moment précis et je mettrais une pause sur cet instant pour le réécrire. Parce que cette douleur abominable qui me lacère et humidifie mes yeux à l'acide, c'est plus qu'une attraction physique pour un homme à la carrure et la beauté dont Apollon est jaloux. Plus qu'une simple inquiétude qu'un homme qui me plait vraiment se détourne de moi. C'est plus. Tellement plus. Il est tellement plus.

     Je me rends compte que je n'étais pas juste obsédée par Liam jusqu'à ce qu'il me laisse passer ses barrières. Par ses bras, ses yeux bleu glacial, son sourire charmeur, sa peau halée ou ses baisers. Je suis totalement possédée par ce qu'il est pour moi. Même son côté dominateur est un trait que je pense pouvoir réellement apprécier, parce qu'il se marie parfaitement avec la prévenance dont il sait aussi faire preuve à mon égard.

     Je vois soudain les choses sous un nouvel angle. Tout est plus explicite. Alors si j'ai posé les premières pierres d'un mur pour m'entourer loin des « demain » avec lui, je vais tout briser au bulldozer dopé à la force de cette révélation. S'il est aveugle et ne le sait pas encore, moi, j'en ai conscience ; je nage dans l'évidence : Liam est mon aimant absolu. La puissance qu'il dégage dans toute la complexité qui le caractérise m'attire irrémédiablement. Son aura brille pour faire fuir mes obscurités et je m'en gorge pour me sentir exister. Les battements frénétiques de mon cœur dans un étau acquiescent et applaudissent à la découverte de cette vérité. Ce qui nous empêche de nous souder nous tenant encore éloignés de quelques centimètres est l'ignorance des possibilités que nous ne voyons pas. Parce que nos regards ne sont pas tournés du même côté. Parce que je l'ai induit en erreur, inculte il y a trois semaines de ce que doivent contenir les futures parties de mon histoire.

     Ma conscience sourit moqueuse en levant les yeux au ciel. J'aime les bouquins et les romances, je n'y peux rien.

     J'ai l'horrible impression de m'être trahie toute seule en ne comprenant pas plus tôt les signes. Je veux bien plus que des aujourd'hui.

     J'observe déjà demain de ma longue vue, pendant que lui zieute toujours le rétroviseur. C'est un constat douloureux que je vais affronter. Je ne sais pas ce qui nous a séparés avant mon amnésie. Je plaide volontiers coupable d'avoir refusé leur présence, sa présence, à mes côtés durant ma convalescence et d'avoir joué même malgré moi au chat et à la souris depuis. Mais cette époque est définitivement révolue. Je l'incinère avec mes doutes.

     Tu les jette aux toilettes et leur souhaites bon voyage vers les égouts.

     Quoi qu'il ait fait durant mon hospitalisation, avant, et depuis que nos chemins se sont dissociés, je ne lui en tiendrai pas rigueur. Jamais. Je l'ai repoussé. Les ai sciemment gommés durant des semaines dans l'apogée de mon égoïsme, alors je ne garde en tête que notre histoire depuis notre deuxième rencontre. Seul « dorénavant » a une valeur. En plus, ce qu'il s'est passé il y a quelques minutes m'impose de présumer que s'il a confié ses besoins sexuels à d'autres femmes entre-temps, il n'avait pas dans le feu de l'action, oublié de se protéger. Il a parlé de ma contraception comme arrêt d'une fertilité. Pas de la capote comme une lutte contre maladies et les infections.

     CQFD.

     Oui. La plaie est plus douce mais la vision encore âpre. Doublement.

     Liam considère Ethan et Amélia comme un « couple ». Un couple qui a de l'avenir. Il a très explicitement donné à ma meilleure amie sa vision sur l'inutilité de quantifier le temps dans une relation quand on sait qu'on est avec la bonne personne, pour lui expliquer l'absurdité de ses craintes de tomber enceinte « trop tôt » sur la seule raison qu'ils sont ensemble depuis peu. C'était très beau. Très juste. Émouvant. Très inattendu aussi d'entendre cette plaidoirie de la bouche d'un homme.

     Très sexiste de penser que les hommes ne revendiquent pas leurs croyances sentimentales voire, n'en ont pas.

     « Quand on est avec la bonne personne, on le sait ».

     Un élancement fulgurant me traverse s'attardant dans mon bas ventre. Un obus explose à cet endroit déjà amoché. Le détonateur est la main gantée de tout ce qu'implique ces deux phrases qui tournent en boucle sous mon crâne. Ma douleur n'a rien de fantôme. Note à moi-même : le préciser à mon médecin à mon prochain rendez-vous de contrôle.

      « Quand on est avec la bonne personne, on le sait ».

     « Tu prends toujours bien la pilule ? ».

     Il faut que...pu.tain.

     C'est une perfusion qu'il te faut, Elly ...

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