Les aujourd'hui. Partie II

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Liam

— Voilà notre Princesse ! s'exclame Mélia sitôt les filles dans notre champ de vision.

     Taylor, avec qui j'ai passé le plus clair de la matinée malgré notre léger accrochage -que nous avons depuis archivé- s'élance vers elle pour décharger Lya de ses paquets. Et il y en a. Je ne sais pas ce qu'elle a dévalisé, mais elle n'a pas fait semblant. La poussette est à présent un caddie plein. 

     Je me relève à mon tour, mais suis figé à mi-parcours par la vision qui me fait face. Lyanor, dans une longue robe blanche dénudée aux épaules, cintrée par un petit cordon rouge, un grand chapeau de paille sur la tête et ma filleule accrochée à son cou, elle est juste ... je n'ai pas les mots, mon vocabulaire m'ayant lâché. Tout. Je ne sais pas ce qui me frappe le plus. Sa beauté, c'est évident. Mais il y a plus que ça. L'image de celle qui me donne envie de combattre des montagnes pour elle, heureuse, le nez dans les boucles blondes d'Ivy. Je crois que c'est ça, qui m'achève, sans douleur ; au contraire. Mon cœur se gonfle un peu plus. Je perds l'équilibre alors que mon repère est là, devant moi, plus forte que moi. Bien plus forte que nous tous réunis. Sans plus le savoir.

     Me dire qu'elle ne se souvient pas de ce qu'elle a vécu, malgré l'horreur des épreuves qu'elle a traversées avant le point culminant qui lui a retiré notre histoire, est une constatation douce-amère. Douce, parce que je crois que cela aurait été trop, même pour elle. 

     Personne ne devrait jamais vivre une agression pareille. Une telle cicatrice. Celle qui estampille les victimes à vie, et pas que les plus chétives ou faibles psychologiquement. Quoi qu'elle en ait dit, je sais que Lya y pensait. À Campbell, à ce toit. Avancer encore après un enlèvement, après avoir été abandonnée dans cet entrepôt poussiéreux, blessée, sans eau, pieds et mains liés, comme on se débarrasse d'une bouteille vide, ce doit être aussi traumatisant que difficilement surmontable.  Alors c'est doux, que sa non-mémoire la préserve, mais c'est une abrasion impitoyable, qu'elle ait perdu nos moments. Tous nos moments. Nos joutes. Nos batailles. Nos guerres. Nos victoires et nos défaites, avant que nous ne nous trouvions sur la plus belle des partitions. Une mélodie écrite pour et par nous. Par nos corps avant que nos lèvres ne s'en mêlent, pour achever sur une note magistrale le scellage de cette musique qui est la nôtre. Lui manquent tout ce qui a créé un «nous». Et rien n'était à jeter.

     Ainsi oui, Lya est forte. C'est ce que j'aime chez elle. Sa ténacité, son tempérament dans son ensemble. Ici, sous mes yeux, en plein jour, elle m'apparaît de nouveau comme une nuée d'astres brillants illuminant une voute noire. C'est ce qu'elle est encore, pour moi. Pour l'entièreté de mon être. Une étoile, et bien plus.

    Elle m'a dit une fois de me transformer en cosmonaute pour lui faire toucher les étoiles. Aux archives. Mais elle ne savait pas à quel point moi, j'avais déjà la plus merveilleuse des novas entre mes doigts tremblants. Elle n'est pas mon soleil, car il doit y en avoir plusieurs dans les univers au-delà du nôtre. Non. Lya est l'alpha des astres. Celle qui domine, impose par sa simple présence un sens de rotation à tout ce qui est à ses pieds. Elle est la radiance suprême. J'aime sa façon de briller même dans les jours sombres. J'aime sa vision du monde, qu'elle soit prête à toutes les rébellions pour faire entendre sa voix. J'aime sa manière de voir la vie, ce qu'elle prévoit de faire de la sienne, et j'ai hâte de revenir à ce point du plateau, celui où nous étions avant de devoir tout reprendre à zéro.

— Non, je m'en occupe.

     Ma bulle explose au son de sa voix, et déjà, elle atteint les escaliers, ma filleule toujours au même endroit. Voulant rester discret à ses yeux, et ne pas lui paraître collant, je la laisse vaquer à ses occupations, sous le regard interrogateur de Neve qui croise celui inquiet de Mélia. Je ne sais pas ce qu'il se trame, mais il a dû se passer quelque chose durant mon absence.

     Durant tout le repas, Lya est égale à elle-même. La «elle» que l'on côtoie depuis son retour dans nos quotidiens personnels. Elle sourit, elle rit, même si son regard se voile par moments, sans que je ne puisse mettre une raison sur ces changements éphémères. Elle participe à nos échanges. Nous nous sommes frôlés à plusieurs reprises, dans des gestes presque au ralenti . En installant le couvert pour le déjeuner. En préparant ensemble la salade de crudités, quand elle se foutait de ma gueule car je n'avais jamais épluché une carotte de ma vie. D'ailleurs, quand cette phrase est sortie de ma bouche tel un système de défense mal rodé, juste après qu'elle m'a confié cette tâche, ses émeraudes stupéfaites ont plongé dans les miennes, ses sourcils se sont réhaussés d'étonnement, puis elle a éclaté de rire aux larmes, avant que je ne comprenne le sous-entendu paillard qu'elle y avait trouvé.

     Celle femme est insatiable. Pourtant, elle va devoir attendre. Je reste persuadé que cette fois, nous devons faire les choses dans la douceur et la retenue.

L'espoir fait vivre.

Je sais aussi qu'elle se souvient parfaitement de nos étreintes de la nuit dernière, et je ressens toujours les soubresauts du monumental soulagement qui s'est épris de moi plus tôt lorsque après avoir fixé l'ilot plusieurs secondes avec un intérêt appuyé,  la tête inclinée, comme si elle revoyait la scène, elle s'est tournée vers moi avec un clin d'œil de connivence. Mais jamais seuls à seuls, je n'ai pas pu aborder le sujet. 

     J'ai comme une envie de tous les virer d'ici.

     Après le dessert, Ivy, notre pile électrique, montre enfin des signes de fatigue. Pourtant, nous voyons tous qu'elle lutte pour retarder l'inévitable moment de la sieste. Mélia est elle aussi impatiente, je l'ai aperçue regarder le transat comme un chèque de cent millions de dollars plusieurs fois.

— Je n'en reviens pas qu'elle ait déjà quatorze mois, soupire Neve pendant que nous nous attelons tous à débarrasser. Parfois, j'ai l'impression de la sentir encore bouger dans mon ventre. Il y a des sensations qu'on n'oublie jamais.

      Elle berce sa fille dont les petits yeux entament lentement une fermeture des rideaux pour au moins deux heures.

— Tu es nostalgique de ta grossesse ? demande Amélia avec un sourire attendri.

     Chacun se rassoit. Il y a des sujets qui méritent notre attention. Les états d'âme de notre benjamine, toujours marquée par l'acte odieux et sans scrupule du géniteur de sa fille, en sont un. Elle en parle peu, plus parce qu'elle refuse de donner plus d'importance à ce salopard qu'il n'en a déjà pris dans nos vies à tous que par pudeur. Et quand elle le fait, il doit avoir les couilles qui saignent sur plusieurs générations. S'il les a toujours accrochées à son corps.

— J'ai eu une belle grossesse, déclare-t-elle émue en caressant les jours d'Ivy présent endormie sur son buste. Même si elle n'était pas prévue au programme, c'est ma plus belle rencontre. Je l'ai aimée dès que j'ai appris qu'elle était là. Je guettais chaque signe de son activité en moi comme un trésor. J'avais hâte qu'elle soit parmi nous, dans mes bras, mais souvent je me dis que dans mon ventre, elle était à l'abri. 

— Elle l'est toujours Neve, réplique Taylor. Je n'ai pas d'enfant bien sûr, mais nos parents nous ont toujours dit qu'il est impossible les préserver de tout. Et ils ont raison. Tu auras toujours peur pour elle, parce que tu l'aimes et que c'est ça, devenir parent.

— C'est vrai, poursuit Mélia entremêlant ses doigts sur la table à ceux d'Ethan. Tu ne peux pas l'enfermer et l'empêcher de vivre sa vie. Les dangers sont partout, mais un des plus grands, c'est de les priver de leur liberté. La vie est déjà dure, notre rôle est de les protéger dans devenir nous-mêmes des bourre...

     Sa phrase reste en suspens, avec mon souffle, qui se cale sur celui inexistant de Lyanor quand mes yeux le posent sur elle. La bouche entrouverte comme si elle venait d'être percutée, les yeux clos et le menton chevrotant, je crois qu'elle a vraiment cesser toute respiration. 

— Il faut que tu reprennes ton...

— Ça suffit Mel ! la rabroue son frère. Ne mélange pas tout et mêle-toi un peu de ce qui te regarde, pour une fois. Elly, Elly ?

— C'est l'hôpital qui se fout de la charité l'emmerdeur-commère ! 

Ils ne ratent pas une occasion.

— Humm... marmonne Lyanor.

     Elle relève le visage vers lui, et du coin de sa serviette de table, sèche le coin de ses yeux. 

— Brittany n'avait rien d'un parent, et tu t'en es très bien sortie. Tu ne seras jamais comme elle, tu m'entends ? Jamais. N'en doute pas. Toi tu seras ...

     Un rire sans joie lui échappe. Lya secoue sa tête de droite à gauche, les yeux sur ses doigts qu'elle triture.

— Non. C'est presque sûre, je ne serai jamais elle. Ça ne se discute pas. 

     Elle a raison. Elle n'a rien de comparable avec celle qui l'a mise au monde. Malgré ses mots, flotte dans l'air une douleur palpable. Sa douleur à elle. Son regard se porte sur Ivy. Une esquisse de sourire tendre se dessine et se gomme aussi vite sur son visage. J'aimerais pouvoir pénétrer ses pensées, savoir quels maux sont silencieusement en train de la ronger de l'intérieur. Je voudrais la prendre dans mes bras, pouvoir faire bouclier contre tout ce qui détruit ses rires, et appelle ses larmes. Qu'elle me laisse être sa muraille qui la défend du reste du monde, contre vents et marrées, contre tous les éléments hostiles à son bonheur. Mais je ne peux pas. Pas encore. Bientôt. Quand elle aura comblé son retard sur notre chemin; quand elle aura de nouveau glissé sa main dans la mienne, et que nos pas marcheront sur le rythme de notre unique partition. Ça viendra.

— C'est ça qui te fait peur Elly ? s'enquiert Neve.

— Mais ma puce, tout le monde a peur, c'est normal. 

— C'est même raisonnablement sain, acquiesce la jeune maman. C'est vrai que dans mon cas, je n'ai pas eu à passer par la phase de réflexion pour savoir si je voulais devenir maman à mon âge, si j'étais prête, si je saurais comment faire, mais je crois que le plus important Elly, c'est d'avoir un sens de la famille et de la moralité. Toi, tu as tout ça, sans avoir eu besoin d'un modèle.

— C'est vrai Elly, tu as l'instinct maternel, ça se voit avec Ivy ... rajoute Ethan.

— Evidemment qu'elle a l'instinct maternel. C'est aussi un point indéniable, affirmé-je en observant Lyanor. Tu ne devrais même pas avoir ce genre de pensées. Tu as des valeurs là où cette folle qui a failli te tuer vouait un véritable culte à la cupidité. Tu n'es pas elle. Tu ne seras jamais elle. 

— C'est vrai Elly, se lève sa meilleure amie pour l'entourer de ses bras. Tu seras la première à qui je confierai mes bébés ! lui lance-t-elle. Enfin c'est pas non plus pour tout de suite hein, que personne ne s'emballe !

— Attends, faut que j'appelle les parents ! se marre Tyler en saisissant son portable devant lui. 

— Tu ne devrais pas, ta mère risque de faire un AVC sous le choc, plaisante à son tour Lya. Sa fille qui ne jurait que par les coups d'un soir parler de se reproduire avec un autre être humain, ça va lui faire griller le système nerveux. 

— Moque-toi vilaine ! J'ai dit pas tout de suite, c'est trop tôt ! la secoue-t-elle. Laisse-moi le temps.

     Mon regard se détourne un instant de celle que mes lèvres rêvent d'aller embrasser. Ethan ne semble pas du même avis que sa compagne. Il lève les yeux au ciel, et je comprends ce qu'il a en tête. Il pense la même chose que moi. Et l'entendre nous expliquer ce dont ils ont déjà dû parler tous les deux me le confirme :

— Amélia a la frousse de tomber enceinte. C'est plus qu'une idée fixe, c'est une crainte fixe. Pourtant, elle dit qu'elle veut des enfants. Mais elle pense que le calendrier a de l'importance dans une relation. Ce qui n'est clairement pas mon cas, énonce-t-il. Je peux comprendre certaines raisons professionnelles pour une femme, consent-t-il. Ton âge aussi, mon cœur. Je peux comprendre beaucoup de raisons qui t'amènent à penser que c'est trop tôt pour toi, vraiment, mais l'horloge dans notre relation, ça, c'est hors de ma compréhension. 

 — Tu n'as vraiment pas peur, toi ? Que ce soit trop tôt ? Que je ne sois pas la ...

 — Le temps n'est rien, Amélia, je la coupe. Quand on est avec la bonne personne, on le sait. C'est une vérité universelle depuis la nuit des temps. Peu importe que tu sois dans ses bras depuis une heure, un mois ou un an. Je pense que quand on est à la place qui nous est destinée, la notion de temporalité n'a plus lieu d'être. Tu peux avoir peur de bien des choses, mais pas de créer ce qui est le plus bel emblème de ton amour pour celui que tu aimes, et avec qui tu sais que tu vieilliras jusqu'à la fin de tes jours. Si Ethan et toi êtes faits pour être ensemble, pourquoi compter les jours sur un calendrier ? Pourquoi lui donner le pouvoir de faire la loi ?

— Liam, m'interpelle Lyanor surprise, tu réalises que tu es en train d'encourager Amélia Scott, la fille la plus déjantée que je connaisse, à se reproduire ? Et avec un membre de ta famille, en plus? Visiblement, tu n'as pas encore passé assez de temps avec elle. Ou alors, tu es aveugle...

     Non, je ne le suis pas.  Même un malvoyant la verrait dans le noir, tant elle est solaire.

— Hey mais c'est que t'es une saleté toi en fait espèce de peau de vache ! Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de ma copine?

     Les filles se chamaillent à coups de chatouilles comme deux enfants, et personne n'intervient pour séparer leurs éclats de rires. Neve ne dit rien elle non-plus, et se contente de filer coucher sa fille loin de cette musique qui me comble un peu plus de joie. Je me sens plus léger. 

Presque prêt à t'envoler.

       Presque. Restent encore certaines attaches qui me clouent lourdement au sol. Si le Karma nous a été défavorable, je crois que le destin, lui, notre destin, se conjugue au singulier. Même si un jour, nous serons au pluriel.

     L'entendre prononcer mon prénom est à chaque fois un éclat de lumière dans le tunnel de ma souffrance. Elle a vite réussi à lâcher ce putain de vouvoiement, mais allez savoir pourquoi,  Liam devait lui écorcher la langue. Ou alors, elle voulait me faire chier. Voire un peu des deux.

— Dis-le ! Je veux t'entendre dire que tu ne seras jamais comme elle, Elly. Que tu le sais. Que tu sais que jamais tu ne feras les mêmes erreurs et horreurs qu'elle, la somme soudain Mélia qui se calme, les bras enserrant toujours les épaules de Lyanor. Dis-le Elly. 

     Lya opine du chef les yeux fermés, puis prend une grande inspiration :

— Je ne serai jamais comme elle. Je le sais. Je n'ai pas de doute sur ça, mon Général ! 

— C'est bien, femme. Maintenant cesse de te prendre la tête et fais-toi plaisir ! Vis aujourd'hui, pas hier ! lui ordonne-t-elle.

— Elle n'a pas besoin de toi pour se faire plaisir, déclare Taylor goguenard.

     Mais c'est quoi, son problème ?

     Lya le considère les yeux plissés. Lentement, elle se relève, puis contourne la table en avançant vers moi de sa démarche chaloupée dans sa maxi robe fluide immaculée, me regardant avec une intensité qui fait pulser mon sang plus vite dans mes veines; comme si nous étions seuls. Lorsqu'elle arrive à mon niveau, me dominant de sa hauteur, elle me prend encore par surprise en se penchant au dessus de moi jusqu'à ce que nos nez s'effleurent, un sourire mutin sur ses lèvres appétissantes qui réveillent immédiatement mes envies, et pas que les plus chastes. Je veux cette bouche. Partout sur moi. Mais c'est toujours trop tôt. 

— Je ne suis pas aveugle, Lyanor.

— Je sais. Ni toi, ni Taylor, d'ailleurs. Et il n'est pas non plus muet. Mais je m'en doutais. 

— Tu savais qu'il nous avez vus ? lui demandé-je surpris sans oser esquisser un seul mouvement de peur qu'elle ne s'évapore comme un merveilleux songe.

— Je l'ai vu nous surprendre, oui, répond-elle en se rapprochant encore.

— Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

À ton avis ?

      Ma question la fait pouffer. Mes poils se hérissent, de bien-être, se délectant de nos souffles mélangés, de nos yeux agrippés et soudés. De cette proximité si intime, qu'elle nous accorde aux yeux de tous. Décidemment, c'est toujours le même schéma. 

— Liam, j'ai presque dû te supplier, me murmure-t-elle, et Taylor est un grand garçon. Je ne voulais pas prendre le risque que tu t'arrêtes en cours de route. Ma pudeur s'en remettra. Le voyeur aussi.

    Pour ta jalousie, rien n'est moins sûr.

— Ils nous regardent tous.

— Tu cherches une excuse pour te défiler ? susurre-t-elle lascivement, ses lèvres contre les miennes. Mélia m'a dit de vivre, c'est que je fais. 

— Qu'est-ce tu veux Lyanor ?

— Des aujourd'hui, Liam. Rien que des aujourd'hui, me répond celle qui fait tourner mon monde. Pas d'hier, pas de prise de tête. Et après... on avisera. J'ai entendu dire que mon boss est un iceberg, mais cette nuit, j'ai vu un geyser. Je crois que je vais faire confiance à mes sens, sur ce coup...

     Elle a raison. Et j'ai tout fait pour que ses sens soient mis à contribution dans mon entreprise, depuis trois semaines.

     Je ne lui oppose rien, me contentant de laisser mon instinct, brut, cette fois, guider mes actes. Je passe d'autorité une main sur ses reins pour supprimer toute distance devenue inutile entre nous, l'autre dans ses cheveux détachés, et l'embrasse, pour sceller ce pacte. Des aujourd'hui, c'est un bon début pour tout recommencer. Elle n'attend pas pour m'accueillir dans sa bouche et donner la cadence de notre baiser emporté dans une valse qui m'électrise, et c'est mon cœur qui, prenant à présent trop de place dans ma poitrine, se désintègre en un millier de morceaux pour se reconstruire aussitôt. Ressuscité en plus solide, à l'image de ce que nous sommes, Lya et moi.

     Il faudra certainement encore un peu de temps pour que nos deux cœurs accordent leurs violons, mais ensuite, quand elle verra plus loin que des aujourd'hui, le temps n'existera plus. Il n'y aura plus que nous, dans des milliers de demain, marchant main dans la main, sur le même chemin.

     Le temps n'est rien, face à l'amour. L'évident. L'éternel. Celui qui naît d'un regard, s'embrase en un baiser, se consume une vie, mais ne meurt jamais. 

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