Les présentations. Partie 1

10 minutes de lecture

Amélia.

Elle va aller bien. Elle ne peut qu'aller bien, n'est-ce pas ?

Oui. Oui. Son état est stable depuis plusieurs jours, je me répète, entre la prière et le mantra.

Elly n'est pas une petite princesse fragile. Elly, pour moi, ce sont toutes les héroïnes Disney réunies dans un seul petit corps, une seule tête qui a mis tant de temps à découvrir qui elle était. Sa véritable identité. La sienne, pas celle qu'on lui avait arbitrairement étiquetée comme si elle n'était qu'une vulgaire marchandise.

Mon frère aime me surnommer Rebelle depuis des années. Selon lui, je devrais même demander des droits d'images... Quel crétin, ce sale gosse ! Mais je l'adore, même quand je rêve de pouvoir l'étranger jusqu'à ce qu'il se prosterne à mes Louboutin en criant que je suis la meilleure sœur rouquine qu'il pouvait avoir. Il se serait quand même bien emmerdé, sans moi accrochée aux roues de son skateboard ! Bref, je m'égare. L'appréhension, sans doute.

Tu parlais capillaires, Redhead¹ Pulitzer ² ...

Oui. Rebelle. Les vannes sur ma tignasse à la Emma Stone, Jessica Chaslain, Marcia Cross, Amanda Righetti ou encore Christina Hendricks et Amy Adams pour ne citer qu'elles, j'en ai reçues à la pelle toute ma vie, j'ai l'habitude; mais au-delà de nos cheveux à l'irlandaise, cette tête brûlée animée à la chevelure carotte possède un caractère de feu. Un peu comme moi, certes.

Mes parents ont très tôt compris que j'avais un tempérament explosif, ainsi qu'un besoin accru de liberté. De vivre mes expériences sans brides. J'ai eu de la chance. Et je ne peux que la mesurer quand je regarde mon amie, sa famille infonctionnel. Pour ne pas dire inutile. Inexistante. Ce sont des insalubres. Tous autant qu'ils sont.

En réalité, si j'admets volontiers avoir le côté aventurier et la détermination de l'héroïne, pour le courage, ma meilleure amie me bat à plate couture.

J'aurais préféré qu'il ne lui faille pas passer par autant d'épreuves que, justement, toutes les égéries Disney réunies, mais la vie est ce qu'elle est. On n'a pas d'autres choix que de se faire à l'idée que nous ne maîtriserons jamais tout. La vie nous fait évoluer sur sa carte, elle sait où elle veut nous mener. Alors je veux croire, encore plus aujourd'hui, qu'il y avait une raison à toute ces merdes qui se sont abattues sur ma meilleure amie telle une chute de dominos lancée à tout allure et inarrêtable.

Il y a forcément une putain de bonne raison. Autre qu'un karma sadique qui s'amuse à la torturer ainsi. Elle ne méritait pas ça. Mais elle va se relever, une fois encore. Elle n'aura pas le choix. Pas un éventail d'options. Simplement celui de réitérer ce qu'elle a déjà fait : faire un joli doigt d'honneur à ceux qui l'ont faite tomber, puis se redresser, plus grande encore.

Elly a toujours réfuté l'idée d'être une battante, mais elle l'est. Depuis longtemps. Depuis son enfance. Elle a grandi dans une immense maison remplie d'œuvres d'art en tous genres, oui, mais sans la chaleur d'un foyer. Malgré ça, elle est devenue une adulte avec de vraies valeurs humaines. Loin de celles de ses parents, si tant est qu'ils en aient, ces rats.

Ces dernières semaines, Elly nous a montré qu'elle est une battante, une force de caractère, de générosité et d'altruisme, en même temps qu'elle se l'est prouvé à elle-même. À présent, elle sait qui elle est. Elle se voit enfin tel que nous, nous l'avons toujours vue.

 Enfin nous ... Pour Mister-Grincheux- Dominateur-Arrogant-Iceberg-PDG -Que-J'ai-Eu-Envie-De-Castrer, ça a pris vachement plus de temps... c'est qu'il a été un peu long à la détente, le gars.

Un peu ?

Ok. Beaucoup. Mais disons que, dans mon extrême bonté, mais aussi car je vois maintenant de mes yeux la même chose que ce que mon chéri à compris il y a des mois, je lui accorde des circonstances atténuantes, à L'empereur-Glaçon. D'autant plus depuis que je connais son histoire, grâce à Ethan. Leur histoire, à tous les deux.

Depuis qu'il m'a raconté à quel point Liam a douillé, quand il a tenté de mettre fin à ses jours. Rien que de repenser à son récit, j'en ai des frissons intérieurs et les larmes me montent.

Pas le moment de pleurer, Mélia ! je me sermonne. Tu pleureras, mais de joie, quand ta Blanche Neige devenue blonde n'aura plus son bout de pomme dégueulasse dans la gorge !

Entre Ethan et moi, ça a été l'évidence tout de suite. Tout comme on traverse au feu vert des piéton. Tout comme l'eau mouille. Le feu brûle. La nuit chasse le jour, le touche du bout du doigt, mais jamais ne le rattrape, ne l'étreint vraiment. Ethan et moi, c'est ce genre d'évidence. Cette sorte de vérité qu'on a pas besoin de prouver, immédiatement admise par tous. Car naturelle.

À mon avis -et j'ai toujours raison, soit dit en passant- Liam et Elly, c'est la même chose. Mais ils se sont rencontrés à un moment de leurs vies où, bien plus que de n'avoir pas été prêts à ce choc, ils n'en voulaient pas, de l'amour. Ils étaient fermés. Verrouillés. Par peur. Tous les deux. Et d'une manière très étrange, pour les mêmes raisons : la crainte d'être utilisés.
Ils n'ont pas subi le même traumatisme, mais ont souffert du même type de mal. Aujourd'hui, leurs chemins ne sont plus simplement en parallèle, ils se sont croisés, rejoints, pour n'en former plus qu'un. Cette situation pourrie, c'est juste un sale feu rouge en panne qui les a stoppés dans leur élan.

Mais aujourd'hui, c'est le jour des travaux de maintenance, de la réparation, car Elly va rouvrir ses émeraudes brillantes pour que le rouge s'efface, après une longue semaine de calvaire à ne voir que du vermeil.

Depuis que je la connais, je la vois comme une perle cachée dans sa coquille. Elle en sortait rarement. Et pas que par timidité. Pas par timidité. Elly vivait une semi-liberté. Emprisonnée dans l'idée que, pourtant, elle devenait libre, que chaque jour la rapprochait du portail de son autonomie.

Bel espoir illusoire !

Elle s'est laissée endoctrinée avec l'ambitionnant aspiration qu'elle récolterait un jour les lauriers de sa docilité, de sa douce servilité. Moi, je parlerais même d'enfermement. D'isolement. Elle a élimé le fil de sa vie en espérant quelques marques d'attentions, d'affection, d'amour. Ainsi elle s'est souvent oubliée, en tant qu'individualité, pour faire plaisir à ses parents. À son enfoiré d'ex-fiancé, ces trois dernières années. Oui, l'image est juste : Elly était libre d'inspirer, d'expirer, mais pas de respirer, pas à son rythme. Pas libre de vivre. Ses libertés s'arrêtaient où les murs de sa cellule commençaient. Elle n'avait simplement pas conscience d'à quel point sa pièce était étriquée. Ce qu'elle pensait être des baies n'étaient que des fenestrons, pour ne pas dire « meurtrières ». Car ils l'ont tuée. Ont volé des années qu'elle ne revivra jamais.

Ces criminels ont annihilé un peu plus chaque jour le vrai elle, en l'étouffant sous les faux-semblants, bien plus travestis que ce qu'elle l'avait cru. Ils ont cloitré si longtemps celle qu'elle aurait toujours dû être, pour qu'elle oublie qu'elle aussi, avait sa propre identité. Une vive à vivre, pour elle, dont elle seule devait être la décisionnaire.

La sage princesse était le pantin des démons. Et croyez-moi, les pires monstres ne sont pas toujours ceux que l'on croit ... Ils se dissimulent sous bien des formes, mais souvent, les contes ont raison ... Dans les fictions se trouvent généralement de grandes vérités. Les plus atroces, celles auxquelles dans la réalité, ont a peur de se confronter. Alors on crée des allégories que l'on confie aux enfants le soir avant le coucher, pour faire passer des allusions, matérialiser des bien fondés, pour les infiltrer dans les pensées ingénues, qui grandiront peut-être en faisant des parallèles avec les histoires de leur enfance. On insinue, sans divulguer frontalement la morale de l'histoire déguisée : les monstres sont partout, et pas que dans les livres.

Oui, Elly est une Princesse ; une magicienne à la mémoire infaillible qui lui servira à commémorer avec une fidélité aussi brutale que précise tous les méfaits des vils truands qui ont foulé le sol de sa vie, l'ont taché du sang de l'absence, de la méprise, du mensonge, du complot, le jour où elle débitera son réquisitoire pour détruire leurs derniers liens. Et si sa vie n'a pas été un conte de fée, pour ce Milestone3, elle sait exactement qui il lui faut combattre pour ...

Quand on parle des ordures ...

C'est pas vrai ! Dites-moi que je rêve !

Les cauchemars existent aussi dans la réalité, Mélia.

Mon sang me quitte. Il s'évapore sous l'embrasement de ma colère et de mon irritable exaspération, emportant avec lui mon infime reliquat de patience, puis revient accompagné de toute une armée de hargne féroce, de rancœur, de ressentiments. Heureusement que nous sommes dans un hôpital, car je crois-bien que je vais empaler quelqu'un ...

— Mélia ? Mélia ? m'interroge Neve me voyant me figer de rage dans le couloir. Mais qu'est-ce ...

— Pardon Elly, je sais que tu voulais le faire toi-même, je murmure mes excuses entre mes mâchoires serrées avant de foncer sur cette masse de résidus de Satan.

Elle tente de poser une main sur mon avant-bras, mais c'est trop tard, et sa main reste en suspension. Il est grand temps de raviverla flamme de la chasse aux démons. Ma torche est déjà toute excitée, frétille,trépigne, et laisse sur mon passage les traces de chabons ardents exaltés. Desannées que je rêve de faire ça.

— Mais !? Amé...

Il va vraiment nous falloir une fosse commune ...

***

Liam

— Oh mon Dieu mais qu'est-ce que tu fiches ici, toi ? TU N'AS RIEN À FOUTRE ICI ! DÉGAGES OU J'TE CONDUIS MOI-MÊME À LA MORGUE ! TU ME DÉGOUTES !

— Bordel de merde ! Elle va péter un câble, cette fois ma Fifi Brindacier 4 ! Ça ne va pas être simple...Manquait plus que ça ...

— C'est pas possible ! se consterne Ethan à côté de moi en passant une main sur son visage. Quel culot de se ramener ici !

Et la traduction ?

Tu veux des sous-titres peut-être ?

— Qui...

À la manière dont mon frère me retient soudain par le torse en me bloquant le passage, je comprends que lui poser la question est inutile.

— Laisse faire Amélia et Taylor, Liam, me dit-il en agrippant mon regard alors que j'essaie de voir ce qu'il se passe derrière et d'avancer malgré le mur qu'il imite à la perfection, ce con.

— Mais pour qui est-ce que tu te prends, Amélia Scott, pour t'adresser ainsi à moi ? s'étonne une voix faussement haut perchée et choquée. Nous n'avons pas élevé les oies ensemble, à ce que je sache ! Mon Dieu ! Quelle édu...

— Tu sais où tu peux te la foutre, mon éducation ? lui crache-t-elle hors d'elle tandis que son frère la maintient pas la taille pour l'empêcher de lui de lui sauter à la gorge. Un indice ! C'est l'endroit qui te sert de te retenir de péter un bon coup parce que putain, c'est à cause de ça que sont nées tes idées de merde !

— Mais ça ne va pas, non ? Taylor ...

— Vous êtes dans un hôpital ! nous rappelle le Professeur qui accourt vers nous en attentat le vacarme. Soit vous vous calmez, soit je préviens la sécurité ! gronde-t-il pas impressionné par l'emportement d'Amélia. Venez dans ...

— Me calmer ? Me calmer ? Mais oui, je vais me calmer ! Merde, où est ma baguette magique, que je fasse disparaître ce gros tas de merde sorti de sa décharge, fait-elle mine de chercher dans ses poches.

— Je ne te permets pas ! On a pas él...

Ethan et moi les rejoignons sitôt. Il se place à droite de sa compagne, moi à gauche. Un soutien physique mais silencieux. Neve est si sidérée qu'elle s'est statufiée.

— Non, en effet, on n'a pas élevé les putois ensemble, parce que toi ...

— J'appelle la ...

— Non ! Non ! S'il vous plait, nous allons vous suivre, excusez-nous, tempère Taylor toujours accroché à sa sœur dont on peut presque voir la fumée de son échauffement lui sortir par le nez et les oreilles tant son visage transpire l'hostilité.

— Enfin la voix de la rai...

— Sérieux, ferme-là, rage-t-il à son tour sans prémices. Je n'en pense pas moins que ma sœur ! T'as rien à foutre ici, bordel !

— Monsieur Scott, le rappelle à l'ordre le médecin qui nous invite d'un signe de bras à nous déplacer vers son bureau.

— On peut savoir ce qu'il se passe ? intervient finalement Neve qui sort de sa torpeur.

Pourtant comme moi, je crois qu'elle a déjà compris, mais elle veut l'entendre. Et nous nous stoppons tous une nouvelle fois. C'est l'heure des présentations, ici, entre les blouses colorées qui s'agitent, les bips, et avec cette désagréable odeur très significative des hôpitaux qui s'infiltre dans les fibres de nos fringues :

— Je suis Brittany Baumont, se présente la femme très élégamment apprêtée qui se tourne vers nous. Je...

— Gérald Baumont, lui coupe la parole l'homme en costard bleu nuit qui jouait son sombre muette jusqu'à maintenant.

Je sens que cette fin de journée va être mémorable. Pleine de révélations.

Apparemment dans cet hôpital tout n'est pas bien aseptisé...

Notes :

1 Redhead : roux/ rousse anglais.

2 Pulitzer : « Le prix Pulitzer est un prix américain décerné par l'Université Columbia de New York et remis à des personnes, journaux, magazines, revues ou agences de presse dans les domaines suivants : journalisme, littérature, fiction et musique, domaines eux-mêmes divisés en catégories spécifiques » Source : Wikipédia

3 Milestone : terme utilisé pour parler d'une étape importante en anglais.

4 : « Fifi Brindacier, de son nom complet Fifilolotte Victuaille Cataplasme Tampon Fille d'Efraïm Brindacier, est le personnage principal d'une série de romans pour enfants écrits à partir de 1945 par la romancière suédoise Astrid Lindgren. » Source : Wikipédia

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Bonne lecture !
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