Jeu de Yoyo

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Elly


- Je ne vois pas Elly. Pas ici du moins. Tout est là, il ne manque rien. Je connais la plupart des fiches par cœur maintenant. Branche-moi sur une imprimante et ma tête te sortira les documents sans aucune erreur !

Je sais qu'il cherche à me faire sourire, mais mon humeur m'empêche de trouver du risible dans cette situation devenue abominablement absurde, mais loin d'être drôle.

- Je ... je ne comprends pas Aaron, je t'assure, je m'excuse totalement hébétée. C'est la première fois que ça m'arrive, j'étais tellement sûre de moi, et une part de mon cerveau refuse toujours d'admettre qu'il a eu tort. Je ne me peux même pas me défendre en prétendant qu'il s'agit d'une hallucination, c'est juste un invention machiavélique de mon esprit pour me rendre encore plus folle, à priori.

- Ce n'est pas grave, Elly, me dit gentiment Ethan en passant un bras au autour de mes épaules avant de m'embrasser la tempe, oubliant que nous ne sommes pas seuls l'espace d'un instant.

Aaron écarquille les yeux. Comme dans un dessin animé. Sa bouche est bien close, pourtant j'entends le bruit de sa mâchoire heurter le sol ainsi que le son des rouages de son cerveau qui carbure à toute allure. Il sait que nous sommes amis, bien entendu, puisque c'est par moi qu'Ethan a rencontré Amélia. Mais ce geste intime révèle à quel point nous sommes devenus proches, ces derniers mois. Nous avions toujours été relativement discrets dans les locaux.

« Intimes », Elly, soulève ma conscience comme si c'était le moment de jouer sur le vocabulaire et de dresser un tableau des comparatifs entre les deux hommes qui sont tactiles avec moi. L'un plus récemment que l'autre. Enfin, question de point de vue, je crois.

Je me tends un peu plus que je ne l'aurais certainement dû, mais les réflexes sont ce qu'ils sont. Ethan, bien moins troublé que moi d'avoir été observé durant ce moment de relâchement et de complicité très amicale mais peu professionnel, veut étouffer son rire qui se transforme malgré lui en faux hoquet. Discrétion: Zéro, en somme.

Nous étions pourtant sur la même longueur d'ondes concernant la proximité que nous pouvions ou pas nous accorder au bureau, ou du moins sur notre temps de travail. Le tutoiement, ok, mais j'ai mis du temps à l'accepter. Le langage familier, surtout de lui à moi, ok aussi. Après tout, c'est lui le patron. Pour le reste, y'a pas Mastercard, mais personne à la Tour ni dans nos entourages professionnels plus étendus n'a à connaître la nature de notre relation personnelle. Et à savoir que nous en avons une, bien que par effet ricochet, mon amitié avec Neve n'étant plus réellement un secret ici, certains ont peut-être des « soupçons ».

Ainsi même si Aaron, qui est lui aussi mon ami, est au courant d'une partie de l'histoire, je préférerais qu'au boulot, les choses restent professionnelles. C'est trop demandé ? Bon, là, c'est râpé fin.

Non, tu crois ? se moque la peste toujours aux aguets, jamais en congé.

- Détends-toi Elly, s'amuse maintenant mon chef de mon fard en me secouant gentiment. Tu as confiance en Aaron et moi aussi. Il ne va pas crier à tous les étages que j'ai de l'affection pour toi. Et il finira pas apprendre que...

Stop. Faut pas abuser !

- Apprendre quoi ? saute sur l'occasion Aaron qui ne rate jamais rien, les yeux plissés en mode Colombo. Est-ce que vous deux et Amélia ... ?

Sa question reste en suspension entre nous, visible, avec des phrases et des clignotants rouges. Il nous pointe à tour de rôle de son index perplexe, son air rieur mais circonspect à son paroxysme. C'est que nous sommes en pleine enquête depuis des jours, alors un peu plus un peu moins pour lui ...

Fausse route mon gars.

Oui, et pas qu'un peu !

- Mais n'importe quoi ! je me lève d'un bon. Non. Non Aaron, mais où tu vas chercher une idée pareille ? souris-je de stupéfaction. Ah bah oui, je sais ! je fusille mon patron du regard. Bref, je suis en couple avec moi-même, ok ? C'est déjà assez compliqué de gérer le HLM que je me trimballe dans ma tête, alors évidemment, non, je ne suis pas dans une relation polyamoureuse, Aaron, j'énonce lasse me demandant comment c'est possible d'avoir une telle conversation. Ni dans aucune relation amoureuse tout court d'ailleurs, sauf avec mes bouquins qui sont à peu près la seule véritable histoire sentimentale que j'ai jamais eue dans ma vie. Donc maintenant que les choses sont claires, peut-on revenir au véritable sujet, un qui existe au contraire de ma vie amoureuse ?

Une bible votre Honneur, vite ! Elly, lève la main droite et dis « Je le jure...».

Non d'un cercueil, j'aurais pas dû vomir...Tout bien réfléchis, le lavage d'estomac, c'est rien comparé à toi ! Quelques heures de tranquillité, j'aurais pas dit non, moi ! J'ai pris perpétuité avec toi! Pitié, dites-moi que «jusqu'à ce que la mort nous sépare» est bien le terme du contrat qui nous lie. Je dois déjà vivre avec toi en CDI, mais y'a pas le E d'éternité, là-dedans.

Merde, je nage dans la folie aromatisée à la framboise! Délicieux au passage, le smoothie que m'avait préparé Mélia pour le petit-déjeuner.

Ça va aller Elly, respire.

- Bon, on fait quoi alors ? nous demande Aaron qui se recentre enfin sur ce qui nous tracasse et nous a accaparés toute la journée, Ethan compris car il a annulé tous ses rdv.

- On fait ce qu'a dit Liam. On va à ce dîner, une aubaine que la proposition vienne du clan Campbell en plus, se frotte le visage mon patron, car aucun risque qu'ils soient suspicieux du coup sur le fait qu'on a des doutes.

Une immense hésitation à aller plus loin avec eux, surtout. Bravo, Elly.

- Des doutes à cause de moi Ethan, si j'avais fermé ma bouche, personne n'aurait perdu tout ce temps.

Et le temps, c'est de l'argent, non ?

- Liam et moi t'avons dit que nous avons confiance en toi, si tu penses avoir vu quelque chose, c'est certainement le cas, dit-il catégorique. Je comprends que ce soit confus dans ta tête, mais ne t'en veux pas Elly, nous finirons par trouver.

- Mon cerveau pense avoir vu autre chose, mais tu vois toi comme moi qu'il n'y a rien d'autre que tout ça, je lui désigne les dossiers ouverts et éparpillés un peu partout. Je ne sais même plus où j'ai vu ces chiffres! Rien que ça, ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille que je perds la tête !

Je me rassois, la tête dans un brouillard sans commune mesure que je tiens entre mes mains. J'ai l'impression d'être à un procès. Toutes les preuves de l'innocence de l'accusé sont là, étalées sous mes yeux, mais j'ai tout de même cette intime conviction qu'il y a tromperie. Que quelque chose ne colle pas.

- Elly, pour ce que ça vaut, intervient Aaron, je me range malgré tout ça, comme tu dis, du côté de Liam et Ethan.

- Il ne faut pas, je le regarde dans les yeux, fatiguée aussi physiquement que mentalement de malmener ma tête depuis des jours, pour trouver mes réponses mais aussi ne plus penser à rien d'autre.

En particulier à un brun aux yeux océan indien que Mélia défend coûte que coûte et même encore depuis hier et cette histoire de cravate perdue, à qui j'ai vraiment envie d'accorder ma confiance pour autre chose qu'une partie de sexe, mais qui ne me facilite pas la tâche et file des sueurs froides à ma tête qui a peur que tout mon être ne s'écrase une nouvelle fois. Une dernière fois.

- Si. Mettons de côté la paperasse, nous sommes certains que les erreurs ne viennent pas de là. En même temps, ils ne nous auraient jamais fait parvenir des éléments comptables ou marketing allant à l'encontre de leur discours sur la valeur montante de la marque et les projections de rentabilité, déclare Ethan en se levant et enfilant sa veste de costume anthracite. Ce qui nous aiderait, qui t'aiderait à te tranquilliser, ce serait de trouver dans quelles circonstances tu as pu tomber sur un bilan plus négatif que celui que nous avons. On a cherché sur le web, et il n'y a rien. On a fouillé chaque échange entre eux et nous, rien. Forcément, tu as vu ça en dehors de la tour.

Oui. Mais j'ai les idées dans le coton, encore plus avec mon traitement qu'a ajusté le Dr. Simons hier midi quand je l'ai appelé pour lui raconter ce qu'il m'est arrivé au club avant-hier soir. Je vire réellement parano, et ça m'inquiète. Plus j'y pense et plus je le dis que je perds les pédales.

Ou pas.

Je dois remettre chacune de mes certitudes sur mes impressions en question.

Avant que Cooper ne me tombe dessus ici à New-York, mon corps avait essayé de me faire comprendre qu'il y avait un danger qui rôdait. Idem pour mes affaires que je ne voyais pas disparaître. Alors je m'étais jurée de l'écouter, s'il y venait à y avoir une prochaine fois, espérant vainement qu'il n'y en aurait pas. Pourtant, aujourd'hui, je doute. Je ne sais plus qui croire. Quoi croire. Ou même si je peux me faire confiance. Cas psychiatrique dans toute sa désillusionnante splendeur. Comme si je n'étais pas suffisamment en pleine crise existentielle. Tiraillée entre mon besoin d'avancer, de tout oublier de mon «avant» et ma conviction que mon passé doit tout de même me servir telle une boussole pour aller vers son opposé, la liberté, en restant sceptique sur tout. Mon incommensurable envie d'étriper Cooper avec une satanique lenteur alors que je ne devrais lui accorder aucune forme d'importance dans ma vie d'aujourd'hui. L'appel de mon être qui voudrait se lancer à corps perdu dans quelque chose tandis que ma tête joue les gendarmes, ma mémoire le commandant en chef d'une armée ayant pour mission de protéger mon cœur. Je veux, mais j'ai peur. J'avance, je me fige. Je me sens comme un yoyo. Incapable de choisir si je dois rester en haut ou descendre, en perpétuel conflit avec moi-même.

- Écoutez. Liam et moi avons demandé son avis à l'une de nos connaissances experte en analyses financières et marketing qui est à son compte et qui fait régulièrement de la sous-traitance pour KMC quand nous souhaitons un point de vue extérieur avant de soumettre les dossiers à nos propres équipes. Nous devrions avoir un retour demain et ce dîner ne sera pas de trop. Il nous permettra de poser quelques questions, nous verrons en temps réel les réactions de nos homologues chez Campbell. Le tout est de faire ça intelligemment.

- Donc en posant des questions sous couvert d'une fausse admiration de leurs résultats, je lui demande, c'est ça ?

- Tout à fait, acquiesce-t-il.

- Et vous êtes certain que c'est une bonne idée qu'Elly et moi soyons là ? Ca va sembler très informel, non ?

- J'en suis autant convaincu que le fait que quinze cheveux blancs me sortent du crâne à chaque fois que tu me vouvoies alors que je t'ai demandé de ne plus le faire, Aaron, le réprimande Ethan pour le dixième fois depuis le début de la journée. Et pour répondre à ta question, lorsque Randy Campbell a contacté Liam avant-hier pour lui proposer cette rencontre soi-disant pour consolider notre futur partenariat qui n'est pourtant à ce stade encore qu'hypothétique même en faisant abstraction de ce que nous a dit Lyanor, il l'a tout de suite prévenu que nos assistants seraient de la partie, en expliquant que vous étiez tous les deux très impliqués dans nos dossiers et aussi que vous êtes partie intégrante de nos cerveaux, rit-il.

- Il a dit ça ? ma bouche murmure toute seule, estomaquée.

- Oui, et il le pense, Elly.

- Plutôt un miracle, ouais.

Il va neiger en juin.

Il s'est excusé, Elly. Plusieurs fois.

Ethan me regarde avec un rictus moqueur. Ok. Miracle il y a bien eu. Le PDG a changé. Même Aaron l'a remarqué. Et j'ai promis à Amélia de lui laisser sa chance. La possibilité de s'expliquer sur ce que j'ai entendu hier, qu'elle voit aussi comme une occasion d'avoir une « belle et profonde discussion ».

Bon, si c'est aussi profond que la dernière fois...

Ça va finir en épisiotomie, le truc...

Oh mon Dieu !!

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? me questionne Ethan.

-Tu as trouvé Elly ?

Oh.Mon.Dieu.
Je ne réussis même plus à papoter dans ma tête. Mais oui, j'ai trouvé comment m'aider à y voir plus clair, souffler sur le brouillard qui gêne trop ma mémoire.


***


- Tu es ravissante Elly! me lance Ethan quand je le rejoins dans son bureau après l'y avoir laissé deux heures plus tôt pour aller me préparer, toujours chez Neve, aidée par Mélia qui m'a pris pour une poupée géante.

Son compliment me fait plaisir et me rassure, aussi. Mélia a eu beaucoup de mal à comprendre que ce n'est qu'un dîner d'affaires et m'a fait essayer autant de tenues qu'il y a de jours dans la semaine. Je ne vais pas mentir, nos moments entre filles me manquaient. La retrouver, c'est un peu comme me sentir complète.

S'il y a des instants où j'aimerais pouvoir, comme sur un ordinateur, appuyer sur le bouton « Erase » ou « Réinitialiser le système », tout effacer pour repartir d'un zéro neutre, quand je suis avec mes amies je réalise à quel point mes souvenirs avec ma meilleure amie, son frère, même les plus récents avec Neve et ma boulette préférée, Ivy, ma petite muse à qui j'adore fabriquer des petites tenues et accessoires, me sont précieux. Si ma famille de sang est une plaie -et mon d'ex fiancé une mycose dégueulasse qu'ils m'ont collé au cul, ma famille de cœur est celle pour qui je ferais tout. Bref. J'ai abdiqué la première. Je l'ai laissé m'habiller.

Vivement qu'elle ait une fille. Et Ivy est ma poupée, j'ai déjà mis les point sur les i et les barres sur les t à ce sujet.

Ma robe, donc... une petite folie faite entre deux visites au début des recherches d'appartement de Mélia. De la couleur de mes yeux « vert bouteille à inspiration émeraude » pour citer la vendeuse, c'est une coupe épaules dénudée mi longue, la jupe évasée, avec un joli nœud à la taille. Les volants recouvrent la moitié de mes avant-bras, le décolleté droit, donc plus que convenable. Ethan m'avait dit « sophistiquée mais décontractée », j'ai donc emprunté un petit perfecto noir à Neve, qui s'accorde parfaitement avec mon sac de travail en cuir. Bon, pour la pochette rose de mon IPad, je n'ai pas la solution. Tant pis! Je me suis fait un maquillage très sobre : à peine un brin de fond de teint car il fait chaud, du mascara, un trait de crayon à sourcil et du crayon mat sur mes lèvres.

- Whaoo Elly ! Tu es splendide !

Deux compliments en deux minutes, je sens déjà le rouge carmin me monter aux joues. Comme quoi, pas besoin de fard , mon corps se charge seul de la couleur de mes pommettes.

- Merci Aaron, je lui souris quand il me rejoint devant la baie vitrée qui nous offre un magnifique coucher de soleil sur la ville qui ne s'endort jamais vraiment.

Je jette un œil à sa tenue. Son costume à pinces a disparu mais son chino noir et une chemise Camel lui donnent réellement ce côté décontracté que lui n'a jamais au bureau, contrairement à moi qui peux me délester du dress-code imposé par notre PDG.

L'envoyer se faire foutre, pour être précise. Mais maintenant que j'ai un peu plus de respect pour lui -un peu- j'ai souvent l'impression que cela ne plaît plus à Guindé-PDG. Bi.po.laire, le beau gosse, je vous dis.

Nous mettons à profit les dix minutes qu'il nous reste avant de mettre les voiles vers le parking et le restaurant dans lequel une salle privée à été réservée pour revoir une dernière fois la liste des questions que devrons poser nos patrons. Lorsque nous atteignons l'ascenseur Ethan et moi -Aaron étant descendu une minute avant nous pour aller "saluer" Candice, encouragé par mon boss- son visage d'ordinaire si jovial se ferme instantanément à la lecture d'un message sur son téléphone.

-Eh merde... rouspète-t-il en pianotant avec acharnement.

Puis il se tourne vers moi en se massant la nuque, une moue perceptiblement agacée sur le visage. Punaise, mais qu'est-ce qu'il a fait ?

-Écoute Elly, on peut sortir boire un verre tous les deux après cette corvée ? me demande-t-il en parlant du dîner. Il y a certaines choses dont j'aurais dû te parler il y a plusieurs semaines déjà. J'ai reporté, probablement trop attendu, et... je ... hésite-t-il en fuyant mon regard. Tu... enfin, il faut mettre cartes sur table Elly, vidé le sac car ma responsabi... Liam ? On ne devrait pas se rejoindre devant Taoshi's ? s'étonne-t-il en entrant dans la cabine avant d'aller lui serrer la main car deux personnes sont entrées avec nous et qu'ils ne se donnent jamais d'accolade en public.

- Si, mais j'ai pu quitter Atlanta avec une heure d'avance, lui explique-t-il, alors je suis venu vous rejoindre ici, mais apparemment j'ai failli vous rater, constate-t-il en me tendant la main. Mademoiselle Johnson.

- Monsieur, je lui réponds après une petite latence.

Mon cerveau surchauffé par l'effet qu'une simple poignée de mains me procure peine à se concentrer sur autre chose. Ma peau est au diapason, elle attend plus, elle a besoin de plus. Elle est une droguée en manque et n'a aucune pudeur à me le faire savoir, car elle se veut électrochoc, pour me faire comprendre qu'un autre organe tente de me dire quelque chose. Mon souffle s'est déjà suspendu dès que le courant m'a traversée. Mon pouls a suivi.

Ce que mon cerveau ne sait pas encore à cet instant, c'est que ce n'est que le début des montagnes russes version concours de yoyo. Des hauts très hauts, et des bas si bas à tutoyer Hadés et ses limbes. Entre paradis et enfer. Brûlure de feu et de glace. Mais quelle que soit la blessure, elle révélera bien plus que prévu. Aucune chute n'est indolore, c'est une vérité universelle.

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