Brume et cornes

13 minutes de lecture

Merci à @artiscript@ pour la correction


Elly


- À ce soir ma beauté.

J'embrasse, ou plutôt je bouffe de bisous sonores le visage d'Ivy qui gazouille aux éclats avant de la laisser aux bons soins de sa nounou pour la journée. J'aurais adoré la garder avec moi toute la matinée, ce petit rayon de soleil, mais Miss Walsh junior a un emploi du temps de ministre, et doit se rendre au parc pour des activités de motricité en groupe. C'est que sa vie sociale est bien plus remplie que la mienne, alors qu'elle ne soufflera sa première bougie que dans 3 semaines, même un peu moins. Je suis une honte humaine, je vous dis !

Eh bien sors plus. CQFD Elly.

La tête et le ventre encore en vrac malgré le traitement de cheval anti-gueule de bois que j'ai ingurgité au réveil -douloureux le réveil, cela va sans dire, puisque newyorkais- je quitte l'immeuble de Bryanna, l'assistante maternelle gothique-manga mais plus professionnelle et que Mary Poppins. Mélia, elle, m'attend dans le taxi. J'ai bien tenté de la convaincre de rester au lit, mais rien à faire, elle a refusé que je sorte seule. Il aurait pu m'arriver quoi, entre le trottoir et la porte de l'immeuble à la façade refaite à neuf de ce quartier huppé avec un portier en uniforme rouge visible depuis l'espace, à l'entrée? Il ressemble un Monsieur Loyal, en plus le type! Quelle parano ...

Un frisson non invité sournoisement caresser ma peau.

Allez Elly, tout va bien ! je me motive. On pense positif!

Comment en vouloir à celle qui est mon soutien indéfectible le long de ce fleuve pas si tranquille ? Cette femme est folle, mais ne le suis-je pas plus ? Mais c'est ma folle, mon ange. Mon trésor flamboyant. Ma famille.

Une remontée acide vient perturber ma réflexion. Là, tout de suite, j'ai envie de me promettre que plus jamais une seule goutte d'alcool ne pénétrera mon organisme. Mais je ne peux pas. D'abord parce que ce serait comme jurer que ne baiserai plus, et soyons honnêtes, j'ai récemment découvert des zones érogènes que je ne soupçonnais pas, alors je ne compte pas interrompre cet apprentissage en si bon chemin ! Je ne suis pas maso, moi. Je veux explorer ces expériences de plaisir inouï jusqu'à pouvoir faire une cartographie mentale de chaque cellule épidermique qui me compose, en apprenant par cœur qui préfère quoi, et surtout : où !

Bon, tu as déjà une vague idée de « où » Elly.

Oui, mais je suis certaine que mon enseignement n'en est qu'à son début.

Avec un bon professeur ...

Ensuite, parce que j'ai manqué tellement d'occasions de m'amuser, de boire jusqu'à ce que vomissements s'en suivent, que je ne me mettrai plus jamais de chaînes, même de plastique.

- J'aurais dû... énonce Mélia sitôt ma ceinture bouclée.

- Je veux faire la fête, Mélia, je la coupe sachant ce qu'elle va dire. Je veux boire, rire, vomir à en avoir mal, jurer comme un charpentier. Je veux trébucher d'ivresse, me taper des hontes qui entreront au Panthéon de la postérité. Je veux m'endormir sans plus savoir comment je m'appelle, me réveiller sans plus savoir ce que j'ai fait la veille. Je veux danser jusqu'à six heures du matin, faire des nuits de deux heures avant d'aller bosser comme si de rien était, comme dans les séries B. Je veux hurler sur ma meilleure qu'elle aurait dû m'en empêcher, puis la prendre dans mes bras pour me faire pardonner. Je veux faire des erreurs, Mély, me dire que c'est la vie, qu'elle m'appartient enfin. Je veux tomber. Me dire que ça devait juste arriver. Je veux vivre ce que j'ai évité , et éviter de m'empêcher de vivre. Je veux faire des conneries, m'en souvenir quand je serai vieille et ridée, et pas regretter au contraire d'avoir été vieille avant d'avoir vécu une jeunesse qui ne durera pas.

- Oh ma puce, chuchote-t-elle les yeux luisants en caressant ma joue.

- Dans quarante ans, je veux me souvenir que certains matins j'avais tout oublié, sauf que j'avais sûrement vécu un truc de dingue. Je veux pleurer d'une gueule de bois à m'en taper la tête contre un mur, pas pleurer de solitude toute seule dans mon lit un soir où ça sera plus dur. Je veux avoir mal en gerbant, pas souffrir de m'être isolée pour faire plaisir à des gens qui n'en valent pas la peine.

Je sens les larmes me monter aux yeux, mon nez piquer en avertissement, mais plus rien de m'arrête, et je vois le chauffeur nous observer à travers son rétroviseur, curieux. Il doit en entendre, des hommes et ses femmes refaire le monde ! Et c'est pour ça que moi, je suis là. Pour créer le mien. Celui qui m'appartient.

- Je veux faire tout ce qui m'était interdit, courir après ce qui était soi-disant hors de portée. Je veux refaire mes voyages d'enfant, retrouver mon innocence juste un instant. Je veux profiter des manèges dans les parcs d'attraction, faire des châteaux de sable sur les plages, des anges dans la neige. J'veux pas remonter le temps, mais me refaire un vrai présent, . Je veux regretter d'avoir perdu mon père, de ne pas l'avoir assez connu, pas cultiver le remord d'avoir laissé ma mère m'avoir volé ma vie parce que je n'aurais pas su en profiter après lui avoir dit d'aller se faire foutre à Tombouctou !

Elle tape soudain dans ses mains, faisant sursauter Mister Pervers qui reluquait tranquillement le décolleté de ma petite robe blanche à fleurs bleues , l'air de rien. Comme s'il n'était pas payé pour nous reconduire chez Neve, et pas aux urgences. Quoi que ... si j'ai les garantie de me trouver face à des secouristes hot et canons, avec de jolies lances calibre bouche à incendie ...

Alerte, Elly !

Rabat-joie.

Polygame !

- Ça c'est ma guerrière ! me prend-elle dans ses bras. J'allais dire plus d'alcool à volonté, mais en fait j'oublie l'idée. Qui sait? Tu vas peut-être nous pondre un vaccin contre contre Ebola dans la journée, plaisante-t- elle en me massant les tempes. C'est que ça fuse là-dedans ma petite Marie Curie !

Son accent français me tire un rire qui résonne anormalement dans mon crâne. Il va me falloir encore du paracétamol, et un truc pour la gorge, aussi. Elle a mal supporté mes doigts pour me faire vomir après avoir pris sans réelle conscience mes anti-stress. Quatre fois la dose, d'après les preuves fournies par le contenu de mon estomac. Avec de l'alcool. Heureusement que Mélia était avec moi... "Léger" fois quatre, ça fais plus du tout "léger"...

J'aurais pas dit non à me faire palper par un beau médecin en blouse bleue ou blanche, mais le lavage d'estomac bizarrement, ça ne m'attire pas.

Moi non plus.

- Parfois j'aimerais tout oublier Mélia. Comme dans un film, me réveiller et ne plus me souvenir. Du négatif au moins. Recommencer ma vie, sans mon passé.

- Je sais Elly.

Je me cale mieux dans le siège, la tête reposée sur la vitre fraîche. Je regarde la vie à l'extérieure. De l'extérieur, on ne voit que l'emballage. La face visible qui cache souvent derrière un sourire , des larmes, des coups, des deuils cachés par la pudeur ou la peur. J'observe à un feu rouge ces dizaines de personnes passer de l'autre côté du trottoir. J'aimerais que parfois, les choses soient aussi simples. Traverser sans danger et laisser le reste de l'autre côté. Je veux vivre un présent en apprenant des erreurs et mensonges du passé, pas que mon passé guide pas à pas un présent qui trainerait un lourd boulet à ses pieds. Le problème, c'est que ce putain de boulet à les gênes d'un boomerang, et il me retrouve toujours, comme si j'avais un GPS au cul !

Il va falloir arrêter de faire l'autruche et amputer le problème au nerf, me dis-je pour la vingtième fois depuis que je me suis réveillée.

Sans passer par la case « prison » si possible, Elly.

Trouillarde.

Mon téléphone débute une danse vibrante dans mon petit sac à main posé entre Amélia et moi, elle-même en train de câliner le sien -de portable, pas de sac. Un appel, mais puisque Mélia est à mes côtés, et Neve à une réunion financière, je ne vois pas trop qui aurait envie d'entendre le son de ma voix. Ethan, lui, doit déjà être à dix milles pieds au-dessus de la terre ferme. Alors je baille de fatigue sans grâce, tente d'étouffer dans l'œuf l'attaque du gant de fer de la panique qui encercle déjà mon cœur et mes poumons, et me demande le plus sérieusement du monde si mon pc pourrait me filer vite-fait la solution pour trouver sur le Darknet du C4 , de l'Anthrax, ou n'importe quoi capable de faire disparaitre le nid de frelons que se cache dans mon boulet.

- Tu ne réponds pas ?

- Non. J'ai un répondeur, je rappellerai si c'est important. Plus tard.

Et peu de chances que ça le soit. Mais sitôt l'appel terminé, ça recommence.

- Tu devrais répondre, me conseille celle que je vais bientôt surnommer « la traitresse » après s'être raclé la gorge, car je crois comprendre.

J'enclenche mon mode «missiles nucléaires» dans mes yeux, me tourne vivement pour lui faire face.

- Tu lui as dit, c'est ça ?

- Juste que tu as été malade hier soir ! se défend-elle les bras tendus entre nous. Rien sur ce qu'a sous-entendu Aaron, croix de bois !

Ah e bien ça, mieux vaut pour elle ! Moi je ne me suis jamais mêlée de ses relations en CCD ou en ONO – One Night Only-, et je ne me mêle pas de son couple. Bon, je ne suis ni dans une relation ni en couple, mais peu importe. Même de mon néant sentimental je ne veux pas qu'elle interfère.

- Ne fais plus ça. Ma vie ne le regarde pas, c'est clair ?

- Tu es jalouse ! éclate-t-elle de rire. Tu ne me la feras pas à moi ! Tu es verte.de.jalousie et tu lui fais payer les paroles d'Aaron ! Non d'une Louboutin en série limitée Elly ! Tu es jalouse ma fille ! J'en étais sûre!

- Tu dis n'importe quoi, je me renfrogne.

Vraiment Elly ?

Elle se frotte le front et moi, je pense à sauter de la voiture en marche. Déjà hier soir, elle a essayé d'avoir cette discussion avec moi, mais j'ai pu esquiver. Et m'échapper en m'enfermant dans la salle de bains. Je comprends mieux pourquoi elle est venue, tout à coup ... manipulatrice !

Une fille intelligente. Folle, mais maligne.

- Ma puce. Tu vois bien que Liam fait de son mieux pour apaiser les choses entre vous, tu crois vraiment qu'il irait s'envoyer en l'air à Atlanta avec une autre alors qu'il est comme un galérien en plein tempête, qu'il marche sur des œufs ne sachant plus quoi faire pour avoir une discussion avec toi ? Merde Elly ! me fait-elle sursauter.Ouvre un peu les yeux et avance, tous les mecs ne sont pas comme ce salopard de futur castré sans anesthésie de Cooper !

Le chauffeur s'étrangle avec la bave qui devait couler de sa bouche de vieux pervers libidineux, bien fait.

- Vous si vous ne tenez pas à ce que je teste l'émasculation sur votre anatomie, je vous conseille de regarder droit devant vous et d'oublier les seins de ma copine ! À moins que vous ne préfériez que son mec vous arrache les yeux à la cuillère à café !? Capice ?

Mon <<mec>> ? Elle s'avance un peu trop,là.

Le quadragénaire hoche la caboche à s'en péter une vertèbre et fai enfin ce pour quoi il sera payé. Mais pas sûr qu'il récolte un super pourboire. Plutôt une mauvaise note sur l'appli à l'issu de la course. Et vu à quel point il s'est rincé l'œil, il devrait même m'offrir cette prestation.

Punaise, on est pas aidé pour sortir de la folie, je vous le dis !

- Allô ? humm, oui oui, elle est avec moi ...

Punaise, il a osé !

Mélia me tend son smartphone tout neuf et tout rose incrusté de strass, cadeau personnalisé de son chéri, en haussant les épaules comme si rien n'était anormale dans le fait que Kavanagh passe par ma meilleure amie quand je ne lui réponds pas. Quiproquo ou pas sur ses «motivations» et «sa détente» à Atlanta, s'il commence à me pister comme ça, c'est même pas la peine d'essayer quoi que ce soit ! C'est mort avant d'avoir existé.

Ça existe déjà, Elly... mais tu préfères rester dans l'ombre pour ne pas voir les évidences.

- Lyanor ?

- Assistante de Monsieur Walsh bonjour, que puis-je faire pour vous ? je demande faussement enjouée en enfilant mentalement mon rôle pro.

Mélia me fait les gros yeux, puis me file une tape sur l'épaule pour me réprimander. Je peux même lire « puéril » dans ses prunelles bleues. Quant à mon interlocuteur, il soupire et lâche un « je m'en doutais » avant de reprendre avec calme étonnant :

- Salut, Lyanor. Donc, tu m'en veux encore, suppose-t-il.

Tout dépend, il peut préciser ? Parce que selon la réponse, je lui en voudrais jusqu'à la fin de mes jours, en effet. Et puis depuis quand il sait dire «salut», lui ?

- Pourquoi je vous en voudrais?

Nouveau regard médusé de ma meilleure amie. Je lui tire la langue. <<Puéril>>, a-t-elle pensé. Autant lui donner raison.

- D'avoir parlé de nous à Ethan, pourquoi, tu as autre chose sur ta liste contre moi ?

Et avant que je ne puisse me lancer dans une «liste» quatre fois plus longue que la 5e Avenue, il ajoute :

- De récent, je veux dire, par pitié Lya ne me refais pas l'histoire du Mister Connard, je la connais par cœur puisqu'en suis l'infâme auteur !

Une petite piqure de rappel de temps en temps, ça vaut le coup non ? Comme les vaccins?

- Vous m'appelez pour quoi ? je change de sujet.

· Tu as essayé de me joindre hier soir, mais mon téléphone était en silencieux dans ma veste.

Pour ne pas être dérangé, c'est mieux, oui, je râle toute seule dans ma tête.

- Sûrement une fausse manip dans ma poche, mens-je. Pourquoi vous-aurais-je appelé ? On venait de se parler!

Quelle conne ! Gri.llée.

En beauté !

- Tu es une très mauvaise menteuse Lyanor, soupire-t-il alors que j'entends quand même une lueur d'amusement dans sa voix. Je vais réfléchir à une sanction adaptée pour cette falsification de la vérité, dit-il d'une voix plus rauque et suave, et nous pourrons en discuter demain, avant le RDV prévu avec les Campbell. D'ailleurs, consulte ton agenda quand tu retourneras au bureau cet après-midi, j'ai fait les modifications nécessaires.

- Vous avez accès à mon agenda ? je m'étonne en sortant du taxi jaune après que Mélia a payé la course.

- Oui.

Évidemment. Ce mec est un véritable control freak ! S'il arrive à ajouter des œuvres sur ma biblio ...

- Ethan vous a donné les codes pour entrer sur le compte book qu'il m'a créé sur la tablette !! je grogne en comprenant qu'ils sont de mèche.

- Liam tu es prêt ? Où est passé ta cravate ? lui demande une voix féminine en fond sonore que j'entends parfaitement .

Cherche donc autour de tes poignets ou accrocher au lit, pour voir ... je fulmine, me retenant d'envoyer chier celui qui ose me traiter de menteuse alors qu'il se paie du bon temps depuis hier soir !

- Non. Je t'expliquerai demain, promis, je dois te laisser, termine-t-il toute allure avant de raccrocher.

- Évidemment que Monsieur doit me laisser ! murmuré-je pour moi.

Je rends son portable à Mélia et entre comme une furie dans l'immeuble de Neve, sous les yeux ahuris de Bertrand, le portier de jour, en convoquant tout le calme qu'il me reste pour ne pas encore lui envoyer un mail avec une énorme «CONNARD» en rouge, gras, et surligné en jaune en plein centre. Je vois d'ici le résultat, et ça me plait bien. Mais sur une banderole, dans son hall d'entrée où l'on pourrait garer deux bus, ça rendrait encore mieux.

Ouais, bonne idée, je me félicite diaboliquement. Avec une livraison chrono, je l'aurai demain avant son retour ...


- Bon sang Elly qu'est-ce qu'il t'arrive encore ?

- Oh moi, rien, rassure-toi. En revanche, Kavanagh et la femme dans sa suite sont sur le point de lancer un avis de recherche pour une certaine cravate disparue. Et tu sais ce qu'il fait, avec ses putain de cravates hors de prix ? je lui demande sans attendre de réponse. Un indice, il ne s'étrangle pas avec, mais moi c'est exactement ce que je compte faire demain ! Étrangler ce sale hypocrite et lui jouer de la corne de brume si près des tympans que ses arrières petits enfants S'EN SOUVIENDRONT ENCORE !!!! je hurle dans l'ascenseur. Et encore, si je ne lui fais pas un garrot aux couilles empêchant toute possibilité de descendance avec cette PUTAIN.DE.CRAVATE.À.LA.CON !!!

Un cierge pour ses parties, alors.

Sa ligne de soucils imite un accent circonflexe.

- Tu es jalouse, ma puce, et je suis certaine que tu t'emballes encore.

Mélia essaie de me rassurer et de me calmer, surtout, car oui, je suis verte de rage. Surtout contre moi-même de m'être encore faite avoir comme une bleue. Vraiment, quelle conne je fais ! J'imagine toutes les manières horriblement douloureuses de lui faire payer cet ultime coup-bas et avec une vélocité sans non, mon cœur s'embrouille dans sa cadence alors que la lame en fusion d'une dague le transperce de part en part. La cautérisation n'est ni immédiate ni indolore. Statufiée par une désagréable sensation qu'il me faut rapidement chasser pour ne pas m'effondrer, dans tous les sens du terme, je me rends compte d'un truc qui me glace le sang jusqu'aux os, voire plus. Aux antipodes du brasier qui venait de m'assaillir.

ENFIN !

C'est pas vrai ... Pourquoi il fallait que ça tombe sur lui ?

Annotations

Recommandations

Line P_auteur
Quand Rose, jeune femme intrépide et un brin grande gueule fait ses valises un beau matin pour partir s'installer à l'autre bout du monde sans se retourner, elle sait ce qu'elle quitte, mais ne se doute pas un seul instant de ce qu'elle va trouver, là-bas. Pourtant, elle n'a pas choisi sa destination par hasard, mais rien ne l'avait préparé à un tel choc. Littéralement. Un camaïeu de couleurs, de gens, de cultures, perdu entre terre et montagnes, passé et présent, qui renferme bien plus de secrets que de réponses qu'elle n'était venue en chercher ; et pas que ...

Alors qu'elle pensait pouvoir se faire discrète, Rose s'aperçoit avant même son arrivée que ses prévisions étaient trop téméraires quand on a l'ambition de mettre les pieds dans une ville où même les roues ont des yeux et des oreilles. Une voiture capricieuse qui la lâche au mauvais moment et c'est la première secousse de son séjour pas réellement entamé, qui détruit définitivement son doux espoir d'anonymat. Une collision "titanesque" dont les tremblements ne sont pas que ceux de la tôle froissée.

A la tête des Dark Evil Lions, les bikers protecteurs de la cité, le ténébreux Titàn est l'incarnation même de l'attirante menace. Celle qu'on sait être agressive et prête à tout pour gagner, mais que l'on ne peut s'empêcher de vouloir toucher car irrésistible, et dont l'apparence n'est qu'une partie de la véritable valeur.

Accaparés par deux quêtes différentes, ils s'affrontent, se repoussent, se désirent, se haïssent, jusqu'à ce que la faucheuse elle-même ne sorte de l'ombre pour pointer de son outil aiguisé une question que nul ne se serait jamais posé: Qui est réellement pour eux, le plus grand spectre du danger ?

Doit-on vivre par amour, ou mourir pour lui?

Contient des scènes à caractère sexuel explicit
Public averti
Copie interdite, y compris utilisation des personnages dans d'autres œuvres

TOUS DROITS RÉSERVÉS©
Histoire protégée

Plagiat interdit selon Article L335-2, Modifié par LOI n°2016-731 du 3 juin 2016 - art. 44.
1116
250
275
1002
Aventador
"Qu'est-ce qui t'as tuée, Solenn?" Telle est la question qui hante depuis sept ans Zack, le dernier compagnon de Solenn Avryle, ex-icône du septième art hexagonal. Une disparition violente à laquelle Paul Werner, premier mari de l'actrice et figure de proue de l'extrême-droite nationaliste, n'est peut-être pas étranger...

Un portrait de femme empreint de poésie, la peinture toute en nuance d'une personnalité complexe à travers le regard amoureux de celui qui l'a le plus aimée.

NB : Ce roman est une fiction. Je ne fais partie d'aucun parti politique et mon récit n'a pas vocation à être un instrument de propagande. Ceci pour éviter toute interprétation déviante...

ISBN : 978-2-9573032-1-2
93
123
0
437
Brune*
À Elles...
56
89
13
11

Vous aimez lire Line P_auteur ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0