Oxygène

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Elly


- On trinque à quoi ?

- Toujours besoin des femmes quand il faut être un peu cérébral, hein ? Les mecs, j'vous jure! Et si tu nous faisais une proposition Aaron ?! Épate-nous !

Mélia me lance un clin d'œil de connivence, Aaron lève les yeux au ciel vers les guirlandes colorées qui passent au-dessus de notre table en extérieur en écoutant ma meilleure amie se moquer gentiment de la gent masculine. Encore. Enfin, elle ne le fait plus trop quand son Roméo est dans les parages ... pas folle la guêpe. Alors ce soir, elle profite, ma rousse favorite. En plus, elle s'entend très bien avec Aaron, et ce ne sera certainement pas la dernière soirée que nous ferons ensemble, je ne pourrais pas être plus ravie de pouvoir passer du temps avec ces deux-là.

Mélia a signé le bail de son appartement cet après-midi. Elle a enfin eu un coup de cœur pour un spacieux T3 dans Long Island, avec beaucoup de cachet, à son image. De grandes portes fenêtres pour faire entrer la lumière, des poutres apparentes, une salle de bains type années 20 avec une baignoire ronde et sur pieds au centre de la pièce, des briques rouges dans le salon, de vieilles moulures au plafond qui n'ont heureusement pas été retirées pendant les rénovations du séjour, et du bois au sol. Elle commencera à emménager dans la semaine, à son retour de Seattle où elle doit encore aller faire quelques cartons et vendre sa voiture dont elle ne veut pas à New-York. Et qui ne roule plus depuis plusieurs mois, en plus. Alors autant qu'elle s'en sépare de sa Ford.

Au travers de sa recherche de logement, j'ai moi aussi découvert des quartiers qui m'ont plus. Brooklyn, ou encore certaines parties de Harlem. Je veux un endroit vivant, avec de l'histoire, des pépites à débusquer, et une population cosmopolite. Le tout en étant relativement proche de la tour KMC par les transports en commun. Je veux pouvoir me balader, dénicher des galeries, des petits commerces atypiques, des architectures et des gens. Harlem est à moins de dix minutes de Central Park, ce qui serait idéal pour aller m'y promener les week-ends. L'été nous frôle de son doigt, je suis arrivée il y a presque cinq mois. Je crois qu'il est plus que temps que je chausse mes petites basket en toile et que j'aille en vadrouille me perdre sur les pavés de l'histoire et de la modernité. Je suis à New-York ! Je dois mettre le nez dehors !

Il était temps, oui...

Je soupire, presque émue, en sentant une chevelure flamboyante aux senteurs de jasmin se poser sur mon épaule. Amelia regarde toujours son écran, mais c'est sa manière à elle de me dire qu'elle est là. Et qu'elle entend chacune de mes pensées...

Carpe diem Elly.

L'avoir avec moi, c'est mon petit coin de paradis. Je n'en reviens toujours pas qu'elle ait décidé de plaquer ses voyages, sa vie de baroudeuse nomade pour se sédentariser si loin de sa famille, finalement. Près de moi, même si sa rencontre avec le bel Ethan a du peser dans la balance, mais égoïstement, je veux croire que je pèse mon petit poids, quand même ! Taylor passera nous voir dans quinze jours, et j'ai hâte que nous soyons tous les trois réunis, comme avant. Il me manque, et nos appels ne me suffisent plus. Ils sont les reliques de ma vie d'avant, précieux. Un souffle que je ne veux pas perdre, qui doit alimenter encore ma vie par de petites joies dont ils sont les grands écrivains.

Rien n'arrive par hasard, c'est ce que j'ai tenté de dire à Kavanagh il y a trois jours, il y a nécessairement une raison à tout même s'il faut du tout pour tout comprendre. Peut-être mes déboires sont-ils tout bonnement « le nécessaire » pour que Mélia ait rencontré sa moitié. Si je n'étais pas rentrée plus tôt du boulot ce soir-là, si je n'avais pas vu la pénible réalité de mon existence, décider de fuir les néfastes ... Si je n'avais pas lancé cette fléchette, si elle n'avait pas atterri sur New-York ... Je serais encore là-bas, coincée, ficelée telle une marionnette dont on fait ce qu'on veut, et à qui on laisse croire en une dose de liberté qui était en fait certainement orchestrée de toute pièce. Mais la vie cette fois s'est montrée protectrice, s'est muée en ciseaux pour couper les lianes de la traitrise.

Parfois la vie fait mal. Elle nous laisse être aveuglés, utilisés. Puis, un jour, la roue tourne. C'est ce qui s'est passé pour moi. Ma roue s'est mise à tourner dans le bon sens, d'une énergie plus positive dont je suis devenue maitresse. Peut-être ma roue est-elle liée à celle d'Amélia, mais si j'ai vécu tout ça, y compris les blessures infligées par Iceberg PDG pour que ma meilleure amie rencontre l'homme de sa vie, alors ça me va. Je suis en paix avec ça, parce que Mélia est la seule à ne m'avoir jamais trahie, mais au contraire à avoir essayé de laver à la javel toutes les merdes que je ne sentais pas.

Un air latino remixé s'envole sur le patio quand la belle Candice revient des toilettes. Son sourire large et lumineux fait de l'ombre à la lune ce soir. Quant aux étoiles, elles sont toutes dans les yeux d'Aaron quand il les pose sur elle. En même temps, ça se comprend : elle a résisté longtemps aux charmes de mon collègue et ami. Mais il n'a jamais flanché. Il s'est accroché, a tout fait pour la séduire ces derniers mois, lui montrer par des petites attentions sans prétention qu'il était là même depuis l'autre bout de la planète, attendant patiemment qu'elle comprenne qu'il était sérieux. Sa persévérance a payé... sa belle gueule aussi. Comme quoi, quand je lui ai conseillé de se déclarer, puis de ne pas se décourager, j'avais raison. La récompense de sa ténacité, c'est... le baiser qu'ils sont en train d'échanger comme s'ils ne s'étaient pas bouffés depuis des lustres. Berk. Berk. Berk.

Le romantisme te tuerait Elly?

C'est toi que je tuerais bien.
Je détourne les yeux, mais pour mes oreilles, je n'ai pas la solution. C'est bien beau de jouer les nounous pour que je fasse trois repas par jour, mais mon estomac si peu rempli qui peine à accepter de la nourriture solide est réfractaire à toute image pouvant lui créer des spasmes acides...

Mélia, elle, glousse pas discrète pour un sous et pas perturbée non plus, pianote sur son portable qui l'absorbe sans relâche, probablement en pleine conversation cochonne avec Ethan. Je me demande même si elle n'aurait pas osé utiliser un de ses « oeufs magiques » dont elle me rabat les oreilles depuis ce week-end.

Ne.Pas.Y.Penser... loupé.

Gé.ni.al. Je tiens donc la chandelle sous une guirlande multicolores entre un vrai couple qui s'inspecte les amygdales en face de moi , et Mélia qui envoie des sextos à son mec à ma gauche. Voilà voilà... comment avoir la vague impression d'être dans un hôpital coincée entre une consult ORL et une pseudo consult Gynéco à tendance séance de sexologie...
Ça va aller Elly, détends-toi!

- Buvons à l'amour ! s'exclame Aaron une fois sa bouche libre, sa bière levée devant lui. Celui qui change votre vie, vos jours et vos nuits. L'amour qui transforme des idéaux poussiéreux en réalité éblouissantes !

Melia adhère et trinque, je l'imite. Candice, estomaquée, semble ne plus savoir comment réagir. Perdue quelque part entre l'ivresse alcoolique des divers cocktails rouges qu'elle a goûtés et la béate stupéfaction en comprenant le message pas si subliminal de son copain. Ils sont mignons ... et illustreraient à la perfection l'expression « se dévorer du regard».

Nous trinquons, les amoureux s'embrassent entre deux déclarations sans pudeur sous nos yeux attendris. Encore. Encore. Et encore... À tel point que j'ai un instant l'impression d'assister à un concours de roulage de pelles géantes en apnée. Il me faut visiblement plus de liquide pour m'alourdir la tête ce soir.

Les minutes passent, l'air se rafraîchit délicieusement mais les corps se réchauffent grâce à l'alcool et aux discussions à caractères sexuels explicites entres mes trois amis. Quatre, quand Steven, un ami d'Aaron, se joint à nous vers 22h00.

Lorsque Neve débarque à son tour aux alentours des 22h30, après que je l'aie
suppliée de venir me sauver, j'en suis à me demander si tout le monde dans cette ville ne choisirait pas ses amis sur catalogue. Un regard circulaire confirme mes pensées : ici, les gens sont beaux. L'effet New-York sans doute.

Steven n'est pas mal non plus, vraiment pas mal. Charmant. Séduisant. Intéressant, physiquement parlant. Très plaisant ...

Trop d'alcool Elly.

Plus grand que moi mais plus petit qu'Ethan. Un mètre quatre-vingts, tout au plus. Les cheveux châtain aux reflets cuivrés accentués par les lumières, les yeux gris vert, rasé de près, des lèvres qui nous obligent à nous demander s'il sait bien s'en servir. Je digresse. Mais oui. Il est pas mal dans le genre beau gosse qui sait qu'il est attirant. Je l'inspecte sans vraiment l'avoir choisi pour la quatrième fois au moins, ça occupe mon esprit je crois. Il est plutôt fin, mais son t-shirt bleu ancre ajusté laisse deviner aisément qu'il entretient sa forme. Bon, moins qu'Ethan et ...

- Mademoiselle Walsh ? s'étonne Aaron de la voir ici manquant d'avaler de travers.

- Aaron, oublie les Mademoiselle Walsh et le vouvoiement s'il te plaît, proteste-t-elle en me poussant à coups de hanche pour que je lui fasse une place laissant elle-même au placard le protocole professionnel. J'ai une vie normale en dehors de KMC!

Il accepte volontiers, lui présente Steven dont le regard lubrique qui vogue de Neve à moi est en phase de faire de l'ombre aux ampoules qui nous surplombent. Je vois d'ici le scénario qu'il se fait. Et...non, ça n'arrivera pas dans cette configuration, même si j'ai clairement dépassé de deux verres minimum la limite pour ne pas avoir mal aux cheveux demain matin.

Ça va piquer Elly.

Et puis en plus de la musique entraînante du bar à ciel ouvert, les paroles d'un grand brun aux yeux perçants flottent dans ma tête me rappelant le souvenir d'une étreinte dans un sauna qui n'en avait aucun attribut avant qu'il ne vienne m'interrompre dans mes recherches.

« ...Plus de main pour s'astiquer... ».

Je souris intérieurement au son de sa voix rauque chatouillant mes oreilles autant qu'à l'avertissement qu'il y prononçait. J'entends les claquements rythmiques de nos bassins, de mes fesses rebondies sur ses cuisses bandées. Une nuée de picotements se réveillent sans prémices sur mon corps, une perle de sueur dévale la ligne de ma colonne vertébrale sous ma petite robe d'été jaune. Un frisson qui n'a rien de froid. Il apporte avec lui des flashs torrides qui font se tordre mon estomac mais n'ont rien d'acide. Je sens les petites bulles azotées de mes cocktails pétillants éclater dans mon ventre, un ballet de papillons s'amuser un peu plus bas... alors je serre les cuisses pour soulager cette tension naissante, alors que j'étais tombée d'accord avec moi-même il y a trois jours sur le fait que cette exclusivité précipitée étiquetait une notion d'appartenance qui me dérange foncièrement. Je ne devrais pas être émoustillée d'y repenser.

D'ailleurs, j'aurais dû avoir une toute autre réaction, quand il a évoqué ça. Mais ahurie d'entendre un tel discours de sa part, sortant d'un chapeau que je ne savais pas qu'il avait, j'ai quelques secondes perdu mes moyens. Blackout. Les menottes de mon passé et les nouvelles du présent faisaient soudain trop de bruits dans ma tête. Ajouté à ça l'étrangeté de la scène dans laquelle je me trouvais avec cet homme, le grand Liam Kavanagh, mon cerveau cartésien a dû tout couper pour ne pas se trouver dans une trop dangereuse surtension. Il venait à peine de sortir d'une euphorisante suffocation orgasmique. Fallait pas trop lui en demander...

Petit à petit mon esprit s'égare de plus belle en profitant des vapeurs sucrées et chaudes infiltrées dans mes veines. Il s'envole dans un quartier pas plus calme que celui-ci, mais où les costumes valent jusqu'à trois fois mon salaire mensuel, dans lequel les pas qui martèlent le bitume sont le plus souvent pressés, exigeants que nul ne se trouve sur leur route pour les ralentir. Les affaires sont les affaires, et le temps c'est de l'argent. Il passe par une fenêtre ouverte, hume l'odeur de transpiration pas due à un entraînement sportif mais plutôt à un exploit sexuel détonnant tout autant qu'il fut imprévu... et ... c'est la douche glacée quand je revois le visage pas du tout gêné ni surpris d'Ethan quand il est entré dans la pièce. Non, la honte ne tue pas. Mais merde alors, j'ai quand même bien senti la claque !

Tout comme le courant d'air du souvenir Elly...

Oui. Il a le mérite de me tirer de mes songes. Ou alors est-ce le son du rire de Mélia et Neve ?

Bon, finalement, avoir fait venir Neve ne m'a pas réellement sauvée de ma solitude bien que nous soyons cinq. Elle semble beaucoup apprécier le pote d'Aaron et j'ai une sorte de prémonition qui me chuchote du bout des lèvres que je vais peut-être rentrer seule chez elle à la fin de la soirée. Sauf si je souffle à Amélia de dormir avec moi, vu que j'ai ma matinée demain ...

- Donc toi Elly tu es l'assistante de M. Walsh, me coupe Steven dans mon élan sur le point de faire les yeux doux à Mélia.

Mais pas de question il me semble. Plutôt une belle affirmation. Alors j'attends la suite, car il y en a forcément une.

- Ouais, c'est ça.

Ses sourcils se lèvent d'un seul mouvement, ses yeux m'inspectent de plus belle en mode scanner alors que sa tête mine un "oui', le tout paraissant signifier qu'il apprécie ce qu'il voit. Et moi, il me faudrait un décodeur, car c'est bien sur Neve qu'il a jeté son dévolu, et tant mieux. Il est séduisant et m'a permis de me rincer un peu l'œil, mais moi ce n'est pas lui que je veux dans mon lit cette nuit, mais une certaine rouquine à la valise remplie de joujoux sexuels dont la moitié me sont totalement inconnus. Enfin, pas pour m'en servir. D'elle ou des jouets... merde, j'ai des projections dérangeantes devant les yeux !!

S.O.S LES FOUS ANONYMES !

Allez Elly ... Donc, pour ne pas être seule, je suis prête à l'écouter me vanter les mérites de ce qu'elle veut, cette perverse... Elle peut bien me faire une heure de cours magistral sur son sex-shop ambulant, du moment qu'elle me tient la main cette nuit !

Et ça pourrait toujours servir...le cours.

- Et c'est quoi ton numéro à toi ?

Je l'avais oublié lui, Inspecteur Steven.

- Ferme ta sale gueule Steven ! l’apostrophe Aaron avec hargne.

- Ça va mon vieux, je suis juste curieux ! C'est de notoriété publique que Walsh aime bien changer d'assistante, se marre-t-il.

- Tu parles de mon frère là, le prévient Neve qui va peut-être rentrer avec moi tout compte fait.

Petite danse de la joie intérieure... merci l'alcool. Mais d'un autre côté... remets les choses à leur place.

- Allez Neve, il n'a pas tout à fait tort, je m'entends prendre sa défense en aspirant ma boisson à paille phosphorescente, pas vexée mais grisée par mon état qui commence à me plaire. Mais moi je n'ai pas de numéro, parce que je suis restée plus de deux semaines. J'ai conjuré le sort, je pouffe en bougeant mes phalanges sous ses yeux rieurs mais qui cherchent LA réponse.

- C'est quoi ton truc ?continue-t-il sérieux.

- Steven, c'est bon. Passe à autre chose.

- Elle tient tête à notre PDG, répond Neve pour moi. Il lui faut des femmes de tête dans son entourage. Des femmes qui n'y sont pas juste pour son physique et le nombre de zéro sur son compte en banque. Des femmes prêtes à lui filer des coups quand il fait de la merde!

Et il en fait, Ducon-PDG.

Ouais... et une qui sait bien bouffer de la poussière quand le Cro-Magnon pète un câble et se transforme en abominable homme des glaces, me dis-je. Et moi je suis une serpillière plutôt douée pour ça...

Ça va aller Elly.

- Donc... si j'ai bien compris, Ethan Walsh t'a gardé toi parce que… tu ... es ...

- J'ai pas voulu coucher avec lui, ça lui a plu contre toute attente, ma bouche débite toute seule. Assistante oui, pute privée, non! T'es content ? Et j'ai joué les entremetteuses en lui présentant celle qui lui a fait tourner la tête dans le bon sens, si tu veux tout savoir. Je suppose donc que j'ai mérité ma place, en plus de mon intelligence et mon don d'organisation qui font les choux gras de mon CV, bien entendu ! Comme quoi, pas besoin d'avoir un bon cul et ses gros nibars à lui foutre sous le nez pour bosser pour lui plus de quinze jours !

Gros blanc. Bravo Elly... je me félicite devant les yeux de poisson frit de ma meilleure amie.

Tu as quand même dit oui à l'autre patron, hypocrite...

Rabat-joie. Tu n’étais pas contre, je te signale !

Putain, je me dispute avec moi-même … C’est quoi le numéro des blouses blanches, déjà ? Y’a bien trois repas par jour là-bas ?

- C'est moi, la copine d'Ethan, précise Amélia qui lève les deux bras en l'air comme si elle venait de gagner le jackpot.

Ce qui est sûrement vrai, vu la tête de gagnante qu'elle affiche, heureuse comme un nouveau-né au sein de sa mère... ou moi devant un nouveau roman, au choix. Finalement, c'est le fou-rire général qui vient bruyamment alléger l'atmosphère. L'enthousiasme de ma meilleure amie est contagieuse, elle me rappelle pourquoi je l'aime autant. Pourquoi j'ai tant besoin d'elle. Surtout en ce moment.

Je ris à en avoir mal aux côtes, aux mâchoires, à en pleurer. Ma tête, elle tourne toute seule, elle est lourde, mais j'ai enfin l'impression de mieux respirer, de trouver peu à peu ma place, dans cette grosse pomme dont j'ai peu du mal à percer la peau. Mon angoisse des derniers jours est toujours là, mais l'oxygène que j'inspire prend autant de place qu'il le peut pour la chasser. Alors ma volonté jour la balance pour que je garde l'équilibre, parce que ce soir, l'alcool aidant, j'oublie le passé. Il n'existe plus ni hier ni demain. Juste un « maintenant ».

J'ai dit qu'il faut composer avec le temps. Apprendre à accepter « l'avant », pour mieux vivre l'instant, se préparer à « l'après ». Mais faire une pause sur la frise du temps, parfois, c'est aussi indispensable pour bien avancer. Dans ma bulle, il n’y a plus d’anxiété.

Alors pause syndicale! Et pour faire taire les ombres, quoi de mieux que de les enivrer d'ivresse et de bonheur à la lueur de jolis néons de couleur?


***


Lorsqu'un serveur dépose une nouvelle tournée sur notre table, Neve est en grande conversation avec Steven. Candice et Aaron viennent d'entamer un slow interdit au moins de 21 ans, alors je quitte la piste sous les applaudissements de mes pieds. J'ai tenu bon, mais je suis crevée. Le contre-coup de tout.
Je m'installe sur la banquette confortable, choisis de d'abord vider deux grands verres d'eau glacée pour m'hydrater. J'entends mais n'écoute pas leur discussion sur leurs derniers voyages autour de globe.

Pourtant, il ne m'en faut pas plus pour replonger contre mon gré dans d'autres films de souvenirs...c'est ma soirée, apparemment. Ma tête paraît vouloir se purger, poussée par la boisson, se veut cinéma ce soir. Alors je pose ma tête entre mes bras croisés, laisse les images de mes propres voyages remonter à la surface. Tous avaient un rapport avec le boulot de ma mère. Les vacances n'en avaient que le nom, jamais la définition. Il fallait tester, prendre des notes. Je devais bien me tenir, ne parler que si l'on m'y invitait. Rarement, j'ai pu m'amuser dans des parcs d'attraction, mais là encore, les sorties n'étaient pas pour me faire plaisir, mais envisager si la progéniture de leurs riches clients apprécierait la recommandation...

Toujours un objet, en somme ... de A à Z en faisant 8782 fois le tour de l'alphabet.

Et dans toutes les langues et dialectes, Elly.

Refusant de tomber plus dans le tourbillon sinistre et affligeant de mon triste passé, je me file une monumentale claque mentale en même temps que ma vessie hurle au porte-voix qu’elle va bientôt jouer les chute du Niagara en public si je ne bouge pas la raie …

Mélia sort de ce corps …

Et plutôt deux fois qu’une ! Même bourrée , je me rends compte qu’elle déteint sur moi. Ou alors je deviens moi ? Ce serait génial ! Je devrais boire plus souvent, j’ai la vague impression que ca désinhibe quelque chose de plus salvateur que préjudiciable, chez moi…

- Tu vas où ma puce ? me demande Neve qui me voit me lever en prenant appui sur l’air qui m’entoure, les bras parallèles au sol.

Enfin je crois qu’ils le sont.

Il me faut un appartement avec une chambre à transformer en bar, comme celui du Penthouse ! me dis-je en imaginant ce que cela pourrait donner dans 11 m2.

- Urgence pipi ! Je reviens, mais après je rentre me coucher, je vais commander un Uber, je lui annonce en tournant les talons qui semble de plus être à la même hauteur.

Dans la file d’attente longue comme mon bras, appuyée contre le mur, je tente de chasser l’idée que ces toilettes doivent être plus contaminées que la rampe de la Statue de la Liberté … que je ne suis toujours pas allée saluer, soit-dit en passant. Ma tête cotonneuse est ce soir bien plus agréable que quand je m’en plains au réveil. Demain, peut-être … Ma fesse gauche se met à vibrer, et il me faut quelques secondes pour interpréter ce que cela signifie. Je sors mon téléphone de ma poche, une notification de ma bibliothèque numérique qu’elle vient d’être mise à jour. Or, je n’ai rien acheté. Enfin, je crois. J’avoue avoir pris un petit décontractant en fin d’après-midi, mais ai attendu plus de quatre heures avant de boire mon premier verre de vin rouge au resto. Ethan, depuis Atlanta, m’appelle trois fois par jour pour vérifier que je suis bien la prescription du Dr. Simons, sans compter les appels pros. Et il n’est pas le seul, à vouloir s’assurer que je fais ce que m’a dit le médecin. C’est que les dirigeants se sont ligués … Kavanagh, lui, m’envoie des messages. Ils sont partis à deux, sans leurs assistants, et rentrent demain. Une distance qui a elle aussi contribué à mon oxygénation. J’ai besoin d’air pour bien envisager la suite. Je ne veux pas me tromper, cette fois. Et ses paroles réconfortantes ne m’ont pas apporté qu’un apaisement ; J’ai envie d’y croire, mais j’ai peur de m’écraser.

La file d’attente se réduit, tout comme la luminosité dans le couloir feutré aux odeurs qui me confirme que je ne suis pas loin de mon but. Et des WC des hommes … Je crois que c’est le moment de vider de la javel dans les urinoirs, je m’amuse toute seule en tentant de comprendre pourquoi mon smartphone m’a dérangé. Et je comprends … Trente œuvres viennent d’y être ajoutées. Les dernières sorties de ma maison d’édition favorite, ainsi que les trois Best Sellers de la semaine. Je réfléchis, mais rien, si ce n’est la très désagréable sensation d’être scrutée qui fait s’hérisser chaque poil de mon épiderme pris d’une vague de froid polaire. Les battements de mon cœur ralentissement significativement avant de reprendre à toute allure. Je reconnais l’alerte, mais avant de pouvoir m’y pencher plus, c’est enfin mon tour de me soulager. Je m’enferme à la hâte dans la petite cabine, et lis le message qui s’affiche sous mes yeux :


K.

{ Au cas où tu chercherais une autre activité que de penser à moi …}


Je ne peux m’empêcher de rire toute seule comme une cruche les fesses posées sur la cuvette. Au moins, je ne tangue plus. Quand je dis qu’il a une vanité aussi proéminente que son membre … C’est surement une mauvaise idée, mais l’alcool me rend joueuse.


{ Qui est-ce ? Parce que je pense à beaucoup d’hommes, alors autant que je remercie le bon pour ce cadeau littéraire, non ? }


La réponse fuse. Je le vois d’ici grogné, Cr-Magon.


{ Ne joue pas à ça Lyanor, je suis un homme patient, mais je te l’ai dit, possessif aussi. }


Oh bon sang ! Comment des petits mots dans un texto peuvent-ils me fait de l’effet ? Et puis je n'ai pas dit oui à l'exclusivité, moi !


{ Il n’y a qu’un homme qui m’appelle Lyanor … Un arrogant à tendance dominant, qui pense qu’en un claquement de doigts je vais m’agenouiller à ses pieds et que ses lèvres ont le pouvoir de tout effacer. Un brin prétentieux, donc. Est-ce lui qui se cache derrière un écran ? Je l’ai connu plus fier, bien moins expansif quand il s’agissait de poser des mots agréables. Que lui est-il arrivé ?}


{Encore une fois, tu te trompes. Je ne suis pas un Dominant et oui, j’aimerais faire table rase de toutes mes conneries. Je te l’ai dit, une petite bombe a fait exploser mes mauvaises certitudes, mais je crains que dans la bataille, elle n’ait perdu de l’ouïe et la vue, aussi. J’aimerais comprendre ses peurs, mais elle n’ose utiliser les mots que pour lancer des combats contre moi. J’ai le temps, elle comprendra. C’est une femme intelligente. Et la lecture devrait l’y aider … Moi, elle m’aide à la connaître en tout cas }.


La lecture ?


{Et je ne suis pas prétentieux. Je suis simplement le plus conscient de nous deux, ma belle …}


{Conscient de quoi ? }


{Nous en discuterons de vive voix quand je rentre. Mardi soir. Je dois te laisser. Bonne nuit. Et prends ton traitement. Liam }


- Hey tu nous fais quoi là-dedans ? tambourine une fille à la porte. T’es plombier ou quoi meuf ? Bouge-toi le cul, j’vais me pisser dessus moi !

Bah te gène pas pour moi, je lui réponds mentalement. Vu l’odeur, on n’est plus à ca près …

En sortant, je hausse les sourcils pour lui signifier qu’elle peut bien aller se pisser dessus au fin fond de l’Alaska, j’en ai rien à faire. Je me lave soigneusement les mains, parcours le chemin inverse pour retrouver mes amis. Je n’ai pas le temps d’arriver à ma table qu’une sensation aussi épouvantable que glaciale me frappe encore et bride mes mouvements, déjà rendus confus par mon alcoolémie.

Cooper ?

Penser à cette tête de cul infidèle et sans mœurs me file des envies de meurtres, mais encore une fois, l’uniforme orange, merci mais non merci !

C’est bien le moment de penser fringues, Elly !

Autant que possible, je regarde autour de moi, mais mes yeux ne sont plus coopératifs. Les lumière m’aveuglent, la musique que je perçois bien trop forte m’agresse, mon pouls part dans tous les sens à cause des BoomBoom des enceintes, et je m’imagine déjà rendant le contenu de mon estomac ici, devant tout le monde. J’inspire, mais rien, ne fonctionne plus correctement chez moi.

Putain d’alcool !

Je me sens devenir livide, je crois même que je suis en train de décuver à la vitesse de la lumière, par instinct de survie. Donc, il se passe quelque chose. Bordel, si Cooper joue encore les sérial-connards à me pourchasser en ville, je jure devant tous les Dieux que cette fois, je l’étripe et je fais gracieusement offrande de sa dépouille aussi dégueulasse que son âme à un cannibale !

Calme-toi Elly…

Plus facile à dire qu’à faire.

Je me file des coups de massues mentale – décidemment je m’en serai foutu, ce soir !- et oblige ma vue à fonctionner. Je scanne la salle avec le plus d’attention possible, mais ne le vois pas. Un serveur me bouscule en jurant, à deux doigts de renverser tout son plateau, et voyant que je ne réagis pas malgré sa véhémence assumée, s’inquiète finalement.

- Hey Miss, tu te sens mal ? Tu as besoin d’aide ?

C’est le moins qu’on puisse dire … Je.vais.buter.ce.sal.con.de.Cooper ! Avec un tournevis rouillé préalablement trempé dans de la mort-aux-rats ! Oui, bonne idée.

Petit rire satanique. Mon Dieu, je suis folle à lier !

- Tu m’entends ?

- Table vingt-deux, je lui marmonne avec difficulté.

- Eden ! braille-t-il en appelant un de ses collègues, porte ça à la douze s’il te plait.

Lentement, j’attrape mon téléphone par automatisme et appuis sur la touche 2 pour lancer un appel, mais je n’ai qu’un répondeur, même pas une sonnerie.

Le serveur m’aide à passer sans heurt entre les tables et, arrivés près de la mienne, Mélia se précipite comprenant à ma tête que quelque chose cloche, et pas simplement que j’ai trop bu. Elle prend le relais, passant un bras autour de ma taille.

- Elly qu’est-ce qu’il se passe ?

- Je crois que Cooper était là Mély … je lui souffle encore sous le choc. Je te jure que …

Elle fronce les sourcils, inspecte autour de nous. Je vois de la fumée s’échapper de ses yeux et de ses oreilles. Je peux même respirer l’odeur du cramé.

- Je vais le tuer Elly. S’il t’approche, je lui fais la peau et je l’embaume vivant ! chuchote-t-elle en me prenant dans ses bras. Écoute Elly, je sais que tu ne veux pas que je m’en mêle, mais je suis persuadée qu’il y a plus que ce que tu crois, alors je vais faire ma petite enquête, ok ?

- Ok, je lui réponds les larmes aux yeux, me voyant déjà cloitrée dans une chambre aseptisée pour les trente prochaines années.

Je deviens folle.

Ca va aller Elly …

- Ca va trop loin, Elly. Il faut aussi en parler à Eth…

- Non ! Non, je la repousse en la prenant par les épaules pour la regarder dans les yeux. Amélia Scott, je t’interdis de dire quoi que ce soit à Ethan, ok ? Il va me coller un garde du corps !

Ce qui serait une bonne idée, non ?

Non. Je vais gérer. C’est ma merde, pas la sienne. Il en a déjà assez fait pour moi. Je suis une grande fille, je vais trouver le moyen de me débarrasser de ce parasite une bonne fois pour toute. S’ils ne comprennent pas que c’est terminé entre nous, je vais les y aider ! Je ne reviendrai pas. Je ne reviendrai pas en arrière ! Rien à foutre de leur « qu’en dira-t-on » à la con, et leur petite vie minable et de leurs plans machiavélique.

Qu’ils aillent tous se faire foutre chez les grecs !

- Ouais, et avec de l’élan ! ajoute Mélia me montrant que j’ai parlé à voix haute tout en me faisant faire les derniers pas vers notre table.

Et comme une connerie n’arrive jamais seule, j’entends quand je m’assois :

- Ethan rentre demain midi, mais Liam lui reste un jour de plus. Tu as du rab de tranquillité Aaron ! le taquine Neve dont l’épaule est maintenant entourée du bras de Steven.

Bon, au moins, je ne doute plus que Mélia acceptera de dormir avec moi chez Neve … un mal pour un bien.

- Je n’ai aucun problème avec Liam tu sais ! réplique-t-il gentiment avec sa bonhommie habituelle. Il a son caractère c’est certain, mais je n’ai jamais eu à me plaindre moi. Au contraire, j’aime travailler avec lui-même si son rythme est parfois éreintant même pour mon esprit vif. Enfin, je dois quand même avouer qu’il y a un changement notable dans son attitude depuis quelques semaines. Et je ne doute pas que ce déplacement à Atlanta va nous le rendre encore plus détendu notre PDG ! rit-il avant de terminer d’une traite sa bière.

Elly, du calme … Respire

Ok, ça veut dire quoi, ça ?

Une brûlure venimeuse que je n’ai absolument pas envie de ressentir vient polluer mes veine en plus de l’alcool qui s’y trouve. Il y a un sous-entendu que mon ivresse a parfaitement compris, et là, c’est trop. Mes colères se mélangent, il faut que je sorte, et vite.

Je me note que dès demain, je vais lui demander sa définition de l’exclusivité. Ou non ! Je m’en fous, je ne lui ferai pas le plaisir de croire que ça me fait quelque chose ! D’ailleurs, c’est l’alcool, demain, ça ira mieux. Je ne laisserai plus personne me blesser !

- Non mais Amélia ne t’inquiète pas ! s’empresse-t-il d’ajouter penaud face au regarde de killeuse de ma copine et de Neve. Je ne parlais que pour Liam !

Alors merci d’avoir parlé, Aaron… me dis-je.

- Bon, on rentre Elly, m’informe-t-elle en se levant. Je dors avec toi cette nuit, ça ne te dérange pas Neve ?

- Non, mais du coup … hésite-t-elle, ma tante est chez-moi. Vous pouvez la libérer et vous occuper d’Ivy demain matin ?

- Pas de souci ! je lui réponds pour nous deux. Je la déposerai chez la nounou à neuf heures tapantes . Profite Miss Walsh ! Je vais la pouponner moi, ma petite fée préférée !

Avant d’aller émasculer cet enfoiré de Cooper, ouais …

Je lui lance un clin d’œil, ou du moins j’essaie, pour ne rien laisser paraître devant les garçons, mais je sais que Neve n’a rien raté de ce qui tourne dans mes méninges imbibées. Elle sait pour son cousin et moi, tout. Ou presque, j’ai gardé deux trois trucs sous silence.

Sur le trottoir devant le bar en attendant notre chauffeur, Mélia ne me lâche pas la main et scrute autour de nous en mode chien de garde. Je ne suis pas tranquille non plus, mais je suis sûre qu’il ne tenterait rien en présence de Mélia, en public. Il est téméraire, mais pas courageux pour un dollar, ce gros con. Il sait comment elle est en plus, et de quoi elle est capable. J’inspire de grandes goulées d’air, sentant le besoin urgent de m’oxygéner pour chasser les brumes. L’adrénaline a bel et bien fait disparaître la moitié de mon taux d’alcool, mais mon corps tremble encore de l’effroi que j’ai ressenti plus tôt, et qui bloque encore mes poumons alourdis d’une enclume d’angoisse.

Ca va recommencer …

Non Elly … Respire.

Sans savoir comment, je vois mes doigts déposer des petits cachets blancs sortis de mon sac sur ma langue que j’avale instantanément sous les cris stridents de Mélia qui s’en aperçoit trop tard.

Quand je disais que j’allais vomir …

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Plus la peine de vous faire un laïus sur le 4 mains, hein ?
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Bonne lecture !
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