Courants

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Elly.


- Trois autres s'il vous plaît ! Non attendez ! SIX ! J'en veux un d'avance et mes copines aussi, l'hydratation c'est important pour la peau !

- Eh bien je comprends de mieux en mieux pourquoi Ethan t'idolâtre tant ! s'esclaffe Neve qui aspire à la paille phosphorescente les dernières gorgées de son cocktail à base de Rhum. Tu es une véritable poche à alcool dès que le week-end arrive, comme mon frère !

- Ooohhh mais tu es trop gentille toi !

- Et toi trop imbibée, Mélia je souris à mon tour.

- Je ne suis pas saoule, je suis joyeuse d'être ici, de passer mon week-end avec ma meilleure amie qui m'a tant manqué !

Et moi donc. Le téléphone, c'est bien. Les bras de Melia, c'est mieux. Et j'ai besoin de bras, en ce moment. Pour me soutenir, jouer le rôle de ma colonne vertébrale qui elle est au chômage technique, pour ne pas dire en mouvement de grève prolongé. Ça va aller, Elly.

Non, ça ne va pas... Je vais devenir dingue, si ce n'est pas déjà le cas. Tu as joué à un jeu dangereux, Elly, je me réprimande seule depuis des jours.

Oui, j'ai joué selon les règles de mon hôte. J'ai joué à un jeu tout aussi charnel que sexuel. Je me suis servi de lui comme adversaire, mais aussi comme d'un pion pour mon bon plaisir. J'ai gagné. Je n'ai même pas eu besoin de lutter. La seule bataille qui a eu lieu dans sa chambre fut celle de mon corps se déhanchant en cadence sur le sien, autour du sien. Mais la victoire m'était tacitement acquise dès lors qu'il m'a vue sur le seuil de sa porte. Quand ses yeux se sont posés sur moi, sur mon visage, mon corps sous tension qui frissonnait sous l'assaut de ses pupilles grises, j'avais déjà gagné. J'avais faim, il m'a permis de me rassasier, et de lui rendre la monnaie de sa pièce par la même occasion. S'il avait bien compris à mes mots que je lui avais empruntés que nous allions écrire le deuxième round d'un script érotique débuté en Californie -mais le premier round s'était joué en plusieurs sets- il n'a pris conscience que l'issue serait la même qu'après avoir pris son pied, bien plus silencieusement que les autres orgasmes qu'il avait eus en ma compagnie. Mais même dans un râle étouffé, l'entendre atteindre le summum de son plaisir a déclenché chez moi une deuxième vague d'orgasme dont j'ai l'impression de ressentir encore le fourmillement entre les reins, une semaine après.

La folie me guette. Elle est là, ne prend même plus la peine de se tapir dans l'ombre. Elle me tend les bras. Elle me touche, je sens sa chaleur irradier autour de moi, et dans ma tête. Car ce soir-là, si j'ai gagné en marchant sur les plates-bandes libidinales du Grand PDG qui n'avait plus son costume de Fucking Iceberg, mais était plus vêtu de sa plus belle nudité dont Adam lui-même doit être jaloux, j'ai aussi perdu.

J'ai cru enfiler un masque en rejoignant sa chambre en plus de mon déshabillé, devoir jouer un rôle en gardant la tête haute même en étant agenouillée à ses pieds, la tête pile en face de son appétissante virilité qui criait au porte-voix qu'elle voulait une attention très particulière de ma part - c'était une douloureuse supplique pour ce bout de chair très tendue. Il m'a laissé le dominer un instant très éphémère pour combler le désir qui le consumait à la moelle lui aussi. Tout ça, ce n'était qu'une bulle dans sa cage dorée. J'y croyais.
Pourtant, lorsqu'il était logé profondément en moi, alors que son corps était un prolongement du mien et vice-versa, le sentiment que j'étais moi m'est apparu dans une magistrale et éblouissante lumière sous mes paupières closes. Pas le reflet de celle que j'avais besoin d'être face à cette homme au physique, à la beauté aussi chaude que son tempérament est froid - ou était, je ne sais plus - mais juste moi. L'impression d'avoir encore levé un voile sur la Elly cachée depuis longtemps. La Elly bâillonnée, menottée à la chaise d'une éducation bourgeoise coincée et d'une bienséance selon la définition de ses parents moulés dans une petite société qui les écrase, quand eux pensent la surplomber, ou à minima, la diriger dans le cercle restreint d'une élite à l'esprit aussi étriqué que faussement moralisateur. Belle morale de merde ! Ça Oui !

J'ai voulu croire que tout comme notre moment protégé par le secret de notre bulle, cette lumière s'éteindrait dès que j'aurai franchi la large porte de sa suite privée. Alors cette troublante révélation, je l'ai immédiatement mise de côté pour ne me concentrer que sur les sensations de mon corps, ces courants électriques qui inondaient tous mes membres, tous mes muscles, grillaient mes pensées rationnelles pour ne laisser que le plaisir à l'état pur. De le sentir en moi, je ne peux pas le cacher.

J'avais tort. Oui, j'ai gagné en me servant de lui tout comme il s'est servi de moi. Par esprit de vengeance. Par esprit de compétition, pour lui montrer que je suis finalement plus qu'une pauvre petite chose qu'il peut chiffonner au gré de ses envies délirantes, même si je suis moins qu'une égale, car je sais qu'à trop jouer avec la glace, on sort avec des engelures douloureuses. À trop s'approcher du feu, on finit par se brûler. Les deux blessures sont proches, car même après avoir rejoint ma chambre, la lumière était toujours là.

J'ai perdu aussi, parce qu'en gagnant cette partie, j'ai découvert une vérité anxiogène : si je ne sais plus qui est Liam Kavanagh depuis qu'il est entré dans une phase bipolaire de sa double personnalité, j'ai bien peur de ne plus savoir qui moi, je suis, quand il est dans les parages.

Avant, c'était compliqué mais finalement si simple : lui, l'homme froid, arrogant, ambitieux mais détestable H24, aussi beau qu'un Dieu pour lequel mon corps avait contre tout instinct logique de conservation, dès le premier regard, développé un désir impétueux pour celui qui est normalement l'interdit plus si inaccessible. Moi: l'assistante intérimaire de son bras droit, tout juste débarquée de l'autre bout du pays mais délestée d'une naïveté dangereuse, qui ne devait rester que deux semaines calendrier en main. Celle qu'il méprisait avec tant de hargne, d'application, que si Hitler avait été pourvu de la même volonté de fer, nous parlerions tous allemand aujourd'hui.

Lui, moi, mais jamais <<nous>>. Le feu et la glace. La paix et la guerre. L'eau et l'huile. Le blanc et le noir. Le haut de l'échelle sociale face au premier rang de briques de la pyramide du petit peuple. Deux mondes sur une même planète, faits pour se croiser, voire se côtoyer, mais jamais se mélanger.

La vérité était tout autre, Elly.

Maintenant, je ne sais plus.
Je savais. Je pensais savoir. Mais ça, c'était avant de me laisser aller, de me fourvoyer sur ma propre identité. Je me fais peur, car cette décomplexion sexuelle qu'il m'inspire, bien qu'elle assouvisse d'une certaine manière un besoin d'indépendance totale même lorsque je lui suis soumise dans les draps, hisse le drapeau rouge d'une alerte tonitruante : cette nouvelle autonomie est assujettie à lui. Cette femme que je deviens en laissant derrière moi un passé qui m'a trop longtemps emprisonné, cette version de moi, elle n'existe que face à lui.

J'ai tout quitté pour me trouver, mais en étant totalement honnête avec moi-même, je ne suis cette forte de tête résolue à résister au Diable Polaire en personne qu'en sa présence.

Tu parles d'une indépendance, ma pauvre Ely ! je me crie.

- Elly ? ELLY !! Tu m'écoutes !? s'époumone Mélia qui me secoue. Il faut que tu te dérides ! On est là pour s'amuser...

STOP! Véto, Elly !! crie ma conscience aussi fort que ma meilleure amie. Mauvaise idée !

Qu'est-ce que je ferais, sans Mélia ? La voilà ma solution! Je deviens dingue parce que depuis que je suis à New-York, la seule personne qui a tapé dans l'œil de mon traître de corps, c'est un homme qui représente tout ce que je ne suis pas. Qui s'amuse avec moi, sans que j'en connaisse les raisons. Dont je suis la prisonnière presque consentante depuis qu'il m'a mise à la porte de mon dernier logement, que je dors sous son toit. Que j'ai accepté cet état de fait provisoire qui me permet de mettre un peu d'argent de côté. Mais il est temps que je me reprenne en main : il n'est pas le seul homme sur cette Terre, heureusement. Le temps de l'émancipation est arrivé ! C'est de ça, dont j'ai besoin ! Mener une guerre contre mon corps pour lui montrer que son intérêt peut-être ailleurs, que ce courant euphorisant qui le vivifie au contact de celui de Kavangh existe bel et bien ailleurs.

J'avale cul sec mon verre sous l'œil enjoué de Mélia qui lève les deux bras en l'air en signe de victoire comprenant que oui, je vais profiter de cette deuxième et dernière soirée dans les Hampton avant de renter demain à New-York. Hier, j'ai été plutôt sage. Ce soir, je me souviens de qui je suis : j'ai vingt-quatre ans, une vie à vivre, des beuveries folles à rattraper car j'ai très inutilement passé un nombre incalculable de soirées seule à bouquiner pour ne pas agacer Cooper qui était jaloux - le connard hypocrite ! - , un corps à maîtriser. Neve, elle, semble étrangement plus perplexe alors qu'hier, c'était la plus survoltée de nous, déjantée et totalement désinhibée - avec une belle gueule de bois en cadeau ce matin au réveil. Mais comment le lui reprocher ? Elle se permet bien peu de temps libre loin de sa fille qu'elle a ce week-end laissée aux bons soins de ses parents pour elle aussi, se comporter comme une femme, plus seulement comme une maman dévouée.

Je l'admire beaucoup. Elle n'a pas choisi la solution de facilité en se payant une ou deux nounous pour s'occuper de sa fille à temps plein, car elle a les moyens financiers de le faire. Non. Elle se contente de faire comme toutes les mamans qui assument leur rôle quel que soit leur compte en banque et leurs besoins de liberté : elle la fait garder sur ses heures de travail et pour le reste, elle se débrouille comme n'importe qui.

- Allez, on va brûler des calories et trouver une jolie saucisse pour Elly ! s'écrie Mélia ravie en me mettant une tape sur les fesses pour me faire avancer plus vite vers la piste de danse du bar très sympathique à qui nous avons déjà laissé beaucoup d'argent hier soir.

- Oui bon, tempère Neve qui se veut apparemment la voix de la sagesse, un cavalier pour danser à la verticale, pas à l'horizontale !

- Hey mais fais pas ta Rabat-joie Miss Walsh ! je lui rétorque en la prenant par le cou. Je te laisse choisir celui que tu préfères en premier si tu veux, il doit bien y avoir deux mecs mignons à ce mettre sous la langue ici !

Où est Elly ?

- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de ma copine ? me demande-t-elle en me scrutant, sérieuse.

Je passe mes bras sur ses épaules pour lui répondre à l'oreille :

- Je ne sais pas encore qui je suis, mais je sais qui je ne veux plus être, Neve : la fille qui fait simplement ce que les autres attendent d'elle. Alors ce soir, je profite pendant une parenthèse bienvenue, et demain, il sera toujours temps de régler mes comptes avec ma conscience, ok ?

- Elly ..

- Elle les aime grands, et avec les yeux clairs de préférence, l'informe Mélia qui inspecte déjà les environs. Les vieux pervers libidineux, c'est non. Pour le reste... j'ai des capotes dans mon sac !! s'exclame-t-elle sans aucune discrétion faisant se retourner plusieurs types qui paraissent chercher la même chose que moi, ce soir : des bras inconnus pour une petite séance de câlins coquins, sans lendemain ni promesses qui de toute façon ne seront pas tenues.

- C'est pas une bonne idée Mélia ! Elle peut pas ...

Vexée et déjà assoiffée par la chaleur que diffusent les corps en sueur qui se trémoussent aux alentours, je les plante toutes les deux pour aller m'hydrater comme le dit si bien Mélia puis vider ma vessie. Je les entends m'appeler, mais je m'en fiche. Si elles veulent jouer la bonne et la mauvaise conscience, tels deux flics dans une série B, grand bien leur fasse. Je n'écoute que moi, ce soir !


***


Moi, et mes pieds ! me dis-je en me rapprochant du bar pour commander une nouvelle tournée d'un liquide sucré qui je l'espère me donnera plus d'énergie et endormira aussi le feu dans mes chaussures. Les talons, c'est canon, mais bordel c'est une arme de destruction massive pour mes petons endoloris. La musique est assourdissante mais si entraînante, la chaleur caniculaire, et j'ai dansé avec des mecs qui semblent avoir un gros potentiel ... Exactement ce dont j'ai besoin. Le problème, c'est que si j'ai bu quelques verres pour aider ma tête, c'est mon corps qui en a les effets : il ne vibre pas, et ça me fait chier !

Ça va aller Elly... décompresse, les choses viendront naturellement.

Ou pas.

- Bonsoir, que fait une aussi charmante jeune femme dans un endroit qui grouille d'hommes des cavernes ? m'interpelle un homme à ma gauche qui me frôle volontairement et s'incruste devant le grand bar en zinc, sourire aguicheur aux lèvres.

Je prends un instant pour le regarder. Ouais, pas mal. Plus grand que moi, châtain ou blond foncé, difficile d'en être certaine avec une luminosité réduite et les néons colorés qui vont et viennent au rythme des chansons. Les iris sombres, mais de belles mains dont l'une se pose comme si de rien était sur mon bras dénudé, dans une négligence parfaitement calculée et maîtrisée. Un dragueur qui a l'habitude, donc. Durant les minutes qui suivent, je le laisse me débiter sa vie, enfin son baratin bien rodé, parce que même si cela ne m'intéresse guère et que je ne ferai pas une thèse sur le sujet, ça me permet de faire une pause dont mes pieds me remercient, mais aussi de retrouver un semblant de normalité qui me manque ces derniers temps. Entre mon boulot auprès d'Ethan, les déplacements en jet, les personnes importantes que je rencontre et la cage dorée de Kavanagh qui doit valoir plus de cinquante millions de dollars au bas mot, je me sens comme une étrangère dans ma propre vie. Et je crois aussi que mon problème identitaire vient de là. Alors que j'ai un peu perdu le fil, le téléphone du type se met à vibrer dans la poche avant de son pantalon. Il le consulte, soupire.

- Excuse-moi, mes potes veulent savoir s'ils doivent lancer un avis de recherche... pour les bières, même pas pour moi ces raclures ! raille-t-il. Je vais jouer au serveur car c'est mon tour, mais je peux t'offrir un verre après ?

Tu voulais de la normalité ? En voilà Elly !

Il est sympa, ne me fait pas d'effet, enfin autant que je si regardais mes anciens profs de fac en plein cours soporifique alors que pourtant il n'est pas mal et a l'air d'avoir le sens de l'humour et de l'autodérision, mais un verre n'engage à rien, non ? Je ne sais même plus ! Je ne suis pas Mélia, moi... je soupire intérieurement, blasée de ma propre ignorance sur un truc qui doit être la base quand on cherche un coup d'un soir.

Note à moi-même : prendre des cours avec elle.

- Un verre, OK, j'accepte en lui tendant ma main qu'il serre pour sceller ce pacte. Mais je vais aussi passer voir si mes copines sont toujours sur leurs deux pieds.

Il récupère sa commande, quatre bières qu'il porte sans sourciller. Part de son côté. En un regard circulaire vers la piste, je constate que mes copines ont elles aussi dû succomber à l'appel de la banquette, je retourne donc à notre table pour les prévenir que vais discuter avec ... eh bien je ne sais même pas. Je ne me souviens plus de son prénom ! C'est que j'ai déjà bu quatre excellents cocktails, moi. Et puis ma mémoire d'ordinaire si active a pris son week-end pour une fois. Mais il est aussi bien possible que ne l'ai pas réellement écouté quand il me l'a donné. L'a-t-il fait ? Je ne sais plus. Heureusement, si l'alcool n'a pas aidé à réguler ma température corporelle, il a au moins le grand mérite d'apaiser les mots dans ma tête qui me font perdre les pédales depuis une semaine. Ou peut-être veulent-ils dire quelque chose, Elly, radote encore ma conscience qui elle ne prend jamais de pause syndicale.

- Je vais t'abandonner ici, toi ! Je marmonne avant de me statufier sans pouvoir empêcher ma bouche de parler. Putain mais c'est quoi cette blague !!??

- Cache ta joie ma belle ! s'exclame Ethan qui me prend dans ses bras et embrasse mon front comme il le fait toujours en privé. Les trois femmes de ma vie me manquaient trop, alors nous voici !

Nous.

NOUS!!!!

Respire Elly, ça va aller ! Tout va bien... j'essaie de me rassurer.

Non, ça ne va pas. Ça ne va pas du tout ! Vacillante, je peine à rester debout quand un long frisson électrique me traverse de la tête aux pieds. Un courant de dix mille volts, s'ancrant dans mes entrailles, mon estomac, atomisant, comme si j'étais branchée à un pylône électrique. Pas de bol, ce n'est pas le mec avec qui je papotais il y a deux minutes et qui se tient encore en face de moi comprenant certainement un truc à la tête sidérée qu'il affiche, qui me provoque cette détonante décharge qui a réveillé mon string et mon clitoris, mais plutôt celui qui rend dingue ma tête et mon corps pour deux raisons bien distinctes.

- Bonsoir, Lyanor, me salue-t-il de sa Fucking voix chaude qui déclenche une perte des eaux entre mes jambes, ses yeux bleus attrapant les miens en un battement de cils.

Mon souffle se perd quelque part, ma bouche s'assèche en un rien de temps, mon cœur ne sait plus trop comment fonctionner. J'ai envie de hurler "Pourquoi ?" , mais à quoi bon. J'ai un karma de merde !

Ou un super Karma, Elly...

Dans son t-shirt blanc, un bras allongé sur le dossier derrière lui, les cheveux ébouriffés et les joues légèrement ombrées faisant d'autant plus ressortir la clarté de ses pupilles, il est à tomber.

- Bonsoir Monsieur, je lui réponds sans rompre notre lien. Neve vous manquait à vous aussi ?

Il sourit, espiègle en humidifiant sa lèvre inférieure du bout de sa langue. Putain de bordel de merde !! Je sais déjà que la foudre se prépare à retomber sur moi, c'est déjà inscrit sur sa bouche à l'ourlet parfait, et je réfléchis à toute allure dans quel hôpital psychiatrique je pourrais bien aller me faire interner...

- Et si je te disais que c'est toi, qui me manquait Lyanor ?

- Merde ! C'est elle Elly ? s'étonne le livreur de bières.

Ouais. C'est moi, Elly. Paix à mon âme. Le Diable l'aspire un peu plus chaque jour.

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Bonne lecture !
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