Fièvres

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Liam

Recroquevillée sur le siège passager que j'ai allongé au maximum, Lyanor ne pipe pas mot. Bien qu'elle me tourne le dos, je crois pouvoir voir les méandres de ses pensées, conscientes ou non, comme si je pouvais lire sous son crâne, même dans ses songes les plus profonds. Je ne sais pas si elle s'est endormie, elle était déjà bien dans les nuages quand je l'ai descendue. Ses jeunes colocs, muent d'une certaine dose de raison lorsque je suis sorti de sa chambre en la portant, ont tout de même tenté de s'interposer en me bloquant l'accès à la sortie. Ce qui est à mon sens est plutôt rassurant. Dans le cas contraire, j'aurais bien pensé que n'importe qui pourrait entrer chez eux et enlever à sa guise l'un des habitants sans même que les autres ne disent rien. Et puisque ma cargaison n'en fait toujours qu'à sa tête et même malade ne perd rien de sa ténacité à ... eh bien à vouloir m'emmerder, disons-le clairement, elle a acquiescé lorsque l'une des filles m'a menacé d'appeler la police. Quelle petite peste ! Il m'a suffi de leur sortir une carte de visite pour qu'ils me dégagent le passage. Simple et efficace. Je suis conscient que mon nom est un laissez-passer. Leurs yeux exorbités à la lecture du petit carton, puis le jeu de ping-pong qu'ils ont entamé ensuite entre le corps de Lyanor et moi, vont leur laisser des traces pendant plusieurs jours. Je suis convaincu que leurs vaisseaux sanguins oculaires ont rompu sous la pression de l'étonnement, voire de la sidération.

Et sidéré, moi aussi je le suis. Lyanor est brûlante comme de la lave en fusion et je mettrais ma main à couper qu'elle n'a pas pris la peine d'aller consulter un médecin avant d'aller hiberner sous ses couettes. Il ne manquerait plus qu'Ethan m'accuse d'homicide s'il lui arrivait quelque chose, à sa copine le dragon. Putain entre elle et Neve, elles font la paire avec leur tempérament !

Elle se remet à tousser. Je m'attends à la voir expulser ses poumons à tout moment sur le pare-brise de la voiture, et quand enfin elle se calme, le sifflement dans sa respiration ne sous-entend rien de bon.

- Lyanor ça va ? Tu veux que je m'arrête ? je lui demande en ralentissant, me mettant sur la bande d'arrêt d'urgence.

- Je veux ... sortir. Ramenez-moi ... chez moi, énonce-t-elle difficilement.

Voilà, qu'est-ce que je disais ? Elle va me rendre cinglé. Merci Ethan !

- J'ai bien compris que tu cherches à tout prix à limiter ton espérance de vie dans cette ville mais non, je ne vais pas te laisser sortir à pied sur la voie rapide ! je gronde en accélérant de nouveau. Et non, je ne te ramène pas chez toi. Tu sais ce qu'il va se passer si tu ne te soignes pas ?

- Ce sera toujours ... moins douloureux que de vous supporter, dit-elle avant que sa toux ne la reprenne, plus vivement encore.

Bien. Ça, c'est fait. Oui, je pourrais la laisser-là après tout puisque c'est son souhait, mais ce serait encore de ma faute si elle se cassait un ongle ... et je ne suis pas un tel connard, malgré ce qu'elle pense. La faute à qui ? se moque ma conscience. Non, je ne le suis pas et bien entendu que je ne vais pas la laisser toute seule, ni ici ni dans sa chambre, sinon elle y serait encore.

Le reste du trajet, elle ne me décroche pas un mot de plus, se contentant d'expectorer ses bronches et de marmonner des choses inintelligibles, à cause de la fièvre, sûrement. Avant d'arriver chez-moi, je passe un appel à Ethan. Son téléphone greffé à la main, il décroche avant même que la sonnerie ne retentisse dans l'habitacle.

- Heureux de constater tu es toujours en vie vieux ! se moque-t-il à travers le combiné.

Moi je le suis, mais elle ... elle ne rayonne pas de santé. Plutôt de sarcasmes.

- Il faut que tu viennes chez moi, rapidement.

- Si elle t'a griffé je te préviens tout de suite Liam, je n'ai aucune intention de jouer les infirmières pour ta gueule de con !

Sans surprise, la malade se met à rire de la connerie de mon meilleur ami, puis à s'étouffer au bout de trois secondes chrono en main.

- Elly ? C'est toi ? Merde Liam qu'est-ce que tu as encore foutu ! s'égosille-t-il.

- Oh calme-toi Dr House ! Je n'y suis pour rien moi, je l'ai trouvée comme ça chez elle. Ramène-toi ! je lui lance avant de raccrocher pour entrer dans le parking souterrain.

Il fait une chaleur insupportable dans cette voiture, et ce n'est pas que dû au chauffage que j'ai mis à fond pour qu'elle cesse de grelotter comme si elle était en maillot de bain dans une tempête de neige en Sibérie. Non, la chaleur vient de moi, aussi. Je coupe le contact, elle ne bouge pas sous son manteau qui la recouvre presque entièrement. Je ferme les yeux, respire calmement. Je brûle de l'intérieur, pris d'une fièvre qui je l'espère sera aussi vite endiguée que la sienne.

Je n'ai jamais vraiment prié, mais peut-être est-il temps de se laisser tenter. Puisque la raison m'a laissé tomber ces derniers temps, il ne me reste plus que la chance, et la foi. Et quand je la regarde, je me dis qu'il va falloir en bâtir, des cathédrales, avant de pouvoir expier totalement mon péché.

***

Comme à chaque fois qu'il est nerveux, Ethan tourne en rond dans la pièce depuis qu'il est arrivé. Mais je ne peux pas lui en vouloir, c'est un trait familial dont nous sommes tous pourvus. Pourtant son stress m'agace, là.

- Assieds-toi, tu va me creuser une tranchée dans le sol Ethan !

Il se retourne vivement vers moi, ses billes vertes tintées de colère me fusillent. Ok, ce n'est toujours pas le moment pour entamer une discussion, donc. Moi qui pensais naïvement que nous avions définitivement enterré la hache de guerre avec ce dossier, elle vient d'être exhumée. Heureusement que je ne me suis pas laissé aller à l'abandonner sur le bord de la route sinon c'est moi qui serais six pieds sous terre à la place de la hache. Tu ne l'aurais jamais fait. Non, bien sûr que non !! Pas avec elle du moins. Je sens que l'ombre du masque est toujours là, mais cette fois je ne le laisserai plus gagner. Il doit redevenir mon outil, je ne serai plus le sien. Je l'ai créé et il va reprendre sa place, au gré de mes envies, et de mes besoins.

- Estime-toi heureux si la tranchée n'est que dans ton carrelage Liam ! m'assène-t-il en retour, parce que je peux t'assurer que quand Amélia va savoir ce qu'il se passe, l'état de ton revêtement de sol sera bien le cadet de tes soucis !

- Amélia ? Mais c'est qui ça encore !?

Je me lève en posant mon verre d'alcool sur la table pour aller lui faire face.

- La meilleure amie d'Elly, me répond-il avec un sourire caustique clairement assumé. Déjà qu'elle avait comme une envie de te broyer les bijoux de famille à cause de ce que tu as fait ces dernières semaines, alors ce coup-ci si j'étais toi, je contacterais Tesla ou même la NASA pour voir si à tout hasard ils n'auraient pas une navette spaciale à te vendre pour migrer vers une galaxie lointaine frérot ! Car crois-moi, tu risques d'en avoir besoin quand elle va te mettre la main dessus ...

- Mais comment est-ce que ...

Un raclement de gorge nous fait nous retourner d'un seul mouvement. Le Docteur Simons nous observe depuis l'entrée du séjour principal.

- Alors ? lui demandons-nous d'une seule voix, ce qui le fait sourire.

- Eh bien, je pense avoir le bon diagnostic mais il doit toutefois être conforté par une radio pulmonaire et thoracique dès demain matin, commence-t-il avec gravité en s'avançant vers nous tout en retirant ses lunettes rondes. Mademoiselle Johnson a refusé les examens approfondis lors de ma dernière visite après son agression. Mais ce que je viens de voir consolide mon intuition qui était qu'elle avait une côte fêlée au moins. Aujourd'hui, elle paraît souffrir d'un début de pneumonie, lâche-t-il finalement en se frottant le front, et puisqu'elle n'a pas suivi mes indications de repos et pire encore a soulevé des poids lourds toute la semaine, en plus d'avoir dû travailler dans des conditions de froid qu'elle n'a pas bien supportées, je crois pouvoir dire sans me tromper qu'elle a aggravé l'état des côtes, sans compter que les crises de toux qui la font horriblement souffrir pourraient à elles seules envenimer encore la situation.

Ethan souffle et grogne tout à la fois, ma fièvre à moi monte d'un cran, puis il me tend son portable.

- Quoi ?

- Une navette spatiale, tout de suite, se contente-t-il d'énoncer.

- Arrête tes conneries ! j'enrage sans plus me soucier de l'homme de science qui nous scrute. Je n'y suis pour rien moi ! Je ne lui ai jamais dit d'aller s'enfermer dans un putain de congélo ! Cette fille a vraiment un truc avec le froid, ce n'est pas de ma faute !

Ethan hausse les sourcils d'étonnement, une seconde, puis reprend :

- Si tu n'avais pas fait ta tête de con elle n'aurait pas eu à chercher un autre boulot !

- Messieurs ... intervient le médecin, il me semble un peu tard pour ce genre de considérations, ce qui est fait est fait. Mademoiselle Johnson est malade, ajoute-t-il pour recentrer le débat. Je compte sur vous pour la raisonner et faire en sorte qu'elle aille passer des radiographies demain. Les ordonnances sont sur le bureau dans sa chambre, vous y trouverez celle pour son traitement ainsi que des antalgiques pour ses douleurs.

Je m'approche de lui et lui serre la main.

- Merci d'être venu si vite Docteur. Ethan ? Tu vas la chercher ?

Le médecin me regarde ahuri, presque la bouche ouverte. Reste calme Liam... Oh non. Explosion de ma température corporelle dans trois, deux, un ...

- Je lui ai administré un calmant pour qu'elle passe une nuit calme, et je lui ai conseillé de prendre un bain chaud. Je ne pensais pas avoir à le préciser Messieurs, mais bien entendu Mademoiselle Johnson ne ressort pas ce soir, elle devrait rapidement s'endormir.

Mes yeux qui hurlent de désespoir rencontrent ceux d'Ethan qui bien qu'il essaie, ne peut contenir plus longtemps son rire, ou devrais-je dire, son fou-rire. Le Docteur Simons prend congés alors qu'Ethan est toujours dans son délire. Bien, il y a au moins un de nous deux que cela amuse. Mais cela n'est pas possible.

- C'est non Ethan ! Il n'en est pas question voyons !

Non, pas question ! Il a perdu la tête ou quoi ?

- Oh que si ! Elly reste ici ! Tout ça, c'est de ta faute, tu vas un peu prendre tes responsabilités et puis tu sais quoi ? me demande-t-il sans attendre que je lui réponde, c'est un beau doigt d'honneur que te fait le Karma là, Liam ! T'as voulu jouer au con, ça te reviens en pleine gueule et c'est bien fait pour toi ! Ou alors la plus belle fleur que la vie t'offre, oui c'est ça !

- Mais tu te fous de moi là ?

- Non, rétorque-t-il en m'empoignant par la nuque pour rapprocher nos têtes l'une de l'autre, c'est toi, qui te fous de moi ! Et de toi par la même occasion, il ajoute. Je te l'ai dit, je sais ce qu'il se passe dans ta tête, j'entends la guerre que tu mènes contre toi-même depuis des semaines. Les batailles ont été trop loin, il est tant que tu signes l'armistice et que ce soit le bon camp qui l'emporte. Laisse le passé dans le passé, tu t'enfermes dans une cage de colère qui ne t'appartient pas et t'empêches d'avancer.

- Bien-sûr que si !

- NON LIAM BON SANG ! Ça a trop duré ! Cette fois il y a de vrais dommages collatéraux, merde ! On fait une thérapie si tu veux, je te l'avais déjà proposé, mais je ne te laisserai plus t'enliser dans quelque chose qui t'a éclaboussé et dont les taches ne veulent plus partir. On arrête la casse et on l'arrête maintenant ! s'écrie-t-il en me lâchant. Et s'il faut que j'appelle Neve pour qu'elle te mette les idées en place à son tour, crois bien qu'elle se fera un plaisir de te secouer elle aussi ! Et nous ne sommes pas les seuls alors ...

- Ok ! Ok ! J'abdique. Elle peut rester ici ce soir.

- Tu n'avais pas le choix Liam, et dorénavant, je ne te le laisse plus, dit-il gravement. Ici, tu n'es pas le PDG, tu es mon frère et tu vas faire ce que je te dis.

Le retour de boomerang dans la gueule fait mal, mais peut-être aura-t-il le mérite de tout remettre à sa place.

- J'ai besoin d'une douche, me dis-je en grimpant les escaliers sitôt les portes de l'ascenseur refermées sur le visage d'Ethan qui me prévenait encore silencieusement que je n'ai pas intérêt à merder, cette fois.

***

Un nouveau coup d'œil à ma montre connectée avant de la retirer : 2:37 du matin.

Je viens de courir dix kilomètres et alors que je balance mes fringues au sol puis entre dans la douche pour la deuxième fois en moins de quatre heures, je me demande si ce parcours à réellement suffit à vider mes batteries. Je ressens encore les effets de l'adrénaline et pourtant je ne me sens pas apaisé. Je laisse l'eau couler, longtemps, pour laver plus que la sueur sur ma peau. Mais rien n'y fait, rien ne sera jamais assez fort pour décaper ces pensées qui se bousculent dans ma tête en insufflant en moi une chaleur et une dualité qui ferait peur au plus timbré des schizophrènes, ou des psychiatres. Les paroles d'Ethan tentent de jouer les arbitres, voire de mettre KO le mal qui m'habite, mais je l'ai laissé gagner du terrain si longtemps qu'il se sent chez lui, maintenant. Les maux sont là et n'écoutent pas les mots. Il faudra du temps, certainement, pour congédier, bannir l'amertume d'un souvenir trop lourd dont l'enclume est ancrée en moi, sous ma peau. Il y a des tourments qui deviennent tortures, et si l’on n’enraye pas le processus dès les prémices, ils peuvent corrompre même le plus pure et innocent des esprits. Mais comment reconnaître le Diable qui sait si bien se vêtir pour paraître Ange aux yeux des ingénus tout autant que des avertis ?

3:21

Troisième douche. Dans la salle de bains attenante à la piscine intérieure du penthouse, cette fois. J'ai laissé tomber la nage après trois allers-retours, soit cent vingt mètres à peine. Il n'y a rien à faire, la fatigue semble m'avoir oublié cette nuit. J'ai donc abandonné. Mais peut-être est-ce le signe du retour de celui que je suis, au fond, capable de nouveau de choisir ses combats au lieu de tous les mener de front. Séché, et perdu dans mes pensées, je rentre dans ma chambre et me laisse tomber à plat ventre sur mon lit. Un instant, je vois la lueur du sommeil, mais elle est vite remplacée par une angoisse qui prend sa place, en un battement de paupières tout au plus. Mes jambes me portent de l'autre côté de l'étage, gouvernées par une force je ne ne cherche pas à museler. Foutu pour foutu, de toute façon ...

Le calme règne ici, tout le contraire de ce qu'il se passe en moi. Plus j'avance, plus quelque chose gronde et veut se faire entendre. Le son tempétueux est bien là mais voile bien trop les mots, peut-être ceux criés par la conscience que je suis censé écouter, maintenant.

Devant la porte de cette chambre qui est pour cette nuit-là sienne, j'ai comme un goût de déjà-vu. Tel un cercle sans fin, éternel recommencement. Mais si le périple semble le même, la raison est à chaque fois différente. J'entre sans frapper, pour ne pas la réveiller. Mes yeux se posent immédiatement sur le lit mais rebondissent d'instinct vers le fond de la pièce, sur l'une des banquettes face à la baie offrant une vue étincelante sur la ville. Lyanor est agenouillée devant , la tête posée sur l'assise, emmitouflée dans un gros plaid en laine. Elle dort. Je m'avance jusqu'à elle, son téléphone est tout près de sa tête, sa respiration semble encore douloureuse. Je m'accroupis pour la soulever, une fois de plus. Elle n'est pas bien lourde. Tout comme dans sa chambre chez elle quand j'ai dû la porter, son odeur se fraie un chemin jusqu'à mes poumons, s'infiltre en moi comme un poison. Durant tout le trajet qui nous a mené ici, elle ne m'avait pas lâché et empli tout l'habitacle de ma voiture. Elle sent le gel douche à la vanille, et un parfum sucré, toujours le même depuis que je la connais. C'est simple et pourtant tellement enivrant, à tel point que même quand elle n'est pas là, je peux sentir son odeur rien qu'en fermant les yeux. Ses longs cheveux caressent mon épaule jusqu'à ce que je la dépose sur le lit. Elle ne se réveille pas, mais semble inspirer plus fort. Je la recouvre de la couette, pose délicatement ma main sur son front. La fièvre est toujours là, cependant moins vive, et je me surprends à penser que la mienne aussi, a baissé. Ou bien, elle est différente, elle vient tout juste de muer. La lumière de la lune éclaire ses traits posés. Si elle pouvait toujours être aussi calme ... Mais toi maintenant tu l'es ... souffle la voix dans ma tête. Et putain ! Elle n'a pas tort. La tempête s'est assagit alors que pourtant, cent questions fusent sous mon crâne, mais elles sont plus pondérées, ou alors c'est moi, qui devient inébranlable à cette heure avancée de la nuit. Je récupère son portable pour le poser près d'elle sur sa table de nuit, et le destin décide pour moi de ce que je n'aurais jamais osé faire sans son coup de pouce. L'écran non verrouillé s'illumine et affiche sous mes yeux une conversation qu'elle devait avoir avec son amie, Mélia d'après le prénom inscrit avant de s'endormir.

Oui, le destin veut encore s'en mêler. Montrer à mes yeux éveillés les mots qu'elle a couchés. Je ne remonte pas bien haut dans la conversation, je ne veux pas violer plus son intimité que ce que je ne le fais déjà. Elle lui explique être malade, avoir été kidnappée par "Iceberg PDG ", évidemment ... Je persiste et signe, c'est un comble quand on sait qu'elle passe sa vie dans des frigo ... Elle me traite de con autoritaire, ok ... c'est quelque peu mérité. Quelque peu Liam ? Sérieusement ? Sa copine promet de me faire la peau, "milliardaire ou pas". Bien, au moins une qui ne me traite pas en fonction de mon statut social, elle a au moins ce mérite cette Mélia. Comme Lyanor ... Je suppose que c'est un surnom pour Amélia, la fille dont m'a parlé Ethan.

{Elly tu es toujours là ?}

{Elly ?}

{Elly ?? Est-ce que je dois appeler le FBI ? Non laisse tomber, je veux m'occuper moi-même du cas de Mister Connard ! Si tu ne me réponds pas j'appelle Ethan pour qu'il débarque !}

Donc elle connait Ethan, elle aussi. Je savais par Neve qu'ils étaient sortis quelques fois tous les trois après le boulot, mais je vois qu’ils forment un petit cercle.

Les réponses tardent à arriver, sa copine envoie plusieurs fois des points d'interrogation, jusqu'à ce que Lyanor lui réponde de nouveau.

{J’me sens pas bien Mélia}

{Va chercher l'iceberg ! Après tout c'est lui qui t'a enlevée ! Ou appelle Ethan pour qu'il vienne te chercher.}

{Non. Laisse Ethan. Et Kavanagh me hait, j'veux qu'il m'oublie, trop peur qu'il vienne m'étouffer dans mon sommeil ce psychopathe}.

Elle n'a plus répondu après ça. Je la regarde, inspire profondément, tourne sur moi-même plusieurs fois en me tirant les cheveux comme pour extraire mes pensées négatives. Putain ! Génial. Donc résumons Liam, tu es un Connard d'Icerberg psychopathe. Magnifique tableau, bravo, bien joué ! Lyanor commence à s'agiter dans son sommeil et une idée qui me fait plus peur que le courroux de sa copine prend place dans ma tête. Arhhh fait chier ! Ethan avait raison... Bien-sûr qu'il avait raison, il te connait comme ton ombre !

Merde, ça ne va pas être simple ... Il fait mal, le Karma ! Mais l'antidote n'est pas loin.

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