Un plan sans accroc

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Liam

Il y a des journées comme celle-ci, où j'hésite à dire si elle est bonne ou mauvaise, car la balance est à peu près à l'équilibre. Mais il en faudrait si peu pour la faire basculer de l'un ou l'autre côté.

- Je crois que le mieux que nous avons à faire, c'est de remettre cette réunion à un autre jour Mons...

- Non, je gronde de nouveau à Liverman, mon directeur des achats. Vous avez l'impression que je suis à la disposition de l'incompétence des uns et des autres ? Cette réunion était prévue depuis plus d'une semaine, alors débrouillez-vous comme vous voulez ! Il me semblait avoir été suffisamment clair hier en conférence ! Si vous n'êtes pas capable de vous organiser correctement, vous savez où se trouve la sortie ! je lui rappelle à toutes fins utiles.

Je le vois blêmir, desserrer sa cravate et tenter de déglutir. Puis il reprend, sous les yeux contrits de ses collègues :

- Avec tout le respect que je vous dois Monsieur, nous n'avons pas pu terminer notre présentation car nous n'avons jamais eu le retour de nos propositions préliminaires de la part de l'assistante de Monsieur Walsh. Nous lui avions tout ...

Le voilà, mon grain de sable qui va faire pencher la balance de ma journée.

- Stop ! je le coupe en me levant. J'en ai assez entendu, la séance est levée. Mon assistant vous transmettra la date de la nouvelle réunion dès ce soir. Bonne fin de journée.

Je sors de la pièce en entendant leurs soupirs de soulagement à tous, et quelque part je le partage, mais pas pour les mêmes raisons qu'eux. Des semaines que j'attends ce jour, et mes prières sont enfin exhaussées. J'avais imaginé divers scénarios mais celui-ci, c'est le graal, parce qu'il ne pourra pas m'être reproché d'avoir manigancé quoi que ce soit.

Cette journée est merveilleuse ! je me crie intérieurement. Absolument merveilleuse ! Tout va enfin rentrer dans l'ordre. L'ascenseur entame sa longue montée et alors que je ne devais être gagné que par la joie et l'allégresse, une petite voix vient tenter de noircir le tableau illuminé de ma future sérénité. Mais je refuse de l'écouter. Je passe à l'accueil, envoie un texto à Aaron pour lui demander de repositionner cette réunion avortée, puis emprunte presque gaiement le couloir qui mène à mon bureau. Mais des éclats de voix mettent à mal mon projet de m'isoler pour me délecter de la fin de mon calvaire avec un bon verre d'alcool fort et ambré, de préférence. Ils viennent du bureau de la secrétaire des membres du conseil. Meryl.

- Elle est à moi ! Rends-la moi, tonne la voix de la jeune femme alors que je ne suis pas encore arrivé à sa porte. Tu n'as rien à faire dans mon bureau, et lâche ça immédiatement !

- Non ! proteste une autre voix que je reconnais parfaitement. Et ça alors ! Qui t'a permis de ...

- Il se passe quoi ici Mesdemoiselles ? j'interviens de ma plus grosse voix, les faisant sursauter toutes les deux alors qu'elles se font face.

Mon regard se fige quand la petite bouille apeurée de ma filleule apparaît dans les bras de l'objet de mon énervement, qui vient de grimper d'un cran, ou dix ... voire cent. Ivy commence à pleurer et la fille la berce pour la consoler en déposant des baisers sur ses joues déjà mouillées. Putain mais qu'est-ce qu'elle fout avec ma filleule celle-là ?

- Mais où est-ce que vous vous croyez ! je lui assène sèchement en récupérant la petite se ses bras. Sortez d'ici tout de suite !

- Attendez Monsieur s'il vous ...

- Virez de là ! je grince entre mes dents en la toisant le plus méchamment possible, mes yeux bien ancrés dans les siens. Je ne veux plus vous voir ici, c'est bien compris ? Et qui vous a permis de vous balader avec le bébé ? Sa nounou doit la chercher de partout ! Vous êtes une irresponsable ! Et à cause de vous et de votre incompétence maintenant légendaire ici, douze personnes ont perdu leur temps à une réunion qu'ils n'ont pas pu préparer !

La fille va pour ouvrir la bouche, mais tout compte fait, je ne veux plus entendre le son de sa voix. Elle se tourne vers Meryl qui elle a les yeux fixés sur moi et me supplie silencieusement de la faire partir. Si elle savait depuis quand je suis sur le coup !

- S'il vous ...

- Je vous ai donné un ordre Mademoiselle Johnson, alors pour une fois vous allez obéir, et estimez-vous heureuse qu'Ivy soit ici, car je ne peux pas crier, mais ne pensez pas que c'est l'envie qui me manque ! Bien au contraire.

J'avance d'un pas, elle recule d'autant. Je réitère, elle finit par se retrouver dans le couloir. Une lueur étrange passe dans ses yeux alors qu'elle fixe encore le bureau de Meryl. J'ai presque l'impression qu'elle va pleurer, il ne manquerait plus que ça ! J'ai déjà assez d'Ivy qui renifle sur mon épaule en tétant sa sucette que la fille vient de lui remettre dans la bouche, l'air de rien.

- Monsieur s'il vous plaît, écoutez-moi ...

Merde, mais elle est sourde ou quoi cette fille ? Je quitte son regard qui se remplit de larmes qu'elle fait mine de vouloir retenir, c'est pathétique. Elle joue bien en plus, j'y croirait presque. Parce qu'elle joue, comme toutes. Les femmes ont ce don, celui de nous prendre pour des cons. Malheureusement pour elle, à cet instant, je n'ai plus aucun remord, je vois clair dans son jeu. Dommage qu'Ethan ne soit pas là pour voir ça de ses propres yeux. Mais je compte lui raconter chaque détail, pour l'aider à percevoir la vérité à travers mon regard. Cette fille a bien mené sa barque jusqu'à aujourd'hui, y'a pas à dire, mais elle n'est pas différente des autres. Plus discrète sur son but réel oui, des méthodes subtiles quasi invisibles, mais elle a bien tissé sa toile, lentement mais sûrement, telle une veuve noire. Mais voilà, elle vient de se faire prendre la main dans le sac, deux fois, car je crois comprendre ce qu'il se passe ici.

- Je ne vous écoute plus car je ne croirai rien de ce qui sortira de votre bouche! Maintenant pour la dernière fois, hors de ma vue. Vous venez de gagner votre fin de journée Mademoiselle. Au revoir.

Et pas que. Je vais remettre mon verre de whisky à plus tard et m'occuper dès mon retour dans mon bureau de son cas, administrativement parlant.

- Non ...

Je la foudroie une nouvelle fois et ô miracle ! elle finit par comprendre qui commande ici, qu'elle est grillée et donc, abdique . Elle lance un dernier coup d'oeil dans le bureau derrière moi puis tourne les talons en hochant la tête, tremblante, comme si je venais de la frapper. Je vois qu'elle chancelle dans le couloir, se tenant presque au mur pour avancer. Une petite foule s'est créée et chacun la regarde faire son cinéma. Vraiment, elle m'impressionne cette fois, elle a de l'avenir dans la comédie cette peste. Ils recrutent à Broadway, elle devrait tenter sa chance, qui sait, un Tony Awards la guète peut-être au coin de la rue, voire un Oscar. Elle rentre dans son bureau et ferme la porte. Bien. Un plan sans accroc, pour une fois. Ivy gigote dans mes bras, j'embrasse sa tempe, elle sent si bon.

- Que s'est-il passé Meryl ? je lui demande doucement, juste pour confirmation.

Elle semble surprise que je lui pose la question, mais heureuse, en même temps et me sourit tout en retournant à sa chaise de bureau.

- Mademoiselle Johnson est entrée dans mon bureau comme si elle était dans un magasin Monsieur ! m'explique-t-elle, je n'ai pas compris, elle est folle !

Oui, apparemment. Heureux de ne pas être le seul à avoir compris son manège.

- Merci Meryl, elle ne vous embêtera plus, bonne fin de journée.

***

Dix minutes que j'explore l'étage à la recherche de la nounou. Elle doit chercher Ivy de partout. Neve n'est pas dans son bureau, il me semble bien qu'elle avait une réunion.

- Phoebe, vous avez vu Anny ? La nounou ?

- Eh bien non ... Monsieur c'est à dire que c'est...

Mais pas le temps pour le blabla, je suis déjà loin. Tant pis, je vais chercher Neve au quatorzième et n'attends pas la suite. J'arrive à l'ascenseur quand j'entends la voix de ma cousine retentir de l'autre côté, dans le bureau de l'assistante ... d'Ethan, comme de par hasard. Bien, une mécontente de plus, ça arrange bien mes affaires. Mon téléphone bippe dans ma poche, mais j'ai plus urgent à traiter.

- Je vous ai posé une question ! Répondez ! crie Neve tandis que je la rejoins.

Je pose une main sur son épaule, elle ne s'emporte -presque- jamais, mais elle a choisi le bon ... merde, mais il se passe quoi, là ?

- Liam ! Tu tombes à pic, m'apostrophe-t-elle bien trop familièrement, en se figeant quand elle se rend compte que je tiens son bébé dans mes bras. Attends pourquoi tu as Ivy ? Où est Elly ?

Au regard inquiet qu'elle me lance, je sens poindre le problème, et une nouvelle migraine.

- Je l'ai congédiée pour la fin de la journée, je lui réponds alors qu'elle récupère sa fille. Pourquoi la cherches-tu Neve ?

- Liam ... comment ça tu l'as congédiée ? Parce qu'elle s'occupait d'Ivy pour me rendre service ? Nous rendre service pour que je puisse assister à ma réunion ?

Son visage se peint de fureur, et la dernière fois que je l'ai vue dans cet état, ça a très mal tourné pour le gars en face d'elle. Elle n'est pas bien grande, pourtant du haut de ses vingt-quatre ans, c'est un dragon, quand elle s'y met. Mais ce n'est pas le moment d'en discuter, je veux d'abord comprendre ce qu'il se passe, dans ce bureau. Meryl s'avance vers moi avec un petit sourire et des yeux de biches, mais Neve lui bloque la sortie.

- Pas si vite, j'attends toujours que vous répondiez à ma question !

- Je peux savoir ce qu'il se passe ?

- Monsieur, je peux tout vous ...

- Oh non, certainement pas ! C'est moi qui vais lui expliquer Mademoiselle Craig !!! lui assène de nouveau Neve, de son regard qui tue. Je cherchais Elly et Ivy en sortant de ma réunion, j'ai fait tous les bureaux et quand je suis rentrée dans celui de Meryl, j'ai vu dépasser de son sac à main sur son bureau le bandeau qu'Elly a fait de ses mains pour Ivy ! me dit-elle en me montrant l'objet qu'elle tient encore entre ses doigts en me le tendant. Tu vois ? Il y a même son prénom brodé à l'intérieur ! Elly lui en a fait plusieurs et cette fille l'a pris ! Quand j'ai tiré dessus, c'est ça qui est venu avec ! continue-t-elle en me montrant le stylo que j'ai vu plus tôt sur son bureau. Il est aussi à Elly, c'est un cadeau qui lui a été offert, elle écrit avec dans ses cahiers !

- Monsieur...

- Taisez-vous ! je lui ordonne en me frottant les tempes, remettant en place dans ma tête le puzzle de la scène qui s'est joué tout à l'heure. Continue Neve.

- Je suis repassée par ici et devine qui j'y ai trouvé en train de fouiller ? Je ne te fais pas un dessin n'est-ce pas ?

Non, ce n'est pas la peine.

- Monsieur attendez, je suis navrée ...

Oui, elle peut. Je pensais que c'était l'autre, la voleuse d'objets. Je me suis planté. Mais elle allait pleurer pour un putain de stylo et un bandeau pour bébé ? Faut quand même pas abusé ! Bon, reste son incompétence et sa grosse boulette, je me souffle, ça va aller Liam.

- Vous êtes virée.

- Qu... Quoi ?

- VOUS. ÊTES. VIRÉE, lui répète lentement Neve, mais avant de partir, je vous prie de me remettre la montre que vous avez au poignet, elle ne vous appartient pas.

Oh non ... Dites-moi que c'est une blague, ou un cauchemar, je vais me réveiller.

- Neve de quoi parles-tu ? je lui demande pour être sûr d'avoir bien compris. A quel point j'ai merdé.

Elle tend la main en direction de Meryl qui lui remet l'objet, puis quitte la pièce en silence, tête baissée.

- C'est aussi à Elly, je l'ai reconnue au fond rouge, ce n'est pas banal. C'est une petite montre d'homme, elle appartenait à son père qui est décédé quand elle était encore très jeune, m'informe-t-elle, elle n'a que ça de lui et elle est gravée à son nom, regarde derrière ...

Comment sait-elle tout ça elle ?

Effectivement. Andrew Johnson est inscrit au dos de la petite montre ronde. Ce n'est pas une marque, elle doit simplement avoir une valeur sentimentale. Mon portable bippe encore dans ma poche. Je le consulte. Finalement, je retire ce que j'ai dit, c'est une journée de merde.

Un mail d'Ethan.

De : E-Walsh@KMC.Corp/Holding.com <V.PDG>

A : L-Kavanagh@KMC.Corp/Holding.com <PDG>

Objet : Oups

Liam j'ai merdé, j'ai oublié de renvoyer le dossier à Liverman, il vient de m'envoyer un mail salé pour se plaindre d'Elly, mais c'est moi qui devais m'en charger. Elly vient de tout lui transmettre pour la prochaine réunion ... Appelle-moi qu'on en parle.

Ethan.

Oui, moi aussi, j'ai légèrement merdé, vieux. On reprend. Belle putain de journée de merde! Bon, je n'ai pas prononcé ma sanction tout à l'heure, je me rassure tout seul. Les choses vont se tasser d'elles-mêmes, j'aurai bien une autre occasion... non ?

Un autre mail suit celui d'Ethan dans la liste de ma boîte de réception, un de son assistante, celui à l'attention de Département des achats. Elle m'a mis en copie, ainsi qu'Aaron. Ma migraine monte d'un cran, ça ne dit rien de bon. J'ai également un autre mail à ouvrir signalé " priorité haute". Le visage d'Ethan s'affiche sur mon portable, mais j'ai déjà eu le temps de lire l'objet du courriel, et je sais exactement ce qu'il s'apprête à me dire. Alors je renvoie l'appel sur messagerie, pour l'instant.

- Punaise Liam, t'es un homme mort, je te préviens, souffle Neve qui a elle aussi les yeux rivés sur l'écran de mon portable. Ethan va se mettre dans une colère noire, cette fois.

De : L-Johnson@KMC.Corp/Holding.com

A : L-Kavanagh@KMC.Corp/Holding.com <PDG>

CC : E-Walsh@KMC.Corp/Holding.com <V.PDG>, K-Darmont-RH@KMC.Corp/Holding.com <DRH>

Objet : Démission.

Monsieur,

Par la présente, je vous notifie ma démission à effet immédiat.

A la relecture de mon contrat de travail hebdomadaire ( intérimaire comme vous aimez le préciser à qui veut l'entendre - ou pas d'ailleurs) , vous constaterez que je vous dois un temps de travail de quarante heures à répartir sur les plages horaires de la semaine. Nous sommes jeudi fin d'après-midi et j'ai déjà effectué plus de quarante-six heures de poste depuis lundi matin, je ne vous dois donc pas une minute de plus.

Et juste au cas où les choses ne seraient pas assez explicites pour vous, je suis bien en train de vous dire que je ne reviendrai pas, vous avez donc atteint votre but de vous débarrasser de moi.

En ce qui concerne le motif de ma démission, toujours dans l'optique où les choses ne seraient pas assez claires, le voici :

MON BOSS EST UN CONNARD ARROGANT !
Antipathique, mesquin et calculateur.

(Liste non exhaustive)

Et je parle bien évidemment de vous, Monsieur Kavanagh.

Je vous souhaite une bonne continuation.

L.Johnson

PS : Je veux récupérer ce qui m'appartient, demandez donc à Mademoiselle Craig, elle comprendra. Si je n'ai pas récupéré mes biens dans vingt-quatre heures, je porte plainte. Faites-les passer à Mademoiselle Walsh, merci.

Ps bis : Une fois que vous aurez relu mon contrat de travail dont j'ai pris soin de laisser une copie sur votre bureau dans ma grande bonté, je vous invite à vous torcher avec, CONNARD ! (Oui même par mail, ça fait du bien ! )

Putain oui, Ethan va me buter.

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