Prémonition

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Elly

- Nous sommes une entreprise de challenge. C'est l'un des termes qui nous définit le mieux et j'entends que toutes les personnes qui travaillent ici, à New York mais également dans chacune de nos filiales à travers le pays et les cinq continents, s'en souviennent comme un mantra gravé dans le marbre. NOUS SOMMES le challenge. Nous le créons car nous sommes inventifs, nous le relevons car nous sommes des battants et le nous remportons car nous sommes des gagnants ! s'exclame-t-il de la scène surélevée depuis le bas de cet amphithéâtre du rez-de-chaussée de l'immense tour, qui est d'aujourd'hui le plateau de cette réunion exceptionnelle pour la présentation/mise au point des PDG. KMC.Corp est un leader dans chaque branche qui le compose, non parce que nous l'avons été un jour et que les choses vont d'elles-mêmes depuis, mais parce que nous nous levons chaque matin pour faire que demain soit déjà plus grand que la veille. Nos objectifs sont clairs : être les meilleurs, loin devant nos concurrents. Si en avance sur eux qu'ils ne devraient même pas être visibles dans nos rétroviseurs ! gronde-t-il à travers son microphone sans fil si fin qu'il est presque invisible. Nous nous devons à nous-même d'être innovants dans notre inventivité pour créer un besoin immuable chez les consommateurs au travers de nos activités de Médias et Télécommunications, Mode ou même dans nos solutions de transports, car nous sommes la définition du Novateur. Nous nous devons d'être les esprits les plus fertiles, féconds, ingénieux et créatifs dans nos activités de Production. L'ambition d'être et de rester numéro un n'est pas utopique. Ce qui l'est en revanche, c'est qu'une petite partie de ceux qui composent aujourd'hui nos équipes et effectifs toutes branches et services confondus chez KMC, dans nos filiales principales mais aussi secondaires, ici et ailleurs, le croient. Et pire encore, QU'ILS SE CROIENT, dit-il avec insistance en semblant scruter en même temps chacune des quelques deux milles personnes ici présentent, INDISPENSABLES ET IRREMPLAÇABLES. Car entendons-nous bien, ils ne le sont pas, plus. Les indispensables sont nos apôtres, ceux qui croient en nous et ont une foi inébranlable en eux-mêmes, en leurs propres capacités mises au service des ambitions de KMC. Nous sommes sur le podium des vainqueurs, et nous entendons bien le rester ! Ainsi, si c'est grâce à la force de notre travail commun que nous nous hissons toujours plus haut, nous sommes aujourd'hui unanimes sur l'inévitable nécessité de purger notre société des individualités qui mettent à mal nos ambitions par la bride de la crainte. Crainte de se voir submergés de travail, et d'échouer avant même d'avoir tenté. Alors à ceux-là qui j'en suis convaincu se reconnaitront sans mal, ajoute-t-il avec un petit rictus satanique parfaitement visible sur l'écran géant qui retransmet son discours pour ceux et celles étant installés trop loin de la scène comme dans un cinéma, je veux dire une chose : l'échec fait partie de la réussite. Il ne faut pas le craindre mais plutôt l'accepter comme le brouillon imparfait de ce qui le deviendra à la force du travail et de la détermination. Et puisque nous sommes des hommes de paroles, Monsieur Walsh et moi-même, nous avons décidé non plus de prévenir, mais de guérir. Pour éviter la gangrène qu'est la démotivation. Pas pour nécessairement avancer plus vite, mais pour le faire plus sereinement, plus intelligemment, mieux. Nous sommes les meilleurs, parce que vous l'êtes. Et vous l'êtes aussi parce que nous vous poussons à donner le meilleur de vous-même, à vous dépasser parce que vous en êtes capables, individuellement et en groupe. Et le groupe ne peut plus accepter d'être ralenti par ceux qui ont peur, ceux pour qui ''rien ne sert de courir, il faut partir à point'', cite-t-il. Et pour partir ils vont partir, lâche-t-il en même temps qu'une rumeur d'inquiétude naît dans l'assemblée. Vous avez tous été informés la semaine dernière qu'à l'issue de cette conférence se dérouleraient des réunions d'équipe par service dans lesquelles Monsieur Walsh, Mademoiselle Walsh, moi-même ainsi que les autres membres de la direction passerions. C'est donc l'heure du remaniement chez KMC ! annonce-t-il d'une voix ferme et forte. Et il commence maintenant. Merci à tous.

Il n'y a pas à dire, ce type s'il est dépourvu d'amabilité, ne manque pas d'éloquence.

Il sait tout à la fois motiver ses troupes et éliminer des cailloux sur son chemin en faisant s'infiltrer l'idée que c'est pour le bien commun. Oh oui, il est doué, intelligent ... et tellement dangereux, pour nous. Pour moi. Ses mots endoctrinent, sa voix envoûte autant qu'elle convainc. C'est un guerrier, un soldat, un conquérant, un meneur, que rien ne semble pouvoir atteindre ou arrêter. Il est tout à la fois. Il dirige un véritable empire dont il est la tête couronnée, le roi incontesté, et n'hésite pas à le rappeler son royaume. Question de vanité ?

Le Big Boss salue l'assemblée d'un léger signe de tête et quitte la salle sans même se retourner, alors qu'un silence religieux a fait taire l'intégralité de l'hémicycle qui ,je pense, retient encore sa respiration, refroidie par la le vent hyperboréen que vient de souffler Iceberg PDG.

D'un geste de la main, Ethan me demande de me lever à mon tour pour le suivre vers la sortie, descendant lui aussi du perchoir duquel lui et Monsieur Kavanagh sont intervenus à tour de rôle. Je ne sais pas pourquoi, mais même moi, ce type m'a fait peur, ses mots m'ont atteinte. A plusieurs reprises, son regard a croisé le mien, comme s'il parlait aussi pour moi, de moi. Comme un avertissement voilé à mon attention, silencieux malgré les phrases prononcées. Peut-être même plus que cela. Ses yeux semblaient déjà avoir fait mon procès et j'y ai lu, je crois, la sentence qu'il aimerait tellement prononcer.

Douze jours.

Voilà douze jours que pour quelques heures à peine, dans le secret d'une chambre d'hôtel californienne, la glace a fondu sous la chaleur des flammes sataniques. Quand le froid de l'iceberg a laissé la place à Lucifer et sa brûlure démoniaque, dont je crois encore pouvoir ressentir l'ancrage sur ma peau, telle une marque laissée au fer rouge par l'incandescence de ses actes, et de ses mots. Je perçois toujours la sensation du tissus avec lequel il avait lié mes poignets, le même qu'il a utilisé pour m'aveugler plus tard, comme si malgré la perversion dont il était capable, il fut pris d'un élan de pudeur à me laisser le voir, le regarder. Et quelque part, plus les jours passent, plus il se montre glacial, distant, arrogant et méchant avec moi, plus je crois deviner : son désir premier de se cacher de ma vue, c'était sa façon à lui d'être là s'en l'être, pour oublier plus facilement son écart de conduite, notre écart, car avant même d'avoir commencé, dans sa tête, tout devait déjà être terminé, bouclé, archivé. Je ne suis qu'un dossier qu'il a dû traiter.

Nous sommes au moins d'accord sur un point lui et moi. Même sans le verbaliser, par le froid austère qu'il nous impose et traduit en silence ses pensées, nous savons que c'était une erreur. Mais si moi je tente de travailler en me détachant de cette nuit-là contre le gré de mon corps, lui semble vouloir me le faire payer. Je ne suis pourtant pas fautive, ou pas la seule coupable de ce crime. C'est lui qui est venu à moi, qui a imposé à mon corps par ses mots et la proximité du sien, la nécessité de notre étreinte impromptue et parfaitement insoupçonnée de mon imagination. Alors je tiens, j'encaisse sa mauvaise humeur et les répliques septentrionales en forgeant autour de moi le manteau douillet de l'ivresse qui me réchauffe quand je le vois bouillir de rage face à mon indifférence affichée, et revendiquée. Devant lui, du moins. Car contrairement à cet homme, moi, je suis humaine. J'ai mes failles. Mais j'attends d'être chez moi, pour retirer mon armure.

- On commence finalement par le Marketing Elly, m'informe Ethan qui me laisse galamment le précéder pour rejoindre l'ascenseur, Neve à mes côtés qui me lance un immense sourire dont elle seule à le secret.

Mélia me manque, ne puis-je m'empêcher de penser.

***

Cinq heures et une migraine dithyrambique plus tard, je souffle enfin en quittant la dernière salle de réunion, celle de l'étage du service commercial. Ethan m'ayant informé qu'il devait repasser par le département juridique, c'est seule et au rythme des cliquetis de mes talons que je traverse les longs couloirs pour regagner l'ascenseur. Durant mon trajet vers le sommet, je réponds encore à des mails, arrange l'agenda d'Ethan et continue ma conversation par messages avec Mélia.

Mélia

{Une semaine ! J'ai hâte, à nous NY ❤️ }

A nous NY. Oui. La semaine prochaine, timing parfait.

{Moi aussi, tu me manques. Mon patron est d'accord pour que je finisse plus tôt}

Oui, Ethan est super, s'il était de la même trempe qu'Iceberg PDG, je ne serais plus là depuis longtemps. J'ai quand même pensé à partir, après la réaction du grand patron à son retour la semaine dernière, mais pour le moment j'ai bien trop besoin de ce poste, surtout en ce moment, alors je ne peux pas risquer d'avoir une semaine -voire plus - de carence dans mes revenus.

Je rentre dans mon bureau et comme à chaque fois maintenant, entame mon petit rituel quand je suis seule : je me sers un thé vert aromatisé, m'installe dans mon fauteuil, déverrouille mon écran et retire mes escarpins. Le meilleur moment. Je réponds toujours à Mélia qui me fait une liste longue comme le bras de choses qu'elle veut faire avec moi, mais il faut tout de même qu'elle calme ses ardeurs. Je bois lentement mon thé tout en ouvrant différents dossiers sur mon ordinateur. Quelque chose tracasse mes yeux, mais je n'arrive pas à trouver quoi, et une sorte d'angoisse vient doucement se loger dans mon estomac. Tout en rédigeant un rapport pour Ethan, mes yeux font encore des allers-retours sur la pièce, cherchant sans cesse ce qui a changé. Et finalement, je comprends. Il manque un stylo, dans mon pot à crayons. Un cadeau de Mélia, justement, qu'elle m'a rapporté de Paris. Je tente de me remémorer où j'ai bien plus le laisser mais rien ne vient, c'est le trou noir ou plutôt je ne souviens pas l'avoir utilisé, aujourd'hui.

- Tu perds la tête ma pauvre Elly, je me souffle en reprenant mon activité, mais toujours angoissée.

Quelques petits coups portés à ma porte me tire de mon monde rempli de chiffres. Pourtant, je ne travaille pas à la compta. Je regarde l'heure en bas de l'écran, mes yeux voient troublent tout à coup, et c'est normal, je n'ai pas levé le nez depuis presque trois heures, maintenant. Je relève la tête et suis surprise d'y trouver Aaron, je le pensais déjà parti.

- Tu avais oublié ton petit carnet de notes dans l'une des salles de réunion, je suis passé de le rapporter.

Aaron s'approche et le dépose devant moi, puis s'assoit sur un fauteuil, je regarde l'objet. Il est bien à moi, c'est un cadeau de ma meilleure amie, elle me l'a envoyé par colis la semaine dernière. Un petit cahier comme je les aime : format moyen pour pouvoir être amené partout avec moi, une belle couverture cartonnée rigide vert canard et or à motif stone, et la petite particularité, c'est que sur les pages, au lieu d'y avoir des lignes ou des carreaux, il y a des pointillés. Je l'adore ! Mais là, je le regarde sans comprendre ce qui m'arrive.

- Tout va bien Elly ?

Non. NON !

- Je ... Je ... bégaye-je comme un bébé, mes yeux jonglant entre le visage surpris de mon collègue et l'objet posé sur mon bureau. Je ne souviens pas l'avoir sorti d'ici à vrai dire.

Aaron, loin d'être amusé, me scrute avec attention, gravement.

- Tu es sûre Elly ?

- Je ... je ne m'en souviens plus, mais peut-être que ...

- Mademoiselle Johnson semble avoir un gros problème de mémoire, tonne une voix agressive. Et de compréhension, cela va sans dire.

Aaron prend un air désolé de me voir une fois de plus ainsi traitée et quitte la pièce plus vite que son ombre, en saluant toutefois son horrible patron. Enfin, d'après lui, il n'est pas si terrible. Non, moi, j'ai un traitement de faveur... enfin façon de parler, bien entendu. Je sens le regard de mon boss allumer les cellules de ma peau qui se couvre de frisson. Mais je n'ai plus chaud, non, il me glace le sang. Je tourne mon visage vers le sens en fixant mes yeux à sa banquise bleu clair. Il ne rompt pas notre contact, au contraire, et j'ai l'impression qu'il attend quelque chose de moi. Il veut s'amuser avec moi, parce qu'il aime me mettre à terre, car il aime gagner. Mais aujourd'hui, je n'ai plus envie de jouer. Alors je réfléchis à toute allure et trouve comment nous mettre à égalité, ce soir du moins. Mes pieds regagnent leur place dans mes chaussures. Il m'observe toujours. Je me lève, enfile mon manteau, mon écharpe, éteins mon ordinateur et traverse mon bureau jusqu'à ma porte dont il me barre le passage. Je le fixe à mon tour, le sommant silencieusement de me laisser passer. Il se décale, mais attend toujours. Ou espère qu'il va gagner. Désolée mon grand, mais ce ne sera pas pour aujourd'hui.

- J'ai de la mémoire uniquement pour ce qui est mémorable Monsieur, ce qui mérite de l'être et en vaut la peine. L'inutile n'a pas sa place dans ma tête. Bonne soirée.

Je crois que je ne respire plus jusqu'à ce que les portes de l'ascenseur ne se soient refermées.

Ça va bien se passer Elly ... Ton Boss est un connard, mais ça va bien se passer.

Je quitte le bâtiment avec l'angoisse qui elle, ne m'a pas quittée. Je marche dans les rues encore bondées. Mais ici, dans ce quartier, il semblerait qu'elles ne désemplissent jamais. Comme si la nuit n'avait aucun effet dans cette fourmilière d'immeubles toujours éclairés, toujours occupés par des travailleurs acharnés. J'atteins la bouche de métro avec la désagréable sensation d'être observée. Il faut vraiment que je rentre me coucher. Mon esprit me joue des tours et je deviens parano. Ma mémoire m'a fait défaut, c'est bien l'une des premières fois de ma vie. L'angoisse grandit encore dans la rame bondée. J'ai l'impression d'étouffer, compressée par tous ces corps impatients de rentrer chez eux, ces mines fatiguées qui paraissent toutes me dévisager ce soir. Il faut que je rentre me coucher, pour oublier cette journée, oublier les regards de travers que me lancent toujours plusieurs personnes quand je ne fais rien d'autre que mon travail, oublier leurs messes basses peu discrètes quand je passe devant elles et eux. Oublier les mots, oublier ses mots.

Il faut que je rentre me coucher, car quelque chose me dit que je suis loin d'avoir tout vu, ou tout entendu. Il n'a pas dit son dernier mot.

***

Mes yeux sont encore dans mon bureau. Je cherche, je sais que quelque chose n'est pas à sa place. Mes yeux scannent. L'angoisse est là. Je vois le carnet neuf dans mon tiroir, à sa place, et mon stylo dans son pot à crayons. Je sens un poids sur mes épaules. Des regards me piquer comme des lames de rasoirs trop acérées sur ma peau. Les regards sont sur moi. Y compris le mien, comme si je me regardais au travers d'un miroir. Des bruits, des sons, des voix. Tout se mélangent. Ils me font peur, je ne les comprends pas. Je veux sortir, mais je ne peux pas bouger. Puis une voix domine celle des autres.

- La vérité n'est pas toujours celle que l'on voit.

Le réveil sonne. Je hurle. Je suis en sueur et j'ai encore peur.

- Si même dans mon sommeil je rêve du bureau, je vais demander à Madame Darmont à être payée plus !

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