Sans fin

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Elly.


Des éclats de rire d'enfants me sortent de mes songes, qui une fois n'est pas coutume avaient trop dangereusement dérivé vers les traits d'un certain Lucifer caché sous le bloc de givre qu'est Iceberg PGD. Je souris malgré moi, et ne sais pas pourquoi. Suis-je simplement attendrie de voir se peindre sous mes yeux le tableau d'une grand-mère heureuse de s'amuser avec ses deux petits enfants en leur courant après dans l'herbe verte de Central Park ? Le carrousel n'est pas loin, et la petite fille aux longues tresses blondes tient une pomme d'amour dans sa petite main. Ils ont dû s'y arrêter, c'est sûr ... Ou ne suis-pas plutôt en train de subir une nouvelle attaque de ma double personnalité ? De cette espèce de jumelle maléfique qui a pris possession de moi et veut encore me tourmenter ?

J'ai tout plaqué pour changer de vie. Non, c'est même plus profond que cela, pour avoir une vie, à moi, qui ne soit pas un mensonge. Une nouvelle vie pour avoir la paix, me rencontrer moi-même, trouver qui je suis sans une pression familiale capable de broyer d'un geste ou d'un regard le plus brut des diamants. Je n'avais pas prévu néanmoins de me rendre compte que je suis limite Schizo parfois. Il me rend folle. De rage, surtout. Alors pourquoi cette entité qui s'est invitée dans ma tête et pire, dans mon corps est-elle si dépourvue de raison ?

- Va consulter, ma pauvre Elly, tu es en plein délire ! je me souffle en terminant mon double latte caramel.

L'heure sur ma montre m'indique qu'il est tant d'activer le pas. Ethan m'a donné une pause déjeuner plus importante ce midi car nous n'avons pas arrêté, ces quatre derniers jours. Aaron, bien entendu, a fait un super boulot quand j'ai dû, contrainte, kidnappée et forcée, suivre le Boss en Californie. Mais j'ai quand même été obligée de faire mes devoirs, dès lundi matin pour me remettre dans le coup des dossiers d'Ethan. Heureusement que nous avions beaucoup échangé par mail, sinon, j'aurais nagé dans la choucroute ... et je n'aime pas la choucroute.

Assise dans la rame de métro, je n'arrive pas à me concentrer sur mon roman numérique. Je crois bien que j'en suis à relire la même page depuis plusieurs minutes, et je serais bien incapable de dire ce qu'il s'y dit. En fait je ne la lis pas, je la regarde mais ne la vois pas. Mes yeux ont décidé de jouer un autre script que celui qu'il a devant lui. Une scène torride interdite aux moins de dix-huit ans, au moins. C'est vrai qu'il ne fait encore pas très chaud, aujourd'hui, et je comprends un peu le besoin de mon esprit de vouloir s'engager sur un chemin ô combien escarpé mais qui pourrait le réchauffer. Pourtant, je préfère mille fois avoir froid que de me laisser aller sans protester à repenser à ça. A l'intensité de sa voix qui m'a faite vibrer avant même qu'il ne me touche. A la sensation de ses mains sur ma peau, au courant électrique qu'il a fait naître en moi et qui aurait bien pu alimenter tout l'hôtel plusieurs jours durant. Au trouble qui m'a enveloppée dès lors que sa langue a goûté ma peau. A la chaleur de la lave qui m'a fait griller les neurones et à la marque qu'ont laissé ses doigts sur et dans mes chairs. Non, je ne dois pas y penser et obliger ma conscience perverse et diabolique à mettre sous clé à tout jamais ces images et sons lucifériens. Car la partition des sons aussi, ma mémoire les rejoue sans cesse. Plus les siens que les miens, puisqu'il avait décidé que je devais rester muette. Ses phonèmes résonnent encore à mes oreilles. Sexy et gutturaux. Alors je m'interroge encore depuis que j'ai quitté le parc. Est-il toujours légitime que je le surnomme Iceberg PDG ? Je dois bien tenter d'être honnête envers moi : même si je hais ce type froid, arrogant, imbuvable et dominateur, je ne peux plus nier que derrière cette façade de béton armé gelé comme de la glace millénaire, se cache un Lucifer aussi brûlant que la chaleur des Enfers au cœur d'un volcan en fusion. Ce type, c'est le diable en personne et ça, nul ne pourra le contredire. Et le diable est bouillant, c'est peu de le dire. D'ailleurs, même son côté dominateur ne m'a pas refroidie, bien au contraire. Et ça, ça me fait peur. Bien plus peur que lui.

J'ai peur de moi, de mes réactions ou plutôt de celles que je n'arrive pas à contrôler. Celles dont l'impulsion est donnée par ma conscience déraisonnable. Mais je dois être plus forte qu'elle, je vais la dompter car je ne me laisserai plus marcher sur les pieds, encore moins ... par moi-même. Oh mon Dieu ! Je suis complètement folle ... Elly, reprend-toi !

Dans l'ascenseur qui mène au dernier étage de la tour, je sens bien quelques regards m'observer. J'ai l'habitude, maintenant. Car quoi que je dise ou fasse, rien ne change. Alors je les emmerde, tous ! Oui, je deviens vulgaire. Mais après-tout, ne m'a-t-on pas reproché de ne pas être dans le moule ? Mes pas me guident instinctivement vers mon bureau, mes yeux plongés sur ma tablette. Des mails, toujours des mails ... Je referme la porte derrière moi, retire mes escarpins tout en m'asseyant dans mon très confortable fauteuil ... qui a été changé durant ma semaine à L.A. Merci Ethan ! Ma remarque sur mes maux de dos n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Et je n'ai aucune honte, c'est lui qui m'avait demandé pourquoi je bougeais sans cesse mes épaules et ma nuque ...

L'heure suivante, le temps passe à une telle allure que j'ai à peine le temps de cligner des yeux que les chiffres sur l'horloge numérique ont déjà changé. Le téléphone sonne, mais moins qu'avant. Je crois que certaines personnes ont compris que je suis une assistante, pas l'ombre d'Ethan et que je ne suis pas connectée à son cerveau. Quoi que ...Bref, que parfois, mieux vaut voir directement avec Dieu qu'avec ses apôtres, surtout qu'Ethan, malgré son poste, est un homme relativement abordable. Plus avec moi qu'avec d'autres, je l'ai bien remarqué, mais il est bien plus humain que l'autre. L'autre boss, j'entends. Par la grande baie de mon bureau, je ne vois que le ciel et le sommet d'immeubles bien plus bas que cette tour. Je n'en reviens toujours pas d'être à New-York. C'est comme si cette vie, ce n'est pas moi qui la vivais. D'ailleurs, cela me fait penser que je dois envoyer un mail à l'agence immo. J'ouvre ma boîte mail perso sur mon téléphone et tape rapidement mon message quand ma porte s'ouvre sans que je n'aie entendu quiconque frapper. Je lève les yeux prête à en découdre avec le ou la malotrue qui croit qu'ici, c'est porte ouverte, mais me calme sitôt mes yeux posés sur le costume noir du visiteur.

- Je viens en paix ! rit la voix en levant les mains comme si je le tenais en joue.

- Pardon Ethan, je croyais que quelqu'un pensait encore rentrer dans le bureau d'une stagiaire. J'en ai marre que les bonnes manières se perdent entre votre bureau et ma porte, je lui avoue agacée.

Ethan fronce les sourcils, lui aussi n'aime pas ça, je le sais, nous en avons parlé. Et je suis toujours aussi étonnée qu'il soit au courant de -presque- tout ce qu'il se passe ici.

- Elly, affirme-toi, me dit-il en déboutonnant le bouton de sa veste pour s'assoir en face de moi. Ne te laisse pas marcher sur les pieds, tu as un poste bien plus gradé à mon sens que la plupart des gens qui jouent à te bousculer, ne l'oublie pas.

Cette fois, c'est moi qui lève un sourcil, les deux, jusqu'au ciel. Alors il continue.

- Tu es mon assistante, pas une stagiaire comme tu l'as dit. Envoie-les bouler ou mieux, envoie les-moi ! Je me ferai un plaisir de remettre les choses à leur place ...

- Ethan c'est gentil, mais si je fais ça, les gens vont croire que je courre dans vos jupons dès que j'ai un problème et cela ne résoudra rien, au contraire. Et puis nous avons assez d'un Iceberg PDG, j'ajoute avec un clin d'œil rieur. Laissez-lui la place du méchant !

Ethan éclate de rire. Il sait comment je surnomme son cousin. Ça m'a échappé, une fois ... ou deux. Ou trois.

- Liam n'est pas méchant Elly, je te l'ai déjà dit. Il a ses méthodes et j'ai les miennes, c'est tout. Bon, Neve m'a envoyé en mission ! dit-il en se levant. Je dois te convaincre de venir boire un verre avec nous ce soir et ...

Bien tenté. Mais comme depuis trois semaines, c'est toujours non.

- Désolée, je ne préfère pas.

- Je me doutais de ta réponse, mais tu n'as pas le choix Elly. Ordre du patron.

Mon corps se fige et seule ma tête est encore capable de bouger. Mes yeux doivent ressembler à des soucoupes gonflées à l'Hélium.

- Vous ne pouvez pas m'ordonner d'aller boire un verre avec vous Ethan, dis-je en croisant mes bras sur ma poitrine en signe de rébellion.

- Si je peux Elly. Alors c'est réglé. Et ma sœur sera ravie, ça lui fera du bien de sortir ...

- Pourquoi ne sort-elle pas avec ses amis alors ? demande ma bouche sans autorisation et sur un ton bien trop sec à mon goût. Oh pardon ! Je ne voulais pas ... m'excusé-je gênée à vouloir me cacher sous le bureau.

Punaise, une muselière !

NONNNNN !!! Non surtout pas ! mais je suis folle ou quoi ? Question purement rhétorique ...

Mais il ne s'en offusque pas, au contraire, ses yeux pétillent.

- Quoi ?

- Rien, j'aime bien que tu sois toi-même, me répond-il en haussant les épaules. Et sache que contrairement à ce que tu sembles croire, Neve n'est pas une fêtarde qui sort à tout va comme la plupart des socialistes et jet-setteuses très riches de cette ville. Sa vie a changé et malheureusement, ou heureusement, se reprend-il, elle s'est rendue compte que les liens d'amitié qu'elle pensait avoir avec certaines personnes n'étaient en réalité que des liens sociaux, de la poudre aux yeux. Et je pense que vous avez beaucoup de choses en commun, elle et toi, alors oublie un instant le statut s'il te plaît, nous ne sommes pas différents des autres personnes.

J'en doute, mais je comprends qu'il ne s'en rende pas compte. Leur vie est si différente des gens lambdas, des gens comme moi.

- Je ne voulais pas dire que votre sœur ... pardon, non, non ..., je bégaie sans plus savoir où me mettre.

- Je sais Elly, ne t'en fais pas. Rappelle-toi juste une chose, me dit-il en ancrant son regard émeraude au mien, les apparences sont parfois trompeuses et la vérité n'est pas toujours celle que l'on croit.

Alors là, je ne le sais que trop bien ! Je me suis bien faite berner ! Pendant plusieurs années en plus, sans jamais rien voir de la supercherie.

- Allez, j'ai besoin de toi dans mon bureau, suis-moi, me dit-il en ouvrant ma porte, m'invitant d'un bras à le précéder.

J'attrape mon bloc-notes mais aussi ma tablette et nous traversons le couloir et je ris encore à l'une de ses blagues vaseuses. J'ai tout de même de la chance d'être tombée sur le plus sympa des deux patrons, je ne sais pas comment fait Aaron pour travailler avec le Dragon ! Mais lorsque Ethan ouvre la porte de son bureau, je sens toute mon énergie quitter mon corps et manque de m'effondrer comme ... bin comme une merde jetée du dix-huitième étage.

Oh merde ! Mais depuis quand il est rentré, lui ? je me crie silencieusement.

Nos regards se croisent et s'arriment immédiatement. Mais si moi je suis surprise de le voir alors que finalement, c'est tout de même sa société, la stupéfaction qui a pris possession de ses traits à lui me donne froid dans le dos. Un long frisson venu du Pôle Nord remonte lentement mon échine, aussi glacial que de l'azote me faisant littéralement trembler, et pas de désir, cette fois. Je lis parfaitement son questionnement : " Mais qu'est-ce qu'elle fout ici ?". Et j'ai raison, car c'est exactement ce qu'il verbalise, ouvrant déjà les hostilités.

Allez Elly, ça va bien se passer ...


***


Liam


Quand j'ai passé les portes de la tour il y a moins d'une heure, je me suis senti plus léger. Comme si un poids dont je n'avais pas conscience, ou du moins que je n'avais pas pensé aussi lourd, m'avait enfin quitté après plusieurs semaines. Oui, je me sens mieux, je me sens bien. Et pas que depuis aujourd'hui pour être sincère. Non, depuis que j'ai atterri sur le tarmac vendredi soir dernier. Je me sens mieux même si un petit pic de culpabilité se fait parfois ressentir, me rappelle à son bon souvenir pour que je n'oublie pas si facilement mon méfait.

Ô oui, c'était bon. C'était vraiment très bon et je me suis retrouvé comme un con sous la douche de sa chambre d'hôtel pour pouvoir m'isoler. Tellement agréable que j'ai dévié de mon plan initial, contre mon gré. Je n'ai pas pu faire autrement, c'était bien plus fort que moi, j'étais comme un pantin guidé par mes pulsions. Preuve une fois de plus que tout ceci était nécessaire. La culpabilité est là, mais le jeu en valait la chandelle. J'ai fait tout cela pour ne pas m'y brûler.

J'entends la porte du bureau d'Ethan s'ouvrir et continue de feuilleter le dossier dont nous allons parler. Ethan s'est surpassé, tout est clair, approfondi, il a même remarqué une erreur dans les chiffres du plan marketing. Finalement, changer d'assistante avait du bon, je ne manquerai pas de le lui faire remarquer. D'ailleurs, j'ai tout de même une petite appréhension, il ne m'a toujours rien dit sur de départ de Miss Impertinence. Et je le connais, tôt ou tard, il va remettre ça sur le tapis et tenter de dire qu'elle est partie par ma faute car juste après notre séjour à ... Oh putain de merde ! C'est pas vrai !

- Mais qu'est-ce qu'elle fout là, elle ?

Bravo Liam, tout dans la mesure, comme d'habitude ! Non mais attendez, elle est encore là ?

Putain, putain putain de bordel de merde ! Mais c'est qui cette fille ? Comment je vais pouvoir me débarrasser de cette plaie qui nous colle comme la misère sur les pauvres ? C'est une histoire sans fin !

- Cachez votre joie Monsieur Kavanagh, me lance-t-elle en s'approchant du bureau sans me quitter des yeux. Je n'étais pas non plus impatiente de retravailler avec vous mais j'ai au moins le professionnalisme de garder certaines de mes remarques dans ma tête.

- Ethan !

- Tais-toi Liam, t'as commencé ! m'assène sèchement et bien trop familièrement Ethan devant sa subordonnée, en me pointant du doigt, du surcroît. Tu me saoules avec ton attitude de rustre, bon sang ! On est là pour bosser, alors bossons !

La fille ne dit rien et se contente d'ouvrir un dossier sur sa tablette à moins d'un mètre de moi. Puis durant tout l'entretien, elle agit comme si de rien était. Aucun regard en coin, ni phrase déplacée, rien. Elle m'ignore superbement et ça me fait monter la pression en flèche, à la vitesse de la lumière. Son attitude de merde, mais aussi sa tenue. Putain je vais devenir fou. J'ai envie de hurler, et promets à mon corps de doubler le temps de ma séance de sport, ce soir. Elle prend ses notes, répond à Ethan lorsqu'il lui demande son avis et je comprends alors que ce dossier, c'est elle qui l'a pondu. Mais aussi que cette fois, je vais devoir taper plus fort ... Reste à trouver comment.

Et à le faire discrètement.

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