Warm & Cold

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Elly

- Bien, je propose que nous fassions une pause Messieurs-dames ! propose gaiement M.Vans, l'un des dirigeants de MovieCast, l'une des filiales cinématographiques de KMC, basée en Californie. Je ne sais pas vous, mais moi si je ne me restaure pas très rapidement, je risque la crise d'hypoglycémie et je vous prédis de longues minutes à devoir tenter de me soulever du sol, rit-il.

Beaucoup acquiescent à sa boutade et se lèvent. A ma montre, je constate qu'il est déjà plus de treize heures. Par l'immense baie de ce côté du bâtiment qui est entièrement vitrée, je vois d'ici certaines attractions du parc Universal Studios Hollywood. J'étais déjà venue à Los Angeles pour de rares week-end - d'affaires - avec mes parents, mais je n'avais jamais vu le gigantesque parc à thèmes d'aussi près.

- Vous semblez rêveuse Mademoiselle, m'interpelle M.Vans dont l'une des principales qualités, pour ce qu'en ai vu depuis trois jours déjà, est la bonhommie.

Bien entendu, Iceberg PDG a les oreilles partout et ne pouvait pas rater cette occasion.

- Mademoiselle Johnson paraît avoir des problèmes de concentration effectivement, ou alors elle n'arrive pas à suivre ce qu'il se passe ici. C'est si difficile de recruter du personnel compétent de nos jours ...

Ses paroles qui me giflent comme un blizzard glacial en plein hiver, font taire toutes les conversations autour de nous. Et encore une fois, je voudrais simplement disparaître de la surface de la Terre. Je ne sais plus où me mettre, et j'ai grand mal à déglutir. De longues secondes durant, personne n'ose briser le silence qui s'est emparé de la salle de réunion après cette remarque cinglante. Mon boss me défie du regard d'oser lui répondre, ou de jouer les insolentes comme il dit souvent, mais là il m'a clouée. Ma gorge s'est asséchée en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et un poids mort s'y est logé m'empêchant presque de respirer. Mais le silence gênant ne dure qu'un temps, M.Vans n'ayant lui visiblement pas peur de notre grand PDG.

- Je vous trouve un peu dur avec cette jeune femme Liam, intervient-il finalement. Nous venons de décréter une pause, elle peut bien admirer la vue si elle en a envie. Et d'ailleurs, qu'est-il arrivé à ce cher Aaron ? Il est malade ? Non pas que je sois déçu de son absence Mademoiselle, ajoute-t-il en se tournant vers moi sourire bienveillant aux lèvres, vous m'êtes bien plus agréable à regarder que votre collègue, mais je suis étonné il me semblait que vous étiez l'assistante d'Ethan.

J'ai été kidnappée ! j'ai envie de lui hurler. Mais bien évidemment, je ne peux pas et quand bien-même je l'aurais souhaité, Iceberg PDG ne m'en laisse pas le temps.

- Aaron va très bien, merci pour lui Eddy, lui répond mon patron. Je me suis dit qu'Ethan, au vu de son agenda surbooké cette semaine, aurait besoin d'un assistant digne de ce nom pour l'épauler, je lui ai donc prêté les services du mien. Une sorte de cadeau voyez-vous, d'autant plus que je lui ai fait cette agréable surprise lundi matin, il n'était pas au courant.

« Assistant digne de ce nom » ? « Agréable surprise » ? Il cherche quoi à la fin ? A m'humilier au point que je parte en courant ? Au petit rictus qui se forme discrètement sur son visage, je sais que la situation l'amuse. Le chasseur a encore frappé. Je manque d'air et je sens mes joues me brûler, prise une fièvre allumée par la honte profonde que je ressens. Et cette fois, M.Vans a du mal à répliquer. L'aide vient d'une autre personne, une productrice exécutive pour le nouveau show que KMC va produire via sa filiale, Mme Seymour.

- Je ne sais pas ce qu'il te prend Liam, mais je te prierais d'avoir au moins la décence de faire tes remarques à ton assistante en privé. Nous ne sommes pas sur un ring ici, si tu as des choses à lui reprocher, ce n'est ni le lieu ni l'heure, et encore moins devant un public. Tu la mets mal à l'aise et nous aussi par la même occasion ! C'est cruel et indigne, même de toi !

M.Kavanagh serre les poings et un nouveau combat visuel s'engage, mais plus avec moi, Dieu merci. Entre eux. Le froid glacial de la pièce vient d'être remplacé par une tension qui est palpable. Ses mâchoires semblent vouloir fusionner entre elles et tressautent à plusieurs reprises, signe que son énervement. Ses fossettes ressortent, le bleu de ses yeux vire à la tempête et sa langue acérée doit se demander si je vaux la peine qu'il se dispute avec cette femme.

- Et moi je te prierais de te mêler de ce qui te regarde Norah, gronde-t-il. Ce ne sont pas tes affaires, et à présent c'est toi qui te donnes en spectacle.

- Moi j'ai les épaules pour encaisser la misogynie de ce monde d'hommes et des phrases assassines, alors si tu as besoin de taper pour te sentir fort Liam, prends-en toi au moins à un adversaire qui peut rendre les coups. Ton attitude est déplorable et je rejoins ce qu'a dit Eddy. Je ne sais pas ce qu'il t'arrive cette semaine, mais corrige le tir ou rentre à New-York. Nous sommes ici pour travailler, pas pour supporter tes sautes d'humeurs !

- Oublions ce fâcheux incident et allons déjeuner, encourage une nouvelle fois M.Vans. Mademoiselle, dit-il en posant sa main gauche au milieu de mon dos pour m'inviter à avancer vers la sortie, avez-vous déjà visité les studios ?

Les plateaux près pour le tournage de la série oui, puisque j'ai suivi le mouvement lundi après-midi. Mais ma connaissance s'arrête ici.

- Vous parlez du parc Monsieur ?

- Tout à fait, y êtes-vous déjà allée ?

- Non, je lui avoue.

- Et d'où êtes-vous originaire si ce n'est pas indiscret ?

- État de Washington, je lui réponds sans détail.

- Eh bien puisque Liam n'aura pas besoin de vos services cet après-midi, pourquoi ne pas profiter de ce temps libre pour aller y faire un tour ? La journée est belle, et évidemment, nous vous fournirons les entrées et ...

- Je comprends aisément que personne ici ne puisse le concevoir, mais pourtant Mademoiselle Johnson est bel et bien ici pour travailler, et non pas uniquement pour me suivre bêtement comme un petit chien d'ornement. Elle ne m'accompagne pas cet après-midi, déclare-t-il toujours aussi sèchement - m'informant ainsi de ce que je savais pas - mais elle aura amplement de quoi s'occuper. Maintenant sans trop vouloir vous-en demander à tous, dit-il en observant tous ses collaborateurs encore présents, et afin de mettre les points sur le i une bonne fois pour toute, j'aimerais que vous cessiez de vous préoccuper de celle qui me sert cette semaine d'assistante. Cette attention est déplacée et inutile. Sur ce, allons-déjeuner, oui.

Nous quittons tous la pièce, mais la dénommée Norah, après un signe de tête à Monsieur Vans qui lui répond avec un clin d'œil de connivence, reprend les hostilités :

- Aaron a toujours un après-midi de libre durant vos déplacements et jamais tu ne t'es opposé à ce qu'il se détente aux studios alors pourquoi ...

- Je t'arrête tout de suite Norah ! se retourne-t-il si en colère que ses yeux pourraient tuer et que je crois presque pouvoir voir de la fumée sortir de ses oreilles. Mademoiselle Johnson et Aaron n'ont rien de comparable. Aaron mérite amplement ses moments de relâchement, il est mon collaborateur depuis longtemps et je n’ai rien à redire sur son travail. Mademoiselle Johnson n'est qu'une simple intérimaire et je me trouve déjà bien gentil de ne pas l'avoir renvoyée, même contre le gré d'Ethan qui semble avoir perdu toute raison ! Alors pour la dernière fois, ne t'en mêle pas ! Je ne viens pas mettre mon nez dans le recrutement de tes équipes moi, alors fais-en de même avec moi !

Tu sais ce qu'elle te dit l'intérimaire pauvre con ? D'aller te faire foutre ! Oui, je deviens vulgaire en présence de ce sale con. C'est un effet indésirable à sa présence.

- Monsieur Kavanagh a raison Madame, j'interviens. Je vous remercie d'avoir pris ma défense, sincèrement, mais quoi que vous disiez il ne changera pas d'avis à mon sujet. Alors faites ce qu'il dit et laissez couler, moi c'est ce que je fais, mens-je. Quant à vous Monsieur, si je suis tant un poids mort pour vous et qu'un petit chien d'ornement à peine capable de vous suivre et de comprendre ce qu'il se passe dans les hautes sphères de votre société, vous n'aviez qu'à venir ici tout seul ! je lui lance en plongeant mon regard dans le sien. Monsieur Walsh ne s'est pas plaint de moi à ce que je sache et si je suis ici c'est entièrement sur votre volonté. Alors je suis là, faites avec et cessez de me parler comme à un chien ! Je suis encore un être humain aux dernières nouvelles ! Sur ce bon appétit, je serai à l'hôtel, envoyez-moi mon travail. Bonne fin ...

- Mademoiselle Johnson je vous interdis de me tourner le dos sans autorisation ! Restez ici ! hurle-t-il alors que je m'éloignais en direction opposée.

Il me rattrape et pose sa main sur mon bras gauche. Même séparée de la sienne par mon épaisse chemise en coton, ma peau réagit à ce contact alors que j'abhorre pourtant son intrusion dans mon espace vital. Le froid polaire qui entoure à tout moment cet homme ne semble pas avoir d'effet sur la volonté sans limite de ma peau à s'embraser au moindre simulacre de contact, au moindre rapprochement, même éphémère. Je tente de récupérer mon membre en tirant dessus mais il ne relâche pas sa prise, tout comme ses yeux ne me quittent pas et me détaillent de la tête aux pieds. Je sais ce qu'il se dit. C'est inscrit en lettres capitales dans ses pupilles : que je me fous de sa gueule depuis deux mois. Et il a raison, je me bats avec mes propres armes, même si lui et moi sommes loin d'être à égalité.

Mister Contrôle-Freak aime l'ordre, que chacun le respecte mais surtout, que tous respectent les règles qu'il nous impose. Et il y en a une que j'ai pu contourner : la tenue vestimentaire. Je vois à chaque fois que nous nous croisons à la tour KMC à quel point mon petit passe-droit somme toute légal puisque stipulé dans mon contrat, le met en colère. Je comprends sans réellement comprendre, toutefois. Car si je prends un malin plaisir à cultiver son déplaisir, mes tenues sont toujours correctes. Jamais un jean ou pantalon troué ou élimé - mais j'y ai pensé ... - , jamais ô grand jamais une mini-jupe ou un haut transparent qui dévoilerait plus que de raison - mais ici encore, j'ai peut-être une carte à jouer dès que j'aurais passé la barrière de ma pudeur - et encore moins une tenue qui pourrait faire penser que la nuit tomber j'exerce une toute autre activité.

Alors oui, dès que je me sais rester à la tour ou pense qu'il y a une possibilité que nos chemins se croisent, je ne rate pas l'occasion de voir s'enflammer ses yeux, de le faire enrager. Pourtant, quelques-unes de mes collègues qui elles respectent le Dress-Code sont bien moins habillées que moi et viennent travailler comme Mélia va chasser en soirées : en mode bombasse/chaudasse. Mais pour elles, pas de réprimandes.

Je soutiens son regard, et j'ai presque envie de lui chuchoter « vous avez raison, je joue avec vos nerfs », mais à force de jouer avec le feu, je risque de me brûler. Et cet homme se charge à lui seul très bien de mes brûlures : celles provoquées par le bloc de glace qu'il est, mais aussi celles plus vives encore tatouées par la chaleur qu'il infiltre dans mes veines sans même le savoir. Alors oui, je me fous de lui, et il s'en est rendu compte dès lundi dans le jet. Puis mardi, et encore aujourd'hui. Je pensais passer cette semaine avec mon boss attitré, et ma valise était donc remplie de « tenues professionnelles exigées ». Enfin, celles correspondant à peu près à l'idée que s'en fait M.Kavanagh, mais toujours mixées mon style à moi. Et aujourd'hui encore, même si je ne suis pas en tailleur stricte au sens biblique du terme, je suis vêtue plus que correctement. Un pantalon droit à taille haute gris perle, des escarpins noir , un chemisier blanc à larges manches sur lequel je portais plus tôt un long gilet de la couleur de mon pantalon.

- Lâchez-moi s'il vous plaît Monsieur.

Ma remarque le fait sourire, ça ne dit rien qui vaille.

Il me tire plus loin dans le couloir et nous fait rentrer dans un bureau. Puis il se rapproche un peu plus de moi et se penche à mon oreille :

-Il va falloir vous mettre d'accord avec vous même Mademoiselle Johnson, car il semble y avoir un conflit que vous n'êtes, encore une fois, pas capable de résoudre par vous-même. Dois-je écouter ce qui me dit votre bouche, ou dois-je écouter ce que hurle votre peau dès lors que nous sommes dans la même pièce ? me susurre-t-il si près que je sens les vibrations de ses mots dans ma nuque. Vous me demandez de vous lâcher mais je lis tout autre chose à travers les frissons qui vous recouvrent et derrière vos joues rougies par le désir. Alors, je repose la question, qui dois-je écouter Mademoiselle ?

Oh Elly ! Reprends-toi !

Mais à quoi est-ce qu'il joue ? Il y a encore deux minutes il me plantait son pic à glace en plein dans la poitrine, en m'humiliant une fois de plus devant ses collègues, et là il me pique avec la pointe enflammée de la fourche du Diable revenu des Enfers pour me faire m'embraser ? Je me pensais Schizophrène, mais dans ce domaine nul doute, je viens de trouver mon maître ! Ce type est complètement fou. Ou alors il est bipolaire.

Oui, bipolaire, c'est un trouble psychiatrique qui lui correspond parfaitement Elly.

Je ne vois pas d'autres explications. Quoi qu'il en soit, il est dangereux, et dans bien trop de domaines.

- Vous êtes tellement imbu de vous-même Monsieur, je lui réponds en récupérant mon bras d'un coup sec, que vous voyez des choses qui n'existent pas, ou que dans vos délires psychotiques. Les seuls frissons que vous m'inspirez sont dus à l'Iceberg hautain et arrogant que vous êtes. Maintenant je vais vous retourner une phrase que vous aimez me dire souvent, puisque que votre arrogance aime vous entendre parler : restez à votre place Monsieur Kavanagh, c'est à dire loin de moi, physiquement parlant. Je ne vous permets pas ce genre de remarques à la limite du harcèlement sexuel, alors foutez le camp et oubliez la pauvre petite assistante sans intérêt que je suis à vos yeux. Et pour que les choses soient bien claires : Si vous ne vouliez pas de moi, encore une fois, vous n'aviez qu'à venir seul, je lui dis en ouvrant la porte pour quitter cette pièce qui m'étouffe de plus en plus au rythme des secondes qui s'égrènent. Grand PDG que vous êtes et avec votre égo en or massif surdimensionné, vous devez bien être capable de prendre des notes, non ? On ne vous a pas appris cela, à la fac ? Votre mère vous a fait des mains ? Alors servez-vous en ! je lui lance en lui tournant sciemment le dos. Sur ce, bon appétit Monsieur. J'attends votre mail avec vos directives sur mon travail de ...

Sa main se pose une fois de plus sur mon épaule et je sens la mienne me démanger d'aller atterrir avec élan sur sa joue brunie par sa fine barbe.

- Je n'ai pas à justifier de mes choix devant vous ni devant qui que ce soit Mademoiselle Johnson, gronde-t-il sévèrement les traits déformés par la colère que je lui inspire, à l'opposé du calme qui l'habitait il y a une minute quand il chuchotait à mon oreille. Et je trouve votre attitude déplaisante, immature et indigne même d'une simple femme d'entretien qui s'occuperait des toilettes de ma société. Vous me pensez arrogant mais j'ai le poste pour l'être, alors que vous êtes en bas de la chaîne alimentaire dont moi je suis le roi. Votre impertinence est détestable et déplacée ...

- Pour l'instant la seule chose qui est déplacée ici Monsieur c'est vous. Je suis peut-être immature mais je ne suis pas stupide. Maintenant fichez-moi la paix ! J'ai du travail !

Et cette fois, je ne le laisse pas répondre et pars au pas de course à travers les escaliers les plus proches. Je dois m'éloigner de la flamme, quitte à me faire brûler par la glace. Tout compte fait, c'est Iceberg PDG que je préfère qu'il soit, car ce que je viens de voir ferait fondre bien plus que la calotte glacière. Et je ne sais pas pourquoi, mais j'ai la désagréable sensation que mon corps, ce traître, est prêt à tous les châtiments, du moment que le bourreau s'appelle Liam Kavanagh.

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